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Prédominance féminine de l’anorexie mentale : l’horloge biologique | Thierry Payet

L’anorexie mentale est une maladie multifactorielle qui touche principalement les femmes. Et si la prédominance féminine de ce trouble du comportement alimentaire pouvait s’expliquer par une dérégulation de leur horloge interne ?  C’est ce que suggère une récente étude menée par des chercheurs des chercheurs de l’université de Rouen Normandie. Zoom sur les conclusions de leurs travaux.

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L’anorexie mentale : un impact psychologique et physique

L’anorexie mentale désigne un trouble de la conduite alimentaire caractérisé par une restriction des apports alimentaires pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Ce comportement conduit à une perte de poids importante associée à une peur intense et permanente de grossir. L’anorexie mentale est une maladie multifactorielle qui touche principalement la population féminine.

À savoir ! Les pics d’apparition de l’anorexie mentale se situent entre 13–14 ans et 16–17 ans. Mais l’anorexie mentale peut également apparaître dans l’enfance ou à l’âge adulte.
Importants et durables, les troubles liés à l’anorexie mentale ont des répercussions à la fois psychologiques et physiques. C’est ainsi que de nombreuses fonctions pilotées par l’horloge biologique circadienne sont perturbées comme la fonction intestinale, le sommeil, l’humeur, ou encore la fabrication d’hormones.

Se pose alors la question de savoir si l’anorexie a également un impact en amont sur la régulation du rythme circadien. C’est ce qu’ont cherché à vérifier des chercheurs de  l’université de Rouen Normandie.

Anorexie mentale et dérégulation de l’horloge biologique

Pour mener à bien leurs travaux, les scientifiques ont étudié un échantillon de souris souffrant d’un trouble similaire à l’anorexie mentale humaine. Ils ont ainsi observé que chez ces animaux « anorexiques », l’expression des gènes contrôlant leur horloge interne était perturbée :

  • Au niveau cérébral pour l’horloge centrale.
  • Au niveau gastro-intestinal pour les horloges périphériques.

Les scientifiques ont par ailleurs constaté une différence significative entre les souris mâles et les souris femelles avec :

  • Des variations de l’expression des gènes de l’horloge centrale moins intenses chez les souris mâles.
  • Des variations de l’expression des gènes de l’horloge intestinale uniquement chez les souris femelles.

De plus, vu que la composition du microbiote s’est révélée davantage modifiée chez les souris femelles anorexiques que chez les souris mâles, il semblerait que cette dérégulation de l’horloge biologique puisse également être liée à l’action de bactéries intestinales. Pour les scientifiques, il s’agira donc de déterminer si l’altération de la composition bactérienne intestinale est une cause ou une conséquence de l’anorexie. D’autant que la composition du microbiote intestinal suit une évolution circadienne chez les souris des deux sexes.

Vers une meilleure compréhension du lien entre horloge interne et troubles du comportement alimentaire ?

Si ces résultats nécessitent d’être confirmés chez l’être humain, ils pourraient néanmoins aider à mieux comprendre pourquoi l’anorexie mentale prédomine chez les femmes. Forts de ces premières découvertes, les chercheurs envisagent désormais d’approfondir cette étude. L’objectif ? Comprendre les liens entre les perturbations centrales du rythme circadien et les zones cérébrales contrôlant le comportement alimentaire.

Les scientifiques travaillent enfin en parallèle sur un modèle de souris boulimique pour déterminer s’il existe également dans cet autre trouble du comportement alimentaire une dérégulation des gènes de l’horloge interne. Affaire à suivre !

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Anorexie mentale : l’horloge interne des femmes pourrait les rendre plus vulnérables. www.inserm.fr. Consulté le 3 avril 2024.
– Anorexie mentale : définition et causes. www.ameli.fr. Consulté le 3 avril 2024.
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L’importance de la solidarité dans la lutte contre Parkinson | Thierry Payet

À l’occasion de la journée mondiale contre la maladie de Parkinson, les organisateurs démontrent l’importance de la solidarité dans la lutte contre Parkinson. Ce moment de soutien permet d’avancer dans la recherche des soins et l’accompagnement des personnes touchées : patients et proches aidants.

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Les actions prévues pour la journée mondiale de la maladie de Parkinson

À l’occasion de la journée internationale de la maladie de Parkinson, chaque année des rencontres et activités sont organisées à travers la France. Grâce aux Comités France Parkinson, beaucoup d’événements sont programmés pour sensibiliser et informer sur cette pathologie. Ces initiatives visent à approfondir la compréhension de la maladie, de ses traitements et des soutiens disponibles. Les participants peuvent ainsi découvrir les bonnes pratiques pour améliorer le parcours de soins et la vie des personnes atteintes par la maladie. Mais cette journée ne se limite pas à la seule dimension médicale ; elle offre également des occasions d’échanges entre individus touchés par la maladie, favorisant ainsi la solidarité et la convivialité. Conférences, tables rondes et collectes de dons rythment cette journée dédiée à la lutte contre la maladie de Parkinson. Le champ d’action s’étend au niveau mondial dans plus de 80 pays et les dates des événements autour de la maladie de Parkinson peuvent être programmés tout au long du mois d’avril.

La maladie de Parkinson : un défi croissant pour la santé publique

La maladie de Parkinson démontre une réalité préoccupante en France. Elle touche environ 200 000 personnes, soit 1 adulte sur 250. Chaque année, 25 000 nouveaux cas sont diagnostiqués, représentant un nouveau cas toutes les 2h30 selon France Parkinson. Elle constitue la deuxième cause de handicap moteur après l’AVC. Cette maladie connaît une croissance alarmante à l’échelle mondiale, passant de 2,6 millions de patients en 1990 à 6,3 millions en 2015. Elle devrait atteindre 12,9 millions en 2040, selon les estimations de France Parkinson. La Journée mondiale du Parkinson, instaurée en 1997 par l’European Parkinsons Disease Association (EPDA), rappelle chaque 11 avril la découverte de cette maladie en 1817 par James Parkinson, médecin britannique.

Comprendre la maladie de Parkinson : symptômes et mécanismes

La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative progressive qui altère le système nerveux central. Elle se manifeste principalement par des symptômes moteurs comme la rigidité musculaire, les tremblements, la bradykinésie (lenteur des mouvements volontaires). Dans les cas les plus atteints, elle peut entraîner la perte d’équilibre et des chutes répétées. Ces manifestations découlent de la perte de neurones dopaminergiques dans le cerveau. cela perturbe les voies de signalisation responsables des mouvements volontaires. Outre les symptômes moteurs, cette maladie peut induire d’autres troubles. La dépression, l’anxiété, les problèmes de sommeil et les difficultés cognitives en sont des exemples. Mais bien que sa cause exacte demeure inconnue, des facteurs génétiques, environnementaux dont les perturbateurs endocriniens et produits chimiques pourraient être davantage impliqués qu’une cause naturelle de vieillissement.

Les avancées et les défis à venir dans la prise en charge de la maladie

Les avancées récentes dans la recherche sur la maladie de Parkinson suscitent un optimisme croissant. Des développements prometteurs, tels que l’immunothérapie avec UB312 de Vaxxinity qui cible la réduction des niveaux d’alpha-synucléine. Et récemment, des chercheurs du CNRS et de l’université de Bordeaux ont mis au point une neuroprothèse conçue par des neuroscientifiques français et suisses pour corriger les troubles de la marche, ouvrant de nouvelles perspectives de traitement. En effet, ces innovations présentent un espoir pour les patients atteints de la maladie et soulignent l’importance de l’investissement continu dans la recherche pour trouver des solutions plus efficaces.

Rédigé par Camille V.

Sources

– 11 avril : Journée mondiale de la maladie de Parkinson www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr. Consulté le 3 avril 2024.
– France Parkinson : – Campagne de sensibilisation 2022www.youtube.com. Consulté le 3 avril 2024.
– Le vaccin contre la maladie de Parkinson cible l’alpha-synucléine toxique dans un essai de phase 1 parkinsonsnewstoday.com. Consulté le 3 avril 2024.
Mann führt in einer ruhigen Innenumgebung eine Yoga-Pose mit dem Großen Armkreis aus.

Renforcez votre noyau tout en travaillant en 2024 | Thierry Payet

Dans un monde de plus en plus dominé par le travail sédentaire, la recherche d’équilibre et d’activité physique est plus importante que jamais. En tant qu’ostéopathe expérimenté et passionné par le bien-être physique, je partage chaque semaine des exercices pratiques qui s’intègrent facilement dans la vie de tous les jours. Cette semaine, nous nous concentrons sur les cercles des gros bras, un exercice simple mais efficace conçu spécifiquement pour combattre la tension causée par une position assise prolongée.

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Un nouveau médicament face aux effets de la ménopause | Thierry Payet

Bouffées de chaleur, fatigue, changement d’humeur, … entre 45 et 55 ans, ces premiers signes annoncent souvent l’arrivée de la ménopause. Même si cette étape de la vie des femmes n’est pas une pathologie, les symptômes associés peuvent être gênants au quotidien. Actuellement, quelques conseils d’hygiène de vie sont recommandés et parfois un traitement hormonal est instauré. Le développement d’un nouveau candidat médicament pourrait bouleverser cette prise en charge. Explications.

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La ménopause, des symptômes qui bouleversent le quotidien des femmes

Ménopause est un phénomène naturel, qui survient chez toutes les femmes, à partir d’un certain âge. Progressivement, les ovaires stoppent leur sécrétion d’hormones et l’ovulation s’arrête. Les menstruations disparaissent, avec les cycles menstruels. Cette étape de la vie des femmes n’est pas sans conséquences sur leur vie quotidienne. Nombreuses sont celles qui notent la survenue de signes plus ou moins gênants :

  • Des bouffées de chaleur et des bouffées vasomotrices (sensation de chaleur intense associée à une rougeur du cou et du visage) ;
  • Des sueurs nocturnes ;
  • Des troubles urinaires ;
  • Des maux de tête ;
  • Une fatigue ;
  • Une irritabilité ;
  • Des douleurs articulaires.

Pour soulager ces symptômes, des mesures hygiéno-diététiques sont conseillées à toutes les femmes :

  • Un arrêt du tabac et une réduction de la consommation d’alcool ;
  • Une alimentation saine, équilibrée et diversifiée ;
  • Une activité physique régulière ;
  • Un contrôle du poids corporel, en particulier chez les femmes touchées par le surpoids et l’obésité.

Du THS au premier médicament sans action hormonale ?

Parallèlement à ces mesures hygiéno-diététiques, des traitements médicamenteux existent. Il s’agit de traitements hormonaux de substitution, appelés les THS, composés de dérivés d’œstrogènes et/ou de progestatifs. Ces traitements ne sont pas prescrits à toutes les femmes, car ils exposent à des effets indésirables et des risques pour la santé (augmentation du risque de cancer du seinde cancer de l’endomètre ou de cancer de l’ovairerisque d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou de thrombose veineuse (phlébite ou embolie pulmonaire )). Leur prescription nécessite une évaluation médicale pour évaluer le bénéfice du traitement par rapport aux risques encourus.

En pratique, le THS est souvent réservé aux femmes ménopausées à un âge précoce, aux femmes présentant des signes de la ménopause très gênants au quotidien ou encore aux femmes ayant un risque élevé d’ostéoporose. Dernièrement, des chercheurs ont développé un nouveau candidat médicamentle premier sans mode d’action hormonal. Cette molécule, l’élinzanétant, agit sur les symptômes vasomoteurs modérés à graves de la ménopause, c’est-à-dire les bouffées de chaleur et les bouffées vasomotrices.

Des essais cliniques très prometteurs

Les essais cliniques menés sur ce nouveau candidat médicament, sur un échantillon de 796 femmes, ont abouti à des résultats très prometteurs. Les femmes ayant utilisé ce traitement souffraient moins de troubles vasomoteurs, avec une réduction de la sévérité des symptômes, et ce, dès la première semaine. Elles ont vu leur sommeil s’améliorer significativement, de même que leur qualité de vie. Administré par voie orale une fois par jour, l’élinzanétant pourrait permettre d’améliorer le quotidien de nombreuses femmes, dont la vie quotidienne est fortement impactée à la ménopause.

Le laboratoire qui développe ce candidat médicament devrait prochainement déposer des demandes de mise sur le marché auprès des autorités de santé américaines et européennes.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– L’élinzanétant de Bayer a atteint tous les critères d’évaluation principaux et secondaires clés des études de phase III OASIS 1 et 2. www.bayer.com. Consulté le 27 mars 2024.
– Efficacité et sécurité de l’élinzanétant, un antagoniste sélectif des récepteurs de la neurokinine-1,3 pour les symptômes vasomoteurs : un essai clinique de recherche de dose (SWITCH-1). journaux.lww.com. Consulté le 27 mars 2024.
– Ménopause et périménopause. www.ameli.fr. Consulté le 27 mars 2024.
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Un test salivaire remboursé en 2025 ? | Thierry Payet

Touchant une femme sur dix en âge de procréer, l’endométriose fait l’objet d’un diagnostic très invasif. Ces dernières années, des chercheurs ont donc développé un nouveau test de dépistage beaucoup plus confortable pour les patientes et basé sur l’analyse de la salive. D’après une récente déclaration de la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, ce nouveau test salivaire devrait faire l’objet d’un remboursement en 2025. On fait le point.

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Un test rapide et fiable pour détecter l’endométriose

Touchant une femme sur dix en âge de procréer, l’endométriose se manifeste par de fortes douleurs pendant les règles et/ou par des troubles de la fertilité. Essentiel dans la prise en charge de cette maladie, le diagnostic reste cependant très invasif. En plus de l’examen clinique, les techniques utilisées s’appuient en effet sur l’imagerie et la chirurgie avec des échographies transvaginales, des IRM, des cœlioscopies etc… Autant dire que ces procédés s’avèrent loin d’être confortables pour les patientes en plus d’être longs et coûteux !

À savoir ! Pour certaines patientes, le délai pour obtenir un diagnostic reste long et s’étend parfois sur plusieurs années. En moyenne, l’endométriose est diagnostiquée avec un retard de sept ans.

D’où l’intérêt de développer une technique rapide, fiable et moins intrusive. C’est tout le sens des travaux de recherche menés ces dernières années. Sur la base de la découverte d’une signature moléculaire de l’endométriose dans la salive des patientes, des chercheurs ont ainsi mis au point un test de dépistage salivaire de l’endométriose.

Intitulé Endotest®, ce test rapide s’avère beaucoup plus confortable pour les femmes et répond à un véritable besoin. Certaines formes d’endométriose sont en effet difficiles à détecter avec les technologies actuelles, insuffisamment spécifiques et sensibles. Quant à l’intensité des symptômes de la maladie, elle n’est pas forcément corrélée à la gravité des lésions. Certaines formes d’endométriose peuvent ainsi passer inaperçues. Ce nouveau test se révèle par ailleurs intéressant pour une prise en charge plus rapide des femmes confrontées à des problèmes de fertilité.

Une prise en charge à 100% du test salivaire à l’horizon 2025

En février 2022, une publication avait révélé les premiers résultats de l’Endotest®. En janvier 2024, la Haute Autorité de Santé s’est appuyée sur les résultats d’une étude menée sur 1000 femmes pour considérer ce test comme « prometteur » et « novateur ». Il revendique une fiabilité de 95 %, supérieure à tous les outils de dépistages existants. Néanmoins, pour pouvoir statuer ou non sur son remboursement pérenne, l’instance sanitaire insiste sur la nécessité de conduire de nouvelles études. En attendant de récolter des données complémentaires, un accès au test en troisième intention est possible dans le cadre d’un forfait intitulé « forfait innovation ».

À savoir ! Le « forfait innovation » désigne un dispositif de prise en charge dérogatoire et temporaire visant à faciliter l’accès à des technologies innovantes et non remboursées.

Le remboursement de l’Endotest® ne devrait plus trop se faire attendre. D’après une récente déclaration de la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, son remboursement à 100% devrait être effectif en 2025. Tel est l’objectif du Ministère de la Santé qui envisage de prendre en charge 10 000 à 20 000 tests par an à près de 1 000 euros l’unité.

Vers une meilleure reconnaissance de l’endométriose ?

Pour Endomind, une association de malades de l’endométriose, ce projet de remboursement est une bonne nouvelle mais les quotas de tests remboursés sont pour elle « dramatiquement sous-évalués ». L’association estime en effet qu’au vu du nombre de patientes en attente de diagnostic depuis plusieurs années, la demande risque d’être très forte au début. Elle plaide donc pour une accessibilité du test à toutes les femmes qui en ont besoin, surtout celles vivant dans des déserts médicaux.

Le ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités va également mettre en place une campagne d’information à travers l’envoi d’un kit de sensibilisation aux entreprises. Composé d’un guide, de quizz et d’affiches, ce kit vise à sensibiliser sur le sujet de l’endométriose et à lutter contre les stéréotypes autour de cette maladie qui concerne près de 1,5 millions de femmes en France.

À savoir ! Ce kit est disponible sur le site de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact).

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Un test salivaire pour diagnostiquer l’endométriose devrait être remboursé « à partir de 2025 », annonce Catherine Vautrin.www.francetvinfo.fr. Consulté le 25 mars 2024.
– Endométriose : « objectif 2025 » pour le remboursement du test salivaire en troisième ligne. www.lequotidiendumedecin.fr. Consulté le 25 mars 2024.
– Diagnostic complexe d’endométriose : la HAS propose un accès au test salivaire Endotest® dans le cadre du forfait innovation. www.has-sante.fr. Consulté le 25 mars 2024.
Mann im orangefarbenen Pullover leidet unter Rückenschmerzen und demonstriert Rückenschmerz-Resilienz.

Influence du mode de vie et de l’ostéopathie • 2024 | Thierry Payet

13 mars 2024

12h37

Le reflux gastro-œsophagien (RGO) est une maladie chronique causée par le reflux du contenu de l’estomac dans l’œsophage. Ce reflux est généralement associé à un dysfonctionnement du sphincter inférieur de l’œsophage. Des études sur la thérapie manipulatrice indiquent qu’elle joue un rôle important dans le traitement co-adjuvant du reflux ainsi que dans la prévention et le traitement du reflux.

Elle était pleine d’inspiration et d’énergie. Je me souviens encore comment, en marchant avec elle, je devais m’efforcer de la suivre et en même temps de suivre sa conversation.

Person macht Crunches auf einer Yogamatte in einem Raum mit modernem Dekor.

Renforcez votre noyau tout en travaillant en 2024 | Thierry Payet

À l’ère du numérique, où l’on passe de nombreuses heures assis, il est crucial de permettre à notre corps de faire suffisamment d’exercice. Nos vidéos d’exercices hebdomadaires vous offrent un moyen simple mais efficace de relancer votre circulation et de prévenir les plaintes typiques. Cette semaine, nous nous concentrons sur un exercice qui non seulement profite à votre dos, mais renforce également vos muscles abdominaux : les redressements assis.

Congé maternité infirmière libérale : Comment se préparer ?

Congé maternité infirmière libérale : Comment se préparer ? | Thierry Payet

Mise à jour: 27 mars 2024

La grossesse est un moment exceptionnel dans la vie d’une femme. Lorsqu’elle exerce en tant qu’infirmière libérale (IDEL), elle doit anticiper et s’organiser différemment par rapport à une salariée.

Entre démarches administratives spécifiques et organisation du remplacement, découvrez comment naviguer au mieux cette période. Cela vous permettra de combiner l’arrivée de votre enfant avec la continuité de votre activité professionnelle.

JE- Comment Déclarer Votre Grossesse en tant qu’IDEL ?

Le premier pas vers un congé maternité serein est la déclaration officielle de votre grossesse. Cette démarche est cruciale car elle ouvre les droits aux différentes aides et indemnisations prévues pour les infirmières libérales. Le formulaire « Premier examen médical prénatal » est le sésame pour cette déclaration. Il doit être rempli par un professionnel de santé et envoyé à votre CPAM ainsi qu’à la CAF.

La spécificité du statut d’IDEL implique que cette déclaration soit faite dans les délais impartis pour assurer l’activation de vos droits sans accroc.
Le soin apporté à cette étape précoce reflète l’importance de se préparer à une transition professionnelle temporaire. Cela permet également d’anticiper les besoins de votre future famille.

II- Quelles aides financières sont disponibles pour les IDEL pendant le congé maternité ?

UN- Allocation forfaitaire de repos maternel

Cette allocation est une aide financière vitale, permettant aux infirmières libérales de pallier partiellement la baisse d’activité liée à la maternité. En 2024, son montant s’élève à 3 864 €, ce qui représente un soutien significatif. Son versement en deux phases (ou en une seule en cas d’accouchement prématuré) nécessite une attention particulière aux démarches administratives post-naissance pour en bénéficier pleinement.

B- Indemnité journalière forfaitaire

L’indemnité journalière forfaitaire est conçue pour compenser chaque jour de cessation d’activité. Son calcul, basé sur les revenus antérieurs, avec un plafonnement précis, souligne l’importance d’une tenue de comptes rigoureuse pour les IDEL. Les contributions sociales prélevées sur ces indemnités rappellent la nécessité d’une gestion financière avisée pendant cette période.

III- Comment percevoir la prime à la naissance ?

Le remboursement intégral des frais médicaux liés à la grossesse et à l’accouchement aligne les IDEL sur les droits des salariées, assurant une prise en charge complète de ces dépenses essentielles.

La prime à la naissance, ajustée aux ressources, constitue une aide bienvenue pour préparer l’arrivée de l’enfant. Cette aide ponctuelle, spécifiquement conçue pour alléger les premières dépenses liées à la maternité, incarne l’engagement de l’État à soutenir les familles à ce moment clé.

IV- Quelle est la durée du congé maternité pour les infirmières libérales ?

Les infirmières libérales bénéficient désormais des mêmes droits que les salariées en ce qui concerne la durée du congé maternité. Pour être éligibles aux indemnités, elles doivent cesser leur activité :

  • Pour une durée minimale de 8 semaines;
  • En commençant au moins 14 jours avant la date présumée de l’accouchement.

La période de congé peut s’étendre jusqu’à 112 jours pour la naissance d’un enfant, et peut aller jusqu’à 182 jours en cas de troisième enfant ou plus.

En outre, les infirmières libérales ont également droit à un congé spécifique en cas de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement.

Dans la pratique, l’organisation du congé varie grandement parmi les infirmières libérales. Certaines choisissent de ne s’arrêter que deux semaines avant la naissance, poursuivant leurs visites à domicile presque sans changement. D’autres, en revanche, optent pour un arrêt plus précoce, parfois dès le troisième ou quatrième mois de grossesse, et peuvent se voir prescrire un arrêt maladie avant le début officiel de leur congé maternité.

Les droits au congé maternité sont identiques pour toutes les infirmières libérales, qu’elles soient titulaires, collaboratrices ou remplaçantes. L’élément déterminant est d’avoir contribué aux cotisations pendant au moins 10 mois, y compris en tant que remplaçante.

Bien que l’organisation du congé puisse varier pour une remplaçante, les droits auxquels elle peut prétendre restent inchangés.

Notre mission : faciliter votre quotidien de professionnel de santé libéral en vous proposant des solutions adaptées et des articles utiles à l’exercice de votre pratique professionnelle.

Le site internet de Medicalib permet aux patients de prendre facilement rendez-vous avec une infirmière à domicile.

Grace à notre plateforme nous pouvons vous accompagner dans le développement de votre patientèle et dans l’optimisation de votre tournée.

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un vaccin bientôt remboursé ? | Thierry Payet

Le virus respiratoire syncitial (VRS) peut être responsable d’infections respiratoires parfois graves chez les personnes âgées. Parmi les vaccins développés pour lutter contre les infections à VRS figure le vaccin Arexvy, destiné à prévenir la maladie des voies respiratoires inférieures chez les personnes de 60 ans et plus. Seul bémol : le coût important de ce vaccin non pris en charge par l’Assurance maladie. Il pourrait néanmoins faire l’objet d’un remboursement à l’automne prochain. On fait le point.

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Un nouveau vaccin contre les infections respiratoires des seniors

S’il touche chaque année en France près d’un tiers des nourrissons de moins de 2 ans, le virus respiratoire syncitial (VRS) peut également être responsable d’infections respiratoires parfois graves chez les personnes âgées.

D’où l’intérêt de protéger au mieux cette population contre ce type d’infections très courantes et contagieuses. Depuis quelques années, la communauté scientifique déploie des efforts de recherche importants pour pouvoir développer des vaccins contre les infections à VRS.

Parmi les vaccins développés pour lutter contre les infections à VRS figure le vaccin Arexvy. Ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché européenne en juin 2023, ce vaccin soumis à prescription médicale obligatoire est destiné à prévenir la maladie des voies respiratoires inférieures chez les personnes âgées de 60 ans et plus.

À savoir ! Le vaccin Arexvy se présente sous la forme d’une suspension injectable à reconstituer à partir du flacon de poudre et du flacon d’adjuvant fournis dans le conditionnement. L’administration du vaccin se fait par voie intramusculaire en une seule dose de 0,5mL de vaccin reconstitué.

Un vaccin à l’efficacité démontrée

La mise sur le marché de ce vaccin a pu se faire grâce à l’autorisation de l’Agence européenne du médicament (EMA). Pour donner son feu vert, l’instance s’est appuyée sur les résultats d’une étude clinique menée sur près de 25 000 patients âgés de 60 ans et plus. Cette étude a démontré une efficacité importante du vaccin Arexvy couplée d’une excellente tolérance. En effet le risque de développer une maladie des voies respiratoires inférieures due au VRS était réduit de 83% après l’injection d’une dose de vaccin en comparaison à la population ayant reçu une dose placebo. Quant aux effets indésirables, il se sont révélés pour la plupart d’intensité légère ou modérée et disparaissaient quelques jours après la vaccination.

Seul bémol, le coût de ce vaccin (près de 200 euros) qui n’est pas pris en charge par l’Assurance maladie. Et ce, même pour les patients fragiles, âgés, insuffisants respiratoires, ou immunodéprimés.

Vers un remboursement du vaccin Arexvy ?

Ce vaccin pourrait néanmoins faire l’objet d’un remboursement à l’automne prochain selon les récents propos de la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités. Mais cette décision dépendra de l’avis de la Haute Autorité de santé.

La Direction Générale de la Santé a en effet missionné la Haute Autorité de santé pour définir une stratégie vaccinale de prévention des infections par VRS chez les personnes âgées de 60 ans et plus. La place du vaccin AREXVY sera ainsi précisée dans le cadre de la présentation de cette stratégie de prévention. Afin d’élaborer cette stratégie, la Haute Autorité de santé s’appuiera sur différents critères d’importance parmi lesquels les données épidémiologiques françaises ainsi que les données d’efficacité, de tolérance et de sécurité relatives aux vaccins autorisés.

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Le vaccin Arexvy remboursé cet automne ?www.lequotidiendupharmacien.fr. Consulté le 29 février.
– AREXVY : vaccin contre le VRS pour les personnes de 60 ans et plus.www.vidal.fr. Consulté le 29 février 2024.
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campagne de vaccination pour les populations à risque | Thierry Payet

Si l’épidémie de Covid-19 semble désormais un lointain souvenir, la vaccination des personnes les plus fragiles demeure néanmoins essentielle. C’est ce que suggère un récent avis de la Haute Autorité de santé dans lequel elle confirme l’intérêt de maintenir au printemps une campagne de vaccination contre le Covid-19 pour les populations à risque (personnes âgées de 80 ans et plus, résidents d’EHPAD/unités de soins de longue durée et personnes immunodéprimées, quel que soit leur âge). On fait le point.

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La HAS valide les dates de la campagne printanière de vaccination anti-Covid-19

L’épidémie de Covid-19 semble désormais un lointain souvenir, mais la vaccination des personnes les plus fragiles demeure néanmoins essentielle. Après avoir été saisie sur la question par la Direction générale de la santé, la Haute Autorité de Santé livre son avis quant aux dates proposées pour la campagne de vaccination printanière contre la Covid-19 des populations à risque. Pour cela, l’agence a pris en considération plusieurs paramètres parmi lesquels :

  • L’impossibilité de prévoir les dates des vagues épidémiologiques de Covid-19.
  • La faible couverture (un tiers environ) début janvier chez les personnes de 80 ans et plus.

Cette faible couverture est d’autant plus difficile à expliquer que la campagne automnale  contre le Covid-19 est ouverte depuis le 18 septembre (un mois avant la campagne de vaccination anti-grippale) et qu’il est prévu qu’elle prenne fin février, soit un mois après la date initialement prévue.

Selon l’agence, le planning de campagne proposé du 15 avril au 16 juin 2024 semble ainsi adapté pour réduire la morbi-mortalité associée au Covid-19.

Une campagne de vaccination destinée aux populations à risque

Ces recommandations de vaccination de la Haute Autorité de santé concernent les populations à risqueà savoir :

  • Les personnes âgées de 80 ans et plus.
  • Les résidents d’EHPAD et d’unités de soins de longue durée.
  • Les personnes immunodéprimées quel que soit leur âge.

En effet, chez ces personnes fragiles, la protection immunitaire diminue plus rapidement. Il est donc nécessaire de les vacciner plus souvent que la population générale. D’après la Haute Autorité de santé, cette campagne devrait permettre de réduire le nombre de décès et de prévenir la survenue de formes graves liés au Covid-19.

À savoir ! L’année dernière, la Haute Autorité avait déjà recommandé une vaccination printanière pour les personnes âgées de 80 ans et plus et les personnes immunodéprimées.

A noter que le délai minimal à respecter entre deux rappels de vaccination est de trois mois pour les personnes de 80 ans et plus, les résidents en EHPAD ou en unités de soins de longue durée et les personnes immunodéprimées.

La possibilité d’une extension de la campagne de vaccination anti-Covid-19

A ce jour, il est impossible de prévoir à l’avance la survenue d’une nouvelle vague épidémique de Covid-19 ainsi que son intensité et sa dangerosité. L’impact qu’elle pourrait avoir sur les sujets fragiles et populations à risque reste également inconnu.

Face au risque de voir émerger de nouveaux variants plus virulents entraînant une baisse de l’immunité contre les formes graves et les décès, la Haute autorité de santé a élaboré une stratégie vaccinale pour protéger les personnes dont le risque d’hospitalisation et de décès est important. L’agence recommande donc de prévoir une extension de cette campagne de vaccination. Si la situation épidémiologique le justifie, elle pourrait donc se poursuivre jusqu’au 15 juillet 2024 ou démarrer plus précocement à l’automne.

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Avis n° 2024.001/AC/SESPEV du 08 février 2024 du collège de la Haute Autorité de santé relatif à la date de lancement de la campagne de vaccination au printemps 2024 contre la Covid-19.www.has-sante.fr. Consulté le 21 février 2024.
– Covid : la HAS recommande une campagne de vaccination dès mi-avril pour les 80 ans et plus. https://www.lequotidiendumedecin.fr. Consulté le 21 février 2024.