Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

une hygiène de vie et de peau | Thierry Payet

Mise à jour: 18 décembre 2023

Touchant principalement les adolescents, mais pas uniquement, l’acné est un problème de peau fréquent qui peut se manifester sous différentes formes, allant de légères à sévères. Caractérisée par des éruptions de boutons sur des zones telles que le visage, le cou, le thorax, et parfois le dos, elle soulève de nombreuses questions.

Dans cet article, nous aborderons les causes hormonales de l’acné, explorons les options de traitements disponibles, ainsi que des conseils pratiques.


JE- Qu’est-ce que l’Acné ?

L’acné, une affection cutanée fréquente, se caractérise par des boutons, points noirs et kystes, apparaissant surtout sur le visage, le dos et la poitrine.

Elle résulte d’une combinaison de plusieurs éléments, incluant la surproduction de sébum et le blocage des pores. Par ailleurs, la prolifération de bactéries et les fluctuations hormonales jouent également un rôle important.

L’acné débute généralement à la puberté principalement sous l’influence des hormones sexuelles. Elle est la maladie de la peau qui a les répercussions psychologiques les plus importantes chez les patients. Elle interfère alors dans la relation avec les autres.

Les femmes adultes peuvent également développer de l’acné, souvent avant leurs règles ou au début d’un traitement contraceptif oral. Ce phénomène peut aussi se manifester pendant la grossesse ou autour de la ménopause.


II- Causes et Facteurs de Risque

Les causes de l’acné sont multiples et varient d’une personne à l’autre.

La génétique joue un rôle dans l’acné. Il existe en effet des formes familiales, donc s’il y a un antécédent familial d’acné, il y a plus de risque d’avoir de l’acné. Les facteurs hormonaux, en particulier pendant l’adolescence, la grossesse, ou certaines périodes du cycle menstruel, jouent un rôle significatif.

En outre, le stress, certains médicaments, l’alimentation et l’usage de produits cosmétiques inappropriés peuvent aussi favoriser l’apparition de l’acné.


III- Traitement et prévention

Il est essentiel de consulter un professionnel de santé, tel qu’un médecin généraliste ou un dermatologue, spécialisé dans les soins de la peau. L’acné, étant une affection chronique, nécessite souvent des traitements prolongés, pouvant s’étendre sur plusieurs mois ou années. Les médecins peuvent recommander différents traitements pour l’acné. Ces options varient entre traitements locaux, oraux, ou une combinaison des deux.

Des options comme le traitement au laser peuvent aussi être suggérées par le dermatologue.

Les traitements contre l’acné peuvent parfois fragiliser la peau, provoquant sécheresse, rougeurs et inconfort. Pour atténuer ces effets secondaires, des produits dermo- cosmétiques anti-acné, comme des crèmes, lotions ou sticks correcteurs, peuvent être prescrits.

Il faut de la patience et suivre attentivement les prescriptions médicales pour traiter l’acné et minimiser les cicatrices.


IV- L’impact psychologique de l’acné

  • Estime de soi et image corporelle : L’acné, peut entraîner une diminution de l’estime de soi et une image corporelle négative.
  • Anxiété et stress : la présence d’acné peut provoquer de l’anxiété et du stress. En particulier en raison de la peur du jugement ou de la stigmatisation sociale.
  • Dépression : l’acné peut contribuer à des sentiments de tristesse ou de désespoir prolongés, voire à une dépression clinique. Cette situation est particulièrement grave et nécessite une attention médicale immédiate.
  • Comportement d’évitement : La gêne ou la honte liée à l’apparence peut conduire à des comportements d’évitement : le refus de participer à certaines activités sociales ou même le désir d’éviter de se regarder dans un miroir.

l’impact psychologique de l’acné ne doit pas être négligé. Une approche globale, traitant à la fois les aspects physiques et mentaux, est essentielle pour une gestion efficace de cette condition.


V- Les principaux conseils de base contre l’acné

Conseil de base Pourquoi ?
Ne pas utiliser de savons dégraissants, type savon de Marseille Ils stimulent la sécrétion de sébum et favorise l’apparition ou l’aggravation de l’acné.
Pas de lavages draconiens ou trop fréquents Un lavage quotidien avec un gel nettoyant spécifique ou un pain dermatologique est largement suffisant
Ne pas appliquer trop souvent d’antiseptiques Un déséquilibre de la flore bactérienne cutanée favorisera le développement des bactéries pathogènes. De plus, un contact fréquent avec certains produits peut entraîner un eczéma.
Ne pas « tripoter » ses boutons Il y a un risque de surinfection bactérienne et un bouton éclaté laissera la place à un beau « trou » en guise de cicatrice.
Attention aux maquillages ! Certains favorisent parfois la formation des boutons et points noirs. Se maquiller avec des produits adaptés et portant la mention « non-comédogène ».
Ne pas copier le traitement d’un(e) ami(e) Chaque type d’acné a son traitement et ceux-ci ne sont pas dénués de risque.
Eviter le soleil Ne pas s’exposer au soleil sans protection solaire adaptée car le soleil est un faux ami de l’acné : il fait disparaître l’acné le temps de l’exposition mais entraine un rebond des boutons une fois l’exposition solaire terminée.
Roaccutane : Attention à la grossesse ! Ce médicament est dit tératogène : il peut provoquer des anomalies ou des déformations du fœtus. Sa prise nécessite donc une contraception efficace.

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Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

comprendre, prévenir et soutenir les professionnels à risque | Thierry Payet

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Nombre de professionnels de santé sont régulièrement confrontés à des situations complexes. Riches en émotions, ces situations peuvent être à l’origine de cicatrices invisibles. Dans ce contexte, le traumatisme vicariant ou la fatigue compassionnelle émerge donc comme une réalité souvent méconnue mais profondément impactante.

Qu’entend-on par traumatisme vicariant ou fatigue compassionnelle ? Quels sont les signaux d’alerte ? Quels sont les symptômes physiques et psychiques qui peuvent en découler ? Comment prévenir ce traumatisme ?

Medicalib vous en dit plus à ce sujet.

I- Traumatisme vicariant ou fatigue compassionnelle : de quoi parle-t-on?

Le traumatisme vicariant est un traumatisme indirect, un « traumatisme par procuration » subit par des professionnels exposés quotidiennement à des situations émotionnellement chargées. Il est une conséquence de l’écoute et de l’empathie nécessaire au travail de la relation d’aide. Il se distingue du traumatisme direct par le fait qu’il n’est pas vécu directement, mais découle d’une réaction empathique et émotionnelle profonde du professionnel face au traumatisme vécu par un tiers.


II- Traumatisme vicariant : professions à risque

Les professions les plus exposées au traumatisme vicariant sont des professions confrontées à la souffrance humaine. On retrouve donc ce phénomène dans des secteurs comme la santé (premiers secours, aidants et soignants, …) ou dans les services sociaux.

Soignants, travailleurs sociaux, personnes participant à des interventions d’urgence… : tous ces métiers impliquent un contact direct avec des situations traumatisantes, faisant des professionnels des témoins empathiques des expériences difficiles vécues par autrui.

Reconnaître ces facteurs de risque spécifiques à chaque profession est crucial pour anticiper et prévenir les effets du traumatisme vicariant.


III- Traumatisme vicariant : symptômes

Les professionnels exposés au traumatisme vicariant sont susceptibles de développer des symptômes physiques, émotionnels et comportementaux qui peuvent avoir un impact sur leur bien-être, leur quotidien et leur activité professionnelle.


jeV- Fatigue compassionnelle : les 4 phases1

UN – Phase du zèle

« Le soignant ou le professionnel des soins est engagé et totalement investi ; il travaille de longues heures et se porte volontaire pour donner son soutien. »

B- Phase d’irritabilité

« Le soignant ou le professionnel des soins devient moins consciencieux ou évite le contact avec la personne malade. Il peut sembler distrait, préoccupé ou distant. »

C- Phase de retrait

« Le soignant ou le professionnel des soins ressent un manque d’enthousiasme ; il « s’endurcit » et peut se plaindre de stress ou de fatigue. Le soignant et la personne atteinte semblent désormais évoluer en parallèle. »

D – Phase « zombi »

« Le désespoir se transforme en rage et la personne perçoit les autres comme des « incompétents ». Elle manifeste du dédain envers la personne atteinte et les proches. La personne devient distante et impatiente. Elle ne prend plus plaisir aux activités qu’elle appréciait auparavant.


V- Comment préserver la santé mentale des professionnels ?

UN – Sensibiliser les professionnels

Préserver la santé mentale des professionnels pouvant être confrontés à une fatigue compassionnelle passe notamment par des actions de sensibilisation. Il est important d’informer les soignants de ce type de tourment qui nécessite d’être rapidement pris en charge.

Les institutions et les employeurs doivent intégrer des programmes éducatifs sur les risques associés à ces professions afin d’armer les professionnels contre les impacts émotionnels de leur travail. Des ateliers de sensibilisation et des sessions de formation peuvent aider les professionnels à reconnaître et à comprendre les signes du traumatisme vicariant ou de la fatigue compassionnelle.

B- Accompagner les professionnels dans la gestion de leur stress

Et environnement de travail propicedisposant d’espaces de détente contribue à prévenir le traumatisme vicariant. Par ailleurs, proposer une pratique de gestion du stress comme la méditation ou le yoga peut aider les professionnels exposés à des situations traumatiques. Par ailleurs,

C- Proposer un soutien psychologique

Il apparaît important que les professionnels puissent avoir accès à des psychologues, des conseillers ou des thérapeutes spécialisés dans le traumatisme vicariant.

D – Promouvoir un équilibre de vie

Il est fondamental que les professionnels parviennent à trouver un juste équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Les professionnels doivent pouvoir se reposer et se ressourcer pour être à même d’affronter les situations complexes auquel leur activité professionnelle les soumet.

Certaines mesures simples peuvent permettre de soulager la fatigue qui s’installe, comme par exemple :

  • se changer les idées en pratiquant des activités ludiques ou sportives permettant de se détacher des situations complexes vécues dans le cadre professionnel
  • se reposer et prendre soin de soi
  • passer du temps avec ses amis et sa famille
  • veiller à avoir une alimentation équilibrée et une bonne hygiène de vie, …

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hausse pneumopathie

Hausse des pneumonies bactériennes en France | Thierry Payet

Dans le Nord de la Chine, les experts ont observé une augmentation inhabituelle des pneumopathies chez les enfants. En France aussi, certaines pneumopathies semblent en hausse depuis quelques semaines. Cette fois, le germe en cause ne serait pas un virus, mais une bactérie, Mycoplasma pneumoniae. Explications.

hausse pneumopathie

Mycoplasma pneumoniaeresponsable chaque année de différentes infections

Quatre ans après le début de la pandémie de Covid-19, l’annonce d’une hausse des cas de pneumonie en Chine alerte aussitôt les autorités de santé publique dans le monde entier. Pourtant, cette fois, le germe en cause est une bactérie atypique, Mycoplasma pneumoniae. En France aussi, le nombre de cas est en hausse et atteint des chiffres inhabituels. Santé Publique France suit donc de près l’évolution de ces maladies en France.

Mycoplasma pneumoniae est loin d’être une bactérie inconnue, puisqu’elle est responsable chaque année d’angine, de pharyngites, des bronchites, mais aussi de pneumonies. Elle est même retrouvée dans 30 à 50 % des pneumonies aiguës communautaires de l’enfant. Dans la majorité des cas, les infections provoquées par cette bactérie sont bénignes et guérissent rapidement avec un traitement antibiotique adapté. Cependant, quelques complications sont décrites :

  • Une aggravation d’un asthme préexistant ;
  • Des éruptions cutanées ;
  • Des douleurs musculaires et articulaires ;
  • Des troubles neurologiques (encéphalite, coma, troubles oculaires, confusion mentale, …) ;
  • Des complications cardiaques, gastro-intestinales, rénales et auriculaires.

Dans ces situations, une hospitalisation peut être nécessaire.

Une hausse inhabituelle liée à la levée des mesures sanitaires

Habituellement, les infections à Mycoplasma pneumoniae se rencontrent tout au long de l’année, même si elles sont plus fréquentes en été et à l’automne. Les épidémiologistes observent des foyers épidémiques cycliques, en moyenne tous les 3 à 7 ans. En Europe, plusieurs foyers ont ainsi été identifiés entre 2015 et 2017. Depuis la mi-novembre 2023, des cas semblent se multiplier en milieu scolaire, mais aussi au sein des services de réanimation dans plusieurs régions de France.

D’après les données recueillies par Santé Publique Francela hausse inhabituelle de cas en France aurait débuté à la fin de l’été 2023, avec une accélération du nombre de cas depuis le mois d’octobre 2023. Les classes d’âge les plus touchées seraient les enfants (6-15 ans) et les jeunes adultes (16-49 ans). Entre les semaines 40 et 46, le nombre de diagnostic a triplé et la tendance se poursuit actuellement. Plusieurs autres pays européens sont confrontés à la même situation, notamment la Suède, la Norvège, l’Irlande ou les Pays-Bas. Pour les experts, cette hausse inhabituelle pourrait être liée à la fin des meures et gestes barrière mises en place face à la Covid-19.

Les gestes barrière permettent de limiter la transmission interhumaine

En cas de pneumopathie à Mycoplasma pneumoniaele traitement repose sur une antibiothérapie adaptée efficace. Mais il est aussi possible de prévenir la transmission de cette bactérie, en respectant quelques conseils simples d’hygiène :

  • Porter un masque en cas de symptômes ORL ou respiratoires (toux, rhume, fièvre, …) ;
  • Porter un masque dans les lieux fréquentés et/ou en présence de personnes fragiles ;
  • Se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ;
  • Se frictionner les mains avec une solution hydroalcoolique quand le lavage à l’eau et au savon est impossible ;
  • Aérer son logement au moins 10 minutes par jour ;
  • Eternuer ou tousser dans son coude ;
  • Utiliser un mouchoir à usage unique.

Les enfants de 5 à 15 ans sont les plus exposés, de même que les sujets âgés ou immunodéprimés. Respecter ces conseils permet de les protéger contre cette pneumonie bactérienne et ses risques de complications.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Augmentation des infections à Mycoplasma pneumoniae en France. www.santepubliquefrance.fr. Consulté le 4 décembre 2023.
– Alerte de la DGS sur une hausse des infections respiratoires à Mycoplasma pneumoniae. www.vidal.fr. Consulté le 4 décembre 2023.
Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD | Thierry Payet

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L’association Moselle Mouv’ pilote une initiative visant à intégrer l’activité physique adaptée dans les EHPAD. L’objectif est de maintenir et d’améliorer les capacités cognitives et physiques des résidents encore autonomes. Parallèlement, le projet de loi de financement de la sécurité sociale de 2024 envisage d’autoriser les kinésithérapeutes à prescrire cette activité physique adaptée. Il offre ainsi une solution à la fois fiable et bénéfique pour la santé publique et les patients.

Les études scientifiques soulignent l’importance de l’exercice physique adapté comme complément aux traitements pour les maladies chroniques. En France, ces affections de longue durée concernent plus de 12 millions d’individus. Seulement une minorité d’entre eux bénéficient de ce dispositif.

Les professionnels de santé, experts en sport et kinésithérapeutes sont pleinement qualifiés. Ils jouent un rôle clé dans la prescription et la mise en œuvre de l’exercice physique adapté.


JE- Qu’est-ce que l’activité physique adaptée ?

L’activité physique adaptée englobe toutes les activités physiques et sportives, ajustées selon les capacités individuelles. Ces activités sont proposées par des professionnels formés, adaptant techniques et approches pour personnes handicapées, âgées ou atteintes de maladies chroniques.

Ces dernières visent la prévention, la rééducation, la réadaptation, la réhabilitation, et/ou l’intégration socialeselon les objectifs définis par la Société française des professionnels en Activités Physique Adaptées (SFP APA).

Et médecin généraliste peut prescrire cette approche, qui constitue un traitement à part entière.

II- Quels avantages peut-on obtenir de la pratique d’une activité physique adaptée ?

Le principal avantage de l’APA en EHPAD est de conserver et de renforcer l’autonomie sociale, physique et fonctionnelle des résidents. Dans la pratique, les objectifs visés par les intervenants incluent :

  • Encourager la perception et stimuler les sensations pour améliorer la conscience du corps;
  • Améliorer ou rétablir les capacités cognitives des personnes âgées (syndromes psycho-comportementaux, orientation, mémoire corporelle, etc.);
  • Travailler sur l’équilibre pour prévenir et diminuer les risques de chutes;
  • Renforcer la confiance en soi et l’estime personnelle;
  • Encourager les habiletés sociales;
  • Enrichir le bien-être et la qualité de vie de la personne.

Considérer le temps alloué à l’APA comme une opportunité pour la convivialité et le plaisir partagé est essentiel. Cela favorise également la rencontre et les échanges entre les participants.


III- Comment l’activité physique adaptée transforme-t-elle la vie en EHPAD ?

L’APA en EHPAD se concrétise par la mise en œuvre de programmes d’exercices physiques spécialement conçus pour les personnes âgées résidentes. Ces programmes visent à améliorer l’autonomie, réduire les chutes et renforcer les capacités physiques et fonctionnelles. Les professionnels doivent adapter l’Activité Physique Adaptée (APA) aux divers degrés de mobilité et pathologies des résidents. Elle est ensuite intégrée dans un plan thérapeutique individualisé.

Des spécialistes en activités physiques adaptées travaillent avec des kinésithérapeutes, ergothérapeutes et psychomotriciens pour offrir des activités adaptées aux résidents d’EHPAD. L’APA joue un rôle clé dans la prise en charge de la santé des personnes âgées en maison de retraite médicalisée.


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changement d'heure biologique

un impact sur notre horloge biologique ? | Thierry Payet

Ce week-end était le dernier du mois d’Octobre, et comme chaque année à cette période, nous sommes passés à l’heure d’hiver. Nombre de personnes se réjouiront d’avoir « gagné » une heure de sommeil supplémentaire. Pour autant, des études avancent que le changement d’heure aurait un impact sur notre horloge biologique et par conséquent sur notre état de santé. Qu’en est-il exactement ? On fait le point.

changement d'heure biologique

L’horloge biologique : c’est quoi ?

Logée dans le cerveau de chaque individu, l’horloge biologique (ou horloge interne) joue un rôle essentiel dans le bon fonctionnement de l’organisme. Synchronisée principalement au moyen de la lumière, elle impose un cycle de 24 heures à l’organisme, appelé rythme circadien. Entre autres fonctions, c’est elle qui ajuste la température du corps selon les moments de la journée et qui permet une meilleure consolidation de la mémoire pendant la nuit.

À savoir ! Le rythme circadien désigne un cycle de 24 heures pendant lequel un certain nombre de mécanismes biologiques et physiologiques se répètent au sein de l’organisme. C’est l’horloge biologique qui impose le rythme circadien à l’organisme.

Il arrive cependant que la cadence du rythme circadien soit enrayée. Or, une simple dérégulation peut provoquer l’apparition de diverses pathologies telles que des maladies cardiovasculaires, des maladies métaboliques, des troubles immunologiques voire certains cancers.

Changer d’heure : un geste pas si anodin pour notre horloge biologique

Dans le cas du changement d’heure, les données scientifiques soutiennent qu’avancer ou reculer l’aiguille aurait bien un impact sur l’horloge biologique interne et par conséquent sur l’état de santé. Nombreux sont les troubles qui en découleraient : troubles du sommeil, troubles de la vigilance, accidents de la route, dépressions voire infarctus du myocarde et accidents vasculaires cérébraux !

A l’instar d’un décalage horaire auquel on serait confronté lors d’un voyage, le passage à l’heure d’hiver ou à l’heure d’été aura ainsi des effets différents selon les profils :

  • Pour les personnes ayant tendance à être plus efficaces le matin (chronotypes matinaux) : une adaptation de l’organisme pouvant prendre quelques jours.
  • Pour les personnes ayant tendance à être plus efficaces le soir (chronotypes tardifs) : une adaptation de l’organisme pouvant durer plusieurs mois.

À savoir ! Certaines personnes sont plus vulnérables aux effets négatifs du changement d’heure comme les enfants en bas âge, les personnes âgées, les travailleurs de nuit etc…

Dès lors, le passage à l’heure d’hiver et à l’heure d’été auraient-ils le même impact sur notre organisme ? Selon certains experts, il serait plus difficile pour l’organisme de composer avec le passage à l’heure d’été. La première raison, que l’on comprend aisément, est le fait de perdre une heure de temps de sommeil. La seconde raison est plus complexe. L’organisme enregistre déjà en moyenne un retard de 10 minutes sur son cycle de 24 heures (et de 30 minutes pour les chronotypes les plus tardifs). Or, avancer l’heure implique d’avancer d’une heure l’horloge biologique et donc d’imposer à l’organisme d’avancer davantage son rythme. Les efforts que l’organisme devra fournir devront donc être plus conséquents, sans compter les effets du manque de sommeil général des français.

À savoir ! On estime le manque de sommeil des français à 30 à 90 minutes de sommeil par jour en moyenne.

Vers la suppression du changement d’heure ?

En mars 2019, l’Union Européenne votait pour la suppression du changement d’heure saisonnier. Ce vote devait être mis en application en 2021. Mais, pour cause de pandémie de Covid-19, l’arrêt du changement d’heure saisonnier a par la suite été ajourné. Bien que le texte relatif à la fin du changement d’heure ne soit actuellement plus à l’ordre du jour, une question demeure : vaudrait-il mieux conserver l’heure d’hiver ou l’heure d’été ?

Avec des journées rythmées à l’heure d’hiver, le soleil se coucherait en moyenne 4 heures plus tard en été qu’en hiver, ce qui permettrait de s’endormir plus tôt et d’avoir un sommeil prolongé et bénéfique pour la santé. En revanche, si le choix se portait sur l’heure d’été, cela aurait des conséquences importantes sur le réveil en hiver et le coucher en été. En plein mois de décembre par exemple, le lever du soleil serait très tardif (à 9h41 le 21 décembre). Or, l’exposition à la lumière du jour joue un rôle important dans la synchronisation de l’horloge biologique. En hiver, l’organisme serait ainsi privé de cette lumière indispensable pour démarrer correctement une nouvelle journée. C’est la raison pour laquelle la plupart des scientifiques penchent pour le maintien de l’heure d’hiver.

En attendant que le Conseil européen se prononce sur la question, il faudra vivre au rythme des changements d’heure saisonniers et continuer à mettre à l’heure nos montres, horloges et réveils !

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Changement d’heure : peut-on s’attendre à un dérèglement de notre horloge biologique ? presse.inserm.fr. Consulté le 28 octobre 2023.

Exercices de mouvements rythmés pour la conscience corporelle de votre bébé

Exercices de mouvements rythmés pour la conscience corporelle de votre bébé | Thierry Payet

J’ai ajouté cette vidéo pour vous tous car je trouve qu’il est tellement plus facile de voir les choses que de les lire quand je parle de mouvements ! Dans ce document, je montre les mouvements rythmiques que j’enseigne aux parents pour aider leur bébé à mieux comprendre où se trouve son corps dans l’espace.

Cela les aidera à mieux allaiter, car ils sauront que leur tête pourrait être dans une position différente et commenceront à essayer de la déplacer vers une position plus confortable, etc.

Cela les aidera également à mieux s’asseoir et à progresser dans le développement de leurs mouvements en général.

J’utilise des noms amusants pour eux afin qu’ils soient faciles à retenir, ce que je n’ai pas mentionné dans la vidéo, mais je vais les mettre ici pour vous afin que vous ayez une petite liste à parcourir dans votre tête :

  1. Gelée sur une assiette
  2. Gelée sur une assiette vers le bas
  3. Basculement des côtes
  4. Rouleau de sushi
  5. Gelée latérale droite
  6. Gelée latérale gauche
  7. Comprimer les hanches vers la tête
  8. Roulez-les sur le ventre
  9. Basculement pelvien
  10. Stimulation vertébrale

Si vous avez besoin d’aide, venez prendre rendez-vous et nous pouvons le parcourir correctement et vérifier pourquoi votre bébé n’aime pas les mouvements (il peut avoir un peu de tension quelque part qui le rend inconfortable).

5 exercices efficaces pour renforcer vos chaînes musculaires dont vidéo

5 exercices efficaces pour renforcer vos chaînes musculaires dont vidéo | Thierry Payet

7. septembre 2023

17h32

Le but de ces exercices est d’ouvrir l’espace respiratoire, de permettre une respiration plus complète et plus profonde, d’améliorer la circulation sanguine et la mobilité au niveau de la poitrine et de synchroniser la respiration et les mouvements du corps. Il tonifie en douceur tout le corps. Les blocages au niveau de la poitrine peuvent être libérés. Les exercices renforcent également l’attention et calment vos pensées.

Vous pouvez utiliser l’exercice pour tester et entraîner votre flexibilité, votre force et votre coordination.

Douleur nociplasique – que faire ?  - Ostéosanté

Douleur nociplasique – que faire ? – Ostéosanté | Thierry Payet

7. septembre 2023

17h32

Le but de ces exercices est d’ouvrir l’espace respiratoire, de permettre une respiration plus complète et plus profonde, d’améliorer la circulation sanguine et la mobilité au niveau de la poitrine et de synchroniser la respiration et les mouvements du corps. Il tonifie en douceur tout le corps. Les blocages au niveau de la poitrine peuvent être libérés. Les exercices renforcent également l’attention et calment vos pensées.

Vous pouvez utiliser l’exercice pour tester et entraîner votre flexibilité, votre force et votre coordination.

Plan de Prévention : dispositif "Mon bilan Prévention"

Que peuvent-elles prescrire ? Comment rédiger une prescription ? | Thierry Payet

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Depuis 2007, les infirmiers sont autorisés à prescrire. Ce droit évolue progressivement. Ainsi, le 31 mars 2012, les infirmiers ont par exemple été autorisés à prescrire certains dispositifs médicaux et leur champ de compétences s’élargit au fur et à mesure.

Que peuvent prescrire les infirmières ? Quelles sont les bonnes pratiques en matière de rédaction d’ordonnance ? Comment bien prescrire les dispositifs médicaux adaptés aux besoins de vos patients ?

On vous en dit plus dans cet article.

I- Prescription infirmière : cadre législatif

A – Champ de compétences des infirmiers et infirmières

L’Article L4311-1 du code de la santé publique précise que « l’infirmière ou l’infirmier peut, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat » :

  • prescrire certains vaccins (liste déterminée par un arrêté du ministre chargé de la santé pris après avis de la Haute Autorité de santé et de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé)
  • prescrire certains dispositifs médicaux, référencés dans la Liste des Produits et Prestations Remboursables (LPPR)
  • prescrire des substituts nicotiniques, des solutions et produits antiseptiques ainsi que du sérum physiologique à prescription médicale facultative.
  • prescrire des examens complémentaires et des produits de santé dans le cadre de la prévention et du traitement des plaies.
  • renouveler les prescriptions, datant de moins d’un an, de médicaments contraceptifs oraux, pour une durée maximale de six mois, non renouvelable.

B – Traçabilité

Les infirmiers sont tenus de conserver dans le dossier médical du patient, une trace des ordonnances réalisées.

II- Dispositifs médicaux

L’arrêté du 20 mars 2012 définit la liste des dispositifs médicaux pouvant être prescrits par les infirmiers (pansements, dispositifs de traitement de l’incontinence et de l’appareil uro-génital, dispositifs pour perfusion à domicile, cerceaux de lits).

La prescription de dispositifs médicaux par les infirmiers est possible à la condition :

  • que ces dispositifs soient prescrits au cours de la prise en charge infirmière (série d’actes infirmiers prescrits par un médecin).
  • d’agir dans la cadre de leurs compétences.
  • d’absence de contre-indication médicale.

Bon à savoir :

  • Cette prescription ne pourra être valable plus de 12 mois.
  • Les dispositifs prescrits ne seront remboursables que s’ils figurent sur la liste LPPR. Sur l’ordonnance, l’infirmier devra d’ailleurs préciser au moyen de la mention « NR », les dispositifs non remboursables.

III- Prescription infirmière : rédaction de l’ordonnance

A – Comment se présente une ordonnance ?

Sur les ordonnanciers on retrouve :

  • un encart pour les coordonnées du prescripteur
  • un encart pour les coordonnées du patient
  • La date du jour
  • Une première partie relative à la prescription de médicaments ou dispositifs en lien avec une Affection de Longue Durée
  • Une deuxième partie concernant la prescription de médicaments ou dispositifs SANS RAPPORT avec l’Affection de Longue Durée (ALD)

Bon à savoir : L’ordonnance peut être manuscrite ou informatisée.

B – Critères de validité d’une ordonnance

6 critères sont obligatoires afin que l’ordonnance soit valable :

  • la date de la rédaction de l’ordonnance doit être indiquée (validité de 3 mois de la prescription)
  • l’identité du prescripteur : nom, prénom, qualification, numéro RPPS.
  • l’identité du patient : nom, prénom et date de naissance
  • la prise en charge : préciser si le patient est en ALD ou en accident du travail
  • la dénomination du dispositif médical ou du médicament et la quantité prescrite
  • la signature du prescripteur

Bon à savoir :

  • N’hésitez pas à contacter le médecin prescripteur en cas de doute.
  • Si vous souhaitez un produit spécifique et que vous ne voulez pas que le pharmacien délivre un générique, il est nécessaire d’indiquer « NS » (non substituable) à côté du dispositif prescrit.

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Illustration symbolique représentant l'étape de la ponction ovarienne dans le cadre d'une FIV (PMA)

Préparation de l’ostéopathe au transfert d’embryon | Thierry Payet

La procréation médicalement assistée (PMA) suscite espoirs et défis pour les femmes désirant fonder une famille. Après la ponction ovocytaire, des symptômes inconfortables peuvent survenir. À ce stade, l’ostéopathe joue un rôle important pour apaiser ces potentiels symptômes post-ponction (PMA) et préparer le corps au transfert d’embryon. Découvrez comment l’ostéopathie offre un soutien précieux dans le parcours vers la maternité, en optimisant les chances de réussite en PMA.

Symptômes possibles après une ponction ovocytaire en PMA:

Illustration symbolique représentant l'étape de la ponction ovarienne dans le cadre d'une FIV (PMA)

En fin de stimulation ovarienne, et après la ponction ovocytaire en PMA, certaines femmes peuvent ressentir des douleurs dans les régions abdominale et pelvienne et des tiraillements. Et ventre gonflédes ballonnements et des troubles digestifs peuvent également être présents. De plus, le processus émotionnellement et physiquement exigeant de la PMA peut entraîner de la fatigue un toi stress.

Ces douleurs sont souvent dues à la stimulation et au geste médical effectué lors de la ponction. Elles peuvent ainsi entraîner une gêne considérable. En effet, ces symptômes sont courants après une ponction ovocytaire, et peuvent avoir un impact sur le bien-être des patientes.

Dans la prochaine partie, nous explorerons donc le rôle crucial de l’ostéopathe dans le soulagement de ces symptômes et la préparation du corps au transfert d’embryon en PMA.

Soulagement de la douleur post-ponction et préparation du corps au transfert d’embryon (PMA) : prise en charge de l’ostéopathe

Comme nous l’avons précisé dans l’article «Fertilité, parcours PMA et ostéopathie», pour maximiser les chances de grossesse et soutenir la FIV dans le cadre d’une PMA, la consultation avec l’ostéopathe est recommandée à différentes étapes :

  • Avant la stimulation ovarienne (entre J1 et J3 du cycle), afin de préparer le bassin et les zones en relation avec la stimulation ovarienne
  • Entre la ponction d’ovocytes et le transfert d’embryon, pour drainer les liquides, soulager les douleurs post-ponction et préparer le bassin et l’utérus à recevoir l’embryon.
Une femme en consultation avec un ostéopathe, recevant un traitement ostéopathique pour soutenir sa santé reproductive et son bien-être lors du parcours de PMA.

But d’une séance avec l’ostéopathe entre la ponction et le transfert (PMA)

Après la ponction ovocytaire, l’ostéopathe joue un rôle essentiel en apportant un soulagement des symptômes. Comme pour toutes douleurs, il est important de prendre en charge ces symptômes. En effet, si le bas-ventre est fragilisé et sensible, il est recommandé de consulter l’ostéopathe avant le transfert.
Grâce à des techniques douces, l’ostéopathe peut diminuer ces tensions liées à la stimulation et la ponction, et offrir un soulagement précieux. Les patientes se sentent ainsi plus à l’aise et récupèrent plus rapidement après l’intervention.

De plus, par une approche globale, l’ostéopathe prépare le corps de la femme au transfert d’embryon. En effet, lors de cette séance, il travaille sur l’équilibre pelvien et la mobilité du bassin pour créer un environnement optimal pour le transfert.

La séance de l’ostéopathe est adaptée et spécifique à chaque patiente

Le traitement de l’ostéopathe est spécifique et adapté aux besoins de chaque patiente. Grâce à un examen clinique précis, l’ostéopathe identifie les zones en tension, c’est-à-dire les zones qui manquent de mobilité. Ensuite, il débute son traitement par des manipulations douces et ciblées.

Le but du traitement de l’ostéopathe est d’augmenter la mobilité et la flexibilité des tissus. Il vise également à favoriser une meilleure circulation sanguinetout en relâchant les tensions émotionnelles et physiques. En gagnant en mobilité utérine et du bassin, l’ostéopathe crée un environnement propice à l’implantation de l’embryon.

Image montrant des mains d'un ostéopathe effectuant une manipulation douce ou une posture thérapeutique dans le cadre d'un traitement ostéopathique.

Prise de RDV avec votre ostéopathe à Paris :

En conclusion, l’ostéopathie offre un soutien précieux aux femmes en PMA, soulageant symptômes et tensions. Les techniques spécifiques optimisent le parcours, maximisant les chances de succès du transfert d’embryon. Faites confiance à l’ostéopathe pour une approche personnalisée vers la maternité tant désirée.

Votre ostéopathe à Paris, Mathilde Locqueville se tient à votre disposition pour répondre à vos questions au 07.69.03.41.41. Vous pouvez également prendre RDV directement sur Doctolib.