Homme avec une fatigue mentale

Fatigue mentale découverte d’un mécanisme cérébral en cause | Thierry Payet

D’où vient la fatigue mentale, un symptôme décrit par un nombre croissant de Français depuis la crise sanitaire ? Pour la première fois, des chercheurs français ont mis en évidence un mécanisme capable d’expliquer le développement de la fatigue mentale, l’accumulation d’un neurotransmetteur, le glutamate, dans une région spécifique du cerveau. Explications.

Homme avec une fatigue mentale

Qu’est-ce que la fatigue mentale ?

La fatigue mentale est à distinguer de la fatigue physique, associée par exemple à une infection grippale ou à une pathologie chronique, comme la fibromyalgie. La fatigue mentale, encore appelée la fatigue nerveuse, la fatigue intellectuelle ou la fatigue psychique. Elle désigne un sentiment d’épuisement général, de fatigue intense et un état de somnolence persistant, y compris au cours de la journée.

Plusieurs conditions peuvent amener à un état de fatigue mentale. Le le stress, le surmenage ou des conditions de vie perturbées en sont les principaux facteurs. Cette fatigue se développe souvent sur plusieurs semaines ou mois. Elle nécessite d’être repérée et prise en charge, pour ne pas conduire à :

  • Une fatigue chronique ;
  • Un burn-out ;
  • Une dépression.

Fatigue mentale et cerveau

En pratique, la fatigue mentale se traduit par un sentiment de saturation. On se sent en incapacité à réfléchir et de prendre des décisions. Comment expliquer sur le plan physiologique le développement de la fatigue mentale ? Des chercheurs français de l’Institut du Cerveau travaillent depuis plusieurs années sur les mécanismes biologiques à l’origine de la fatigue nerveuse. Dès 2016, ils avaient mis en évidence que la fatigue mentale était liée à une baisse d’activité du cortex préfrontal latéral gauche au cours de la journée.

Récemment, ces chercheurs ont publié de nouveaux résultats qui aident à mieux comprendre la fatigue mentale. Leurs travaux ont consisté à utiliser une technique d’imagerie par spectroscopie par résonance magnétique, capable de quantifier différentes substances dans le cerveau. Ils ont alors analysé la quantité de différentes substances dans le cerveau, et plus particulièrement dans le cortex préfrontal latéral gauche, de personnes soumises à deux types de stimulation :

  • Des tâches avec un haut degré d’attention et de concentration, propices à entraîner de la fatigue nerveuse ;
  • Des tâches simples, peu mobilisatrices des fonctions cognitives.

Une accumulation de glutamate dans le cortex préfrontal latéral gauche

L’analyse des données obtenues a révélé que le glutamate, un neurotransmetteur de type excitateur, s’accumulait dans le cortex préfrontal latéral gauche uniquement chez les personnes soumises à des tâches complexes, nécessitant une grande attention. En temps normal, le glutamate libéré au niveau cérébral est éliminé par un mécanisme de régulation physiologique. Si le glutamate s’accumule anormalement entre les neurones, il bloque l’activation normale des neurones et donc le bon fonctionnement de la région cérébrale.

Ainsi, la répétition de tâches complexes au cours de la journée conduit à une accumulation de glutamate dans cette région du cerveau, qui, incapable d’éliminer le surplus du neurotransmetteur excitateur, finit par se bloquer. Le cerveau est alors incapable d’accepter de nouvelles tâches à effectuer, c’est la fatigue mentale. Des résultats similaires ont été observés chez des sportifs de haut-niveau soumis à un surentraînement, preuve que la saturation cérébrale n’est pas uniquement liée à des tâches intellectuelles. La surstimulation cérébrale impliquerait l’accumulation du glutamate, et le blocage des régions cérébrales surstimulées. La mise en évidence pour la première fois de ce mécanisme pourrait expliquer l’impulsivité des sujets surmenés et le développement de pathologies comme le burn-out.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

Journée mondiale de la BPCO

Journée mondiale de la BPCO | Thierry Payet

En France, 3,5 millions de personnes vivent avec une Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO), et plus de 15 000 personnes en décèdent chaque année. Une pathologie respiratoire évolutive dont la première cause est le tabac, mais aussi l’exposition à certaines substances. Le 21 novembre est la journée mondiale consacrée à la lutte de la BPCO, pour sensibiliser le grand public et les acteurs.

Journée mondiale de la BPCO

De la BPCO vers l’insuffisance respiratoire

La BPCO est une pathologie respiratoire chronique, caractérisée par :

  • Une inflammation des bronches ;
  • Un rétrécissement progressif du diamètre des voies respiratoires ;
  • Des troubles respiratoires, marqués par un essoufflement pendant l’effort puis au repos et des sifflements respiratoires.

L’évolution de la maladie conduit progressivement vers l’emphysème pulmonaire, puis vers l’insuffisance respiratoire.

Actuellement aucun traitement ne permet de guérir la maladie. L’objectif des traitements est double, d’une part réduire les symptômes respiratoires et d’autre part ralentir l’évolution vers l’insuffisance respiratoire, qui nécessite une oxygénothérapie. Il est capital de diagnostiquer précocement la maladie, pour prévenir son évolution. Actuellement, selon les estimations, entre 67 et 90 % des cas ne sont pas diagnostiqués.

Le tabac, première cause de BPCO

D’après les chercheurs et les spécialistes, l’incidence de la BPCO devrait augmenter dans les années qui viennentavec potentiellement une mortalité en hausse de plus de 30 % dans les dix prochaines années. Cette évolution est liée aux causes environnementales de la BPCO, au premier rang desquelles le tabac. Le tabagisme, actif mais aussi passif, est la première cause de BPCO. Mais il ne faut pas oublier que d’autres facteurs sont également responsables de cette pathologie, comme :

  • La pollution atmosphérique et la pollution de l’air intérieur ;
  • La poussière ;
  • L’exposition professionnelle à certains produits chimiques ;
  • Des infections fréquentes des voies respiratoires au cours de l’enfance.

Sensibiliser le grand public sur ces causes constitue un axe majeur de lutte contre la maladie. Une bonne hygiène de vie peut non seulement prévenir l’apparition de la maladie, mais aussi ralentir voire arrêter sa progression et réduire les symptômes. Elle impose notamment :

  • Un arrêt total du tabac ;
  • Une alimentation saine et équilibrée ;
  • Un traitement précoce et adapté des infections pulmonaires ;
  • Le respect des recommandations vaccinales, notamment en termes de prévention des infections à pneumocoques.

La BPCO et ses comorbidités

Les populations sensibles, fumeurs, travailleurs dans certains milieux exposés, … font l’objet d’une vaste campagne de sensibilisation et de dépistagepour repérer et diagnostiquer les patients atteints de formes légères ou modérées de BPCO. Plus largement, l’existence d’un essoufflement inhabituel doit amener à consulter pour évaluer la fonction respiratoire.

Du côté de la recherche, les scientifiques tentent de mieux décrypter les mécanismes physiopathologiques de la BPCO, pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. La question d’une éventuelle prédisposition génétique est également évaluée, pour comprendre pourquoi certains fumeurs développent une BPCO et d’autres non. Enfin, les études révèlent de plus en plus que la BPCO n’est pas uniquement une maladie respiratoire et pulmonaire. Elle s’associe à d’autres pathologies, avec pour point commun des mécanismes inflammatoires. Le lien entre BPCO et santé musculaire fait notamment l’objet de multiples interrogations. La BPCO est une pathologie qui conduit inéluctablement vers l’insuffisance respiratoire. Diagnostiquée tôt, les traitements peuvent stopper son évolution et préserver la qualité de vie du patient.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). inserm.fr. Consulté le 17 novembre 2022.
How Long Will It Take for Me to Get Better? Healing Times Explained

Combien de temps me faudra-t-il pour aller mieux ? Les temps de guérison expliqués – East Gippsland Osteopathic Clinic | Thierry Payet

L’une des questions les plus fréquemment posées par nos patients est “Combien de temps cela prendra-t-il jusqu’à ce que ça aille mieux?” et la réponse est que les temps de guérison varient considérablement selon le type de blessure, les structures qui ont été endommagées, le temps qui s’est écoulé depuis le début de la blessure ainsi que votre âge, votre état de santé général et d’autres facteurs liés au mode de vie.

Souvent, nous constatons que plus vous avez eu une blessure longtemps, plus il faut de temps pour qu’elle se résorbe complètement, c’est parce qu’il y a généralement quelque chose qui empêche la guérison, par exemple – une nouvelle blessure ou des déséquilibres musculaires et une mauvaise posture, ce qui signifie que le reste de votre corps a essayé de le compenser d’une manière ou d’une autre.

Les ostéopathes traitent tout le corps et pas seulement le site de la blessure, nous essaierons donc de nous assurer que la blessure ne se reproduira pas et qu’elle ne se transformera pas en d’autres problèmes en conséquence.

Dans le cas de blessures aiguës, les temps de guérison des différents tissus (muscle, os, tendon, ligament, etc.) sont expliqués en plusieurs étapes, chaque phase se déroulant sur une durée différente.

1 – Hémostase (Des secondes à des heures)

C’est la première étape qui se produit immédiatement après la blessure. Les vaisseaux sanguins sont endommagés lorsque les tissus sont blessés et que des fluides tels que le sang et le plasma pénètrent dans le site de la plaie. Des caillots sanguins se forment pour prévenir d’autres saignements autour de la blessure et des signaux vont au cerveau pour stimuler l’envoi de cellules inflammatoires dans la région.

2 – Inflammation (Heures à Jours)

Les cellules inflammatoires arrivent au site de la blessure et commencent à agir sur les tissus endommagés et le sang coagulé. Ce processus commence à se décomposer et à éliminer tout tissu endommagé, à nettoyer la zone et à protéger contre d’autres blessures. Cette étape est ce qui rend la blessure agrandie, rouge ou enflée et peut être douloureuse pour bouger les articulations.

3 – Réparation (jours à semaines)

Les cellules s’accumulent autour du site de la blessure et commencent à produire du collagène, qui est un type de protéine. Ces protéines sont les éléments constitutifs de la croissance de nouveaux tissus. Au cours de la phase de réparation, le collagène est disposé de manière aléatoire et désorganisée, ce qui signifie qu’il n’a pas beaucoup d’intégrité structurelle et qu’il est plus faible que lorsque le tissu est complètement guéri et peut encore être endommagé ou blessé à nouveau facilement.

4 – Remodelage (semaines à mois à années)

Au cours de la phase de remodelage, les fibres de collagène commencent à s’aligner et à se contracter, permettant au tissu précédemment endommagé de devenir plus stable et d’établir plus de force. Cela peut prendre plus de 12 mois selon le type de blessure, car votre corps continue de se réparer et de se renforcer même après que la blessure ait l’air et se sente mieux.

Le tableau ci-dessous donne une idée du temps que chaque type de blessure peut prendre pour guérir complètement, notez que les os prennent généralement moins de temps à guérir que les blessures aux tendons ou aux ligaments !

N’oubliez pas que ce n’est pas parce que vous ne souffrez plus que votre corps est complètement guéri !

Il est important de suivre votre plan de traitement pour assurer la récupération la plus rapide possible et pour éviter une nouvelle blessure ou une compensation dans d’autres parties du corps.

Nos ostéopathes et physiothérapeutes sont formés pour diagnostiquer avec précision le problème et décider quels tissus sont blessés, élaborer un plan individuel pour vous qui facilitera la récupération et aidera votre corps à guérir.

Consultez le blog PEACE & LOVE du Dr Mitchell Evans pour en savoir plus sur la façon de gérer votre blessure aiguë ➞

References
Elnaggar, S. (2020). What You Need To Know About Tissue Healing. [P]REHAB. https://theprehabguys.com/tissue-healing-timelines/
Stroncek, J. D., & Reichert, W. M. (2008). Overview of Wound Healing in Different Tissue Types. In W. M. Reichert (Ed.), Indwelling Neural Implants: Strategies for Contending with the In Vivo Environment. Taylor & Francis. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK3938/
Wallace, H. A., Basehore, B. M., & Zito, P. M. (2021). Wound Healing Phases. StatPearls. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK470443/ 
Coopération entre médecins et infirmiers libéraux

Coopération entre médecins et infirmiers libéraux | Thierry Payet

Comment limiter les situations pouvant amener à une rupture du parcours de soins ? Comment prévenir une décompensation en lien avec une maladie chronique ? …

Un texte publié au Journal Officiel le 27 Octobre 2022, informe sur la mise en place d’un protocole de “coopération entre médecins et infirmiers pour la prise en charge à domicile des patients âgés ou en situation de handicap et en difficultés pour se déplacer aux cabinets des médecins”.

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Cet article, destiné au grand public, s’appuie sur les données disponibles sur le sujet traité, à sa date de mise à jour.


I – Coopération médecin/infirmier : qui sont les patients concernés par le protocole ?

Le protocole de coopération entre médecins et infirmiers s’inscrit dans le cadre des mesures actées par le Ségur de la santé. Il vise à “renforcer les interventions des professionnels de santé libéraux sur les lieux de vie des personnes âgées.”

Ce nouveau protocole s’adresse aux patients âgés de plus de 65 ans ainsi qu’aux patients majeurs présentant un handicap reconnu par les maisons départementales pour les personnes handicapées (MDPH). Il permet notamment de renforcer la coordination des soins pour un meilleur suivi à domicile ou en EHPAD.

Bon à savoir Ce protocole n’est pas applicable aux patients souffrant de pathologies psychiatriques non stabilisées, et pour lesquels le médecin s’est déplacé au domicile au moins à 3 reprises au cours de l’année précédente.


II – Coopération médecin/infirmier : quels sont les actes délégués aux infirmiers ?

Dans le cadre de ce nouveau protocole, plusieurs actes peuvent être délégués par le médecin traitant à l’infirmier libéral, à savoir :

  • la consultation mensuelle de suivi
  • les interventions en réponse à un appel du patient en cas d’événements intercurrents qui peuvent nécessiter :
    • le renouvellement et l’adaptation des dispositifs de compression veineuse
    • la prescription d’antalgiques de niveau 1
    • l’identification des risques de chute avec prescription si nécessaire de mesures de prévention
    • l’établissement d’un diagnostic de dénutrition  avec déploiement si nécessaire d’actions de correction
    • l’adaptation des traitements par diurétiques et anti-hypertenseurs en cas de forte chaleur afin de prévenir la déshydratation.


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Sources :

  • Arrêté du 24 octobre 2022 relatif à l’autorisation du protocole de coopération – Légifrance
  • Les protocoles nationaux de coopération – Ministère de la santé et de la prévention
FODMAP, des sucres qui altèrent la barrière intestinale

Des aliments qui altérent la barrière intestinale | Thierry Payet

Les FODMAP, pour Fermentable Oligosaccharides Disaccharides Monosaccharides And Polyols, sont régulièrement pointés du doigt dans le syndrome du côlon irritable, qui touche de nombreux Français. Mais quels sont les mécanismes reliant ces sucres présents dans l’alimentation et la survenue des symptômes du côlon irritable ? Une récente étude publiée par des chercheurs français apporte des éléments de réponse. Explications.

FODMAP, des sucres qui altèrent la barrière intestinale

Que sont les FODMAP ?

Les FODMAP sont présents partout dans l’alimentation, puisqu’ils regroupent les glucides de petite tailletels que :

  • Le lactose (le sucre du lait) ;
  • Le saccharose (le sucre de table) ;
  • Le fructose (le sucre des fruits) ;
  • Les galactanes ;
  • Etc…

Depuis plusieurs années, l’omniprésence de ces sucres dans l’alimentation a été associée à l’augmentation de l’incidence du syndrome du côlon irritable. Certaines personnes auraient des difficultés à absorber ces sucres, qui seraient responsables :

  • D’un inconfort digestif ;
  • De ballonnements ;
  • De douleurs intestinales ;
  • De troubles du transit.

Des sucres à l’origine d’une fermentation inconfortable

L’illustration la plus connue est sans doute l’intolérance au lactosequi conduit chaque année de nombreux Français à supprimer le lait et les produits laitiers ou à se tourner vers des produits laitiers spécifiquement formulés sans lactose. Pour expliquer le lien entre les FODMAP et les troubles digestifs, les scientifiques avancent des problèmes de fermentation de ces sucres par la flore intestinale. Un régime pauvre en FODMAP, c’est-à-dire supprimant ou réduisant les aliments les plus riches, pourrait ainsi améliorer le confort intestinal de ces personnes.

Mais les problèmes de fermentation ne permettent pas d’expliquer totalement l’impact des FODMAP sur le fonctionnement intestinal. Pour aller plus loin dans la compréhension des mécanismes, des chercheurs français ont mené une étude sur des souris, auxquelles ont été administrés deux types de FODMAP, du lactose et des fructo-oligosaccharides. Puis, les chercheurs ont étudié la barrière intestinale des souris, pour la comparer à celle de souris témoins.

La barrière intestinale altérée par les produits de la fermentation des FODMAP

Grâce à ce modèle, ils ont pu mettre en évidence que la fermentation des FODMAP entraînait la production d’AGE (Produit final de glycation avancéec’est-à-dire des produits terminaux de glycation), des produits incriminés dans les symptômes du côlon irritable. La production d’AGE au niveau de l’intestin entraînerait le recrutement d’une catégorie de globules blancs, les mastocytes, qui interagissent avec des cellules intestinales productrices de mucus. Chez les souris exposées aux FODMAP, les chercheurs ont observé une accumulation locale de mastocytes et des irrégularités dans l’épaisseur de la couche de mucus recouvrant la paroi intestinale.

Chez des souris exposées à la fois à des FODMAP et à de fortes doses d’un dérivé de la vitamine B6 (qui bloque la production d’AGE), la couche de mucus se montrait régulière. D’après les chercheurs, ces nouvelles données suggèrent que la production d’AGE suite à la fermentation des FODMAP pourrait altérer la couche de mucus et donc fragiliser la barrière intestinale. Ce phénomène expliquerait la survenue des troubles digestifs chez les sujets atteints du syndrome du côlon irritable. Trouver le moyen de bloquer la production d’AGE pourrait représenter une alternative au régime pauvre en FODMAP auquel doivent s’astreindre de nombreuses personnes.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Les FODMAPs, des sucres qui altèrent la barrière intestinale. inserm.fr. Consulté le 31 octobre 2022.
– Un Comprendre les FODMAP Que sont les FODMAP ? cdhf.ca/fr. Consulté le 31 octobre 2022.
Cumul des actes infirmiers et NGAP

Cumul des actes infirmiers et NGAP | Thierry Payet

Lorsque, au cours d’une même séance, plusieurs actes inscrits à la Nomenclature sont effectués sur un même malade par le même praticien certaines règles s’appliquent.

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JE – Règle de cumul : rappel

UNRègles générales de cumul

Article 11 B des dispositions générales : “Seul l’acte du coefficient le plus important est coté à 100%. Le second acte réalisé lors de la même séance est coté à 50%. Les actes suivant le second ne donnent pas lieu à honoraires”. [1]

Bon à savoir Les actes suivants le second n’ont pas à être notés sur la feuille de maladie. Il n’est pas nécessaire de noter les actes gratuits.
Cette règle s’applique à tous les professionnels de santé.

BCumuls dérogatoires

actes Cumul à taux plein possible avec
Prélèvement par ponction veineuse directe
AMI 1.5
Tout AMI
Pansement d’ulcère ou de greffe cutanée, avec pose de compression
AMI 5.1
Analgésie topique préalable à un pansement d’ulcère ou d’escarre AMI 1.1
Pansement d’ulcère ou de greffe cutanée sur une surface supérieure à 60cm2 Analgésie topique préalable à un pansement d’ulcère ou d’escarre AMI 1.1
Pansement d’escarre profonde et étendue atteignant les muscles ou les tendons
AMI 4
Analgésie topique préalable à un pansement d’ulcère ou d’escarre AMI 1.1
Forfait pour séance de perfusion courte d’une durée inférieure ou égale à une heure, sous surveillance continue*
AMI 9 ou AMI 10
Le forfait pour séance de perfusion courte d’une durée supérieure à une heure, avec organisation d’une surveillance*
AMI 14 ou AMI 15

*forfait majoré dès lors qu’il s’agit d’un patient cancéreux ou immunodéprimé (le 9 passe à 10 et le 14 passe à 15)

PATIENT DIABETIQUE INSULINO-TRAITÉ (Actes inscrits dans l’article 5bis du chapitre II)

actes Cumul à taux plein possible avec
Sur la droite
Surveillance et observation d’un patient diabétique insulino-traité dont l’état nécessite une adaptation régulière des doses d’insuline en fonction des indications de la prescription médicale et du résultat du contrôle extemporané, y compris la tenue d’une fiche de surveillance, par séance
AMI 1
1️⃣ Injection sous-cutanée d’insuline
2️⃣ Séance hebdomadaire de surveillance clinique et de prévention, d’une durée d’une demi-heure, pour un patient insulino-traité de plus de 75 ans
3️⃣ Pansement lourd et complexe pour un patient insulino-traité, nécessitant une détersion avec défibrination
4️⃣ Analgésie topique préalable à pansement
Injection sous-cutanée d’insuline
AMI 1
1️⃣ Surveillance et observation d’un patient diabétique insulino-traité dont l’état nécessite une adaptation régulière des doses d’insuline en fonction des indications de la prescription médicale et du résultat du contrôle extemporané, y compris la tenue d’une fiche de surveillance, par séance
2️⃣ Séance hebdomadaire de surveillance clinique et de prévention, d’une durée d’une demi-heure, pour un patient insulino-traité de plus de 75 ans
3️⃣ Pansement lourd et complexe pour un patient insulino-traité, nécessitant une détersion avec défibrination
4️⃣ Analgésie topique préalable à pansement
Séance hebdomadaire de surveillance clinique et de prévention, d’une durée d’une demi-heure, pour un patient insulino-traité de plus de 75 ans
AMI 4
1️⃣ Surveillance et observation d’un patient diabétique insulino-traité dont l’état nécessite une adaptation régulière des doses d’insuline en fonction des indications de la prescription médicale et du résultat du contrôle extemporané, y compris la tenue d’une fiche de surveillance, par séance
2️⃣ Injection sous-cutanée d’insuline
3️⃣ Pansement lourd et complexe pour un patient insulino-traité, nécessitant une détersion avec défibrination
4️⃣ Analgésie topique préalable à pansement
Pansement lourd et complexe pour un patient insulino-traité, nécessitant une détersion avec défibrination
AMI 4
1️⃣ Surveillance et observation d’un patient diabétique insulino-traité dont l’état nécessite une adaptation régulière des doses d’insuline en fonction des indications de la prescription médicale et du résultat du contrôle extemporané, y compris la tenue d’une fiche de surveillance, par séance
2️⃣ Injection sous-cutanée d’insuline
3️⃣ Séance hebdomadaire de surveillance clinique et de prévention, d’une durée d’une demi-heure, pour un patient insulino-traité de plus de 75 ans
4️⃣ Analgésie topique préalable à pansement
Analgésie topique préalable à pansement
IMA 1.1
1️⃣ Surveillance et observation d’un patient diabétique insulino-traité dont l’état nécessite une adaptation régulière des doses d’insuline en fonction des indications de la prescription médicale et du résultat du contrôle extemporané, y compris la tenue d’une fiche de surveillance, par séance
2️⃣ Injection sous-cutanée d’insuline
3️⃣ Séance hebdomadaire de surveillance clinique et de prévention, d’une durée d’une demi-heure, pour un patient insulino-traité de plus de 75 ans
4️⃣ Pansement lourd et complexe pour un patient insulino-traité, nécessitant une détersion avec défibrination

SOINS POSTOPÉRATOIRES (Actes inscrits dans l’article 7 du chapitre II)

actes Cumul à taux plein possible avec
Séance de surveillance clinique et d’accompagnement postopératoire à domicile pour les patients éligibles à la chirurgie ambulatoire ou à un parcours de soins de réhabilitation améliorée (RAAC)
AMI 3.9
1️⃣ Retrait de sonde urinaire AMI 2 ou
2️⃣ Surveillance de drain de redon et/ou retrait postopératoire de drain AMI 2.8
Séance de surveillance et/ou retrait de cathéter périnerveux pour analgésie postopératoire
IMA 4.2
1️⃣ Retrait de sonde urinaire AMI 2 ou
2️⃣ Surveillance de drain de redon et/ou retrait postopératoire de drain AMI 2.8


II- Soins liés à la dépendance : règle de cumul

Dans le cadre de la prise en charge et du suivi à domicile d’un patient dépendant (facturation en AIS 3 ou en BSI), l’article 11 B 5 s’applique.

“Les forfaits journaliers infirmiers BSA, BSB et BSC, définis à l’article 23.3, sont toujours facturés à taux plein. “ [2]

“Lorsque, au cours d’une séance de soins en rapport avec la dépendance, un acte en AMX est réalisé, il est noté à 50% de son coefficient, quelle que soit la valeur du coefficient (sauf dérogations listées au titre XVI, Chapitre I, article A12)

Seuls les actes existants en AMX sont cumulables avec la dépendance !

Ainsi lorsqu’au cours d’une prise en charge à domicile d’un patient dépendant, l’infirmier réalise des actes prescrits qui existent en AMX, ces actes seront cumulables avec la dépendance à 50%, excepté les actes dérogatoires que sont :

  • les pansements lourds et complexes
  • les perfusions
  • l’article 5 ter de surveillance du patient insuffisant cardiaque et BPCO – AMI 5.8
  • la ponction veineuse

En cas de doute sur les conversions possibles d’AMI en AMX : consultez le tableau de la NGAP. Si vous voyez un AMX, l’acte peut se cumuler d’une manière ou d’une autre avec un forfait du BSI ou un AIS3 !

Bon à savoir L’AMX s’utilise quand un acte en SUIS-JE accompagne un SIA ou une séance liée à un forfait de BSI (BSA, BSB, BSC) et toutes les séances liées, représentées par IFI.

“AMX : acte pratiqué par l’infirmier ou l’infirmière, applicable aux soins réalisés à domicile pour les patients dépendants en sus des séances ou des forfaits.


SUIS-JE : Actes pratiqués par l’infirmier(ère), à l’exception des actes infirmiers de soins qui donnent lieu à application de la lettre-clé AIS.” [3]


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Sources :

  • [1] Guide pratique NGAP infirmiers libéraux
  • [2] Décision du 18 juillet 2019 de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie relative à la liste des actes et prestations pris en charge par l‘assurance maladie
  • [3] Guide pratique pour la pratique de l’exercice de la profession d’infirmier libéral et d’infirmier de pratique avancée libéral – Assurance Maladie – MAJ Août 2020
Forfait annuel d’aide à la modernisation et à l'informatisation du cabinet infirmier (FAMI)

Forfait annuel d’aide à la modernisation et à l’informatisation du cabinet infirmier (FAMI) | Thierry Payet

Prévu par les avenants 6 et 7 de la convention nationale des infirmiersle forfait d’aide à la modernisation et à l’informatisation (FAMI) du cabinet professionnel a été mis en place par l’Assurance Maladie.

Cette aide forfaitaire offre aux professionnels de santé libéraux conventionnés la possibilité de mieux s’équiper afin de mieux pouvoir accompagner leurs patients (prise en charge coordonnée…).

Quelles sont les conditions à remplir ? Comment bénéficier de ce forfait ?

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JE – Avenants 6 et 7 à la convention nationale des infirmiers : rappel

UNAvenant 6 : valorisation des nouveaux modes d’organisation et usage des nouveaux outils numériques

Destiné à « soutenir les investissements faits par les infirmiers pour moderniser et informatiser leur cabinet, [le] forfait d’aide à la modernisation et à l’informatisation […] regroupe les aides à la télétransmission […]valorise l’exercice coordonné des infirmiers, les investissements en matériel réalisés par l’infirmier au titre de la participation aux actes de téléconsultation ainsi que leur implication dans le déploiement du Dossier Médical Partagé (DPM). » [1]


BAvenant 7

« Cet accord a pour objet de déterminer, pour les infirmiers en pratique avancée (IPA) exerçant à titre libéral sous le régime conventionnelles modalités de leur exercice professionnel ainsi que les modalités de valorisation associées.

Les mesures arrêtées par cet accord portent sur les thèmes suivants :

  • adaptation du dispositif démographique (article 2 de l’avenant 7),
  • valorisation de la prise en charge des patients (article 3 de l’avenant 7),
  • valorisation de l’activité dans le cadre du forfait d’aide à la modernisation et à l’informatisation (article 4 de l’avenant 7). » [2]


II- Indicateurs nécessaires pour l’octroi du forfait annuel [3]

En juillet 2022, une évolution du forfait a été actée. Le montant de l’aide est ainsi passé de 490€ à 590€. L’octroi de cette aide est conditionné au remplissage de certains prérequis, à savoir :

MONTANT CONDITIONS D’OCTROI ET JUSTIFICATIFS DEMANDÉS
6 INDICATEURS OBLIGATOIRES 590€ 1️⃣ Disposer d’un logiciel métier compatible avec le  Dossier Médical Partagé (DMP)
Justificatif : Facture ou attestation de l’éditeur

2️⃣ Posséder une version du cahier des charges SESAM -Vitale (doit d’être conforme à la dernière version du cahier des charges publié par le GIE  SESAM-Vitale au 31/12 de l’année N-1 par rapport à l’année de référence).
– Équipement permettant la télétransmission de vos feuilles de soins.
Outil de facturation efficace
Pas de justificatif nécessaire

3️⃣ Utiliser la solution SCOR (scannérisation des ordonnances) pour la transmission électronique à l’Assurance Maladie des pièces justificatives numérisées.
Pas de justificatif nécessaire

4️⃣ Atteindre un taux de feuilles de soins électroniques (FSE) supérieur ou égal à 70 %
Pas de justificatif nécessaire

5️⃣ Détenir une messagerie sécurisée de santé
Justificatif : Attestation sur l’honneur ou pré-alimentation avec annuaire MSS.

6️⃣ S’engager à une prise en charge coordonnée des patients : participation à une équipe de soins primaires (ESP) ou à une communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) ou à une maison de santé pluriprofessionnelle (MSP)
Justificatif :

2 INDICATEURS OPTIONNELS 525 € *350 € pour l’équipement en vidéotransmission
*175 € pour l’équipement en appareils médicaux connectés (cf la liste des 12 équipements pris en compte par l’Assurance Maladie).


Bon à savoir Afin de pouvoir bénéficier de la rémunération de 590 euros, les infirmiers doivent atteindre tous les indicateurs obligatoires et réaliser une déclaration annuelle sur le portail amelipro.
Les indicateurs optionnels sont indépendants du socle d’indicateurs obligatoires.

III- Majoration exercice coordonné

Une majoration de l’aide forfaitaire est possible pour les infirmiers en pratique avancée libéraux (IPAL) si et seulement si les 6 indicateurs obligatoires précédemment cités sont remplis.

Le montant de l’aide dépendra alors de votre zone d’activité :

  • 1020€ si vous exercez dans un zone sous dense en médecins
  • 300 € si vous exercez hors zone sous dense en médecins


Notre mission : faciliter votre quotidien de professionnel de santé libéral en vous proposant des solutions adaptées et des articles utiles à l’exercice de votre pratique professionnelle.

Le site internet de Medicalib permet aux patients de prendre facilement rendez-vous avec une infirmière à domicile.

Grace à notre plateforme nous pouvons vous accompagner dans le développement de votre patientèle et dans l’optimisation de votre tournée.


Sources :

  • [1] Les avenants à la convention nationale des infirmières et infirmiers libéraux – Ameli – MAI 5 octobre
  • [2] Les avenants à la convention nationale des infirmières et infirmiers libéraux – Ameli – MAI 5 octobre
  • [3] Le forfait d’aide à la modernisation et informatisation du cabinet professionnel – Amélia – MAJ 26 juillet 2022
L'ostéopathie peut-elle aider à soulager les douleurs aux hanches et aux genoux?

L’ostéopathie peut-elle aider à soulager les douleurs aux hanches et aux genoux? | Thierry Payet

L’ostéopathie peut aider à beaucoup de choses. De la douleur au bas du dos à l’épaule gelée et l’arthrite aux blessures sportives.

Mais, l’ostéopathie peut-elle aider à soulager les douleurs de la hanche et du genou ? En un mot : oui, l’ostéopathie peut plus que probablement aider à soulager la douleur ressentie dans cette région, car elle adopte une approche holistique lorsqu’il s’agit de traiter les troubles musculo-squelettiques et le système squelettique général.

Cependant, comme nous en avons déjà parlé, la douleur ressentie n’importe où dans votre corps – y compris dans la hanche ou le genou – pourrait être un cas de douleur projetée.

Qu’est-ce que la douleur projetée ?

La douleur référée est une douleur ressentie dans une zone, qui est causée par une douleur ou une blessure dans une autre partie de votre corps.

Avec le corps humain composé de 206 os, 600 muscles, 900 ligaments et plus de 80 milliards de cellules nerveuses, plus les 12 organes principaux, il n’est peut-être pas surprenant que le symptôme que vous présentez ne soit pas nécessairement la cause du problème.

Adopter une approche holistique

L’ostéopathe et naturopathe Robin Kiashek, qui possède plus de 25 ans d’expérience dans le secteur, adopte une approche holistique lorsqu’il traite avec ses clients.

“Je crois qu’il faut traiter la personne et pas seulement le problème qu’elle présente”, explique Robin. “Cela m’aide à trouver la cause première du problème.”

Pour ce faire, Robin prend un historique complet pour se faire une idée des routines et des habitudes de son patient afin de découvrir où les choses pourraient mal tourner.

“Prenez quelqu’un qui souffre de maux de tête ou de migraines”, explique Robin. « J’examinerais d’abord toutes les investigations médicales précédemment entreprises et envisagerais d’éventuels « signaux d’alarme » et, si nécessaire, j’orienterais les patients vers des investigations appropriées. Après un examen physique complet, je les interrogeais sur leur rythme de sommeil, la fréquence à laquelle ils faisaient de l’exercice, leur charge de stress et leur alimentation. Tout ce qui précède joue un rôle dans le fonctionnement du corps.

Et ce n’est pas différent des douleurs au genou ou à la hanche.

Qu’est-ce qui cause la douleur à la hanche et au genou?

Les causes des douleurs à la hanche et au genou sont vastes et variées. Comme indiqué par le NHS, la douleur à la hanche peut être causée par une blessure soudaine, une fracture de la hanche, une bursite, le «syndrome de la hanche qui claque» – pour n’en nommer que quelques-uns ou un problème de longue durée, comme l’arthrite. Tandis que douleur au genou peut être le résultat d’une tendinite, d’une bursite, d’un ligament ou d’un fascia déchiré/stressé, d’arthrose ou d’une affection rhumatologique.

La hanche, le genou et les pieds sont considérés comme une «chaîne fermée» – ce qui affecte l’un affectera l’autre. L’ostéopathie peut aider à évaluer dans quelle mesure une douleur au genou et/ou une douleur à la hanche sont interdépendantes.

Comment l’ostéopathie peut aider à soulager les douleurs de la hanche et du genou

Comme le confirme la science, l’ostéopathie peut aider à améliorer la fonction et à soulager la douleur au genou. Cela a été vu dans un revue 2018où les chercheurs ont conclu qu’une approche ostéopathique peut être utilisée pour “compléter le traitement conventionnel” de la douleur au genou.

Le traitement des douleurs de la hanche et du genou implique généralement des techniques ostéopathiques douces, l’acupuncture, la thérapie au laser à faible intensité ou une combinaison des trois.

Robin explique : « Les techniques ostéopathiques douces peuvent aider à augmenter la mobilité des articulations et à soulager les tensions musculaires. Alors que la thérapie au laser à faible intensité stimule vos cellules pour réparer les tissus et réduire l’inflammation et la douleur.

L’acupuncture peut aider à améliorer l’apport sanguin aux tissus, ce qui à son tour favorise le processus de guérison naturel du corps.

De plus, Robin peut vous donner une liste d’exercices doux pour aider la mécanique de votre hanche et renforcer et étirer les muscles de la région, tout en vous donnant des conseils sur ce qu’il faut éviter et des choses positives pour faciliter la récupération.

Si vous souffrez vraiment de douleurs au genou et à la hanche, prendre rendez-vous avec l’ostéopathe Robin Kiashek pour voir si nous pouvons trouver la cause de votre inconfort et vous remettre sur la voie de la guérison.

Maladie de Creutzfeldt-Jakob

Maladie de Creutzfeldt-Jakob : facteurs de risque, diagnostic | Thierry Payet

Affection neurodégénérativela maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) est une pathologie rare et fatale du système nerveux central qui se caractérise par une démence associée à divers troubles neurologiques.

Fils évolution est rapidement et systématiquement fatale. [1]

Quels sont les facteurs de risque liés à cette maladie ? Comment diagnostiquer cette pathologie ? Quels sont les traitements possibles ?

Médicalib vous en dit plus à ce sujet.

Cet article, destiné au grand public, s’appuie sur les données scientifiques disponibles sur le sujet traité, à sa date de mise à jour.
Il n’a pas vocation à se substituer aux recommandations et préconisations de votre médecin.


JE – Maladie de Creutzfeldt-Jakob : de quoi parle-t-on ?

La maladie de Creutzfeldt-Jakob est la plus fréquente et la plus connue des maladies à prionségalement référencées sous le nom d’“encéphalopathies subaiguës spongiformes transmissibles (ESST)”.

La maladie de Creutzfeldt-Jakob se développe chez l’adulte à la suite de l’accumulation dans le cerveau d’une protéine infectieuse  : la protéine prion (PrPC). Mal conformée, cette dernière s’accumule dans les neurones et les conduit à leur mort.

On se distingue trois formes de maladie de Creutzfeldt-Jakob (MJC) [2] :

MCJ SPORADIQUE (85% des cas)

Cette forme est la plus courante et touche chaque année 1 personne sur 1 million dans le monde.

MCJ FAMILIALE (5 à 15% des cas)

Cette forme est souvent héréditaire et débute généralement à un âge plus précoce que la MCJ sporadique. Elle est due à une mutation du gène de la protéine prion PrPC.

Bon à savoir “La forme familiale de la MCJ est héritée sous forme d’une maladie dominante autosomique. Cela signifie que la mutation ne se trouve pas sur les chromosomes sexuels (X ou Y) et qu’un seul gène de la maladie, provenant d’un des parents, est requis pour que la maladie se développe.” [3]

MCJ ACQUISE (moins de 1% des cas)

Cette troisième forme peut être due :

  • à la consommation de bœuf contaminé (variante de la MCJ)
  • à une contamination via un matériel ou un instrument médical non stérile (MCJ iatrogène)
Bon à savoir A ce jour aucun cas de MCJ n’a été signalé dans lequel elle aurait été transmise par des contacts occasionnels ou prolongés avec des sujets malades.

II- Maladie de Creutzfeldt-Jakob : facteurs de risque

PARMI LES FACTEURS FAVORISANTS LA SURVENUE DE CETTE PATHOLOGIE, ON RECENSE :

MCJ SPORADIQUE Etiologie inconnue
Touche généralement des personnes de plus de 40 ans, surtout autour de 65 ans.
MCJ FAMILIALE Mutation du gène de la protéine prion, la mutation E200K
MCJ ACQUISE Exposition à un matériel contaminé générant une infection.


III- Maladie de Creutzfeldt-Jakob: symptômes

PARMI LES SYMPTOMES, ON RECENSE :

  • symptômes dépressifs ou anxieux, irritabilité, manque d’hygiène, fatigue, troubles du sommeil…
  • détérioration progressive des fonctions cognitives : confusion, trouble de la mémoire, trouble de l’orientation, trouble du langage
  • spasmes involontaires des muscles (myoclonie) qui surviennent en général 6 mois après le début des symptômes
  • troubles de la vue : baisse de l’acuité visuelle
  • troubles de l’équilibre : démarche ébrieuse
  • tremblements
  • perte de coordination musculaire (ataxie)
  • crises épileptiques
Bon à savoir Selon les individus, les symptômes peuvent se développer progressivement ou de façon soudaine.
Certaines personnes peuvent ne présenter aucun symptôme pendant 10 à 20 années après avoir contracté la vMCJ. [4]On observe en règle générale une atteinte progressive des muscles respiratoires pouvant augmenter le risque de déclaration d’une pneumonie.


IV- Maladie de Creutzfeldt-Jakob: diagnostic

Le diagnostic de la maladie de Creutzfeldt-Jakob n’est pas toujours évident dans la mesure où d’autres affections peuvent entraîner des symptômes similaires.

EXAMEN CLINIQUE ET INTERROGATOIRE SUJET JEUNE
Interrogatoire : consommation de viande bovine transformée dans des pays où la maladie de la vache folle a été observée?
SUJET ÂGÉ
*évaluation des fonctions cognitives
*évaluation motrice : présence de saccades involontaires ? instabilité de la marche ?
MII permet de détecter des changements caractéristiques du cerveau y compris certains qui se produisent uniquement chez les personnes atteintes de la vMCJ
PONCTION LOMBAIRE prélèvement et analyse du liquide céphalorachidien afin de détecter la présence éventuelle de prions
ÉLECTROENCÉPHALOGRAPHIE (VOIR) recherche des anomalies caractéristiques de l’activité électrique du cerveau, qui se produisent chez 70 % des personnes atteintes de la MCJ.
NB : des changements sont observables à la fin de la maladie
ANALYSE D’URINE permet de détecter la présence éventuelle de prions dans le cas d’une vMCJ
BIOPSIE APRÈS LA MORT une autopsie est essentielle pour confirmer le diagnostic et le type de maladie à prions.


V- Maladie de Creutzfeldt-Jakob : traitement

A ce jour, aucun traitement ne permet de traiter cette maladie mais des médicaments peuvent être prescrits afin de soulager certains symptômes.

NOUS – Maladie de Creutzfeldt-Jakob : pronostic

“La plupart des personnes souffrant de MCJ meurent dans les 6 à 12 mois après l’apparition des symptômes. La survie des patients à 2 ans est d’environ 10 à 20 %. Les personnes atteintes de la vMCJ survivent généralement pendant environ 18 mois. La cause de décès est souvent une pneumonie.”[5]


Sachez que vous pouvez prendre rendez-vous en ligne avec un professionnel de santé libéral pour pour vos soins à domicile. Pour cela, n’hésitez pas à nous contacter via notre plateforme. Nous vous mettrons en relation avec un professionnel de santé à proximité de votre domicile en moins d’une heure !


Sources :

  • [1] Maladie de Creutzfeldt-Jakob – Santé publique France
  • [2] Maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) Manuel MSD – juin 2020
  • [3] Maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) Manuel MSD – juin 2020
  • [4] Maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) – Manuel MSD – juin 2020
  • [5] Maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) – Manuel MSD – juin 2020
  • Maladies à prions / Maladie de Creutzfeldt-Jakob – Inserm – MAJ 3 mai 2021
  • Les maladies à prions : causes, mécanismes biologiques, symptômes, diagnostics et traitements – ICM
Sécurité au travail — Full Circle Osteopathy

Sécurité au travail — Full Circle Osteopathy | Thierry Payet

Posture de levage

Nous voyons beaucoup de gens se faire soigner parce qu’ils se sont blessés au dos, au cou ou aux épaules lors d’un incident lié au levage. Nos conseils pour vous…

1. Planifiez à l’avance pour vous assurer d’avoir un chemin clair de A à B pour l’objet que vous transportez. Assurez-vous que l’objet est stable et ne risque pas de basculer pendant que vous le transportez.

2. Rapprochez-vous de l’objet et avec vos pieds écartés de la largeur des hanches, et tout en gardant le dos droit, pliez les hanches et les genoux pour vous rapprocher du sol (mots clés ici – “DOS DROIT” !).

3. Assurez-vous d’avoir une prise ferme sur l’objet et tout en gardant le dos droit (le voilà encore !), soulevez-vous de vos hanches et de vos genoux jusqu’à ce que vous atteigniez une position verticale.

4. Déplacez-vous toujours en utilisant vos pieds plutôt qu’en vous tordant ou en vous penchant dans votre dos.

5. Gardez toujours l’objet près de votre corps. N’essayez jamais de le tenir devant vous avec vos bras, car cela sollicite énormément vos épaules, votre cou et votre dos.

6. Demandez toujours l’aide d’une autre personne si l’objet est trop lourd pour vous seul. Il ne vaut JAMAIS le risque de se blesser en s’attaquant à une tâche qui peut dépasser légèrement vos capacités physiques.

Mise en place du bureau

La contrainte posturale due à un travail de bureau assis est une autre blessure liée au travail courante que nous traitons. Pour vous assurer d’être bien assise, nous vous conseillons…

1. Assurez-vous que le haut de l’écran est au niveau ou juste en dessous du niveau de vos yeux et centré devant vous.

2. Asseyez-vous avec les épaules détendues, les coudes pliés à 90 degrés et évitez d’incliner les poignets vers l’arrière lorsque vous tapez (ajustez la hauteur de votre bureau en conséquence si possible).

3. Ajustez l’inclinaison de votre chaise pour permettre aux hanches de s’asseoir à un angle ouvert de 100 à 110 degrés.

4. Ajustez le dossier de la chaise pour vous assurer que vous êtes soutenu en position verticale lorsque vous êtes assis.

5. Évitez de vous affaisser sur votre coccyx. Au lieu de cela, roulez doucement votre bassin vers l’avant pour vous asseoir sur vos ischions et ramenez la courbe de votre bas du dos dans sa position naturelle.

6. Faites des pauses régulières lorsque vous êtes assis. Levez-vous de votre chaise toutes les 30 à 45 minutes pour permettre à votre corps de bouger et de s’étirer.

Alors voilà. Nos compétences sont bien plus que nos mains. Nous sommes pleins de bons conseils ! Peu importe le travail que vous faites, nous vous aiderons à le décomposer pour vous assurer que vous en tirez le meilleur parti et que vous ne vous exposez pas à un risque de blessure au travail. Voici une bonne journée de travail, tous les jours !

Les références

1. Sécurité de l’emploi. 2019. Réduire les risques liés à la manutention manuelle. [Online]. Disponible depuis: https://employsure.com.au/blog/reduce-risks-associated-manual-handling/. [Accessed 21 September 2019].

2. L’Université d’Australie-Occidentale. 2016. Ergonomie du poste de travail informatique. [Online]. Disponible depuis: http://www.safety.uwa.edu.au/topics/physical/ergonomics/workstation. [Accessed 21 September 2019].

3. Safe Work Australie. 2019. Mois national de la sécurité au travail. [Online]. Disponible depuis: https://www.safeworkaustralia.gov.au/national-safe-work-month. [Accessed 21 September 2019].