Homme est femme entrain de bien dormir pour éviter les risque de cancer de poumon

facteur clé pour réduire le risque de cancer du poumon | Thierry Payet

Les preuves scientifiques de l’importance du sommeil sur la santé se multiplient d’année en année. Dans une récente étude, des chercheurs ont exploré le lien entre les caractéristiques du sommeil et le risque de cancer du poumon. Leurs travaux sont publiés dans la revue scientifique Journal international de recherche environnementale Santé publique.

Homme est femme entrain de bien dormir pour éviter les risque de cancer de poumon

Sommeil et cancer du poumon

Le sommeil constitue un des piliers de la santé, avec l’alimentation et l’activité physique. Mais pas n’importe quel sommeil ! Dans le sommeil, comptent plusieurs paramètres essentiels :

  • La quantité de sommeil ;
  • La qualité du sommeil ;
  • Le plus ou moins grand respect du rythme circadien, c’est-à-dire le fait de dormir pendant la nuit ou au contraire de dormir la journée pour les personnes qui travaillent de nuit.

Des études scientifiques ont déjà suggéré un lien entre le sommeil et le risque de certains cancerscomme le cancer du sein ou le cancer de la prostate. Dans une nouvelle étude, des chercheurs ont évalué l’impact du sommeil sur un autre cancer, le cancer du poumon, dont les causes ne sont pas totalement connues.

Pas assez ou trop dormir augmente le risque de cancer du poumon

L’étude multicentrique, menée entre 2014 et 2017 en Ile-de-France, a évalué l’association entre des troubles du sommeil, le travail de nuit et le risque de développer un cancer pulmonaire chez des femmes, âgées de 18 à 75 ans. Parmi elles, 716 ont été diagnostiquées pour un cancer du poumon, tandis que 758 femmes étaient en bonne santé pulmonaire. Des questionnaires et des entretiens individuels ont permis de déterminer :

  • La durée du sommeil ;
  • Les données socio-démographiques ;
  • Les antécédents médicaux ;
  • Le mode de vie (tabagisme, consommation d’alcool, pratique d’une activité physique).

L’analyse des données collectées a mis en évidence que les femmes qui avaient une durée de sommeil faible (moins de 7 heures par jour) et élevée (plus de 8 heures par jour) avaient un risque de cancer du poumon majoré respectivement de 16 et 39 %, par rapport aux femmes ayant une durée de sommeil considérée normale (entre 7 et 8 heures par jour). Ce lien entre durée du sommeil et cancer du poumon était par ailleurs renforcé chez les femmes qui travaillaient de nuit depuis au moins 5 ans.

Un lien sommeil – cancer du poumon, influencé par le travail de nuit et le tabagisme

Dans ce contexte de travail de nuit, le surrisque de cancer du poumon était accentué particulièrement chez les femmes dormant peu (moins de 7 heures par jour). Travail de nuit et tabagisme influençaient conjointement le risque de cancer du poumon. Chez les non-fumeuses, le travail de nuit n’augmentait pas significativement le risque de cancer pulmonaire, alors qu’un surrisque était observé pour les anciennes fumeuses et les fumeuses.

Enfin, l’étude révèle que l’existence de troubles du sommeil augmente le risque de cancer du poumon. En conclusion, une durée de sommeil comprise entre 7 et 8 heures contribuerait à réduire le risque de cancer du poumon, tandis que les troubles du sommeil, l’excès ou le manque de sommeil, le travail de nuit et/ou le tabagisme auraient tendance à accroître le risque de cancer pulmonaire. Bien dormir est donc capital pour la santé des poumons !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Caractéristiques du sommeil, travail de nuit et risque de cancer du poumon chez les femmes. mdpi.com. Consulté le 9 janvier 2023

Santé mentale du père boosté après avoir obtenu son congé paternité

l’impact bénéfique du congé paternité | Thierry Payet

Ces dernières années, le congé paternité des Français a évolué pour leur permettre de passer plus de temps auprès de leur bébé, et ce très rapidement après la naissance. Quel impact a ce congé paternité sur la santé mentale des jeunes pères ? Une récente étude française s’est penchée sur cette question. Explications.

Santé mentale du père boosté après avoir obtenu son congé paternité

Congé paternité et santé mentale

En France, le congé paternité et d’accueil de l’enfant est désormais un droit ouvert à tous les salariésquelle que soit l’ancienneté et la nature de leur contrat avec leur employeur. Actuellement, ce congé paternité est d’une durée maximale de 25 jours consécutifs (samedi, dimanche et jours fériés compris) pour la naissance d’un enfant, une durée allongée à 32 jours en cas de naissance multiple. Ce congé paternité fait suite au congé de naissance de trois jours déclenché au moment de la naissance de l’enfant.

Les hommes peuvent faire le choix de prendre ce congé paternité en une seule fois, ou de le fractionner au cours des six premiers mois de la vie de l’enfant. Une équipe de recherche de l’INSERM s’est récemment intéressée à l’impact de ce congé paternité sur la santé mentale des hommes. Les chercheurs ont pris en compte les données de plus de 10 000 couples hétérosexuels (10 975 pères et 13 075 mères) participant à l’étude de cohorte ELFE (Etude Longitudinale Française depuis l’Enfance). Les mères avaient accouché en 2011 dans l’une des 320 maternités participant à l’étude en France métropolitaine.

Le congé paternité réduit le risque de dépression post-natale chez les pères

Les chercheurs ont cherché à évaluer si la prise d’un congé paternité de deux semaines après la naissance de leur enfant avait des effets positifs deux mois après la naissance, d’une part sur la santé mentale des pères et, d’autre part sur celle des mères. Les données collectées ont révélé que les hommes qui prenaient un congé paternité de deux semaines après la naissance de leur enfant étaient moins exposés au risque de dépression du post-partum que les hommes qui ne le prenaient pas. Rien que l’intention de prendre ce congé paternité, sans même le faire, avait un effet positif sur leur santé mentale.

Les hommes sont en effet exposés comme les femmes au risque de dépression post-natale. Selon les estimations, 17 % des femmes et 10 % des hommes développent cette forme spécifique de dépression. Dans l’étude plus de 64 % des pères avaient déjà pris un congé paternité, 17 % avaient envisagé de le faire et près de 19 % ne l’envisageaient pas. Les données mettent en évidence une réduction de 26 % du risque de dépression post-partum chez les pères prenant un congé paternité.

Allonger le congé paternité pour un bénéfice sur la santé mentale des mères ?

Le second résultat marquant de l’étude est plus surprenant, puisque les données montrent que la santé mentale des femmes est potentiellement impactée négativement par la prise du congé paternité par leur conjoint. Les femmes dont le conjoint avait pris un congé paternité présentaient un risque majoré de développer une dépression du post-partum, par rapport aux femmes dont le conjoint continuait à travailler. Pour les chercheurs, ce résultat pourrait indiquer qu’une durée de 15 jours pour le congé paternité n’est pas suffisante pour impacter positivement le risque de dépression post-natale chez la mère.

De plus, l’analyse fine des données révèle l’influence des facteurs démographiques et socio-économiques sur le lien entre congé paternité et santé mentale. Ces résultats ont été collectés avant les changements de durée du congé paternité. Les chercheurs souhaitent désormais évaluer l’impact sur la santé mentale du nouveau congé paternité, dont la durée a doublé. Dans une récente revue de littérature, des chercheurs suédois avaient mis en évidence que l’allongement du congé maternité était associé à une amélioration de la santé mentale des mères. La même évaluation reste à réaliser pour l’effet de l’allongement de la durée du congé paternité sur la santé mentale des pères et des mères.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Prise de congé paternité et dépression parentale post-partum : résultats de l’étude de cohorte ELFE. thelancet.com. Consulté le 6 janvier 2023.
– Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant. AMELI Santé. ameli.fr. Consulté le 6 janvier 2023.
Verrue plantaire ou cor au pied

Verrue plantaire ou cor au pied : quelle différence ? | Thierry Payet

Verrues plantaires et cors au pied occasionnent des désagréments aux pieds de nombreux Français. Comment les différencier ? Quelle attitude adopter ? Comment s’en débarrasser ? Santé Sur le Net fait le point sur ces questions pour enfin savoir distinguer la Verrue plantaire du cor au pied.

Verrue plantaire ou cor au pied

Verrue plantaire ou cor au pied ?

Les verrues plantaires sont comme toutes les verrues des petites tuméfactions bénignes, liées à l’infection par un virus du type Papillomavirus humain (HPV). Bénignes, elles se présentent généralement sous forme isolée ou en très petit nombre. A la différence des verrues des mains et du visage, elles sont souvent profondes, bien délimitées par un anneau de corne. Au centre, il est possible de distinguer des petits points noirâtres (qui sont en fait des petits vaisseaux sanguins, qui peuvent occasionner de petits saignements en cas de blessure de la verrue).

En fonction de leur position, les verrues plantaires peuvent provoquer des douleurs à la marche, lorsque la pression du corps s’exerce sur la région où est implantée la verrue plantaire. Les cors quant à eux sont des épaississements de la peau, sans lien avec une infection. Le plus souvent, ils se développent sur la plante des pieds, dans les zones de convexité et entre les orteils.

Trois différences majeures entre cor et verrue

Les cors sont provoqués par la répétition de frottements sur certaines zones des piedsou encore lorsqu’une pression excessive s’exerce sur une zone spécifique. Les cors provoquent des douleurs à la marche, comme les verrues plantaires, et sont le plus souvent isolés, à l’image des verrues plantaires les plus communes. En revanche, les cors se développent beaucoup plus lentement que les verrues plantaires, sur plusieurs mois voire plusieurs années et sont plus fréquents situés au niveau des proéminences osseuses.

Pour différencier simplement une verrue plantaire d’un cor au pied, il faut pincer la lésion entre deux doigts. A cet instant, la verrue plantaire est douloureuse, alors que le cor est indolore.
De plus, les petits points noirâtres caractéristiques des verrues plantaires sont absents dans les cors. Enfin, autre différence de taille. La verrue plantaire est une excroissance liée à une infection, donc elle interrompt les lignes naturelles de la peau. A l’inverse, le cor est un épaississement de la peau, qui conserve donc les lignes naturelles.

Un diagnostic précis pour choisir le bon traitement

Côté prévention, les moyens diffèrent pour se prémunir des cors au pied ou des verrues plantaires. Transpiration excessive des pieds, macération, fréquentation des piscines et salles de sport, vie en collectivité sont des facteurs favorisants des verrues plantaires. Il faut donc éviter de marcher pieds nus dans les douches collectives et les endroits publics. Dans le cas des cors, la prévention repose sur le port de chaussures adaptées et sur la détection de déformation des pieds. Une consultation avec un podologue est conseillée, en cas d’apparition de plusieurs cors aux pieds.

Une fois le cor au pied bien différencié des verrues plantaires, chaque lésion peut recevoir le traitement adapté. Le traitement d’un cor au pied n’est pas celui d’une verrue plantaire. L’application de cryothérapie ou d’acide sur un cor au pied peut entraîner une aggravation du cor. Des soins podologiques adaptés peuvent permettre de résoudre les cors. Différencier cor et verrue plantaire est donc indispensable pour confirmer le diagnostic et opter pour la bonne méthode de traitement. N’hésitez pas à demander conseil à un professionnel de santé (médecin, pharmacien, podologue).

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Définition et causes des verrues cutanées. ameli.fr. Consulté le 4 décembre 2022.
femme qui maintient son poids avec un régime

comment maintenir son poids de forme | Thierry Payet

Les résolutions de début d’année vont inciter plus d’un Français à faire un régime pour perdre le poids pris pendant les fêtes. Mais comment s’assurer de ne pas reprendre le poids perdu dès la fin du régime ? Une récente étude donne quelques indices pour mieux comprendre la reprise de poids après un régime. Explications.

femme qui maintient son poids avec un régime

Après un régime, quelle est la reprise de poids ?

Face à l’épidémie de surpoids et d’obésité qui frappe le monde, avec une prévalence qui a triplé depuis les années 1970, la question de la perte de poids constitue un enjeu majeur de santé publique. Pour parvenir à perdre du poids, l’une des principales solutions proposées est la restriction alimentaire, c’est-à-dire un régime hypocalorique. Mais ce régime est-il vraiment une bonne solution ?

Les études scientifiques sont nombreuses dans le monde à évaluer l’efficacité relative des différents régimes restrictifs, mais aussi à montrer que les régimes ne sont pas toujours une solution à moyen-long terme. En effet, nombreuses sont les personnes à reprendre du poids quelques semaines ou quelques mois après un régime. Dans une nouvelle étude, des chercheurs se sont intéressés aux mécanismes physiologiques impliqués dans la reprise de poids après un régime.

Une reprise de masse grasse après un régime restrictif

Les régimes hypocaloriques et le jeûne intermittent se révèlent efficaces pour réduire la masse corporelle chez les sujets maigres ou en léger surpoids, en induisant une perte de graisse. Chez les sujets sans problème de poids initialement, les études montrent que le poids revient à son niveau initial après une perte de poids induite par le régime restrictif. Mais chez les sujets obèses, le retour à une alimentation normale après un régime restrictif pose souvent problème.

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont exposé des souris à dix types de régimes restrictifs différents pour étudier l’effet du retour à l’alimentation normale après un régime sur la masse grasse corporelle. Par ailleurs, ils ont étudié l’effet du retour à l’alimentation avec un régime riche en protéines sur la reprise de poids. Ils ont pris en compte différents paramètres :

  • L’absorption intestinale des lipides (graisses) ;
  • Le métabolisme des lipides dans le tissu adipeux blanc ;
  • Le microbiote intestinal et ses substances dérivées.

Une modification du microbiote qui facilite l’assimilation des graisses

Les résultats mettent en évidence que le retour à une alimentation normale après différents types de régimes alimentaires provoque une accumulation rapide de graisses. Parallèlement, la réalimentation s’accompagne d’une meilleure absorption des lipides au niveau intestinalqui contribue à une augmentation de la masse grasse après le régime, et donc à une reprise de poids. Au niveau du microbiote intestinal, le retour à une alimentation normale après un régime se traduit par une augmentation des lactobacilles intestinaux et de leurs métabolites. Cette modification du microbiote explique la meilleure absorption des lipides et l’augmentation de la masse grasse après le régime.

Le recours à un régime riche en protéines, pour faire suite au régime hypocalorique, empêche la croissance des lactobacilles, et atténue ainsi l’absorption des lipides intestinaux et l’augmentation de la masse grasse. Ces travaux révèlent que la reprise de poids après un régime serait lié à des modifications du microbiote intestinal, facilitant l’augmentation de la masse grasse et donc la prise de poids. Ce phénomène pourrait être contré par un régime riche en protéines, mais aussi par un traitement – par exemple antibiotique – ciblant les lactobacilles. Une belle avancée pour réduire la reprise de poids après un régime !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Un régime riche en protéines empêche l’augmentation de la masse grasse après un régime en contrecarrant l’absorption des lipides renforcée par Lactobacillus. nature.com. Consulté le 29 décembre 2022
L'émergence de la forme • Liem Health Blog • 6 janvier 2023

L’émergence de la forme • Liem Health Blog • 6 janvier 2023 | Thierry Payet

Le mathématicien contemporain L. Edwards a étudié le développement de la forme principalement en association avec des modèles de vortex, étendant ses recherches sur le développement de la forme embryologique.

Il voit l’émergence de la forme embryologique comme la création parfaite d’un univers spirituel, qui prend forme selon les lois des mathématiques. Il a abordé entre autres la question de savoir quelle forme les calculs géométriques pourraient produire si l’axe du vortex aéré était asymétrique par rapport à l’axe de la transformation du bourgeon d’un bourgeon végétal. Pour ce calcul, il a sélectionné six tourbillons aérés dans un champ commun. Leur axe commun était placé parallèlement à l’axe de transformation du bourgeon, mais décalé d’un côté. La représentation graphique de ces calculs et l’évaluation de diverses coupes transversales ont produit une ressemblance claire avec le processus d’invagination qui se déroule pendant le développement du mésoderme au cours de la troisième semaine de gestation. Même lorsque les paramètres étaient variés, par exemple en déplaçant le vortex ou l’orientation des axes les uns par rapport aux autres, le résultat ressemblait toujours à une forme embryonnaire. Ces formes, vues en séquence, rappellent les différentes étapes du développement embryonnaire. En utilisant un simple mouvement d’un vortex, transformé par “transformation de l’œuf” (un certain ensemble de calculs mathématiques), il est devenu possible, par exemple, de décrire la forme générale d’un embryon en développement. Un certain positionnement du vortex (et des transformations qui en résultent) a produit une similitude remarquable avec la forme générale d’un embryon en développement. Si ces modèles de calcul sont appliqués à l’utérus – qui, comme l’ovule et le bouton floral, présente une bonne forme de courbe de trajectoire dans les premières semaines de grossesse – une relation ou une similitude claire est trouvée entre la réalité biologique (la forme de la stade de développement de l’embryon) et les sections géométriques obtenues à partir de certains processus de calcul (Fig. 1). Edwards postule que le développement des graines et des embryons aviaires peut être attribué à la forme du bourgeon et de l’œuf (au sens d’une force de mise en forme opérative et active). La forme pourrait alors être mise en évidence comme force agissante du développement (initial ou ultérieur) par l’enchaînement général des gestes formateurs dans le développement embryonnaire, au moyen de ces processus de transformation géométrique. Conformément à cette pensée, Edwards essaie de représenter la formation du tube neural en termes géométriques. Une augmentation constante de la largeur du vortex, comme dans les représentations graphiques de la formation du tube neural, produit une croissance des deux côtés l’un vers l’autre jusqu’à ce qu’ils se rencontrent et fusionnent (Fig. 2). Le vortex le plus large produit une forme qui réalise la fermeture du tube. Pour produire géométriquement cette transformation remarquable, il suffit qu’un vortex aéré (transformé par la transformation de l’utérus, c’est-à-dire la courbure accrue de l’utérus au début de la grossesse) augmente son rayon. Une autre façon possible d’obtenir ce résultat (avec des écarts mineurs) serait de conserver le même rayon et de déplacer le vortex, de haut en bas, de bas en haut, ou vers l’intérieur des deux côtés. Afin de convertir le processus de fermeture du tube neural (commençant au milieu et se poursuivant crânialement et caudalement) en termes géométriques, nous devons penser à deux tourbillons se rapprochant de directions opposées : de haut en bas et de bas en haut, ou vers l’intérieur de droite et de gauche. Le processus de fermeture du tube neural selon Edwards pourrait être interprété métaphoriquement comme suit : le premier vortex du passé, le second du futur ; soit, le premier vortex communiquant l’élément inconscient de notre être et le second, le conscient.

Courges amères

Courges amères et risques d’intoxications | Thierry Payet

Les cucurbitacées, la grande famille des courges, ne rassemblent pas moins de 800 espèces. Si de la plupart sont comestibles, les courges amères sont toxiques et sont responsables chaque année d’intoxications parfois graves. Santé Sur le Net vous donne quelques conseils pour consommer les courges en toute sécurité.

Courges amères

Courges comestibles ou courges amères ?

L’automne est marqué par la saison des courges, qui regroupent de nombreuses espèces comestibles : les citrouilles, les potirons, les potimarrons, les courges, les pâtissons, …. Mais attention, toutes les courges ne sont pas comestibles. Certaines sont toxiques et peuvent provoquer des intoxications graves, ce sont les courges amères.

Le caractère toxique des courges amères repose sur la présence dans ces courges de cucurbitacines, des substances irritantes et amères, naturellement sécrétées par les courges pour éloigner les insectes. L’ingestion de ces courges, qu’elles soient crues ou cuites, peut provoquer :

  • Des douleurs digestives ;
  • Des nausées et des vomissements ;
  • Une diarrhée parfois sanglante ;
  • Une déshydratation sévère.

Face à de tels symptômes, certaines personnes intoxiquées doivent être hospitalisées.

Un risque au rayon fruits et légumes, mais aussi au potager

L’exemple le plus caractéristique des courges amères sont les coloquintes, qui sont toutes toxiques, mais sont utilisées à des fins ornementales tous les automnes. Elles se retrouvent donc parfois dans les rayons fruits et légumes, mais uniquement pour des usages décoratifs. Il est donc important de ne pas les confondre avec des courges comestibles. Il faut donc bien lire les étiquettes et retenir que toutes les coloquintes sont toxiques.

Mais le risque d’intoxication existe également au potager. Les courges peuvent en effet naturellement s’hybrider, entre des courges alimentaires et des courges amères. Le résultat de ces hybridations aboutit à des courges impropres à la consommation. Pour cette raison, il est conseillé de ne pas conserver de graines de courge d’une année sur l’autre pour les semer l’année suivante. Il est préférable d’utiliser de nouvelles graines de courges comestibles.

Cinq conseils pour consommer les courges en toute sécurité

Le danger est d’autant plus grand dans les potagers familiaux que les courges comestibles peuvent s’hybrider avec des courges des potagers voisins et que les courges obtenues ressemblent à s’y méprendre à des courges comestibles. Mais leur goût est amer et elles sont toxiques.

Pour éviter le risque d’intoxication en consommant des courges, voici quelques conseils à respecter :

  • Bien lire les étiquettes sur les courges des rayons fruits et légumes ou demander conseil aux vendeurs;
  • En cas de doute, goûter un petit morceau de courge crue:
    • Si le goût est amer, la courge est impropre à la consommation ;
    • Si le goût est neutre ou légèrement sucré, la courge est comestible ;
  • Ne pas consommer de courges sauvages;
  • Ne pas conserver les graines de courge d’une année sur l’autre ;
  • Semer à chaque fois de nouvelles graines de courge.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Cette année encore, attention aux courges amères ! anses.fr. Consulté le 28 novembre 2022.
Dépistage à la naissance sur les pieds d'un bébé

Dépistage à la naissance : quelles nouveautés en 2023 | Thierry Payet

C’est lors de la Journée nationale du cinquantenaire du dépistage néonatal, le 18 novembre dernier, que le ministère de la Santé a annoncé des changements pour l’an prochain. A partir du 1est janvier 2023, le dépistage à la naissance concernera en effet sept maladies supplémentaires. On fait le point.

Dépistage à la naissance sur les pieds d'un bébé

Un dépistage néonatal dans l’intérêt de la santé du nouveau-né

Le dépistage à la naissance désigne un programme national qui concerne tous les nouveau-nés ayant vu le jour en France. Son objectif ? Détecter et prendre en charge le plus tôt possible des maladies rares et graves. A l’heure actuelle, le dépistage à la naissance permet de dépister six maladies rares :

  • La phénylcétonurie
  • L’hypothyroïdie congénitale
  • L’hyperplasie congénitale des surrénales
  • La mucoviscidose
  • Le déficit en MCAD (Medium-Chain-Acyl-CoA Déshydrogènase)
  • La drépanocytose (si l’enfant fait partie des populations exposées à cette maladie)

À savoir ! La Haute autorité de santé a récemment recommandé que le dépistage néonatal de la drépanocytose soit désormais étendu à l’ensemble des nouveau-nés.

En pratique, ce dépistage se fait au moyen de tests biologiques réalisés sur un prélèvement de gouttes de sang au niveau du talon du nouveau-né. Systématiquement proposé, ce dépistage nécessite cependant obligatoirement l’accord des parents pour pouvoir être réalisé.

À savoir ! Le dépistage néonatal est pris en charge à 100% par l’Assurance maladie. Le prélèvement est le plus souvent réalisé au sein de la maternité (parfois à domicile). Au plus tôt 48 heures après la naissance, au mieux 72 heures après.

A quoi sert ce prélèvement ?

L’analyse du prélèvement permet d’identifier les enfants probablement atteints par l’une des maladies recherchées.  Des examens approfondis sont ensuite réalisés pour confirmer ou non la présence de telle ou telle maladie. Les résultats ne sont communiqués aux parents qu’en cas de problème. L’intérêt d’un tel dépistage ? Pouvoir mettre en place dans un laps de temps très court après la naissance, un traitement adapté pour éviter au bébé de graves répercussions sur sa santé et améliorer à terme sa qualité de vie. La mise en place d’un régime et d’un suivi permettent par exemple d’éviter l’apparition d’un handicap dans le cas du dépistage de la phénylcétonurie.

À savoir ! Le dépistage de ces six maladies rares est complété par le dépistage de la surdité permanente néonatale.

Depuis sa mise en place il y a 50 ans, le dépistage néonatal a permis de dépister en France 37 millions d’enfants. Ce qui a permis de prendre en charge rapidement près de 30 000 d’entre eux. C’est lors de la Journée nationale du cinquantenaire du dépistage néonatal, le 18 novembre dernier, que le ministère de la Santé a annoncé des changements pour l’an prochain.

Un dépistage à la naissance élargi dès janvier 2023

A partir du 1est janvier 2023, sept nouvelles maladies seront en effet intégrées à ce programme de dépistage néonatal. Il s’agit de sept maladies rares pour lesquelles des traitements efficaces existent :

  • L’homocystinurie : il s’agit d’une anomalie concernant la vitamine B12 qui se manifeste par une anémie, une atteinte neurologique cérébrale voire un retard de développement.
  • La leucinose : elle se manifeste par des difficultés à s’alimenter, un temps de sommeil trop prolongé, des vomissements puis des troubles neurologiques cérébraux et une insuffisance respiratoire en l’absence de traitement.
  • La tyrosinémie de type 1 : elle se manifeste par une atteinte des reins et du foie.
  • L’acidurie isovalérique : cette maladie se caractérise par des troubles aigus à la naissance (comme des vomissements et des convulsions) ou de troubles d’apparition plus tardive (comme un retard de croissance et/ou du développement).
  • L’acidurie glutarique de type 1 : elle se manifeste par des troubles neurologiques aigus chez les nourrissons.
  • Le déficit en 3-hydroxyacyl-coenzyme A déshydrogénase des acides gras à chaîne longue : survenue dans la petite enfance d’une hypoglycémie pouvant affecter le foie et le cœur.
  • Le déficit en captation de carnitine : à l’origine d’une atteinte cardiaque au début de l’enfance, souvent associée à une hypotonie, un retard de croissance, des crises hypoglycémiques récurrentes et/ou un coma.

La décision d’élargir le programme de dépistage néonatal à ces sept maladies s’appuie sur les recommandations émises en 2020 par la Haute Autorité de santé. Prochaine étape ? Préparer la mise en œuvre prochaine de ce dépistage en concertation avec les acteurs de la périnatalité et de la pédiatrie.

Déborah L., Docteur en Pharmacie

Sources

– Dépistage chez le nouveau-né : l’examen va s’élargir à 7 nouvelles maladies. ameli.fr. Consulté le 28 novembre 2022.
– Le programme national de dépistage néonatal élargi à partir du 1er janvier 2023. service-public.fr. Consulté le 28 novembre 2022.
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Où trouver mon numéro RPPS ? | Thierry Payet

Votre numéro RPPS est votre identifiant en tant que professionnel intervenant dans le système de santé. C’est un numéro à 11 chiffres (commençant par « 1 ») que vous pouvez retrouver sur votre carte de professionnel de santé (CPS) ou sur l’annuaire santé.


I – La Carte Professionnel de Santé (CPS)

A – Ancienne carte CPS avec ADELI


B – Nouvelle carte CPS avec RPPS

ATTENTION :

Il ne faut pas prendre en compte le chiffre “8”

Le numéro RPPS est le suivant “10123456789”


NE CONFONDEZ PAS

  • numéro RPPS (11 chiffres) et
  • numéro ADELI (9 caractères)

II- L’annuaire de santé : un outil à garder sous la main !

Retrouvez votre numéro RPPS en consultant la page suivante : 👇

Bon à savoir C’est très simple et rapide et vous y trouverez aussi d’autres informations intéressantes !