Mann im orangefarbenen Pullover leidet unter Rückenschmerzen und demonstriert Rückenschmerz-Resilienz.

Influence du mode de vie et de l’ostéopathie • 2024 | Thierry Payet

13 mars 2024

12h37

Le reflux gastro-œsophagien (RGO) est une maladie chronique causée par le reflux du contenu de l’estomac dans l’œsophage. Ce reflux est généralement associé à un dysfonctionnement du sphincter inférieur de l’œsophage. Des études sur la thérapie manipulatrice indiquent qu’elle joue un rôle important dans le traitement co-adjuvant du reflux ainsi que dans la prévention et le traitement du reflux.

Elle était pleine d’inspiration et d’énergie. Je me souviens encore comment, en marchant avec elle, je devais m’efforcer de la suivre et en même temps de suivre sa conversation.

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Le chat, un danger pendant la grossesse ? | Thierry Payet

Toxoplasmose, allergie, maladie, vivre sa grossesse avec un chat à la maison inquiète souvent les femmes enceintes. Est-ce à tort ou à raison ? Santé Sur le Net fait le point sur la question.

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Chat, grossesse et toxoplasmose

Avoir un chat à la maison quand on est enceinte fait souvent immédiatement penser au risque de toxoplasmose. La toxoplasmose est une maladie liée à un parasite, Toxoplasma gondii. La toxoplasmose est une pathologie bénigne qui passe généralement inaperçue, mais qui peut provoquer des complications, lorsqu’elle survient :

  • Au cours de la grossesse, car elle peut entraîner une toxoplasmose congénitale chez le fœtus ;
  • Chez les sujets immunodéprimés.

Dès la première consultation de suivi de la grossesse, le médecin ou la sage-femme prescrit une sérologie de la toxoplasmose aux femmes enceintes, afin de déterminer si elle est immunisée (la femme enceinte a déjà eu l’infection) ou non (la femme enceinte n’a jamais rencontré le parasite). Si elles sont immunisées contre l’infection, aucun problème si un chat vit à la maison. Si elles ne sont pas immunisées, quelques précautions s’imposent avec le chat pour prévenir le risque d’infection :

  • Laver le bac à litière tous les jours avec de l’eau à plus de 70 °C en utilisant des gants ;
  • Si possible demander à une autre personne de changer la litière ;
  • Ne pas utiliser d’eau de Javel.

À savoir ! Contrairement aux idées reçues, le fait de vivre avec un chat n’est pas une garantie d’être immunisée contre la toxoplasmose. Certaines femmes enceintes ont vécu depuis leur enfance avec un chart et ne sont pourtant pas immunisées.

A noter que ces précautions sont inutiles avec les chats qui vivent en appartement et qui sont nourris exclusivement avec des aliments pour les chats.

Enceinte et allergique, vais-je supporter mon chat ?

Pendant la grossesse, les allergies peuvent s’aggraver, s’améliorer ou rester identiques. Parfois, certaines femmes enceintes, qui n’étaient pas allergiques avant la grossesse, peuvent devenir sensibles à certains allergènes.

Le chat ne représente pas de risque allergique plus élevé qu’un autre animal. Si vous n’étiez pas allergique avant la grossesse, pas de raison que vous deveniez allergique en étant enceinte. Toutefois, si des symptômes allergiques apparaissent, comme des démangeaisons, des éternuements, un écoulement nasal, des yeux qui piquent, … pensez à en parler au médecin ou à la sage-femme et à leur indiquer que vous avez un chat à la maison. Si besoin, un traitement spécifique pourra vous être prescrit. Si vous étiez déjà allergique avant la grossesse, le médecin pourra adapter votre traitement si nécessaire. Dans tous les cas, ne commencez pas ou n’arrêtez pas un traitement médical sans l’avis du médecin.

Les maladies du chat, un risque chez la femme enceinte

Les chats sont exposés à différentes maladies, mais seulement certaines présentent un risque de transmission à l’être humain et donc à la femme enceinte. Parmi ces maladies figurent :

  • La maladie des griffes du chattransmise par les griffures. Elle guérit spontanément dans la majorité des cas ;
  • La pasteurellose est une infection bactérienne qui peut toucher le nourrisson et les personnes immunodéprimées. Même si elle est plus rare, elle peut représenter un danger au cours de la grossesse, mais aussi et surtout après l’arrivée du bébé ;
  • La teigne ;
  • La toxoplasmoseévoquée plus haut ;
  • La rage félineles chats devant être vaccinés à partir de 3 mois ;
  • L’échinococcose est une maladie grave, qui peut affecter le foie, les poumons et engager le pronostic vital. Pour prévenir ce risque, il faut absolument vermifuger régulièrement le chat.

La plupart des maladies du chat ne présentent pas de danger pour la femme enceinte, si le chat est vacciné, vermifugé et régulièrement suivi par un vétérinaire. Inutile donc de fuir son chat pendant 9 mois !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

Micro plastique-risque-cardiovasculaire

Un risque de maladies cardiovasculaires | Thierry Payet

A l’heure où la pollution plastique devient de plus en plus préoccupante pour la santé de notre planète, qu’en est-il de son impact sur la santé humaine ? Une équipe de scientifiques italiens a mené une étude démontrant que la présence de micro et nanoplastiques dans les plaques d’athérome artérielles était associée à un risque cardiovasculaire accru. On fait le point.

Micro plastique-risque-cardiovasculaire

Plastiques et pollution environnementale

Le plastique et tous ses dérivés (polyéthylène, polypropylène, polystyrène, polychlorure de vinyle) sont omniprésents dans nos sociétés modernes et leur production ne cesse d’augmenter. On les retrouve ainsi dans les emballages alimentaires, dans les fibres des vêtements, dans les jouets etc. Ils représentent pourtant un ennemi redoutable pour la préservation de notre planète. Contribuant largement au phénomène de pollution, ce sont chaque année 8 millions de tonnes de plastiques qui terminent dans l’océan.

Par ailleurs, au cours de leur transport, les plastiques se désagrègent en microplastiques (particules de moins de 5 millimètres) et en nanoplastiques (particules de moins de 1 000 nanomètres). Ces petites particules se retrouvent alors dans les sols, dans l’air, dans l’eau et sont capables de pénétrer dans les organismes humains et animaux par ingestion, inhalation ou contact cutané. Elles interagissent ensuite de façon toxique avec ces organismes. Leur présence a d’ailleurs été décelée dans des tissus du corps humain tels que le placenta, les poumons, le foie, mais aussi dans le sang, les urines et également le lait maternel. Or, le polyéthylène est connu pour être un perturbateur endocrinien. Quant au polychlorure de vinyle, il est connu pour être cancérogène de classe I pour deux formes de cancers du foie.

Selon des études précliniques récemment menées, les micro et nanoparticules de plastique constitueraient un nouveau facteur de risque de maladies cardiovasculaires. Des études in vitro ont en effet démontré les effets toxiques de ces particules de plastique qui favorisent par exemple le stress oxydatif et l’inflammation. Des études sur animaux ont quant à elles suggéré des effets néfastes sur le système cardiovasculaire comme une altération du rythme cardiaque et de la fonction cardiaque ou une fibrose myocardique.

Mais jusqu’à présent, aucune donnée clinique n’était disponible quant au lien éventuel entre micro/nanoparticules de plastique et le développement de maladies cardiovasculaires.

Micro et nanoplastiques dans les artères : quel impact sur la santé ?

Forts de ce constat, des scientifiques italiens ont mis en place une étude prospective observationnelle. L’objectif affiché ?  Vérifier si la présence de micro et nanoplastiques dans l’athérome de patients devant subir une intervention est associée ou non à un risque cardiovasculaire accru par rapport à des patients ayant un athérome exempt de ces particules de plastique.

Pour mener à bien leurs travaux, les chercheurs ont ainsi analysé l’athérome carotidien de 257 personnes, âgées de 18 à 75 ans, sur une période de 34 mois. Et ce sont 11 types de micro et nanoplastiques qui ont été recherchés par spectrométrie de masse et microscopie électronique.

En fin de suivi, les chercheurs ont pu faire les constats suivants :

  • Présence de polyéthylène dans l’athérome carotidien de 58,4 % des patients.
  • Présence de polychlorure de vinyle dans l’athérome carotidien de 12,1 % des patients.
  • Survenue d’un événement cardiovasculaire (de type infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux non létaux ou décès toutes causes) chez 20 % des patients présentant un athérome avec micro et nanoplastiques contre 7,5 % des patients présentant un athérome sans micro et nanoplastiques.
  • Quantités accrues de marqueurs inflammatoires chez les patients présentant un athérome avec microplastiques.

Un risque accru de maladies cardiovasculaires

Publiés dans le Journal de médecine de la Nouvelle-Angleterreces résultats démontrent pour la première fois l’impact des micro et nanoplastiques sur la santé humaine. Ces micro et nanoparticules étrangères contribueraient ainsi au déclenchement d’une inflammation.  Cette inflammation augmenterait elle-même le risque de rupture d’une plaque d’athérome, susceptible d’obstruer les vaisseaux sanguins. La présence de micro et nanoplastiques dans les plaques d’athérome carotidiennes serait ainsi associée à une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires et de la mortalité.

Les auteurs de cette étude conviennent néanmoins que ces travaux comportent des limites comme le risque de contamination plastique en laboratoire ou le panel non représentatif de la population générale. De plus amples recherches seront donc à mener pour faire toute la lumière sur ce sujet.

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Les micro et nanoplastiques dans les plaques d’athérome sont associés à un risque cardiovasculaire augmenté. www.lequotidiendumedecin.fr. Consulté le 12 mars 2024.
– Microplastiques et nanomatériaux. www.anses.fr. Consulté le 12 mars 2024.
examen dentaire femme enceinte

Examen bucco-dentaire de maternité : prise en charge | Thierry Payet

La grossesse est une période de grands bouleversements y compris pour l’équilibre bucco-dentaire. La santé bucco-dentaire de la femme enceinte doit donc faire l’objet d’une surveillance rapprochée. Pour cela, l’Assurance Maladie propose à chaque femme enceinte et dès le 4e mois de grossesse, un examen bucco-dentaire de maternité entièrement pris en charge. En 2024, la gratuité de cet examen est désormais prolongée jusqu’au 6e mois après l’accouchement. On fait le point.

examen dentaire femme enceinte

Grossesse et modifications de l’équilibre bucco-dentaire

La grossesse est une période de grands bouleversements physiologiques et hormonaux y compris pour l’équilibre bucco-dentaire de la femme enceinte :

  • Modification salivaire : avec une fabrication excessive de salive et un pH acide.
  • Modifications hormonales : pouvant provoquer une inflammation des gencives.
  • Modification du système digestif : avec survenue de vomissements, de nausées et de reflux gastro-œsophagiens.
  • Modification des habitudes alimentaires avec une appétence particulière pour les aliments sucrés et acides ainsi qu’une tendance au grignotage.
  • Adaptation du système cardiovasculaire avec des saignements accrus.
  • Congestion des muqueuses nasales provoquant une respiration par la bouche.
  • Baisse de l’immunité avec augmentation du risque d’infections.

Du fait de ces modifications liées à la grossesse fragilisant les gencives et les dentsla femme enceinte est ainsi davantage exposée que la population générale aux pathologies bucco-dentaires comme l’érosion dentaire, les caries ou les maladies parodontales (gingivite gravidique, parodontite). Par ailleurs, des complications obstétricales peuvent également survenir.

À savoir ! Pendant la grossesse, la prévention des pathologies bucco-dentaires s’appuie sur des règles hygiéno-diététiques essentielles : une bonne hygiène bucco-dentaire (au minimum 2 brossages quotidiens), une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, l’absence de consommation de substances à risque comme le tabac ou l’alcool. En cas de nausées matinales ou de vomissements fréquents, il conviendra rincer la bouche immédiatement à l’eau et de se brosser les dents à distance des vomissements.

Une surveillance bucco-dentaire essentielle pendant la grossesse

D’où l’importance d’une surveillance bucco-dentaire rapprochée tout au long de la grossesse. Pour cela, l’Assurance Maladie propose à chaque femme enceinte dès le 4e mois de grossesse, un examen bucco-dentaire de maternité entièrement pris en charge.

Cet examen de prévention bucco-dentaire de maternité est réalisé par un chirurgien-dentiste. Au cours de cet examen, le praticien fait le point sur la santé bucco-dentaire de la femme enceinte, dépiste les éventuelles pathologies bucco-dentaires, prévient les éventuelles complications de grossesse de la patiente et lui rappelle ou enseigne les techniques d’hygiène bucco-dentaire de base.

À savoir ! Pendant la période de grossesse et à l’exclusion des situations d’urgence, le moment à privilégier pour effectuer des soins bucco-dentaires est défini comme étant le 2e trimestre de grossesse, puis la première moitié du 3e trimestre de grossesse. Par principe, la femme enceinte devra donc éviter de faire des soins dentaires au cours du 1est trimestre et pendant la période précédant l’accouchement.

Au cours de cette consultation, la santé bucco-dentaire de l’enfant à naître peut également être abordée, de même que les bons gestes à adopter à l’apparition des premières dents.

Une prise en charge prolongée jusqu’au 6e mois après l’accouchement

En pratique, le jour de la consultation avec son dentiste, la femme enceinte devra présenter sa carte Vitale à jour ainsi que le bon de prise en charge envoyé par sa caisse d’Assurance Maladie.

Jusqu’à présent, l’examen de prévention bucco-dentaire de maternité était pris en charge par l’Assurance Maladie depuis le 4e mois de grossesse jusqu’au douzième jour après l’accouchement. En 2024, la gratuité de cet examen est désormais prolongée jusqu’au 6e mois suivant l’accouchement. Une raison supplémentaire de ne pas passer à côté de cet examen essentiel !

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Maternité : l’examen bucco-dentaire désormais pris en charge jusqu’au 6e mois après l’accouchement. www.ameli.fr. Consulté le 3 mars 2024.
– La santé bucco-dentaire de la femme enceinte. www.urps-chirurgiensdentistes-na.fr. Consulté le 3 mars 2024.
Santé des femmes au travail : enjeux et solutions

Santé des femmes au travail : enjeux et solutions | Thierry Payet

Mise à jour: 8 février 2024

Dans le monde professionnel actuel, près de la moitié des «travailleurs» sont des femmes. Leur santé au travail mérite donc une attention particulière.

En effet, entre usure physique et psychique, troubles musculosquelettiques, risques de cancers, et violences sexuelles et sexistes, les enjeux sont majeurs et les défis, nombreux.

Comment donc améliorer le bien-être des femmes au travail ?

Médicalib vous en dit plus à ce sujet.



JE – Santé des femmes au travail : usure physique et psychique

Dans le monde professionnel d’aujourd’hui, les femmes sont exposées à de nombreux risques pouvant impacter leur santé et leur bien-être. Le dernier baromètre Santé au travail de Malakoff Humanis (septembre 2023), confirme d’ailleurs que la santé des femmes a tendance à se détériorer.

Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à travailler en horaires décalés, au contact du public, ainsi qu’à effectuer des gestes répétitifs.
De nombreux métiers occupés par les femmes (métiers de la santé, métiers du secteur hygiène et propreté…) les exposent à une charge physique et émotionnelle importante, ainsi qu’aux incivilités et aux violences.1

L’usure physique et psychique des femmes au travail mérite donc une attention particulière et le déploiement d’actions concrètes.

Source : Agir sur la santé au travail des femmes – plaquette d’information – CROCT Bretagne – mai 2019

UN – Charge de travail et manque de soutien

De nombreuses femmes jonglent entre leurs responsabilités professionnelles et familiales, ce qui peut entraîner une surcharge de travail et un stress chronique.

Un rapport parlementaire datant de juillet 2023 dresse d’ailleurs un constat alarmant : les femmes sont « 2 fois plus touchées par la dépression et 3 fois plus par les troubles anxieux ». Par ailleurs, l’absence de politiques de soutien, comme des horaires flexibles ou des possibilités de télétravail, exacerbe les défis rencontrés par les femmes, augmentant leur usure physique et mentale.

B- Manifestations possibles de l’usure

Parmi les manifestations de l’épuisement, on peut retrouver :

  • une fatigue persistante,
  • des douleurs musculosquelettiques,
  • tu stresses
  • de l’anxiété,
  • un équilibre précaire entre responsabilités professionnelles et personnelles
  • une dépression.

II – Santé des femmes au travail : troubles musculosquelettiques (TMS)

« 60% des personnes atteintes de TMS sont des femmes. »2 Il convient donc de considérer ce risque avéré, qui impacte non seulement la santé et le bien-être des individus mais également la productivité des organisations.

Les femmes soumises à des postures contraignantes, des mouvements répétitifs, et à la manipulation de charges lourdes sont susceptibles de développer certains types de TMS, tels que le syndrome du canal carpien, la tendinite, ou l’épicondylite, en raison de facteurs biomécaniques, hormonaux et psychosociaux.

Il convient donc de prévenir ces troubles avant leur installation en adaptant les postes de travail, en éduquant aux bonnes postures…

La prise de conscience et l’action proactive sont en effet essentielles pour réduire l’incidence des TMS chez les femmes au travail. En identifiant les facteurs de risque, en mettant en œuvre des stratégies de prévention efficaces, et en assurant une gestion adéquate, il est possible de minimiser l’impact de ces troubles sur la vie professionnelle et personnelle.


III – Santé des femmes en entreprise : risques de cancers liés au travail

Dans le cadre de leur exercice professionnel, les femmes peuvent être exposées à des substances cancérigènes. En effet, certains secteurs comme l’industrie chimique, la santé, ou la beauté, présentent un risque accru d’exposition à des agents cancérigènesincluant les solvants organiques, les radiations, ou certaines poussières fines.

La protection des femmes passe donc par une sensibilisation aux dangers spécifiquement liés à leur métier et par le déploiement d’actions de prévention (port d’équipements de protection individuelledéploiement par l’employeur d’une surveillance médicale adaptée incluant des dépistages réguliers en vue de détecter précocement tout type de cancer…)

Bon à savoir : Le travail de nuit augmente d’un quart le risque de cancer du sein. 3

IV – Santé des femmes en entreprise : lutter contre les violences

On ne peut parler de santé des femmes en entreprise sans évoquer les violences sexuelles et sexistes (harcèlement, agressions, et comportements discriminatoires) auxquelles elles peuvent être confrontées. En effet, ces violences peuvent avoir d’importantes répercussions sur leur santé mentale, leur carrière et leur bien-être.

Afin de pouvoir bien et mieux accompagner ce fléau, le déploiement de politiques claires et de procédures de signalement accessibles s’impose. Cela est indispensable pour faire évoluer les mentalités et encourager une culture de respect et d’égalité au sein des entreprises. Par ailleurs, proposer un soutien et un accompagnement des victimes offre une certaine sécurité aux salariées.

V- Santé des femmes en entreprise : des actions concrètes avec Medicalib

La santé des femmes au travail est un enjeu crucial qui nécessite une prise de conscience collective et des actions concrètes. En adoptant des mesures préventivesen soutenant les victimes de violences, et en promouvant un environnement de travail sain et sûr, il est possible de faire une différence significative dans la vie des femmes professionnelles.

Medicalib Prévention vous accompagne dans le déploiement d’actions de prévention au sein de votre entreprise : sensibilisation aux cancers gynécologiques, dépistages et vaccination, information sur l’endométriose et la ménopause…


depression perinatale mortalité

le risque de mortalité des femmes | Thierry Payet

Le programme des « 1000 premiers jours » a mis en lumière l’importance d’accompagner les parents pour mieux répondre aux besoins de l’enfant en termes de santé et de développement. Parmi les points de vigilance, citons la santé de la mère et notamment sa santé mentale. Des chercheurs suédois viennent d’ailleurs de découvrir que la dépression périnatale augmenterait le risque de mortalité chez la mèremême plusieurs années après l’accouchement. On fait le point.

depression perinatale mortalité

Période périnatale et risques de dépression

Par « période périnatale », on entend la période allant de la conception à l’année suivant la naissance de l’enfant. Cette période est particulièrement scrutée dans le cadre du programme des « 1000 premiers jours ». Ce programme a en effet mis en lumière l’importance d’accompagner les parents pour mieux répondre aux besoins de l’enfant en termes de santé et de développement. Parmi les points de vigilance, citons la santé de la mère et notamment sa santé mentale.

Il faut dire que la période périnatale est considérée comme une période à risque de troubles psychiques pour la mère. Regroupés sous le terme de « dépression périnatale », ces troubles peuvent être des troubles dépressifs, des troubles anxieux, des troubles psychiques sévères, des addictions voire des troubles de la relation précoce parents/bébé. Dépassée, la mère ou la future mère ne se sent pas à la hauteur de son nouveau statut et pense qu’elle n’est pas faite pour ce rôle. Au Royaume-Uni, selon une étude, ce sont 20 % des femmes qui développeraient des troubles psychiques au cours de la période périnatale. Dès lors, quel impact peut avoir la dépression périnatale sur la santé des femmes ?

À savoir ! Les troubles psychiques périnataux peuvent être liés à la décompensation d’une maladie antérieure ou à la survenue d’une maladie en post-accouchement.

Un impact sur le risque de mortalité à court et long terme

Dans ce contexte, des chercheurs suédois du Karolinska Institutet ont entrepris de mener une vaste étude épidémiologique pour éclaircir les liens entre la dépression périnatale et la mortalité des femmes. Pour cela, ils se sont appuyés sur les données du registre médical suédois des naissances de 2001 à 2018. Ils ont ainsi comparé :

  • 86 551 femmes ayant reçu un diagnostic clinique de dépression périnatale ou une prescription périnatale d’antidépresseurs.
  • Avec 865 510 femmes n’ayant pas souffert de dépression périnatale.

Les scientifiques ont ainsi pu observer que les femmes souffrant de dépression périnatale étaient exposées à un risque accru de mortalitétoutes causes confondues (naturelles et non naturelles). Ainsi, ces femmes :

  • Présentaient un risque de mortalité trois fois plus élevé que les autres l’année suivant leur accouchementindépendamment d’éventuels antécédents psychiatriques.
  • Présentaient un risque de mortalité deux fois plus élevé que les autres 18 ans après le diagnostic de dépression post-partum.

Pour l’équipe de chercheurs, ces observations s’expliquent par le fait que les femmes souffrant de dépression périnatale ont tendance à adopter des habitudes préjudiciables pour leur santé (comme une mauvaise alimentation par exemple). Elles peuvent également souffrir de comorbidités les exposant à un risque accru de décès plusieurs décennies après l’accouchement.

Les chercheurs ont ensuite comparé un panel de 20 000 femmes souffrant de dépression périnatale avec leurs sœurs biologiques ayant accouché à la même période. Et ils sont parvenus aux mêmes conclusions. Il semblerait donc que la dépression ait un impact plus important sur le risque de mortalité que les facteurs génétiques ou l’enfance. Publiée dans le BMJ, cette étude s’avère la plus complète sur le sujet même si elle ne permet par d’établir de lien de causalité.

Dépression périnatale et risque accru de suicides

Ces résultats sont complétés par une étude parue dans le Réseau Jama ouvert et relative au risque de comportement suicidaire lié à la dépression périnatale. Cette étude met à jour la part importante des suicides dans le nombre de décès maternels avec un risque de décès par suicide multiplié par 6 chez les femmes souffrant de dépression périnatalecomparé aux autres femmes. Le risque de décès par accident était quant à lui multiplié par 3 chez les femmes souffrant de dépression périnatale. Très important dans l’année suivant l’accouchement et chez les femmes sans antécédents psychiatriques, ce risque perdurait également pendant les 18 années suivantes.

Bien que cette étude reste une étude épidémiologique, ces résultats attirent l’attention sur la vulnérabilité des femmes souffrant de dépression périnatale et exhortent ainsi à une surveillance clinique étroite de ces patientes.  En parallèle, l’équipe de scientifique cherche à connaître les causes de la dépression périnatale. Selon eux, il existerait un lien entre les maladies auto-immunes et la dépression périnatale à travers un mécanisme immunologique qu’il reste encore à identifier. Affaire à suivre !

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– La dépression périnatale double le risque de mortalité, même 18 ans après l’accouchement. www.lequotidiendumedecin.fr. Consulté le 22 janvier 2024.
– Dépression périnatale et risque de mortalité : étude nationale basée sur des registres en Suède. www.bmj.com. Consulté le 22 janvier 2024.
– Dépression périnatale et risque de comportement suicidaire. jamanetwork.com. Consulté le 22 janvier 2024.
– Repérage, diagnostic et prise en charge des troubles psychiques périnatals – Note de cadrage. www.has-sante.fr. Consulté le 22 janvier 2024.
Origine nausées grossesse

L’origine des nausées de la grossesse enfin expliquée ! | Thierry Payet

Les nausées sont fréquemment associées aux premiers mois de la grossesse et sont même parfois capables de gâcher le début de la grossesse. Jusque-là, les causes précises de ces nausées restaient mystérieuses. Des chercheurs viennent de publier dans la célèbre revue scientifique Nature leur découverte sur l’origine des nausées de la grossesse. Explications.

Origine nausées grossesse

Nausées de la grossesse et hyperémèse gravidique

Les nausées et les vomissements sont chez de nombreuses femmes l’un des premiers signes du début de la grossesse. Ces nausées particulières débutent souvent à partir du premier mois de la grossesse et ont tendance à s’atténuer à partir du deuxième trimestre de la grossesse. Le plus souvent, ces nausées, certes désagréables, restent bénignes et sont sans danger pour la mère et la fœtus.

Néanmoins, chez environ 4 % des femmes enceintes, ces nausées se présentent sous une forme sévère, appelée l’hyperémèse gravidique. Les nausées sont alors associées à des vomissements importants et répétés, qui peuvent nuire à la santé de la mère et de l’enfant. En effet, la femme enceinte ne parvient plus à s’alimenter et à s’hydrater normalement, voire commence à perdre du poids et à se déshydrater. Une prise en charge médicale est nécessaire, parfois avec une hospitalisation. Dans tous les cas, si les nausées ou les vomissements deviennent difficiles à gérer, il faut consulter un professionnel de santé. Les médicaments contre les nausées (antiémétiques) ne doivent pas être utilisés sans l’avis d’un professionnel de santé.

Quelles sont les causes des nausées de la grossesse ?

D’où viennent ces nausées de la grossesse, le plus souvent bénignes, mais très désagréables au quotidien ? Jusque-là, les causes restaient inconnues. Les spécialistes évoquaient plusieurs facteurs de risque :

  • Des antécédents familiaux de nausées pendant les grossesses ;
  • Des antécédents de nausées, voire d’hyperémèse gravidique, lors d’une précédente grossesse ;
  • La présence dans l’estomac d’une bactérie, Helicobacter pyloriresponsable d’ulcère gastro-duodénal ;
  • Un Indice de Masse Corporelle (IMC) faible en début de grossesse ;
  • Des variations hormonales.

Pour autant, les études n’ont montré aucun lien entre ces différents facteurs et la fréquence ou l’intensité des nausées et des vomissements. Les spécialistes optaient pour une origine multifactorielle des nausées de la grossesse.

Une hormone du fœtus déclencherait les nausées

Mais une récente étude vient bouleverser cette vision. Des chercheurs viennent en effet de découvrir le rôle d’une hormone produite par le fœtus, l’hormone GDF-15. Cette hormone agit au niveau du cerveau maternel et serait directement impliquée dans le développement des nausées et des vomissements de la grossesse. La production de cette hormone et la sensibilité de la mère à l’hormone pourraient expliquer la survenue d’une hyperémèse gravidique. Plus le taux de l’hormone augmente dans le sang, plus les vomissements sont présents.

Même si les mécanismes précis de l’action de l’hormone restent à éclaircir, il semble que la sensibilité de la mère à l’hormone GDF-15 varie selon les femmes en fonction de l’exposition à l’hormone avant la grossesse. Selon les femmes, des taux variables de cette hormone seraient présents dans la circulation sanguine en dehors de la grossesse. Les femmes ayant un taux faible seraient plus sensibles au GDF-15 produit par le fœtus que les femmes ayant des taux élevés. Cette découverte pourrait permettre de développer de nouveaux traitements ciblés contre les nausées de la grossesse et en particulier contre l’hyperémèse gravidique.

En attendant, face aux nausées de la grossesse, quelques mesures simples peuvent aider les femmes enceintes :

  • Fractionner les repas ;
  • Limiter les aliments gras, salés ou épicés ;
  • Bien s’hydrater en buvant régulièrement de petites quantités d’eau ;
  • Dormir avec la tête surélevée (rajouter un oreiller) ;
  • Prévoir un biscuit sur la table de chevet pour manger quelque chose avant de se lever.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– GDF15 lié au risque maternel de nausées et vomissements pendant la grossesse. www.nature.com. Consulté le 2 janvier 2024.
– Nausées et vomissements pendant la grossesse. www.ameli.fr. Consulté le 2 janvier 2024.
cheveux produits chimiques

Cheveux, reflet l’exposition aux produits chimiques-Santé sur le Net | Thierry Payet

Entre 120 000 et 150 000 cheveux sur la tête de chaque être humain ! Et si chacun de ces cheveux pouvait nous renseigner sur les substances chimiques auxquelles nous sommes exposés. Cette idée vient justement de faire l’objet d’une étude menée par l’ANSES, le Institut luxembourgeois de la santé (LIH) et l’Institut National de l’environnement industriel et des risques (Ineris). Explications.

cheveux produits chimiques

Polluants chimiques et impact sur la santé

Chaque jour, nous sommes exposés à une multitude de substances chimiquesprésentes dans l’environnement (atmosphère, air intérieur, vêtements, linge de lit, …) et dans l’alimentation. Ces substances, inhalées, ingérées ou simplement en contact avec la peau, peuvent parfois passer dans le sang, puis elles sont éliminées, le plus souvent dans les urines. Des prélèvements ponctuels de sang ou d’urines peuvent permettre de les rechercher à un instant donné, mais comment évaluer l’exposition sur le long termeen particulier pour les substances auxquelles nous sommes exposés quotidiennement ou très régulièrement ?

Pour déterminer leur impact sur la santé, il faut que les chercheurs puissent mesurer quantitativement et qualitativement l’exposition chronique à chacune de ces substances. Les analyses sanguines et urinaires ont montré leurs limites, par exemple dans le cas du bisphénol A. Plusieurs études avaient conclu à une absence d’effet du bisphénol A sur la santé, en étant basées uniquement sur des dosages urinaires. Pour pallier ce problème, les chercheurs se sont intéressés à d’autres prélèvements, en particulier les cheveux.

Des poils de rat aux cheveux humains

Les chercheurs ont mené une étude pour évaluer si les cheveux pouvaient refléter l’exposition réelle des individus à tel ou tel polluant. Dans le cas des urines, les quantités de polluants détectés se révélaient très variables dans le temps et selon les individus, impactant la validité des interprétations. Dans un premier temps, les chercheurs ont utilisé des poils de rats comme modèles. Ils ont exposé par ingestion des rats à un mélange de 17 substances chimiques considérées comme des polluants et potentiellement ingérées :

  • Des pesticidesprésents dans les aliments ;
  • Des phtalates et des bisphénols présents dans les plastiques et des produits d’hygiène ;
  • Un autre agent plastifiantle DINCH ou hexahydrophtalate de diisononyle, utilisé pour remplacer les phtalates dans l’industrie des plastiques.

Les chercheurs ont collecté des poils de rat et des échantillons d’urines pour déterminer les concentrations de ces polluants ou de leurs dérivés. Pour 14 des substances testées, ils ont observé une corrélation entre les niveaux d’exposition des rats et la concentration des polluants ou de leurs dérivés dans les poils. La concentration des substances dans les poils était également proportionnelle à celle dans les urines, signe que les substances chimiques se sont fixées dans les poils après être passées par la circulation sanguine et avant d’être éliminées dans les urines.

Les cheveux, reflet de l’exposition à la pollution

Cette première étude, menée sur les poils de rats, laisse penser que les cheveux seraient un meilleur reflet de l’exposition aux produits chimiques que le sang. En effet, les produits chimiques ne passent dans le sang que transitoirement et, pour être détectés, le prélèvement doit avoir lieu à un moment précis après l’exposition. Dans les poils ou les cheveux, les substances chimiques ou leurs dérivés sont conservés sur une plus longue période de temps, en restant fixés sur la kératine du cheveu.

L’utilisation des cheveux comme indicateur de l’exposition aux polluants permettrait pour les chercheurs d’accéder à l’exposition sur une période de temps plus longue, en s’affranchissant des variations à court terme. Désormais, les chercheurs ajustent leurs techniques pour utiliser les cheveux humains et non plus les poils de rat comme indicateurs de pollution. Faciles à prélever, les cheveux pourraient constituer un moyen simple et efficace d’évaluer l’exposition aux polluants chimiques et ainsi de déterminer leurs effets sur la santé.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Les cheveux, témoins de l’exposition à certaines substances chimiques. www.anses.fr. Consulté le 20 novembre 2023.
– L’incorporation de produits chimiques à élimination rapide dans les cheveux est régie par la pharmacocinétique – Implications pour l’évaluation de l’exposition, Faÿs François et al. 2023. hal.science. Consulté le 20 novembre 2023.
Mesurer la force de préhension • Blog santé Liem • 8 novembre 2023

Mesurer la force de préhension • Blog santé Liem • 8 novembre 2023 | Thierry Payet

10h30

En tant qu’ostéopathe expérimenté à Hambourg, j’ai souvent observé des athlètes et des passionnés de fitness venir dans mon cabinet avec différents types de blessures. Les blessures sportives sont malheureusement un problème courant, mais la bonne nouvelle est que l’ostéopathie est une méthode extrêmement efficace pour traiter les blessures sportives et peut aider à prévenir de futures blessures.

Tabac jeune

Jeunes : préfèrent dérivés tabac aux cigarettes ! | Thierry Payet

Si le tabagisme des adolescents a fortement diminué en France ces dernières années, les produits dérivés du tabac se multiplient et attirent de plus en plus de jeunes. Un phénomène qui inquiète les pouvoirs publics et les associations de lutte contre le tabac. Explications.

Tabac jeune

Cigarette ou produits dérivés du tabac

Depuis 2019, le tabagisme des adolescents a nettement chuté passant de 25 à 15 % en 2022. Mais parallèlement, les jeunes se sont tournés vers des produits dérivés du tabac. Initialement représentés par la cigarette électronique, les produits dérivés du tabac ont vu leur gamme s’élargir au fil des années et se destiner particulièrement aux jeunes :

  • Ils soufflentdes cigarettes électroniques jetables aromatisées ;
  • Les perles de nicotine;
  • Les sachets de nicotine;
  • Rire à priserun sachet contenant une poudre de tabac, à sucer ou à chiquer.

Ces produits dérivés du tabac sont souvent très appréciés des jeunes, mais ils constituent également une première étape vers le tabagisme. De plus, certains de ces dérivés se révèlent plus dangereux pour la santé que la cigarette. Face à cette situation, les associations de lutte contre le tabac s’inquiètent. D’après l’Alliance contre le tabac, 15 % des adolescents français ont déjà utilisé la puff. Dans les prochaines semaines, une proposition de loi doit être présentée à l’Assemblée Nationale pour interdire les puffs.

Un essor des produits dérivés du tabac chez les jeunes

Les chiffres démontrent que les produits dérivés du tabac constituent souvent une étape préliminaire au tabagisme des jeunes. Alors que le tabagisme des jeunes a reculé depuis quelques années, 47 % des adolescents effectuent leur première consommation de nicotine en utilisant une puff. Pour les associations, il est urgent d’interdire la puff pour protéger les jeunes des dangers du tabac. Parmi les jeunes qui ont déjà utilisé une puff, un sur 4 s’est déjà tourné vers la cigarette ou un autre produit dérivé du tabac.

L’accessibilité de ces produits constitue un enjeu pour les acteurs de la lutte contre le tabagisme. La majorité des jeunes déclare qu’il est facile de se procurer des puffs, en les achetant directement dans un bureau de tabac, en sollicitant un membre de son entourage, en utilisant les réseaux sociaux ou internet. Un tiers des adolescents pensent même que les puffs peuvent être vendues directement aux mineurs. Pourtant, ces produits dérivés du tabac sont soumis à la même législation que les cigarettes électroniques et les autres produits du vapotage et leur vente est donc interdite aux mineurs.

Vers des restrictions… ou même une interdiction !

Le côté ludique et les différents arômes proposés dans les puffs suscitent l’intérêt des jeunes. Et les autres produits dérivés du tabac ne sont pas en reste. 21 % des jeunes de 13 à 16 ans ont déjà entendu parler des perles de nicotine, 19 % des sachets de nicotine et 18 % du snus. Environ 1 jeune sur 10 a déjà expérimenté l’un de ces produits, y compris le snus, qui est pourtant interdit en France depuis 1992. En effet, le snus est trois fois plus dosé en nicotine qu’une cigarette et il est plus agressif, car il entre directement en contact avec les muqueuses buccales.

D’une manière générale, les chiffres révèlent que les adolescents les plus consommateurs de ces produits sont ceux dont au moins l’un des parents consomme ces produits. L’environnement familial est donc aussi déterminant que l’environnement amical. Pour les associations, il devient urgent de légiférer et d’interdire ces produits dérivés du tabac pour protéger la santé des jeunes. Au Danemark, le ministre de la santé a annoncé ces derniers jours de nouvelles mesures pour limiter l’accès des jeunes à ces produits, des restrictions de commercialisation des sachets de nicotine et un doublement des taxes sur les produits dérivés du tabac !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– 15 % DES ADOS ONT DÉJÀ UTILISÉ LA PUFF. L’URGENCE DE VOTER L’INTERDICTION DE LA CIGARETTE ÉLECTRONIQUE JETABLE.alliancecontreletabac.org. Consulté le 20 novembre 2023.
– Le Danemark interdit les arômes et double les taxes sur les sachets de nicotine. www.générationsanstabac.org. Consulté le 20 novembre 2023.