Rectocolite hémorragique

Rectocolite hémorragique, un nouveau traitement prometteur ? | Thierry Payet

La rectocolite hémorragique appartient, avec la maladie de Crohn, aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Cette pathologie est particulièrement invalidante et nuit profondément à la qualité de vie des patients, parfois touchés dès l’adolescence. Lors du 19ème congrès de la European Crohn’s and Colitis Organisation (ECCO), qui s’est tenu à Stockholm du 21 au 24 février 2024, des résultats prometteurs ont été présentés sur un candidat médicament, l’obefazimod. Explications.

Rectocolite hémorragique

Quels sont les traitements actuels de la rectocolite hémorragique ?

Actuellement aucun traitement ne permet de guérir définitivement les maladies inflammatoires chroniques (MICI), comme la la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Différents médicaments sont utilisés pour traiter les poussées de la maladie (phases symptomatiques) et prévenir les nouvelles poussées. Parmi ces traitements, figurent :

  • Les dérivés de l’acide aminosalicylique ou aminosalicylés ;
  • Les corticoïdes ;
  • L’azathioprine ;
  • Des biothérapies.

Les biothérapies sont les traitements les plus récents. Il s’agit d’anticorps spécifiquement développés pour agir sur les réactions immunitaires et inflammatoires, afin de réduire l’inflammation chronique liée à la maladie. Les anticorps disponibles à ce jour sont :

  • L’infliximab ;
  • L’adalimumab ;
  • Le golimumab ;
  • Le védolizumab ;
  • L’ustékinumab ;
  • Le tofacitinib.

Pour certains patients, un traitement chirurgical est également nécessaire.

Un nouveau candidat médicament

Les mécanismes à l’origine de la rectocolite hémorragique restent encore mal compris, même si les scientifiques avancent plusieurs facteurs :

  • Une prédisposition génétique ;
  • Un déséquilibre entre le système immunitaire intestinal et le microbiote intestinal ;
  • L’exposition à des facteurs environnementaux.

Pour développer de nouveaux traitements contre la maladie, les chercheurs tentent de cibler les réactions immunitaires et inflammatoires. Parmi les candidats médicaments les plus prometteurs, figure l’obéfazimod. Des résultats intéressants ont été présentés récemment dans le traitement de la rectocolite hémorragique modérément à sévèrement active. L’obefazimod est un médicament administré quotidiennement par voie oraleobjet de plusieurs essais cliniques menés chez l’homme depuis 2022, dans la rectocolite hémorragique et bientôt dans la maladie de .

Une efficacité et une tolérance prometteuses dans les essais cliniques

Les derniers essais cliniques menés sur ce médicament se révèlent très prometteurs. L’obefazimod possède un mécanisme d’action unique (amélioration de l’expression d’un petit ARN, le microARN-124) et exerce une activité antiinflammatoirequi permet de stabiliser la réponse immunitaire chez les patients atteints de rectocolite hémorragique modérée à sévère. L’un des essais conclut à l’efficacité et à une bonne tolérance du médicament après 8 semaines de traitement. La poursuite de ce traitement a permis de montrer une persistance de l’efficacité et de l’innocuité après 48 et 96 semaines de traitement.

Une réduction de la dose administrée (de 50 à 25 mg par jour) a ensuite été évaluée sur un groupe de patients. A nouveau, les données se révèlent prometteuses concernant l’efficacité et la tolérance de ce candidat médicament. Fort de ces résultats, le laboratoire pharmaceutique devrait poursuivre le développement de l’obefazimod, qui pourrait prochainement devenir un nouveau traitement de la rectocolite hémorragique. Un espoir pour les quelques 200  patients vivant en France avec une maladie inflammatoire chronique de l’intestin.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Efficacité et sécurité de l’obéfazimod chez les patients atteints de RCH aux semaines 48 et 96 d’une étude d’entretien ouverte parmi les répondeurs cliniques à la semaine 8 de l’essai d’induction de phase 2b. 19ème Congrès d’ECCO – Stockholm.cm.ecco-ibd.eu. Consulté le 19 février 2024.
– Efficacité de l’obéfazimod administré par voie orale une fois par jour chez les patients atteints de RCH active modérée à sévère aux semaines 8, 48 et 96, ventilée par dose de traitement d’induction. cm.ecco-ibd.eu. Consulté le 19 février 2024.
– L’obefazimod et ses métabolites actifs ABX-464-N-Glu agissent en stabilisant l’interaction protéine-protéine entre les partenaires clés de la biogenèse de l’ARN, CBC et ARS2. cm.ecco-ibd.eu. Consulté le 19 février 2024.
– Efficacité et sécurité de la diminution de la dose de 50 mg à 25 mg d’obéfazimod par voie orale, une fois par jour, pendant la troisième et la cinquième année de traitement d’entretien en ouvert chez les patients atteints de colite ulcéreuse (CU) active modérément à sévèrement : une analyse intermédiaire . cm.ecco-ibd.eu. Consulté le 19 février 2024.
– Rectocolite hémorragique. www.ameli.fr. Consulté le 19 février 2024.
Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

Infirmières libérales de nuit : ce qu’il faut savoir | Thierry Payet

Mise à jour: 20 février 2024

Travailler de nuit en tant qu’infirmière libérale présente un ensemble unique de défis et d’opportunités. Cela diffère significativement de ceux rencontrés par les infirmières en milieu hospitalier.

Cet article explorer les nuances du travail de nuit pour les IDELsen se concentrant sur les aspects pratiques tels que la cotation de la majoration nuit, les conditions requises pour appliquer cette majoration. Il examine également les avantages et inconvénients de travailler à ces heures.


JE- Le travail de nuit en libéral : deux perspectives

Le travail de nuit pour une IDEL peut être vu sous deux angles :

En premier temps, selon la Sécurité Sociale, le travail de nuit se définit par toute intervention réalisée chez un patient. Cela concerne les interventions entre 20h et 8h

D’un point de vue pratique, la nuit pour une IDEL peut commencer avant 20h et s’étendre après 8h. Particulièrement en hiver, soulignant une divergence entre la définition administrative et la réalité du terrain.


II- La majoration nuit PUR

Les interventions nocturnes des IDELs sont généralement ponctuelles et ne représentent pas des nuits complètes de soins. Elles sont motivées par des prescriptions médicales spécifiques ou des nécessités urgentes.

UN- Quand et comment coter la majoration nuit ?

Par ailleurs, la NGAP permet la majoration des actes réalisés la nuit, avec des tarifs variant selon l’heure de l’intervention. Il existe deux contextes distincts pour appliquer cette majoration :

  • Urgence : L’acte est justifié par l’état du patient, prescrit par un médecin, et doit être réalisé entre 20h et 8h.
  • Acte répété : L’acte, prescrit par un médecin, doit être exécuté de manière quotidienne pendant la nuit, mentionnant explicitement cette nécessité.

B- Tarification applicable

  • De 20h à 23h et de 5h à 8h : Tarif conventionnel de 9,15 € en métropole comme en outre-mer.
  • De 23h à 5h : Majoration de 18,30 €valable tant pour la métropole que pour l’outre-mer.

III- Les Modalités d’accumulation de la majoration nuit pour IDEL

La majoration appliquée aux soins infirmiers réalisés durant les heures nocturnes est connue sous le nom de majoration nuit IDEL. Elle peut être combinée avec plusieurs autres types de majorations dans certaines conditions spécifique. Ces conditions permettent d’optimiser la rémunération des interventions effectuées en dehors des horaires conventionnels. Elles s’inscrivent dans le respect des directives établies par la nomenclature de soins.

A- Cumul autorisé :

  • Majoration d’Acte Unique (MAU) : elle peut s’ajouter à celle de nuit. Cela reconnaît ainsi la spécificité d’un acte infirmier unique réalisé pendant les heures nocturnes.
  • Majoration de Coordination Infirmière (MCI) : en cas de nécessité de coordination des soins entre différents professionnels, elle est cumulable avec la MCI. Cela valorise le rôle central de l’infirmière libérale dans la gestion du parcours de soins du patient.
  • Majoration Enfant de Moins de 7 Ans (MIE) : la prise en charge des jeunes patients bénéficie également de la possibilité de cumul entre la majoration pour soins à un enfant de moins de 7 ans et la majoration pour interventions nocturnes.

B- Cumul non autorisé :

  • Majoration de dimanche et jours fériés : les soins infirmiers réalisés pendant ces périodes spécifiques ne peuvent cumuler la majoration de nuit avec celle dédiée aux interventions en jours fériés ou le dimanche. Cette règle vise à respecter les directives de la nomenclature générale.
  • Majoration d’urgence : de même, la majoration pour les actes d’urgence ne se combine pas avec celle de nuit. Chaque type de majoration répondant à des critères et à des contextes d’intervention distincts.

Ces règles de cumul sont établies dans le but de clarifier les modalités de rémunération des infirmières libérales. Cela ainsi assure une juste compensation pour les services rendus en horaires atypiques, tout en respectant un cadre réglementaire précis.


IV- Avantages et inconvénients du travail nocturne

A- Inconvénients :

  • La solitude et la fatigue dues au travail nocturne.
  • Les difficultés logistiques, telles que le stationnement.
  • L’isolement professionnel et social.

B- Avantages :

  • La tranquillité et la concentration accrues.
  • Une compensation financière via la majoration.
  • Une proximité et une intimité renforcées avec les patients.

Le travail de nuit pour une IDEL offre une perspective unique sur la profession infirmière, avec ses défis et récompenses spécifiques. La compréhension des modalités de cotation et la prise en compte des avantages et inconvénients de ces horaires sont essentielles pour les infirmières envisageant de travailler de nuit. Ce cadre atypique contribue non seulement à la diversité des soins infirmiers mais renforce également le lien entre les patients et les professionnels de santé.


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  • [1] Travail de nuit : comment prévenir le effets sur la santé ? – Anact – MAJ 27 janvier 2020
  • Pénibilité au travail – Mesures de prévention ou de compensationINRS – MAI 6 mars 2019
  • Travail de nuit: que prévoit la réglementation? – INRS – n°801 – janvier 2019
  • Travail en horaires atypiques – Effets sur la santé et accidentsINRS – MAJ 5 juillet 2021
  • Fiche prévention organisation du travail – Travail de nuit – CDG76
Perturbateur-endocrinien

Perturbateurs endocriniens, vers un suivi renforcé ! | Thierry Payet

D’après un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé paru en 2012, près de 800 substances chimiques seraient des perturbateurs endocriniens, avérés ou suspectés. Ces substances sont partout, dans l’eau, dans l’air, dans la terre, dans les emballages, dans les aliments et donc dans notre organisme, jusque dans le lait maternel. Comment sont suivis ces substances ? Comment sont identifiés leurs impacts sur la santé ? Santé Sur le Net fait le point sur les perturbateurs endocriniens.

Perturbateur-endocrinien

Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?

Tout le monde a entendu parler au moins une fois d’un perturbateur endocrinien. Mais que cache cette désignation ? Un perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange de substances, qui est capable d’altérer les fonctions endocrines de l’organismec’est-à-dire les fonctions hormonales. Potentiellement, ces substances sont donc capables de modifier toutes les fonctions physiologiques de l’organisme, puisqu’elles sont toutes sous le contrôle d’au moins une hormone.

Où se trouvent ces perturbateurs endocriniens ? Absolument partout. Dans les objets et produits de la vie courante : produits d’hygiène et de soins, cosmétiques, produits ménagers, détergents, produits phytosanitaires, produits alimentaires, emballages, … mais aussi dans l’environnement, l’eau, l’air, le sol, …. Et donc inévitablement, en bout de chaîne, ils se retrouvent dans notre organisme. Désormais, quel que soit notre mode de vie, nous sommes tous imprégnés par des perturbateurs endocriniens, les adultes comme les enfants, et même parfois les fœtus in utero !

Quel est l’impact sur la santé des perturbateurs endocriniens ?

Au-delà de leur omniprésence, ce qui inquiète dans les perturbateurs endocriniens, ce sont leurs effets néfastes sur la santé. Comme ils perturbent les fonctions hormonales de l’organisme, et donc les grandes fonctions physiologiques, leurs effets sont nombreux et multiples sur la fonction de reproduction, la fonction thyroïdienne, la fonction surrénalienne, le métabolisme, le développement neurologique et cérébral, etc.

De nombreuses études se penchent sur leurs conséquences sur la santé et les pointent du doigt notamment  dans différents problèmes de santé :

  • L’infertilité ;
  • La puberté précoce ;
  • L’obésité ;
  • Les maladies thyroïdiennes ;
  • Les troubles du neurodéveloppement, comme les troubles du spectre de l’autisme ;
  • Des malformations congénitales ;
  • Des cancers hormono-dépendants ;
  • Des troubles de l’immunité et des maladies auto-immunes.

Mais les scientifiques se heurtent à un écueil majeur : il est très difficile d’étudier l’effet d’un perturbateur endocrinien. En effet, quotidiennement, nous sommes exposés à différents perturbateurs endocriniens, à des doses différentes et selon différents modes d’exposition. Comment évaluer l’effet de l’un d’eux pris isolément ? De plus, les effets de ces perturbateurs endocriniens peut se manifester des mois, voire des années après l’exposition. L’étude de leur impact sur la santé impose de multiples défis.

21 effets sur la santé prioritaires à surveiller

Face à ces défis, les autorités de santé publique surveillent et suivent les perturbateurs endocriniens, à court, moyen et long terme. Santé Publique France a publié le 28 décembre 2023 les résultats d’une nouvelle étude, lancée en 2021, l’étude PEPS’PE. A partir de l’ensemble des données connues sur les perturbateurs endocriniens, cette étude vise à prioriser certains effets sanitairesqui seraient directement associés à l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Près de 60 effets sur la santé ont été évalués dans cette étude, qui a mobilisé près de 500 experts et acteurs impliqués dans le suivi des perturbateurs endocriniens en France et dans le monde.

A l’issue des travaux menés par les experts, 21 effets sur la santé ont été considérés comme prioritaires à surveiller dans les années à venir. Parmi ces effets, 8 concernent la fonction reproductive :

  • La cryptorchidie (défaut de migration d’un testicule lors de la vie fœtale) ;
  • L’hypospadias (malformation de la verge) ;
  • La puberté précoce ;
  • Cancer des testicules;
  • L’altération de la qualité du sperme ;
  • L’endométriose ;
  • L’infertilité ;
  • La baisse de la fécondité.

Les autres effets prioritaires concernent des effets métaboliques, des troubles du neurodéveloppement, l’asthme et certains cancers :

A ce stade, les experts ne disposent pas toujours d’assez de preuves pour établir avec certitude le rôle des perturbateurs endocriniens. La surveillance de ces substances est capitale au regard de l’enjeu majeur de santé publique qu’ils représentent.

Rédiger par Estelle B., le 02 Février 2024, Docteur en Pharmacie

Sources

– Vers un élargissement de la surveillance des effets sanitaires des perturbateurs endocriniens.www.santepubliquefrance.fr. Consulté le 02 Février 2024.
– Que sait-on des effets des perturbateurs endocriniens sur la santé ? www.santepubliquefrance.fr. Consulté le 02 Février 2024.
– Que sont les perturbateurs endocriniens ? www.santepubliquefrance.fr. Consulté le 02 Février 2024.
Allergènes animaux

Qu’est-ce qui nous rend allergiques chez les animaux ? | Thierry Payet

Selon un sondage IPSOS, près de 60 % des Français possèdent un chien ou un chat. Des animaux domestiques qui peuvent occasionner des allergies. Les poils si souvent mis en cause sont-ils les seuls allergènes des animaux ? Santé Sur le Net a enquêté sur la question.

Allergènes animaux

L’allergie aux poils, une idée reçue tenace

Nombreux sont ceux qui pensent que l’allergie au chat ou au chien résulte de ses poils. Pourtant, tout animal domestique, à poils, à plumes ou à écailles, peut entraîner des réactions allergiques :

Tous les animaux de compagnie ou d’élevage peuvent ainsi être à l’origine d’allergiesles chats, les chiens, les lapins et autres NAC (nouveaux animaux de compagnie), mais aussi les poissons et les oiseaux. Parfois l’allergie n’est pas provoquée par l’animal lui-même, mais par les produits utilisés pour son alimentation ou ses soins.

Les animaux, sources de multiples allergènes

L’allergie peut donc faire suite à un contact direct avec l’animal (griffure, morsure, caresse, soins, …) ou à un contact indirectpar exemple avec une couverture ou une serviette utilisée pour l’animal. Les sujets atopiques présentent généralement un risque majoré de développer une allergie aux animaux. En cas d’allergie, il est souvent très difficile d’identifier l’allergène ou les allergènes en cause. Et pour cause, ces allergènes peuvent être multiples :

    • Les poils et autres phanères (écailles, …) ;
    • Les squames ;
    • Les sécrétions de l’animal : des allergènes peuvent être présents dans l’urine, la sueur, la salive, les larmes ou encore le sébum de l’animal ;
    • Les parasites de l’animal ;
  • Les produits utilisés pour l’animal (aliments, fourrage, herbes, produits d’hygiène et de soins, …).

Contrairement aux idées reçues, l’allergie aux animaux ne dépend pas uniquement des poils. D’ailleurs, aucun lien n’a pu être établi entre la nature et la longueur des poils d’un animal et le risque d’allergie. De même, certains se disent allergiques aux plumes contenues dans certains oreillers, couettes et édredons. Il n’en est rien, l’allergie est ici due aux acariens présents dans la literie.

Une recherche minutieuse pour identifier l’allergène en cause

De multiples allergènes ont ainsi pu être identifiés chez les animaux, les poils n’étant qu’un exemple parmi tant d’autres. Ainsi, des allergènes respiratoires ont été décrits dans la salive des lapins. Chez les rongeurs, l’urine est la principale source d’allergènes, mais elle n’est pas la seule. Une allergie croisée entre la viande de cheval et la peau du hamster a même été identifiée.

En cas d’allergie à un animal domestique, la recherche du ou des allergènes en cause peut être longue et complexe. Une consultation spécialisée chez un allergologue est recommandée. Ce qu’il faut retenir, c’est que tous les animaux peuvent provoquer des allergies, du chien au serpent, en passant par tous les NAC ! Que les allergies peuvent prendre de multiples formes, de l’éruption cutanée à l’allergie respiratoire. Et enfin, que les animaux sont sources de nombreux allergènes, soit par eux-mêmes soit par leur environnement. Les sujets atopiques, plus sensibles aux allergies, doivent être particulièrement vigilants !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Les allergènes des animaux domestiques. www.atmo-bfc.org. Consulté le 22 décembre 2023.
– Nouveaux animaux de compagnie, allergènes et dermatoses allergiques. www.sfdermato.org. Consulté le 22 décembre 2023.
pied diabétique

Prendre soin du pied diabétique pour éviter l’amputation | Thierry Payet

D’après la Haute Autorité de Santéentre 15 et 25 % des sujets diabétiques présenteront un ulcère du pied diabétique au cours de leur vie. Chaque année en France, environ 10 000 amputations sont réalisées à la suite de complications du pied diabétique. La Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) vient de publier ses dernières recommandations relatives à la prise en charge des infections du pied diabétique. Eclairage.

pied diabétique

Diabètes sucrés et pied diabétique

Qu’est-ce que le pied diabétique ? Quel est le rapport entre le diabète et le pied ? Les diabètes sucrés chroniques, qu’il s’agisse du diabète de type 1  ou du diabète de type 2 , exposent les patients à de multiples complications. L’élévation anormale et répétée du taux sanguin de glucose, l’hyperglycémie, est responsable d’atteintes neurologiques et vasculairesprogressivement irréversibles. Le pied n’échappe pas à ces atteintes et les patients diabétiques présentent simultanément au niveau des pieds une perte de sensibilité (ils sentent moins la douleur) et une circulation sanguine altérée (le sang circule moins bien dans le pied).

De ces mécanismes, découlent différentes complications du pied diabétique :

  • Les infections du pied diabétique: souvent bénignes au départ, elles peuvent évoluer vers des infections plus sévères chez le sujet diabétique ;
  • Le mal perforant plantaire qui associe la formation de corne au niveau des points d’appui du pied, des hématomes en profondeur et des ulcérations de la peau.

Chez le sujet diabétique, les plaies et infections du pied peuvent s’étendre rapidement et peinent à cicatriser. Le diagnostic rapide et un traitement adapté, souvent long, est nécessaire pour prévenir le recours à l’amputationqui reste malheureusement encore d’actualité dans un certain nombre de cas.

De nouvelles recommandations de la SPILF

Régulièrement, les sociétés savantes formulent des recommandations pour diagnostiquer et traiter les plaies et infections du pied diabétique, avec l’objectif de limiter le recours à l’amputation. Les recommandations proposées en cette fin d’année 2023 par la SPILF viennent actualiser leurs précédentes recommandations datant de 2006. Elles définissent les modalités pour :

  • La prise en charge des infections du pied diabétique;
  • Le diagnostic microbiologique en fonction du stade de la blessure ;
  • Les schémas de traitement antibiotique: traitement de première intention et de seconde intention, les posologies et le passage à la voie orale ;
  • Le recours à des antibiothérapies courtes dans certains contextes définis.

Ces recommandations permettent à tous les professionnels de santé accompagnant des sujets diabétiques de prendre en charge de manière optimale les plaies du pied diabétique. Ces patients peuvent également être suivis dans des centres de référence en plaies et cicatrisationqui existent dans différentes régions françaises. Orientés par leur médecin traitant ou leur diabétologue, les patients bénéficient dans ces centres d’une équipe spécialisée dans la prise en charge des plaies, notamment du pied diabétique.

Prendre soin de ses pieds pour prévenir le pied diabétique

Le pied diabétique et ses complications ne sont pas une fatalité pour les sujets diabétiques. Tout au long de la vie avec le diabète, prendre soin de ses pieds et les faire surveiller régulièrement par des professionnels peuvent permettre de limiter les risques. Voici quelques réflexes à adopter :

  • Adopter une bonne hygiène des pieds, des orteils et des ongles : éviter la macération, porter des chaussettes en coton et les changer régulièrement, bien sécher les pieds après la douche, traiter les mycoses cutanées ;
  • Contrôler et surveiller l’état de ses pieds : si vous n’êtes pas en mesure de le faire, demandez à un proche. Et chaque année, pensez à prendre rendez-vous chez un podologue pour un contrôle plus approfondi ;
  • Soigner de manière adaptée toute blessure : frottement, plaie, égratignure, …. Consultez au moindre doute ;
  • Eviter d’utiliser certaines techniques ou ustensiles d’hygiène ou de confort, comme certains coupe-ongles ou des bouillottes. Une simple blessure en se coupant les ongles des pieds peut évoluer en infection du pied diabétique  ;
  • Ne pas marcher pieds nus et choisir des chaussures adaptées à votre morphologie, vos conditions de marche et l’état de santé de vos pieds ;
  • Et bien sûr contrôler votre diabète : l’équilibre glycémique reste la meilleure arme contre les complications du diabète.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Recommandations de pratique clinique pour la prise en charge des maladies infectieuses liées à l’infection du pied diabétique (IFD) www.sciencedirect.com. Consulté le 18 décembre 2023.
– Le pied diabétique et ses infections. www.federationdesdiabetiques.org. Consulté le 18 décembre 2023.
Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

tout ce que vous devez savoir | Thierry Payet

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En réponse à la pénurie de médecins sur le territoire français, une expérimentation est actuellement menée, permettant aux infirmiers de constater le décès d’une personne majeure ayant eu lieu à domicile ou dans un EHPAD et de signer des certificats de décès.

On vous en dit plus dans cet article.

JE- Certificat de décès : de quoi parle-t-on ?

Le certificat de décès est le document officiel émis par un professionnel de la santé ou par un médecin pour confirmer le décès d’une personne. Ce document contient des informations telles que la date, l’heure et la cause du décès.

En règle générale, le certificat de décès est nécessaire pour effectuer des procédures administratives telles que l’enregistrement du décès auprès des autorités civiles, la planification des funérailles et la gestion des successions.

II- Contexte du déploiement de l’expérimentation

Afin de pallier à la pénurie de médecins, et de réduire les longs délais d’attente pour l’obtention des certificats de décès,  » à titre expérimental, pour une durée d’un an, l’Etat peut autoriser les infirmières et les infirmiers à signer les certificats de décès. » (article 36)

Cette initiative, introduite dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2023 va être expérimentée pendant 1 an dans 6 régions : Auvergne-Rhône Alpes, Centre Val de Loire, Ile de France, Hauts de France, La réunion, Occitanie.

Cette expérimentation vise à évaluer l’efficacité et la faisabilité de cette mesure avant une éventuelle généralisation.

Au terme de l’expérimentation, un rapport sera soumis au Parlement, qui décidera ou non de la généralisation de cette mesure.


III- Conditions pour participer à l’expérimentation

Les infirmiers volontaires souhaitant participer à l’expérimentation devront justifier de :

  • une inscription au tableau de l’ordre
  • l’obtention de leur diplôme depuis au moins 3 ans
  • l’accord de leur employeur s’ils exercent en tant que salariés
  • une formation spécifique de 12h avec évaluation finale (cette formation couvre des aspects tels que l’épidémiologie, l’examen clinique du processus mortel, et les aspects administratifs et juridiques).

IV- Modalités et restrictions

Les infirmiers volontaires souhaitant participer à l’expérimentation devront respecter certaines conditions de mise en œuvre, à savoir :

  • intervenir uniquement en cas dindisponibilité d’un médeciny compris retraité inscrit à l’ordre, ou du service d’aide médicale urgente (SAMU) pour établir le certificat de décès dans un délai raisonnable.
  • ne pas rédiger un certificat de décès lorsque le caractère violent de la mort est manifeste. Dans ce cas, il contacte le médecin traitant de la personne décédée ou, à défaut, le SAMU.
  • intervenir pendant son temps de travail, s’il est infirmier au sein d’un EHPAD et, inscrit sur la liste des volontaires, pour constater et certifier le décès d’un résident de l’établissement.
  • informer le médecin traitant du décès de la personne et des causes. Lorsque le décès survient en EHPAD, il en informe le médecin coordinateur ainsi que le directeur de l’établissement.
  • informer chaque semaine l’ARS territorialement compétente du nombre de certificats de décès établis.

V- Rémunération de l’acte

La prise en charge forfaitaire de ces actes et définie dans l’article 1 de l’arrêté du 6 décembre 2023.


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Vaccination antigrippale : protéger les futures mamans et leurs bébés | Thierry Payet

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Du 17 octobre 2023 au 31 janvier 2024 se déroulera la campagne de vaccination antigrippale saisonnière.

Face à l’imprévisibilité annuelle des épidémies de grippe, tant en termes de durée que d’intensité. Il est essentiel que les personnes vulnérables se fassent vacciner.

Cela concerne en particulier les personnes âgées de plus de 65 ans, celles ayant des troubles immunitaires ou souffrant de maladies chroniques. Il concerne également toutes les femmes enceintes, indépendamment du stade de leur grossesse.


JE- Comment les femmes enceintes peuvent-elles se faire vacciner contre la grippe ?

Pour obtenir gratuitement le vaccin en pharmacie, les femmes enceintes doivent se procurer un bon de prise en charge auprès d’un professionnel de santé de leur choix. Elles peuvent ensuite choisir de se faire vacciner par un médecin, une sage-femme, un pharmacien ou un infirmier.

Il est vivement conseillé aux femmes enceintes de se faire vacciner dès que possiblepeu importe le trimestre de leur grossesse. Cela vise à protéger à la fois leur santé et celle de leur enfant à naître.

II- Quels sont les risques de la grippe pendant la grossesse ?

Durant la grossesse, le virus de la grippe peut causer de sérieuses complications pour la mère et le fœtus. La grippe peut augmenter le risque de fausse couche. Une fièvre élevée, fréquente dans la grippe, peut provoquer des contractions et un accouchement prématuré.

Les femmes enceintes risquent plus la déshydratation. Elles sont aussi plus vulnérables aux infections respiratoires bactériennes graves, en raison des changements de leur système immunitaire. Face à des symptômes de grippe, une consultation médicale immédiate est nécessaire pour les femmes enceintes.

Cela permet de confirmer le diagnostic et de débuter un traitement adaptéen tenant compte des contre-indications médicamenteuses pendant la grossesse. Le paracétamol est utilisé contre la fièvre. Des antiviraux peuvent être prescrits pendant la grossesse.


III- Quels sont les risques de la vaccination contre la grippe pendant la grossesse ?

Depuis 2012, le Haut Conseil de la santé publique préconise la vaccination antigrippale pour toutes les femmes enceintes. Le vaccin contre la grippe est sûr pour la mère et l’enfant. Il n’est pas associé à des risques de complications maternellesde retard de croissance du fœtus, de fausse couche, de malformations fœtales ou de maladies post-natales chez l’enfant. Des études ont prouvé la sécurité et l’efficacité des vaccins grippaux inactivés qui réduisent les cas de grippe de près de 50 %.

En se faisant vacciner, une future mère protège également son enfant à naître. Les anticorps générés par la vaccination traversent le placenta et sont transmis au fœtus. Ces anticorps persistent et protègent le bébé pendant 3 à 6 mois après sa naissance. La vaccination n’a pas d’effets à long terme sur la santé de l’enfant.


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OMT chez les nourrissons • Ostéosanté • 30 novembre 2023

OMT chez les nourrissons • Ostéosanté • 30 novembre 2023 | Thierry Payet

L’article est une revue systématique et une méta-analyse évaluant l’efficacité du traitement de manipulation ostéopathique (OMT) pour les troubles gastro-intestinaux chez les nourrissons à terme et prématurés. Neuf études répondaient aux critères d’inclusion, dont cinq traitaient des nourrissons à terme et les autres traitaient des nourrissons prématurés. Les principaux critères de jugement concernaient la fonction gastro-intestinale ainsi que des critères d’évaluation secondaires tels que la durée du séjour à l’hôpital, la satisfaction des parents et les éventuels événements indésirables (EI)..

Le tractus gastro-intestinal joue un rôle essentiel dans le développement du nourrisson, mais des troubles tels que des problèmes de succion et de déglutition, des coliques infantiles, une diarrhée fonctionnelle et un syndrome de vomissements cycliques peuvent affecter la santé du nourrisson. L’OMT est une thérapie complémentaire non invasive qui utilise diverses approches manuelles pour améliorer la réponse physiologique et soutenir l’homéostasie physique. Cette thérapie se concentre particulièrement sur la manipulation et le mouvement du fascia viscéral.

La recherche documentaire a inclus diverses bases de données telles que PubMed, Scopus, Embase, Cochrane, Cinahl et PEDro. Les études incluses ont utilisé diverses techniques ostéopathiques, notamment la thérapie cranio-sacrale (CST), la libération myofasciale, la tension ligamentaire/membraneuse équilibrée, la thérapie fluidique indirecte et la propagation en V, le traitement viscéral, les sutures crâniennes, l’articulation et le traitement musculaire et osseux, en fonction de ceux associés. avec les zones dysfonctionnelles des Structures. Le nombre de séances d’OMT variait entre 1 et 2 par semaine, et une étude a mené trois séances au cours de la première semaine de vie. La durée de chaque séance variait de 20 à 60 minutes.

Les résultats ont montré que l’OMT était efficace dans certains cas, en particulier pour réduire les cris de coliques au fil du temps, et dans une étude, une réduction significative des crachats/vomissements a également été observée après cinq mois. Lors de l’alimentation des nourrissons prématurés, une étude a montré une amélioration statistiquement significative de l’obtention d’une nutrition orale complète dans le groupe OMT. Il n’y a pas eu de résultats statistiquement significatifs concernant la prise de poids et l’allaitement maternel. Les résultats ont été mitigés concernant la durée du séjour à l’hôpital, certaines études montrant une réduction dans le groupe OMT tandis que d’autres n’ont trouvé aucune différence significative. Concernant l’allaitement, une étude a montré une amélioration significative de la capacité des nourrissons à téter le sein et de la perception qu’ont les mères de l’allaitement. Dans l’ensemble, l’OMT était considérée comme généralement sûre, une seule étude rapportant des événements indésirables transitoires..

L’étude conclut que l’OMT est efficace dans certains cas, mais la généralisation n’est pas possible en raison de preuves contradictoires et du manque d’études de réplication de haute qualité. Il est recommandé de mener des essais contrôlés randomisés de haute qualité pour fournir de meilleures preuves.

Les interventions et les principales conclusions décrites dans le tableau 2 de l’article sont résumées comme suit :

Hayden et coll. (2009), Cerritelli et al. (2013, 2015) – Essais contrôlés randomisés (ECR) : Ces études ont mis en œuvre la thérapie manipulatrice ostéopathique (OMT) en utilisant diverses techniques telles que la thérapie cranio-sacrale (CST), la libération myofasciale, la tension ligamentaire/membraneuse équilibrée, la thérapie fluidique indirecte et la propagation en V. Les groupes témoins n’ont reçu aucune intervention ou des soins médicaux standards avec évaluation ostéopathique. Les séances avaient lieu une à deux fois par semaine et duraient entre 20 et 30 minutes.

Résultats sur les cris de coliques et la prise de poids : Certaines études ont montré une augmentation significative du nombre moyen d’heures de pleurs contre les coliques par jour en faveur du groupe OMT. Cependant, il n’y avait pas de différence significative entre les groupes OMT et témoins en termes de gain de poids quotidien moyen..

Herzaft-Le Roy et al. (2017): Cet ECR s’est concentré sur l’OMT combinée à des conseils en matière d’allaitement. L’OMT comprenait une tension membraneuse équilibrée, des sutures crâniennes et une libération myofasciale. Les résultats ont montré des différences statistiquement significatives dans la capacité des nourrissons à saisir le sein et dans les perceptions des mères sur l’allaitement en faveur du groupe OMT..

Castejón-Castejón et al. (2019), Vismara et coll. (2019) – Études randomisées randomisées et rétrospectives : Ces études comprenaient des techniques OMT pour traiter les tissus myofasciaux et conjonctifs et CST pour traiter les symptômes des coliques. Les résultats ont montré des différences significatives en faveur du groupe OMT en termes de gravité des coliques et de délai avant une nutrition orale complète..

Mills et coll. (2021) – Étude cas-témoins : Dans cette étude, l’OMT a été utilisée pour traiter les nourrissons, avec des techniques comprenant des traitements articulaires directs et indirects, une tension membraneuse et ligamentaire équilibrée. Il y avait des différences statistiquement significatives entre les groupes OMT et les groupes témoins en ce qui concerne les symptômes de crachats/vomissements et de coliques, mais elles ne sont pas significatives. Différences de prise de poids ou d’allaitement.

Techniques utilisées

En résumé, les techniques OMT suivantes ont été utilisées dans les études :

  • Thérapie craniosacralthérapie (CST)
  • Relaxation myofasciale
  • Tension ligamentaire/membraneuse équilibrée
  • Thérapie fluidique indirecte et V-Spread
  • Traitement du tissu myofascial et conjonctif
  • Traitement de zones spécifiques du corps (par exemple thorax, clavicule, diaphragme)
  • Auscultation globale et locale de l’abdomen
  • Traitement de la valvule iléo-caecale et du côlon
  • Conseils d’allaitement en association avec l’OMT

Ces techniques ont été utilisées dans diverses combinaisons et fréquences pour traiter divers symptômes et affections chez les nourrissons, en particulier les pleurs provoqués par les coliques et les difficultés d’allaitement.

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En tant qu’ostéopathe expérimenté à Hambourg, j’ai souvent observé des athlètes et des passionnés de fitness venir dans mon cabinet avec différents types de blessures. Les blessures sportives sont malheureusement un problème courant, mais la bonne nouvelle est que l’ostéopathie est une méthode extrêmement efficace pour traiter les blessures sportives et peut aider à prévenir de futures blessures.