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L’importance de la solidarité dans la lutte contre Parkinson | Thierry Payet

À l’occasion de la journée mondiale contre la maladie de Parkinson, les organisateurs démontrent l’importance de la solidarité dans la lutte contre Parkinson. Ce moment de soutien permet d’avancer dans la recherche des soins et l’accompagnement des personnes touchées : patients et proches aidants.

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Les actions prévues pour la journée mondiale de la maladie de Parkinson

À l’occasion de la journée internationale de la maladie de Parkinson, chaque année des rencontres et activités sont organisées à travers la France. Grâce aux Comités France Parkinson, beaucoup d’événements sont programmés pour sensibiliser et informer sur cette pathologie. Ces initiatives visent à approfondir la compréhension de la maladie, de ses traitements et des soutiens disponibles. Les participants peuvent ainsi découvrir les bonnes pratiques pour améliorer le parcours de soins et la vie des personnes atteintes par la maladie. Mais cette journée ne se limite pas à la seule dimension médicale ; elle offre également des occasions d’échanges entre individus touchés par la maladie, favorisant ainsi la solidarité et la convivialité. Conférences, tables rondes et collectes de dons rythment cette journée dédiée à la lutte contre la maladie de Parkinson. Le champ d’action s’étend au niveau mondial dans plus de 80 pays et les dates des événements autour de la maladie de Parkinson peuvent être programmés tout au long du mois d’avril.

La maladie de Parkinson : un défi croissant pour la santé publique

La maladie de Parkinson démontre une réalité préoccupante en France. Elle touche environ 200 000 personnes, soit 1 adulte sur 250. Chaque année, 25 000 nouveaux cas sont diagnostiqués, représentant un nouveau cas toutes les 2h30 selon France Parkinson. Elle constitue la deuxième cause de handicap moteur après l’AVC. Cette maladie connaît une croissance alarmante à l’échelle mondiale, passant de 2,6 millions de patients en 1990 à 6,3 millions en 2015. Elle devrait atteindre 12,9 millions en 2040, selon les estimations de France Parkinson. La Journée mondiale du Parkinson, instaurée en 1997 par l’European Parkinsons Disease Association (EPDA), rappelle chaque 11 avril la découverte de cette maladie en 1817 par James Parkinson, médecin britannique.

Comprendre la maladie de Parkinson : symptômes et mécanismes

La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative progressive qui altère le système nerveux central. Elle se manifeste principalement par des symptômes moteurs comme la rigidité musculaire, les tremblements, la bradykinésie (lenteur des mouvements volontaires). Dans les cas les plus atteints, elle peut entraîner la perte d’équilibre et des chutes répétées. Ces manifestations découlent de la perte de neurones dopaminergiques dans le cerveau. cela perturbe les voies de signalisation responsables des mouvements volontaires. Outre les symptômes moteurs, cette maladie peut induire d’autres troubles. La dépression, l’anxiété, les problèmes de sommeil et les difficultés cognitives en sont des exemples. Mais bien que sa cause exacte demeure inconnue, des facteurs génétiques, environnementaux dont les perturbateurs endocriniens et produits chimiques pourraient être davantage impliqués qu’une cause naturelle de vieillissement.

Les avancées et les défis à venir dans la prise en charge de la maladie

Les avancées récentes dans la recherche sur la maladie de Parkinson suscitent un optimisme croissant. Des développements prometteurs, tels que l’immunothérapie avec UB312 de Vaxxinity qui cible la réduction des niveaux d’alpha-synucléine. Et récemment, des chercheurs du CNRS et de l’université de Bordeaux ont mis au point une neuroprothèse conçue par des neuroscientifiques français et suisses pour corriger les troubles de la marche, ouvrant de nouvelles perspectives de traitement. En effet, ces innovations présentent un espoir pour les patients atteints de la maladie et soulignent l’importance de l’investissement continu dans la recherche pour trouver des solutions plus efficaces.

Rédigé par Camille V.

Sources

– 11 avril : Journée mondiale de la maladie de Parkinson www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr. Consulté le 3 avril 2024.
– France Parkinson : – Campagne de sensibilisation 2022www.youtube.com. Consulté le 3 avril 2024.
– Le vaccin contre la maladie de Parkinson cible l’alpha-synucléine toxique dans un essai de phase 1 parkinsonsnewstoday.com. Consulté le 3 avril 2024.
Person macht Crunches auf einer Yogamatte in einem Raum mit modernem Dekor.

Renforcez votre noyau tout en travaillant en 2024 | Thierry Payet

À l’ère du numérique, où l’on passe de nombreuses heures assis, il est crucial de permettre à notre corps de faire suffisamment d’exercice. Nos vidéos d’exercices hebdomadaires vous offrent un moyen simple mais efficace de relancer votre circulation et de prévenir les plaintes typiques. Cette semaine, nous nous concentrons sur un exercice qui non seulement profite à votre dos, mais renforce également vos muscles abdominaux : les redressements assis.

les différentes méthodes et leurs conditions

les différentes méthodes et leurs conditions | Thierry Payet

L’interruption volontaire de grossesse a pris un tournant favorable dans sa prise en charge et dans la reconnaissance des droits des femmes. Voici quelques explications et mises à jour au sujet de l’IVG.

Les différentes méthodes d’IVG

Il existe 2 formes d’interruption volontaire de grossesse, permettant aux femmes confrontées à une grossesse non désirée d’y mettre un terme. L’IVG médicamenteuse et l’IVG instrumentale sont les deux méthodes disponibles, chacune ayant ses propres limites de temps et ses procédures. L’IVG médicamenteuse est possible jusqu’à 7 semaines de grossesse et 9 semaines d’aménorrhée. Tandis que l’IVG instrumentale peut être pratiquée jusqu’à la fin de la 14ᵉ semaine de grossesse ou d’aménorrhée . La décision d’opter pour l’une ou l’autre dépend des recommandations médicales.

Pour l’IVG médicamenteuse, le processus est souvent réalisé à domicile. La mifépristone est administrée en premier, suivie de près par un analogue de prostaglandines. Des saignements et des douleurs peuvent survenir, mais sont généralement soulagés par des anti-douleurs. Une visite de contrôle est ensuite programmée entre 14 et 21 jours après la prise du médicament.

L’IVG instrumentale se déroule dans un cadre hospitalier, avec une dilatation du col de l’utérus suivie d’une aspiration de l’embryon. Des consultations préalables ainsi qu’une consultation d’anesthésie sont nécessaires pour garantir la sécurité de l’intervention. Les complications sont rares, mais une surveillance post-opératoire est assurée pour détecter d’éventuels problèmes.

Avoir recours à une interruption volontaire de grossesse

L’IVG nécessite un accompagnement particulier tant sur le plan médical que psychologique. La prise en charge s’effectue en deux temps :

  • Le temps d’information sur l’IVG avec un médecin ou une sage-femme. Pendant cette consultation, le professionnel examine la patiente, l’informe sur les deux méthodes d’IVG (leurs avantages et leurs inconvénients), lui remet le dossier guide et lui délivre une seconde attestation de consultation.
  • Lors de la seconde consultation, la patiente confirme par écrit sa demande d’avortement, donne son consentementchoisit librement la méthode d’avortement et le lieu de l’intervention. Cette consultation permet aussi d’assurer un dépistage des infections sexuellement transmissibles à la demande de la personne.

Et entretien psycho-social peut être réalisé entre les deux consultations. Il est effectué par une personne qualifiée en conseil conjugal et, est proposé librement à la patiente. Mais il est obligatoire pour les mineures. Il permet d’assurer un accompagnement psychologique de l’IVG et parfois d’aider les patientes dans le cas d’une agression sexuelle.

Les mineures doivent obligatoirement se faire accompagner par une personne majeure de leur choix, un adulte de jeentourage ou un membre du planning familial si elles souhaiteNT garder le secret.

L’IVG et les frais afférents sont pris en charge à 100 % sans avance de frais, sans aucune demande de paiement. Parallèlement, de nouveaux outils d’information ont été mis à disposition des femmes depuis 2015 :

  • Un numéro national d’information anonyme et gratuit (0800 08 11 11) ;
  • Un site internet dédié à l’IVG (ivg.gouv.fr) ;
  • Une campagne d’information sur l’IVG pour lutter contre les informations erronées.

Que dit la loi sur l’IVG en 2024 ?

Depuis la loi Veil de 1975, la législation sur l’IVG en France a connu des avancées significatives pour garantir un accès plus libre et sécurisé à l’avortement. La loi de modernisation du système de santé de 2016 a notamment supprimé le délai de réflexion d’une semaine, élargi l’offre de proximité et assuré une prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie. Plus récemment, en mars 2024, la France a franchi un pas historique en inscrivant dans sa Constitution la liberté des femmes de recourir à l’IVG. Cet événement marque ainsi l’engagement fort en faveur des droits et de l’autonomie des femmes.

Rédigé par Camille V.

Sources

– IVG dans la Constitution : une « étape fondamentale » www.gouvernement.fr. Consulté le 19 mars 2024.
– L’interruption volontaire de grossesse (IVG) : délais et consultations préalables. www.ameli.fr. Consulté le 19 mars 2024.
Ein fitter Mann, der in einem Wohnzimmer Yoga macht.

En forme à votre bureau • Blogue santé • 3 février 2024 | Thierry Payet

11 janvier 2024

17h09

L’ostéopathie est une forme de traitement holistique qui vise à identifier et traiter les causes des plaintes. Les techniques manuelles libèrent les tensions, améliorent la mobilité et augmentent le bien-être. L’ostéopathie traite les gens comme une unité du corps, de l’esprit et de l’âme et vise non seulement à soulager les symptômes, mais aussi à avoir un effet préventif. Les plaintes courantes telles que les maux de dos et les maux de tête peuvent être soulagées efficacement grâce à des traitements ostéopathiques. Le choix d’un ostéopathe qualifié est crucial pour la réussite du traitement.

Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

Lancement du premier Label IDEL : Innovation en Cancérologie | Thierry Payet

Nombre de vues sur l’article : 1

Mise à jour: 19 janvier 2024

Comment mieux accompagner les patients atteints de cancer ? Comment faire face à la complexité des soins oncologiques et du suivi des patients ?

Afin de répondre à une évolution visant à renforcer la prise en charge et le bien-être des patients présentant un cancer, l’émergence du premier Label IDEL en cancérologie marque un tournant décisif.

Quelles perspectives offre cette initiative ? Dans quelle mesure façonne-t-elle l’avenir des soins en cancérologie ?

Medicalib vous en dit plus à ce sujet.

I- Cancérologie : besoin d’innovation

En cancérologie, l’innovation est essentielle pour améliorer la qualité des soins et être en mesure de répondre aux besoins des patients.

En effet, face à l’incidence croissante des cancers dans le monde, les professionnels de santé se trouvent confrontés à des défis majeurs : diagnostic précoce, traitements personnalisé, et accompagnement spécialisé des patients. Comment alors développer des stratégies efficaces en oncologie pour relever ces défis ?

Le secteur de la cancérologie a connu de profonds bouleversements technologiques, scientifiques, thérapeutiques et organisationnels. Ainsi, avec l’intégration de technologies de pointe, comme l’intelligence artificielle et la médecine de précision, de nouvelles perspectives s’ouvrent pour une prise en charge plus ciblée et plus efficace des patients. Par ailleurs, la formation continue des infirmiers permet de les tenir informés des avancées en matière de traitement des cancers. Une approche de plus en plus holistique est proposée, permettant d’aborder tant les soins que la prévention, la rééducation, la réadaptation que l’accompagnement psychologique des patients et de leurs familles.


II- Label IDEL en cancérologie : de quoi s’agit-il ?

Ce label en cancérologie représente une avancée majeure dans le domaine des soins oncologiques. C’est en effet une manière innovante de renforcer la qualité de la prise en charge des patients atteints de cancer. Centrée sur le patient, cette nouvelle approche permet d’assurer les patients d’une prise en charge adaptée à leurs besoins spécifiques et, conforme aux meilleures pratiques médicale.

Aujourd’hui où :

  • les parcours de soins sont plus complexes,
  • la prise en charge est pluridisciplinaire,
  • les soins doivent être coordonnés entre la ville et l’hôpital
  • des traitements de pointe sont proposés, la nécessité de « labelliser les IDEL intervenant auprès de patients atteints de cancer et de les fédérer au sein d’une communauté de pratiques digitalisée » apparaissait incontournable.

Grâce à ce label, établissements comme professionnels de santé libéraux peuvent donc se démarquer et faire valoir un engagement particulier à assurer des soins de la plus haute qualité à leurs patients (qualité des traitements proposés, approche holistique et empathique…)


III- Label IDEL en cancérologie : avantages

UN – Avantages pour les patients

  • Prise en charge centrée sur les besoins individuels de chaque patient
  • Approche personnalisée du traitement du cancer
  • Accès à des soins infirmiers spécialisés, intégrant les dernières avancées en matière de traitement oncologique et de soutien psychosocial.
  • Amélioration globale de la qualité des soins en oncologie

B- Avantages pour les infirmières

  • Reconnaissance de l’excellence et de l’engagement envers des soins de haute qualité
  • Encouragement à une amélioration continue des compétences et des connaissances
  • Valorisation du statut infirmier : mise en avant de l’importance de cette spécialité dans le parcours de soins des patients atteints de cancer, de leur rôle clé et de leur expertise
  • Meilleure coordination des soins
  • Plus grande satisfaction des patients comme des soignants

jeV- Label IDEL en cancérologie : perspectives

Le label IDEL en cancérologie permet d’affirmer et de renforcer un positionnement en faveur d’une prise en charge globale et optimale du patient. Ce label permet de confirmer au niveau national et international le choix d’apporter des soins toujours plus qualitatifs et individualisés. Ceci, en coordination avec les différents professionnels intervenants auprès du patient.


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pied diabétique

Prendre soin du pied diabétique pour éviter l’amputation | Thierry Payet

D’après la Haute Autorité de Santéentre 15 et 25 % des sujets diabétiques présenteront un ulcère du pied diabétique au cours de leur vie. Chaque année en France, environ 10 000 amputations sont réalisées à la suite de complications du pied diabétique. La Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) vient de publier ses dernières recommandations relatives à la prise en charge des infections du pied diabétique. Eclairage.

pied diabétique

Diabètes sucrés et pied diabétique

Qu’est-ce que le pied diabétique ? Quel est le rapport entre le diabète et le pied ? Les diabètes sucrés chroniques, qu’il s’agisse du diabète de type 1  ou du diabète de type 2 , exposent les patients à de multiples complications. L’élévation anormale et répétée du taux sanguin de glucose, l’hyperglycémie, est responsable d’atteintes neurologiques et vasculairesprogressivement irréversibles. Le pied n’échappe pas à ces atteintes et les patients diabétiques présentent simultanément au niveau des pieds une perte de sensibilité (ils sentent moins la douleur) et une circulation sanguine altérée (le sang circule moins bien dans le pied).

De ces mécanismes, découlent différentes complications du pied diabétique :

  • Les infections du pied diabétique: souvent bénignes au départ, elles peuvent évoluer vers des infections plus sévères chez le sujet diabétique ;
  • Le mal perforant plantaire qui associe la formation de corne au niveau des points d’appui du pied, des hématomes en profondeur et des ulcérations de la peau.

Chez le sujet diabétique, les plaies et infections du pied peuvent s’étendre rapidement et peinent à cicatriser. Le diagnostic rapide et un traitement adapté, souvent long, est nécessaire pour prévenir le recours à l’amputationqui reste malheureusement encore d’actualité dans un certain nombre de cas.

De nouvelles recommandations de la SPILF

Régulièrement, les sociétés savantes formulent des recommandations pour diagnostiquer et traiter les plaies et infections du pied diabétique, avec l’objectif de limiter le recours à l’amputation. Les recommandations proposées en cette fin d’année 2023 par la SPILF viennent actualiser leurs précédentes recommandations datant de 2006. Elles définissent les modalités pour :

  • La prise en charge des infections du pied diabétique;
  • Le diagnostic microbiologique en fonction du stade de la blessure ;
  • Les schémas de traitement antibiotique: traitement de première intention et de seconde intention, les posologies et le passage à la voie orale ;
  • Le recours à des antibiothérapies courtes dans certains contextes définis.

Ces recommandations permettent à tous les professionnels de santé accompagnant des sujets diabétiques de prendre en charge de manière optimale les plaies du pied diabétique. Ces patients peuvent également être suivis dans des centres de référence en plaies et cicatrisationqui existent dans différentes régions françaises. Orientés par leur médecin traitant ou leur diabétologue, les patients bénéficient dans ces centres d’une équipe spécialisée dans la prise en charge des plaies, notamment du pied diabétique.

Prendre soin de ses pieds pour prévenir le pied diabétique

Le pied diabétique et ses complications ne sont pas une fatalité pour les sujets diabétiques. Tout au long de la vie avec le diabète, prendre soin de ses pieds et les faire surveiller régulièrement par des professionnels peuvent permettre de limiter les risques. Voici quelques réflexes à adopter :

  • Adopter une bonne hygiène des pieds, des orteils et des ongles : éviter la macération, porter des chaussettes en coton et les changer régulièrement, bien sécher les pieds après la douche, traiter les mycoses cutanées ;
  • Contrôler et surveiller l’état de ses pieds : si vous n’êtes pas en mesure de le faire, demandez à un proche. Et chaque année, pensez à prendre rendez-vous chez un podologue pour un contrôle plus approfondi ;
  • Soigner de manière adaptée toute blessure : frottement, plaie, égratignure, …. Consultez au moindre doute ;
  • Eviter d’utiliser certaines techniques ou ustensiles d’hygiène ou de confort, comme certains coupe-ongles ou des bouillottes. Une simple blessure en se coupant les ongles des pieds peut évoluer en infection du pied diabétique  ;
  • Ne pas marcher pieds nus et choisir des chaussures adaptées à votre morphologie, vos conditions de marche et l’état de santé de vos pieds ;
  • Et bien sûr contrôler votre diabète : l’équilibre glycémique reste la meilleure arme contre les complications du diabète.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Recommandations de pratique clinique pour la prise en charge des maladies infectieuses liées à l’infection du pied diabétique (IFD) www.sciencedirect.com. Consulté le 18 décembre 2023.
– Le pied diabétique et ses infections. www.federationdesdiabetiques.org. Consulté le 18 décembre 2023.
Fluoroquinolones

Quinolones et fluoroquinolones – Santé sur le Net | Thierry Payet

Auparavant très utilisés dans le traitement de certaines infections bactériennes, notamment urinaires, les fluoroquinolones sont de moins en moins prescrite s. Les prescriptions en médecine de ville ont été réduites de près de 60 % en 10 ans. En cause, leurs effets secondaires parfois importants. Explications.Fluoroquinolones

Fluoroquinolones, des antibiotiques aux effets secondaires majeurs

Les fluoroquinolones constituent une classe d’antibiotiques très utiles pour le traitement de certaines infections bactériennes. Elles sont notamment utilisées pour traiter des infections urinaires, mais aussi des otites. Actuellement, sept fluoroquinolones sont disponibles en Francesous forme orale ou injectables :

  • La ciprofloxacine ;
  • La lévofloxacine ;
  • L’ofloxacine ;
  • Norfloxacine ;
  • La moxifloxacine ;
  • Loméfloxacine ;
  • La délafloxacine.

Si leur efficacité n’est plus à démontrer, ces antibiotiques présentent parallèlement des effets secondaires, parfois graves :

  • Une photosensibilisation (une sensibilité au soleil liée à la prise de l’antibiotique) ;
  • Des troubles neuropsychiatriques: insomnie, fatigue, dépression, troubles de la mémoire, troubles sensoriels (vue, ouïe, odorat, goût) ;
  • Des neuropathies périphériques (des atteintes des nerfs périphériques) : troubles sensitifs et/ou moteurs touchant surtout les extrémités des membres inférieurs) ;
  • Des troubles musculosquelettiques (douleurs et gonflements des articulations, inflammation voire rupture de tendon, comme le tendon d’Achille, douleurs et/ou faiblesse musculaires.

Des antibiotiques réservés à certaines infections

Ces dernières années, les données de pharmacovigilance ont montré que ces effets secondaires pouvaient perdurer dans le temps, devenir invalidants et parfois irréversibles. Ils peuvent apparaître au cours du traitement, mais aussi plusieurs mois après la prise d’une fluoroquinolone. Ils peuvent également être liés à des traitements antibiotiques successifs. Face à ces effets secondaires majeurs, l’agence européenne du médicament a réévalué le rapport bénéfice / risque des fluoroquinolones en 2018 et 2019. Suite à ces travaux, les autorités de santé publique ont restreint les indications thérapeutiques de ces antibiotiques et actualiser leur profil de sécurité d’emploi.

Parallèlement, des analyses complémentaires ont été effectuées suite à l’observation d’effets secondaires cardiaques très rares, mais graves. Compte-tenu de la gravité potentielle des effets secondaires, les fluoroquinolones ne doivent être prescrites que dans un nombre limité de contextes, et seulement lorsqu’il n’existe pas d’autre antibiotique efficace contre l’infection à traiter. A chaque fois, le médecin doit évaluer les bénéfices et les risques de la prescription d’une fluoroquinolone. Certains patients sont notamment plus exposés aux risques d’effets secondaires :

  • Les personnes âgées ;
  • Les sujets atteints d’insuffisance rénale ;
  • Les patients transplantés ;
  • Les patients suivant un traitement par des corticoïdes.

Informer les patients des risques et des signes à surveiller

Les patients doivent être informés précisément des risques liés à la prise d’une fluoroquinolone et des signes à surveiller tout au long du traitement : gonflement ou douleur articulaire, douleur musculaire, tendinite, troubles sensoriels, difficulté à respirer, etc. Au moindre signe suspect, les patients doivent demander sans délai l’avis d’un professionnel de santé. Dans certains cas, une prise en charge médicale en urgence est nécessaire.

Malgré ces effets secondaires majeurs, les fluoroquinolones restent des antibiotiques indispensables pour traiter certaines infections bactériennes, parfois graves voire mortelles. En revanche, ils ne doivent pas être prescrits dans les cas suivants :

  • Une infection bactérienne non sévère ou qui guérit spontanément ;
  • La prévention de la turista, la diarrhée du voyageur ;
  • La prévention des infections urinaires basses récidivantes ;
  • Les infections non bactériennes, comme la prostatite non bactérienne ;
  • Des infections modérées à sévères sauf lorsque les autres antibiotiques sont inadaptés : cystite non compliquée, exacerbation aiguë d’une BPCO (BronchoPneumopathie Chronique Obstructive), sinusite ou otite moyenne aiguë.

Les fluoroquinolones ne peuvent également pas être prescrites chez des patients ayant déjà présenté des effets secondaires lors d’une prise antérieure de ces antibiotiques.

Rédigé par Estelle B., Docteur en Pharmacie le 3 septembre 2028 et mis à jour le 29 décembre 2023.

Sources

– Fluoroquinolones. www.conseil-national.medecin.fr. Consulté le 15 décembre 2023
– Fluoroquinolones. ANSM. ansm.sante.fr. Consulté le 15 décembre 2023.
– Antibiotiques de la famille des fluoroquinolones administrés par voie systémique ou inhalée : rappel des restrictions d’utilisation. ansm.sante.fr. Consulté le 15 décembre 2023.
Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

une hygiène de vie et de peau | Thierry Payet

Mise à jour: 18 décembre 2023

Touchant principalement les adolescents, mais pas uniquement, l’acné est un problème de peau fréquent qui peut se manifester sous différentes formes, allant de légères à sévères. Caractérisée par des éruptions de boutons sur des zones telles que le visage, le cou, le thorax, et parfois le dos, elle soulève de nombreuses questions.

Dans cet article, nous aborderons les causes hormonales de l’acné, explorons les options de traitements disponibles, ainsi que des conseils pratiques.


JE- Qu’est-ce que l’Acné ?

L’acné, une affection cutanée fréquente, se caractérise par des boutons, points noirs et kystes, apparaissant surtout sur le visage, le dos et la poitrine.

Elle résulte d’une combinaison de plusieurs éléments, incluant la surproduction de sébum et le blocage des pores. Par ailleurs, la prolifération de bactéries et les fluctuations hormonales jouent également un rôle important.

L’acné débute généralement à la puberté principalement sous l’influence des hormones sexuelles. Elle est la maladie de la peau qui a les répercussions psychologiques les plus importantes chez les patients. Elle interfère alors dans la relation avec les autres.

Les femmes adultes peuvent également développer de l’acné, souvent avant leurs règles ou au début d’un traitement contraceptif oral. Ce phénomène peut aussi se manifester pendant la grossesse ou autour de la ménopause.


II- Causes et Facteurs de Risque

Les causes de l’acné sont multiples et varient d’une personne à l’autre.

La génétique joue un rôle dans l’acné. Il existe en effet des formes familiales, donc s’il y a un antécédent familial d’acné, il y a plus de risque d’avoir de l’acné. Les facteurs hormonaux, en particulier pendant l’adolescence, la grossesse, ou certaines périodes du cycle menstruel, jouent un rôle significatif.

En outre, le stress, certains médicaments, l’alimentation et l’usage de produits cosmétiques inappropriés peuvent aussi favoriser l’apparition de l’acné.


III- Traitement et prévention

Il est essentiel de consulter un professionnel de santé, tel qu’un médecin généraliste ou un dermatologue, spécialisé dans les soins de la peau. L’acné, étant une affection chronique, nécessite souvent des traitements prolongés, pouvant s’étendre sur plusieurs mois ou années. Les médecins peuvent recommander différents traitements pour l’acné. Ces options varient entre traitements locaux, oraux, ou une combinaison des deux.

Des options comme le traitement au laser peuvent aussi être suggérées par le dermatologue.

Les traitements contre l’acné peuvent parfois fragiliser la peau, provoquant sécheresse, rougeurs et inconfort. Pour atténuer ces effets secondaires, des produits dermo- cosmétiques anti-acné, comme des crèmes, lotions ou sticks correcteurs, peuvent être prescrits.

Il faut de la patience et suivre attentivement les prescriptions médicales pour traiter l’acné et minimiser les cicatrices.


IV- L’impact psychologique de l’acné

  • Estime de soi et image corporelle : L’acné, peut entraîner une diminution de l’estime de soi et une image corporelle négative.
  • Anxiété et stress : la présence d’acné peut provoquer de l’anxiété et du stress. En particulier en raison de la peur du jugement ou de la stigmatisation sociale.
  • Dépression : l’acné peut contribuer à des sentiments de tristesse ou de désespoir prolongés, voire à une dépression clinique. Cette situation est particulièrement grave et nécessite une attention médicale immédiate.
  • Comportement d’évitement : La gêne ou la honte liée à l’apparence peut conduire à des comportements d’évitement : le refus de participer à certaines activités sociales ou même le désir d’éviter de se regarder dans un miroir.

l’impact psychologique de l’acné ne doit pas être négligé. Une approche globale, traitant à la fois les aspects physiques et mentaux, est essentielle pour une gestion efficace de cette condition.


V- Les principaux conseils de base contre l’acné

Conseil de base Pourquoi ?
Ne pas utiliser de savons dégraissants, type savon de Marseille Ils stimulent la sécrétion de sébum et favorise l’apparition ou l’aggravation de l’acné.
Pas de lavages draconiens ou trop fréquents Un lavage quotidien avec un gel nettoyant spécifique ou un pain dermatologique est largement suffisant
Ne pas appliquer trop souvent d’antiseptiques Un déséquilibre de la flore bactérienne cutanée favorisera le développement des bactéries pathogènes. De plus, un contact fréquent avec certains produits peut entraîner un eczéma.
Ne pas « tripoter » ses boutons Il y a un risque de surinfection bactérienne et un bouton éclaté laissera la place à un beau « trou » en guise de cicatrice.
Attention aux maquillages ! Certains favorisent parfois la formation des boutons et points noirs. Se maquiller avec des produits adaptés et portant la mention « non-comédogène ».
Ne pas copier le traitement d’un(e) ami(e) Chaque type d’acné a son traitement et ceux-ci ne sont pas dénués de risque.
Eviter le soleil Ne pas s’exposer au soleil sans protection solaire adaptée car le soleil est un faux ami de l’acné : il fait disparaître l’acné le temps de l’exposition mais entraine un rebond des boutons une fois l’exposition solaire terminée.
Roaccutane : Attention à la grossesse ! Ce médicament est dit tératogène : il peut provoquer des anomalies ou des déformations du fœtus. Sa prise nécessite donc une contraception efficace.

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Mesurer la force de préhension • Blog santé Liem • 8 novembre 2023

Mesurer la force de préhension • Blog santé Liem • 8 novembre 2023 | Thierry Payet

10h30

En tant qu’ostéopathe expérimenté à Hambourg, j’ai souvent observé des athlètes et des passionnés de fitness venir dans mon cabinet avec différents types de blessures. Les blessures sportives sont malheureusement un problème courant, mais la bonne nouvelle est que l’ostéopathie est une méthode extrêmement efficace pour traiter les blessures sportives et peut aider à prévenir de futures blessures.