Personne atteinte alcoolodépendance

Quel rôle joue la dopamine ? | Thierry Payet

Selon les données de l’INSERM, environ 90 % des Français sont régulièrement amenés à consommer de l’alcool, et 10 % en consomment quotidiennement. Une habitude qui peut conduire à la dépendance à l’alcool, sans compter les effets néfastes de l’alcool sur la santé. Dans une récente étude, des chercheurs français ont mis le doigt sur une nouvelle piste thérapeutique contre l’alcoolodépendance, impliquant la dopamine. Explications.

Personne atteinte alcoolodépendance

De la consommation d’alcool à l’alcoolodépendance

La consommation fréquente voire quotidienne, en quantités supérieures aux recommandations (plus de deux verres par jour), est un facteur de risque connu d’alcoolodépendance ou dépendance à l’alcool. La dépendance à l’alcool se matérialise par deux phénomènes complémentaires :

  • Un besoin compulsif de boiremalgré les effets négatifs de la consommation d’alcool ;
  • Des signes de manque en cas d’abstinence.

Si l’alcoolodépendance est bien décrite, les chercheurs continuent à s’interroger : pourquoi certains gros buveurs ne deviennent pas dépendants à l’alcool ? En creusant cette question, les chercheurs se sont intéressés aux circuits cérébraux de la récompense, qui impliquent un neurotransmetteur particulier, la dopamine. La libération de ce neurotransmetteur tend à procurer une sensation de plaisir au consommateur d’alcool, qui consomme à nouveau de l’alcool pour revivre ce sentiment de plaisir, etc. C’est ce que les chercheurs appellent le circuit de la récompense.

La dopamine impliquée dans l’alcoolodépendance

Si l’activation du circuit de la récompense associé à la dopamine entre en jeu dans le comportement de consommation d’alcool, le rôle de la dopamine dans l’alcoolodépendance reste flou, malgré plusieurs études sur le sujet. Les médicaments qui inhibent l’action de la dopamine ne permettent par exemple pas de réduire la dépendance à l’alcool. Pour en savoir plus, les chercheurs ont mené de nouveaux travaux chez le rat.

Ils ont exposé des rats plusieurs fois à l’alcool et comme chez l’homme, une partie des rats a développé une dépendance à l’alcool. En analysant le taux de dopamine au niveau d’une région impliquée dans la motivation. La voie nigro-striée, les chercheurs ont observé que les rats devenus dépendants à l’alcool présentaient un déficit en dopamine dans la région nigro-striée. Chez les rats qui n’étaient pas devenus dépendants à l’alcool, les chercheurs ont réduit le taux de dopamine dans la région nigro-striée pour atteindre le niveau observé chez les rats alcoolodépendants. Une telle réduction du taux de dopamine entraînait une alcoolodépendance des rats, qui n’étaient pourtant pas devenus dépendants à l’alcool en le consommant !

Réduire ou supprimer sa consommation, meilleur rempart contre la dépendance à l’alcool

Ces nouvelles données permettent aux chercheurs de conclure que la dopamine est bien impliquée dans les mécanismes de dépendance à l’alcoolune implication qui était jusque-là controversée au sein de la communauté scientifique. En allant plus loin, les chercheurs ont voulu tester une nouvelle piste thérapeutique. Ils ont administré aux rats une substance capable de stimuler la production de dopamine au niveau cérébral. Cette administration entraînait une diminution de la dépendance à l’alcool des rats.

Ces nouvelles données, observées uniquement chez les rats, ouvrent de nouvelles perspectives pour mieux comprendre l’alcoolodépendance et la traiter. Mais beaucoup de chemin reste encore à parcourir, d’abord pour transposer de telles données à l’homme, mais aussi pour étudier le rôle d’autres facteurs que la dopamine sur le développement du comportement addictif. D’ici là, la prévention de l’alcoolodépendance reste la solution la plus sûre et la plus efficace. En limitant autant que possible sa consommation d’alcool !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Alcoolodépendance : la dopamine comme piste thérapeutique. inserm.fr. Consulté le 11 janvier 2023.
Grossesse & Ostéopathie

Grossesse et ostéopathie – Clinique d’ostéopathie East Gippsland | Thierry Payet

Grossesse & Ostéopathie

Grossesse & Ostéopathie

Récemment, deux de nos ostéopathes, le Dr Steph Rohde et le Dr Michelle Derrick, ont participé à une journée de développement professionnel en petit groupe sur le thème de l’ostéopathie et de la grossesse. Ils ont appris comment l’ostéopathie peut aider à toutes les étapes de la grossesse et ont appris quelques techniques qui peuvent être utilisées pour aider et soutenir les femmes tout au long de la grossesse.

La grossesse est un voyage extraordinaire qui montre vraiment les capacités physiques, mentales et émotionnelles du corps de la femme alors qu’elles soutiennent la croissance d’un autre petit être humain. Cela devrait être un moment où une femme rayonne et où l’amour s’épanouit. Grâce au traitement et à la gestion ostéopathiques, nous voulons soutenir ce voyage pour qu’il soit aussi sûr et confortable que possible.

Comment l’ostéopathie peut-elle aider pendant la grossesse ?

L’ostéopathie peut accompagner les femmes tout au long de leur parcours, depuis avant la conception, tout au long de chacun des différents trimestres et se poursuit jusqu’à la récupération de leur santé et de leur fonction musculo-squelettique. Il peut également aider à soutenir le corps à travers les changements biomécaniques associés à la grossesse et à la naissance via un traitement pratique, une éducation et des exercices.

Quels ostéopathes peuvent traiter la grossesse environnante ?

Les ostéopathes peuvent aider et traiter une gamme de facteurs liés au parcours de grossesse, notamment :

  • Douleurs lombaires et pelviennes
  • Préparation avant la naissance
  • Positionnement fœtal optimal
  • Équilibre pelvien
  • Problèmes posturaux, en particulier pendant la grossesse et l’alimentation
  • Maux de tête
  • Sciatique
  • Douleur au talon et au pied
  • Syndrome du canal carpien
  • Soins postnatals et récupération
  • Douleur au genou
  • Mastite
  • Soins du plancher pelvien
  • De plus, toute plainte musculo-squelettique générale

Avec qui travaillons-nous ?

Nous pouvons également travailler en collaboration avec :

  • GPS
  • Infirmière en santé maternelle et infantile
  • Physiothérapeutes du plancher pelvien
  • Praticiens en médecine chinoise
  • Herboristes
  • Spécialistes FIV

…et de nombreux autres professionnels de la santé pour vous aider à prendre soin de chaque aspect de votre santé tout au long de ce parcours.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la façon dont l’ostéopathie peut vous aider, parlez à l’un de nos ostéopathes en prendre rendez-vous aujourd’hui.

Sinon, si vous avez des questions, veuillez appelez notre sympathique équipe de réception Pour plus d’aide.

Homme est femme entrain de bien dormir pour éviter les risque de cancer de poumon

facteur clé pour réduire le risque de cancer du poumon | Thierry Payet

Les preuves scientifiques de l’importance du sommeil sur la santé se multiplient d’année en année. Dans une récente étude, des chercheurs ont exploré le lien entre les caractéristiques du sommeil et le risque de cancer du poumon. Leurs travaux sont publiés dans la revue scientifique Journal international de recherche environnementale Santé publique.

Homme est femme entrain de bien dormir pour éviter les risque de cancer de poumon

Sommeil et cancer du poumon

Le sommeil constitue un des piliers de la santé, avec l’alimentation et l’activité physique. Mais pas n’importe quel sommeil ! Dans le sommeil, comptent plusieurs paramètres essentiels :

  • La quantité de sommeil ;
  • La qualité du sommeil ;
  • Le plus ou moins grand respect du rythme circadien, c’est-à-dire le fait de dormir pendant la nuit ou au contraire de dormir la journée pour les personnes qui travaillent de nuit.

Des études scientifiques ont déjà suggéré un lien entre le sommeil et le risque de certains cancerscomme le cancer du sein ou le cancer de la prostate. Dans une nouvelle étude, des chercheurs ont évalué l’impact du sommeil sur un autre cancer, le cancer du poumon, dont les causes ne sont pas totalement connues.

Pas assez ou trop dormir augmente le risque de cancer du poumon

L’étude multicentrique, menée entre 2014 et 2017 en Ile-de-France, a évalué l’association entre des troubles du sommeil, le travail de nuit et le risque de développer un cancer pulmonaire chez des femmes, âgées de 18 à 75 ans. Parmi elles, 716 ont été diagnostiquées pour un cancer du poumon, tandis que 758 femmes étaient en bonne santé pulmonaire. Des questionnaires et des entretiens individuels ont permis de déterminer :

  • La durée du sommeil ;
  • Les données socio-démographiques ;
  • Les antécédents médicaux ;
  • Le mode de vie (tabagisme, consommation d’alcool, pratique d’une activité physique).

L’analyse des données collectées a mis en évidence que les femmes qui avaient une durée de sommeil faible (moins de 7 heures par jour) et élevée (plus de 8 heures par jour) avaient un risque de cancer du poumon majoré respectivement de 16 et 39 %, par rapport aux femmes ayant une durée de sommeil considérée normale (entre 7 et 8 heures par jour). Ce lien entre durée du sommeil et cancer du poumon était par ailleurs renforcé chez les femmes qui travaillaient de nuit depuis au moins 5 ans.

Un lien sommeil – cancer du poumon, influencé par le travail de nuit et le tabagisme

Dans ce contexte de travail de nuit, le surrisque de cancer du poumon était accentué particulièrement chez les femmes dormant peu (moins de 7 heures par jour). Travail de nuit et tabagisme influençaient conjointement le risque de cancer du poumon. Chez les non-fumeuses, le travail de nuit n’augmentait pas significativement le risque de cancer pulmonaire, alors qu’un surrisque était observé pour les anciennes fumeuses et les fumeuses.

Enfin, l’étude révèle que l’existence de troubles du sommeil augmente le risque de cancer du poumon. En conclusion, une durée de sommeil comprise entre 7 et 8 heures contribuerait à réduire le risque de cancer du poumon, tandis que les troubles du sommeil, l’excès ou le manque de sommeil, le travail de nuit et/ou le tabagisme auraient tendance à accroître le risque de cancer pulmonaire. Bien dormir est donc capital pour la santé des poumons !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Caractéristiques du sommeil, travail de nuit et risque de cancer du poumon chez les femmes. mdpi.com. Consulté le 9 janvier 2023

Santé mentale du père boosté après avoir obtenu son congé paternité

l’impact bénéfique du congé paternité | Thierry Payet

Ces dernières années, le congé paternité des Français a évolué pour leur permettre de passer plus de temps auprès de leur bébé, et ce très rapidement après la naissance. Quel impact a ce congé paternité sur la santé mentale des jeunes pères ? Une récente étude française s’est penchée sur cette question. Explications.

Santé mentale du père boosté après avoir obtenu son congé paternité

Congé paternité et santé mentale

En France, le congé paternité et d’accueil de l’enfant est désormais un droit ouvert à tous les salariésquelle que soit l’ancienneté et la nature de leur contrat avec leur employeur. Actuellement, ce congé paternité est d’une durée maximale de 25 jours consécutifs (samedi, dimanche et jours fériés compris) pour la naissance d’un enfant, une durée allongée à 32 jours en cas de naissance multiple. Ce congé paternité fait suite au congé de naissance de trois jours déclenché au moment de la naissance de l’enfant.

Les hommes peuvent faire le choix de prendre ce congé paternité en une seule fois, ou de le fractionner au cours des six premiers mois de la vie de l’enfant. Une équipe de recherche de l’INSERM s’est récemment intéressée à l’impact de ce congé paternité sur la santé mentale des hommes. Les chercheurs ont pris en compte les données de plus de 10 000 couples hétérosexuels (10 975 pères et 13 075 mères) participant à l’étude de cohorte ELFE (Etude Longitudinale Française depuis l’Enfance). Les mères avaient accouché en 2011 dans l’une des 320 maternités participant à l’étude en France métropolitaine.

Le congé paternité réduit le risque de dépression post-natale chez les pères

Les chercheurs ont cherché à évaluer si la prise d’un congé paternité de deux semaines après la naissance de leur enfant avait des effets positifs deux mois après la naissance, d’une part sur la santé mentale des pères et, d’autre part sur celle des mères. Les données collectées ont révélé que les hommes qui prenaient un congé paternité de deux semaines après la naissance de leur enfant étaient moins exposés au risque de dépression du post-partum que les hommes qui ne le prenaient pas. Rien que l’intention de prendre ce congé paternité, sans même le faire, avait un effet positif sur leur santé mentale.

Les hommes sont en effet exposés comme les femmes au risque de dépression post-natale. Selon les estimations, 17 % des femmes et 10 % des hommes développent cette forme spécifique de dépression. Dans l’étude plus de 64 % des pères avaient déjà pris un congé paternité, 17 % avaient envisagé de le faire et près de 19 % ne l’envisageaient pas. Les données mettent en évidence une réduction de 26 % du risque de dépression post-partum chez les pères prenant un congé paternité.

Allonger le congé paternité pour un bénéfice sur la santé mentale des mères ?

Le second résultat marquant de l’étude est plus surprenant, puisque les données montrent que la santé mentale des femmes est potentiellement impactée négativement par la prise du congé paternité par leur conjoint. Les femmes dont le conjoint avait pris un congé paternité présentaient un risque majoré de développer une dépression du post-partum, par rapport aux femmes dont le conjoint continuait à travailler. Pour les chercheurs, ce résultat pourrait indiquer qu’une durée de 15 jours pour le congé paternité n’est pas suffisante pour impacter positivement le risque de dépression post-natale chez la mère.

De plus, l’analyse fine des données révèle l’influence des facteurs démographiques et socio-économiques sur le lien entre congé paternité et santé mentale. Ces résultats ont été collectés avant les changements de durée du congé paternité. Les chercheurs souhaitent désormais évaluer l’impact sur la santé mentale du nouveau congé paternité, dont la durée a doublé. Dans une récente revue de littérature, des chercheurs suédois avaient mis en évidence que l’allongement du congé maternité était associé à une amélioration de la santé mentale des mères. La même évaluation reste à réaliser pour l’effet de l’allongement de la durée du congé paternité sur la santé mentale des pères et des mères.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Prise de congé paternité et dépression parentale post-partum : résultats de l’étude de cohorte ELFE. thelancet.com. Consulté le 6 janvier 2023.
– Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant. AMELI Santé. ameli.fr. Consulté le 6 janvier 2023.
Vous tenir à l'écart du bunker des maux de dos au golf

Vous tenir à l’écart du bunker des maux de dos au golf | Thierry Payet

Environ 60 millions de personnes dans le monde jouent au golf, parfois entre 80 et 90 ans. C’est une excellente nouvelle, car le sport a de nombreux avantages pour la santé et le bien-être. Le problème, cependant, c’est que malgré sa perception comme un sport à faible impact, le golf peut être très exigeant. Il faut de la force, de l’endurance, de la puissance explosive, de la flexibilité et des capacités athlétiques pour effectuer un mouvement qui produit certaines des vitesses de tête et de balle les plus rapides de tous les sports. Le swing de golf produit des charges de compression moyennes sur le dos équivalentes à 8 fois votre poids corporel ; en comparaison, la course à pied produit des forces de compression de la colonne vertébrale égales à environ 3 fois votre poids corporel. L’effet de ces grandes forces répétées sur votre corps peut entraîner des douleurs et des blessures.

La lombalgie est de loin le problème le plus courant chez les golfeurs. Il représente plus d’un tiers de toutes les blessures au golf et touche les joueurs, quel que soit leur âge ou leurs capacités. Le bas du dos est souvent la source de la douleur, mais rarement la cause de la douleur. La principale cause de douleur est une mauvaise mécanique du swing associée à un manque de mobilité des chevilles, des hanches, de la colonne thoracique et des épaules. Ces problèmes entraînent une surcharge du bas du dos et finissent par se décomposer.

Lorsque votre dos se décompose, vous pourriez subir l’une des blessures suivantes :

1. Foulure musculaire ou entorse ligamentaire – Une foulure musculaire, ou « muscle tiré », et un ligament blessé se résorbent généralement en 2 à 4 semaines. Les symptômes peuvent aller d’une douleur mineure à une douleur aiguë débilitante. La plupart des entorses et des foulures sont localisées dans la région du bas du dos, ce qui signifie que la douleur n’irradie pas dans les fesses ou la jambe.

2. Blessure au disque – Le disque intervertébral lombaire agit comme une entretoise entre les vertèbres adjacentes et agit comme un amortisseur. Si des facteurs de stress excessifs ou anormaux sont placés sur le disque, des déchirures peuvent se produire et la substance interne semblable à de la gelée peut sortir du disque ou même le rompre. Les disques dégénèrent avec l’âge et perdent leur capacité d’absorption des chocs. Les problèmes de disque peuvent irriter ou comprimer les nerfs rachidiens, causant de la douleur, irradiant souvent la douleur dans les fesses ou la jambe (sciatique).

3. Mécanique articulaire altérée ou contrôle moteur – Le cerveau peut modifier complètement la capacité de mouvement de la colonne lombaire simplement en modifiant les muscles qui se déclenchent et dans quel ordre. Cela peut se produire en l’absence de toute blessure visible. Ces altérations du contrôle moteur ou de la mécanique articulaire peuvent commencer comme un mécanisme de protection, mais peuvent entraîner des problèmes chroniques au fil du temps.

4. Arthrite dégénérative – En cas de surutilisation, d’abus ou de vieillissement, les articulations de la colonne vertébrale peuvent devenir arthritiques. Des éperons osseux et des ostéophytes peuvent se développer. La sténose, le rétrécissement du canal qui abrite les nerfs rachidiens, est un problème très courant avec les changements arthritiques.

5. Fracture osseuse – Les fractures de stress et les fractures pédiculaires (spondylolyse) sont des problèmes courants observés dans les vertèbres lombaires des athlètes en rotation.

Pour éviter ces blessures, une bonne mécanique corporelle devrait être l’une de vos principales priorités lorsque vous jouez au golf. Une bonne posture, l’équilibre, la flexibilité et la force travaillent ensemble pour soutenir un bon swing et une position de golf correcte. Ci-dessous, nous discuterons plus de détails pour vous aider à protéger le bas de votre dos.

QUE PEUT-ON FAIRE POUR GÉRER CES PROBLÈMES DE DOS ?

Si vous ressentez actuellement une douleur ou même une blessure, vous pouvez la gérer de plusieurs façons.

1. Les traitements de physiothérapie pratiques peuvent aider à mobiliser les articulations et les tissus mous autour du bas du dos.

2. La massothérapie peut soulager les structures tendues et les spasmes musculaires.

3. L’électrothérapie et/ou l’aiguilletage à sec peuvent soulager les douleurs lombaires.

4. Le kinésio-taping et la thérapie par le froid peuvent également être efficaces pour soulager la douleur.

5. La thérapie par l’exercice peut améliorer la flexibilité et renforcer les faiblesses musculaires.

Il y a quelques choses que vous devez garder à l’esprit lorsque vous faites face à une douleur ou à une blessure. Premièrement, continuer à jouer au golf pendant un épisode de lombalgie peut stresser davantage les muscles et les articulations enflammés. Prendre du temps permettra à votre dos de guérir plus rapidement. Deuxièmement, vous devez continuer à étirer et à renforcer votre dos entre les séances de golf, ainsi qu’un programme d’exercices aérobiques à faible impact, comme la marche ou le vélo. Enfin, une fois que la lombalgie s’est atténuée, reprenez lentement le golf et appliquez les conseils de prévention ci-dessous pour éviter de futurs événements.

Comme pour de nombreux problèmes de santé, un petit effort pour prévenir les blessures fait beaucoup de chemin. Abordez ces trois domaines clés pour rester en dehors du « bunker du mal de dos » : votre corps, votre technique, votre sac.

TON CORPS

Le premier domaine que vous pouvez aborder pour prévenir les blessures est votre corps. Ces trois recommandations clés sont un excellent point de départ. Hanches et colonne vertébrale thoracique : Le swing de golf nécessite une grande mobilité de rotation pour développer et transférer de l’énergie au club. Cette mobilité devrait provenir des articulations du corps conçues pour tourner : les hanches et la colonne vertébrale thoracique. Créer un mouvement optimal dans ces zones, qui sont directement au-dessus et en dessous de votre colonne lombaire, devrait être votre première ligne de défense contre les douleurs lombaires. Si le bas du dos est forcé de tourner à plusieurs reprises, ce n’est qu’une question de temps avant qu’une blessure ne se produise. Il est important de se rappeler que les hanches et la colonne thoracique ne fonctionnent pas de manière isolée. La mobilité de la cheville peut affecter l’articulation de la hanche et les épaules travaillent avec la colonne vertébrale thoracique en rotation – vous ne pouvez donc pas non plus négliger ces articulations.

La force de base: Les muscles abdominaux peuvent être à la fois les muscles les plus importants et les plus négligés pour les golfeurs. Ces muscles favorisent la posture et l’équilibre et fournissent un soutien à la colonne vertébrale. La faiblesse de base entraîne une tension accrue sur le bas du dos pendant les mouvements de rotation associés au swing de golf, et peut également rendre difficile le maintien d’une bonne posture tout au long du swing. L’augmentation de la pression dans les abdominaux aide à protéger le dos des blessures. Votre thérapeute peut évaluer votre flexibilité articulaire et votre force musculaire et vous proposer des exercices pour améliorer les deux.

Échauffement: Aller directement au tee à 7h00, retirer le driver, puis essayer de frapper le couvercle de la balle est probablement le moyen le plus rapide de vous fatiguer le dos. Au lieu de cela, un échauffement complet avant de commencer à frapper des balles – y compris des étirements et des swings faciles – est essentiel pour que vos muscles se préparent pour le match.

Dans l’ensemble, les muscles qui ont été étirés et chargés progressivement sont beaucoup moins susceptibles d’être blessés et peuvent supporter plus de stress avant d’être tendus.

VOTRE TECHNIQUE

Perfectionner votre technique n’améliorera pas seulement votre jeu ; cela aidera également à prévenir les blessures. L’objectif d’un swing de golf est de développer une vitesse de tête de club significative, et pour ce faire, beaucoup de couple (force) et de torsion (torsion) sont appliqués dans le bas du dos. Un swing doux et rythmé produit moins de stress sur le bas du dos, minimisant l’effort musculaire et la charge sur la colonne vertébrale.

Avec un bon swing, les segments épaule, bassin (hanche) et thoraco-lombaire (poitrine et colonne vertébrale inférieure) tournent pour partager la charge du swing. Vous pouvez atteindre un bon équilibre lorsque vous jouez au golf en pliant légèrement vos genoux et en gardant vos pieds à peu près à la largeur des épaules. Votre colonne vertébrale doit être droite et vous devez vous pencher en avant à partir des hanches avec votre poids uniformément réparti sur la plante de vos pieds.

Comme la plupart des golfeurs en conviendront, développer un swing facile et fluide est souvent plus facile à dire qu’à faire. Travailler avec un professionnel du golf pendant quelques séances est un excellent moyen d’améliorer votre swing et d’éviter les blessures au bas du dos, d’autant plus que la plupart des aspects d’un swing de golf ne sont ni naturels ni intuitifs.

TON SAC

Se pencher à plusieurs reprises pour ramasser votre sac de golf peut stresser le bas du dos, c’est pourquoi nous avons dressé une liste de recommandations pour votre sac qui vous aideront à prévenir les blessures au bas du dos.

1. Investissez dans un support de sac de golf intégré qui s’ouvre lorsque le sac est posé au sol. Cela peut éliminer le besoin de se pencher.

2. Utilisez des sangles doubles (comme un sac à dos) sur le sac de golf pour répartir uniformément le poids sur votre dos. Les bretelles de sac qui exercent toute la pression sur une épaule peuvent être dures pour votre dos. Encore mieux, ajoutez des roues.

3. Si votre sac est à roulettes, poussez plutôt que tirez votre sac. Pousser votre chariot permet un meilleur alignement et moins de charge en rotation sur votre dos par rapport à tirer votre chariot avec une main derrière vous.

4. Marchez un peu entre les trous. Rouler sur une voiturette de golf motorisée peut vous aider à ne pas avoir à porter physiquement le poids de vos clubs ; cependant, s’asseoir et conduire sur un terrain accidenté peut augmenter les forces de compression de la colonne vertébrale dans le dos et aggraver la douleur.

5. Lorsque vous vous penchez pour placer ou récupérer une balle de golf, il est important de :

Pliez les genoux et les hanches. Ne jamais se pencher à la taille avec les jambes droites.

EN RÉSUMÉ

Vous pouvez toujours profiter du golf même si vous souffrez de douleurs chroniques au bas du dos. N’oubliez pas que le golf nécessite beaucoup plus de capacité athlétique que beaucoup de gens ne l’imaginent, et ignorer les exigences physiques du sport conduit souvent de nombreuses personnes à souffrir de blessures en raison d’un mauvais conditionnement général, d’un manque d’échauffement, d’une mauvaise technique et d’une pratique limitée. Avec des exercices réguliers, y compris des renforcements et des étirements spécifiques, et une meilleure technique de swing, vous pouvez constater une amélioration significative des performances et une réduction des blessures. Votre physiothérapeute et votre massothérapeute peuvent vous aider à traiter les blessures et les douleurs actuelles et soutenir vos efforts de prévention à l’avenir.

Entretien avec Swami Vijayananda • Torsten Liem • 2023

Entretien avec Swami Vijayananda • Torsten Liem • 2023 | Thierry Payet

L’interview a eu lieu le 14 février 2010, peu avant sa mort.

Fin 1950, il prend un bateau de Marseille vers le Sri Lanka et l’Inde pour retrouver son maître. Son idée était de lui demander conseil puis de retourner dans le sud de la France, où il travaillait comme médecin. Finalement, il est resté en Inde pour le reste de sa vie – les 59 années suivantes, dont il a passé plus de 10 ans dans une solitude totale dans l’Himalaya.

courte biographie

Swami Vijayananda (26.11.1914- 5.4.2010)

Le 26 novembre 1914, au début de la Première Guerre mondiale dans l’est de la France, Vijayananda est né dans une famille juive et devait succéder à son père, le grand rabbin de Metz. Enfant, il était très pieux, mais dans sa jeunesse, il a étudié la philosophie et a commencé à s’éloigner des dogmes religieux monothéistes. Il a ensuite étudié la médecine, suivant d’abord un maître spirituel à Paris, un psychiatre français influencé par le bouddhisme. Fin 1950, il prend un bateau de Marseille vers le Sri Lanka et l’Inde pour retrouver son maître. Son idée était de lui demander conseil puis de retourner dans le sud de la France, où il travaillait comme médecin. Il avait espéré rencontrer Shri Ramana Maharshi et Shri Aurobindo mais quand il arriva à Chennai en janvier 1951, tous deux venaient de mourir. Il a plutôt rencontré Ma Anandamayi le 2 février 1951 à Varanasi et lui a demandé si elle pouvait rester dans sa retraite pendant deux ou trois jours, ce qui s’est finalement transformé en 59 ans. Il a passé une longue période de plus de 10 ans dans une solitude totale dans un ashram de l’Himalaya car Ma Anandamayi, son maître spirituel, l’y a envoyé. En 1985, après la mort de Ma Anandamayi, elle lui a demandé de s’occuper des visiteurs de l’ashram, ce qu’il a fait jusqu’à la fin de sa vie.

  • Vous étiez médecin en France et vivez maintenant en Inde depuis près de 60 ans, pourquoi n’êtes-vous jamais retourné en France ?

J’ai vécu en Inde pendant 58 ans ; Je suis venu ici pour trouver le vrai professeur. J’ai trouvé Ma Anandamayi. Si j’ai trouvé ce que je cherchais, pourquoi devrais-je revenir en arrière ? J’ai miraculeusement trouvé exactement ce que je cherchais. Il n’y a donc aucune raison de revenir en arrière. Miraculeusement, j’ai trouvé ce que je cherchais.

  • Vous avez vécu seul dans l’Himalaya pendant quelques années.

Oui, depuis de nombreuses années. Ma Anandamayi m’y a envoyé. C’était un nouvel ashram et personne ne voulait y rester. Ma m’a dit Vijayananda que tu iras là-bas. Elle voulait que j’y aille. Il n’y avait pas d’eau là-bas. J’ai dû marcher 1,5 miles pour avoir de l’eau potable. Il n’y avait ni nourriture, ni lumière, ni électricité. J’ai dû marcher dans la jungle la nuit avec une sorte de torche.

  • Votre état de paix est-il un état constant ?

La paix est presque constante. Lorsque vous êtes seul dans la jungle, il y a de nombreuses raisons d’avoir peur de beaucoup de choses. Donc mon but était de ne plus avoir peur, de ne plus avoir peur du tout, d’être complètement libéré de la peur – tout le temps.

  • Votre état de paix, est-il le même que le bonheur – Ananda ?

Non, la béatitude est un état bien supérieur. J’éprouve le bonheur de temps en temps. La paix est un sentiment fondamental.

  • Qu’est-ce qui peut nous apporter la tranquillité d’esprit alors que nous vivons dans le monde ?

Lorsque vous êtes en méditation et que vous expérimentez la conscience de l’unité et que vous sentez que vous êtes la conscience divine et que vous ne pouvez pas mourir, vous êtes immortel.

  • Que pouvons-nous faire pour réduire nos sentiments destructeurs comme la haine, le désir, le chagrin ?

Peur, colère, désir sexuel. Méditation, regarder à l’intérieur, prendre conscience du fonctionnement de l’esprit. Si vous remarquez/comprenez comment le mental fonctionne, vous pouvez le contrôler.

  • Quelle est la différence entre méditer avec un mantra ou observer la respiration

Regarder la respiration n’est pas un bon pranayama. Le bon pranayama contrôle le nadi. Regarder le souffle n’est pas la vraie chose. Juste une aide.

Un mantra peut être utilisé comme support pour l’esprit.

  • Quelle est la différence entre une vie spirituelle et une vie mondaine ?

Plaisir, frustration, repli sur soi, loin du plaisir. Le « Soi » est la source. Le moi intérieur est la vraie cause de la joie. Les gens vont partout dans le monde pour trouver le bonheur et la joie. Si vous le trouvez en vous, vous n’avez pas à le chercher à l’extérieur. Ce que vous cherchez à l’extérieur, dans le monde, vous le trouverez à l’intérieur. Ce que vous cherchez dans le monde extérieur, vous le trouverez en vous, la paix intérieure. Lorsque vous vous rendez compte que tout est en vous, alors vous n’avez pas besoin de regarder à l’extérieur, de courir dehors.

  • Quel est le problème de le chercher à l’extérieur ?

Si vous le ressentez à l’intérieur, vous vous rendez compte que la joie ne dépend pas de quelque chose d’extérieur. Si vous êtes tourné vers l’extérieur, que vous avez une petite amie ou un petit ami et que vous en dépendez… Votre joie intérieure ne dépend de rien, elle est en vous, l’essence est en vous.

  • Est-il essentiel à une vie spirituelle de se retirer du monde ?

Non, il existe de nombreuses voies, par exemple le Karma Yoga. Cela change aussi l’attitude de l’esprit. Vous restez où vous vivez et vous changez l’attitude de l’esprit.

Explication Torsten Liem : Le Karma Yoga se caractérise par le service et l’action désintéressés.

  • Si vous vivez avec un partenaire dans une famille. Quel est le chemin d’une vie spirituelle?

Vous voyez la femme comme une mère divine, comme un dieu féminin et vous vous dites que vous servez Dieu. Et montrez du respect à la mère féminine. C’est la voie pour vous en tant qu’homme.

  • Existe-t-il un lien entre spiritualité et santé ?

Vous avez besoin d’un corps fort et sain si vous voulez bien méditer. Si vous êtes faible, vous ne pouvez pas réaliser une bonne vie spirituelle.

Lorsque vous mangez des aliments sains, vous êtes fort et vous vous détoxifiez, vous nettoyez de l’intérieur. Ne mangez pas trop ou vous tomberez malade. Mais assez pour avoir un corps sain et fort.

qu'est ce qu'une vertèbre déplacée

On me dit que j’ai une vertèbre déplacée, que faire ? | Thierry Payet

D’accord mais comment savoir si ma vertèbre est déplacée ou non ?

Après avoir lu cet article avec passion et attention, vous suspectez un déplacement réel de l’une de vos vertèbres ?
A moins que vous soyez sur une civière à la suite d’un accident de voiture avec une douleur horrible dans le dos (dans ce cas on laisse gérer les secours !) on vous conseille de vous rendre chez votre médecin traitant pour que ce dernier vous apporte son expertise médicale.
Peut-être que ce dernier préconisera des clichés qui permettront de mettre en évidence ou non un déplacement.
Attention, l’aspect irrégulier de votre colonne ne constitue pas un élément suffisant pour
« diagnostiquer » un déplacement vertébral.
Les colonnes sont parfois différentes avec des apophyses postérieures plus ou moins longues (les petits os que vous sentez/voyez le long de la colonne), des muscles dorsaux plus ou moins tendus, etc.
(Comme disait Pierre Perret y’en a des gros, des p’tis, …. Mais on s’égare !)

Quels sont les traitements pour les vertèbres déplacées ?

En cas de diagnostic médical avéré de déplacement vertébral, la prise en charge dépendra de sa localisation et de son stade évolutif.
Le début du traitement est à voir avec votre médecin (décidément central dans la santé, à vous de bien vous entendre avec le vôtre !

Parfois une prise en charge en kinésithérapie peut être préconisée afin de réaliser une rééducation adaptée.

Et c’est là qu’entre en jeu votre ostéopathe ! (Entrée fracassante et trompette s’il vous plait)
Alors évidement la prise en charge de votre ostéopathe ne permettra pas de guérir le glissement vertébral, toutefois votre ostéopathe peut vous aider à soulager les douleurs liées à ce dernier !
Plus haut, nous parlions de troubles posturaux pouvant être lié aux glissements, dans certains cas, l’ostéopathie peut aider à améliorer la posture et donc, pourquoi pas, limiter le glissement et/ou son évolution.

Et pour le bassin, nerfs, muscles déplacés c’est pareil ?

Impossible de vous quitter sans vous faire un petit mot sur ces autres expressions souvent entendues « J’ai le bassin déplacé/ décalé », « j’ai un nerf qui a bougé », etc.
Là aussi ces « diagnostiques » existent mais sont secondaires à des traumatismes, malformations, pathologies, etc.
Une asymétrie visuelle ne constitue pas un « diagnostic » en soit.
D’autres éléments doivent évidemment être pris en compte.
Je pense que ce genre de conclusions (souvent hâtives) sont en réalité des raccourcis, des images que l’on donne pour faciliter la compréhension.
Toutefois même si elles sont parlantes, elles peuvent inquiéter les personnes et donc les pousser à consulter sans que cela soit forcément nécessaire.

J’ai une vertèbre déplacée, ce qu’il faut retenir

  • Oui c’est possible et cela existe, même si c’est plutôt peu fréquent.
  • Il en existe plusieurs types avec plusieurs stades d’évolution
  • Attention aux « diagnostics » trop hâtifs !
    – Assurez-vous de prendre un maximum d’informations et de préférence sur des sites sérieux et sourcés (le mieux étant d’aller rendre visite à votre médecin pour que ce
    dernier vous conseille).
    – Attentions aux raccourcis et images parfois utilisées pour trouver l’origine d’une douleur, vous risqueriez d’avoir un « diagnostic déplacé »
  • Vertèbre déplacée ne rime pas forcément avec douleur et sensation de blocage
    Tout dépend du stade, de la localisation, des individus, etc.
  • Douleur et sensation de blocage ne riment pas forcément avec vertèbre déplacée !
    Il existe de très nombreuses étiologies pour un mal de dos et pas que les déplacements vertébraux.
  • Une prise en charge est possible par de nombreux professionnels dont votre ostéopathe
Nouvel avenant à la convention nationale des sages-femmes

Nouvel avenant à la convention nationale des sages-femmes | Thierry Payet

Après plusieurs mois de négociations, l’Union National des Caisses d’Assurance Maladie (UNCAM) et l’Union Nationale et Syndicale des Sages-Femmes (UNSSF) sont parvenues à trouver un accord.  L’avenant 6 à la convention nationale des sages-femmes a été signée le 12 décembre 2022. Les mesures de valorisation entreront en vigueur en juin 2023.


Définition du rôle de sage-femme référente pour le suivi de grossesse

Depuis la loi du 26 avril 2021, les patientes ont la possibilité de déclarer une sage-femme libérale comme référente à l’assurance Maladie. Les tâches et la rémunération de cette sage-femme ont été définies par cet avenant.

En collaboration avec le médecin traitant, la sage-femme référente aura pour mission d’assurer la coordination des soins. Elle devra réaliser la majorité des rendez-vous du parcours grossesse et du suivi postnatal, faire le lien avec la maternité et s’assurer que la patiente ait un suivi à domicile programmé à sa sortie.

L’autre rôle de la sage-femme référente est informatif. Elle devra tenir sa patiente informée de son parcours grossesse et du suivi médical du nourrisson, mais également de ses droits et des démarches administratives à réaliser. Elle devra aussi assurer un rôle de prévention tout au long du parcours.

En contrepartie de la réalisation de ces tâches, la sage-femme libérale référente sera rémunérée à hauteur de 45€ par suivi de grossesse.



Valorisation des interventions en plateau technique et maison de naissance

Cet avenant valorise également les accouchements en plateau technique ou en maison de naissance.

Un forfait de 80€ a été créé pour gratifier la disponibilité et l’astreinte de la sage femme pour les accouchements en plateau technique, sur les derniers mois de grossesse.

Dans les maisons de naissance, une sage-femme qui réalise la surveillance du travail d’accouchement sera rémunérée à hauteur de 300€. Un forfait de 150€ a également été créé pour la surveillance postpartum immédiat dans ces mêmes maisons de naissance.

Une majoration de 30€ pour les deux premières visites de surveillance à domicile réalisées entre J0 et J2 lorsque la femme rentre à domicile après un accouchement.

Selon l’UNFFS, le contenu de cet avenant n’est pas satisfaisant, mais sa signature représente tout de même une avancée au vu du déroulement des négociations. Le syndicat n’est, par exemple, pas satisfait du montant de 45€ par patiente pour la sage-femme référente.

Les négociations pour 2024 reprendront au second semestre 2023 et porteront sur l’ensemble de la convention.



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L'émergence de la forme • Liem Health Blog • 6 janvier 2023

L’émergence de la forme • Liem Health Blog • 6 janvier 2023 | Thierry Payet

Le mathématicien contemporain L. Edwards a étudié le développement de la forme principalement en association avec des modèles de vortex, étendant ses recherches sur le développement de la forme embryologique.

Il voit l’émergence de la forme embryologique comme la création parfaite d’un univers spirituel, qui prend forme selon les lois des mathématiques. Il a abordé entre autres la question de savoir quelle forme les calculs géométriques pourraient produire si l’axe du vortex aéré était asymétrique par rapport à l’axe de la transformation du bourgeon d’un bourgeon végétal. Pour ce calcul, il a sélectionné six tourbillons aérés dans un champ commun. Leur axe commun était placé parallèlement à l’axe de transformation du bourgeon, mais décalé d’un côté. La représentation graphique de ces calculs et l’évaluation de diverses coupes transversales ont produit une ressemblance claire avec le processus d’invagination qui se déroule pendant le développement du mésoderme au cours de la troisième semaine de gestation. Même lorsque les paramètres étaient variés, par exemple en déplaçant le vortex ou l’orientation des axes les uns par rapport aux autres, le résultat ressemblait toujours à une forme embryonnaire. Ces formes, vues en séquence, rappellent les différentes étapes du développement embryonnaire. En utilisant un simple mouvement d’un vortex, transformé par “transformation de l’œuf” (un certain ensemble de calculs mathématiques), il est devenu possible, par exemple, de décrire la forme générale d’un embryon en développement. Un certain positionnement du vortex (et des transformations qui en résultent) a produit une similitude remarquable avec la forme générale d’un embryon en développement. Si ces modèles de calcul sont appliqués à l’utérus – qui, comme l’ovule et le bouton floral, présente une bonne forme de courbe de trajectoire dans les premières semaines de grossesse – une relation ou une similitude claire est trouvée entre la réalité biologique (la forme de la stade de développement de l’embryon) et les sections géométriques obtenues à partir de certains processus de calcul (Fig. 1). Edwards postule que le développement des graines et des embryons aviaires peut être attribué à la forme du bourgeon et de l’œuf (au sens d’une force de mise en forme opérative et active). La forme pourrait alors être mise en évidence comme force agissante du développement (initial ou ultérieur) par l’enchaînement général des gestes formateurs dans le développement embryonnaire, au moyen de ces processus de transformation géométrique. Conformément à cette pensée, Edwards essaie de représenter la formation du tube neural en termes géométriques. Une augmentation constante de la largeur du vortex, comme dans les représentations graphiques de la formation du tube neural, produit une croissance des deux côtés l’un vers l’autre jusqu’à ce qu’ils se rencontrent et fusionnent (Fig. 2). Le vortex le plus large produit une forme qui réalise la fermeture du tube. Pour produire géométriquement cette transformation remarquable, il suffit qu’un vortex aéré (transformé par la transformation de l’utérus, c’est-à-dire la courbure accrue de l’utérus au début de la grossesse) augmente son rayon. Une autre façon possible d’obtenir ce résultat (avec des écarts mineurs) serait de conserver le même rayon et de déplacer le vortex, de haut en bas, de bas en haut, ou vers l’intérieur des deux côtés. Afin de convertir le processus de fermeture du tube neural (commençant au milieu et se poursuivant crânialement et caudalement) en termes géométriques, nous devons penser à deux tourbillons se rapprochant de directions opposées : de haut en bas et de bas en haut, ou vers l’intérieur de droite et de gauche. Le processus de fermeture du tube neural selon Edwards pourrait être interprété métaphoriquement comme suit : le premier vortex du passé, le second du futur ; soit, le premier vortex communiquant l’élément inconscient de notre être et le second, le conscient.

PLFSS 2023, quel impact pour les infirmiers ?

PLFSS 2023, quel impact pour les infirmiers ? | Thierry Payet

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 (PLFSS) a été adopté par l’assemblée nationale le vendredi 2 décembre via un cinquième usage du 49.3. Chaque année, le gouvernement présente un nouveau texte devant le parlement pour anticiper et organiser les dépenses de la sécurité sociale ainsi que les dépenses de santé de l’année. Ce texte est également le moyen privilégié pour décider de réformes en santé.

Nous vous proposons de revenir sur les mesures qui concernent les infirmiers libéraux, les kinésithérapeutes et les sages-femmes.


I- Récapitulatif des principales mesures mises en place

Tout d’abord, grâce à l’article 33 du PLFSS, les infirmiers vont bénéficier d’une nouvelle compétence. Ils vont pouvoir faire des prescriptions vaccinales. De plus, la liste des vaccins qu’ils vont pouvoir administrer est élargie, au même titre que les sages-femmes. Ces listes seront publiées dans un arrêté du ministre de la santé après consultation de la haute autorité de santé.

Pour pallier le manque de médecins de garde les soirs et les week-end, les infirmiers, les sages-femmes et les dentistes pourront participer aux permanences de soins au même titre que les médecins. Cela permettra un partage des tâches et un meilleur accès à des soins non programmés plus adaptés aux patients.

A titre expérimental, pour une durée de 1 an, les infirmiers pourront également signer les certificats de décès.

L’une des grandes nouveautés sera l’accélération du développement de la pratique avancée. Les API pourront désormais prendre directement des patients en ville“dans le cadre des structures d’exercice coordonnées”. Il ne sera plus nécessaire, de passer par un médecin qui prescrit les services de l’IPA. Cependant, patience, car cela sera mis en place dans un décret qui pourrait tarder à arriver.

Une autre mesure est la fin de l’intérim en sortie de formation. Les missions ponctuelles seront réservées aux professionnels ayant déjà exercé pendant une durée minimale, dans un cadre autre qu’une mission temporaire. Reste à connaître cette durée minimale qui sera fixée par un décret, à la suite d’une consultation des parties prenantes.

Enfin, le gouvernement prolonge, jusqu’en 2035, la permission pour les infirmiers de travailler à l’hôpital jusqu’à 72 ans sous un statut de contractuel avec le cumul emploi-retraite.



II- Article 44 : recouvrements des indus par l’assurance maladie

Dans sa volonté de lutter contre les fraudes, le PLFSS 2023 prend de nouvelles mesures dont l’Article 44 qui durcit les possibilités de recouvrement des indus par les caisses primaires d’assurance maladie.

Pour tous les professionnels libéraux, lors d’un contrôle de l’activité, si des pratiques non conformes sont constatées, la sécurité sociale peut réclamer des indus sur l’ensemble de l’activité par extrapolation des résultats de contrôle sur un échantillon de factures limité.

Cet article qui a un objectif louable (lutter contre la fraude), créé un soupçon de culpabilité sur les professionnels de santé et peut avoir un préjudice financier important en cas d’erreur non intentionnelle.

De nombreuses professions se sont déjà indignées devant cet article via des pétitions, et plusieurs grèves ont déjà été organisées notamment par les infirmiers libéraux pour le contester.



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