Mann führt in einer ruhigen Innenumgebung eine Yoga-Pose mit dem Großen Armkreis aus.

Renforcez votre noyau tout en travaillant en 2024 | Thierry Payet

Dans un monde de plus en plus dominé par le travail sédentaire, la recherche d’équilibre et d’activité physique est plus importante que jamais. En tant qu’ostéopathe expérimenté et passionné par le bien-être physique, je partage chaque semaine des exercices pratiques qui s’intègrent facilement dans la vie de tous les jours. Cette semaine, nous nous concentrons sur les cercles des gros bras, un exercice simple mais efficace conçu spécifiquement pour combattre la tension causée par une position assise prolongée.

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Le chat, un danger pendant la grossesse ? | Thierry Payet

Toxoplasmose, allergie, maladie, vivre sa grossesse avec un chat à la maison inquiète souvent les femmes enceintes. Est-ce à tort ou à raison ? Santé Sur le Net fait le point sur la question.

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Chat, grossesse et toxoplasmose

Avoir un chat à la maison quand on est enceinte fait souvent immédiatement penser au risque de toxoplasmose. La toxoplasmose est une maladie liée à un parasite, Toxoplasma gondii. La toxoplasmose est une pathologie bénigne qui passe généralement inaperçue, mais qui peut provoquer des complications, lorsqu’elle survient :

  • Au cours de la grossesse, car elle peut entraîner une toxoplasmose congénitale chez le fœtus ;
  • Chez les sujets immunodéprimés.

Dès la première consultation de suivi de la grossesse, le médecin ou la sage-femme prescrit une sérologie de la toxoplasmose aux femmes enceintes, afin de déterminer si elle est immunisée (la femme enceinte a déjà eu l’infection) ou non (la femme enceinte n’a jamais rencontré le parasite). Si elles sont immunisées contre l’infection, aucun problème si un chat vit à la maison. Si elles ne sont pas immunisées, quelques précautions s’imposent avec le chat pour prévenir le risque d’infection :

  • Laver le bac à litière tous les jours avec de l’eau à plus de 70 °C en utilisant des gants ;
  • Si possible demander à une autre personne de changer la litière ;
  • Ne pas utiliser d’eau de Javel.

À savoir ! Contrairement aux idées reçues, le fait de vivre avec un chat n’est pas une garantie d’être immunisée contre la toxoplasmose. Certaines femmes enceintes ont vécu depuis leur enfance avec un chart et ne sont pourtant pas immunisées.

A noter que ces précautions sont inutiles avec les chats qui vivent en appartement et qui sont nourris exclusivement avec des aliments pour les chats.

Enceinte et allergique, vais-je supporter mon chat ?

Pendant la grossesse, les allergies peuvent s’aggraver, s’améliorer ou rester identiques. Parfois, certaines femmes enceintes, qui n’étaient pas allergiques avant la grossesse, peuvent devenir sensibles à certains allergènes.

Le chat ne représente pas de risque allergique plus élevé qu’un autre animal. Si vous n’étiez pas allergique avant la grossesse, pas de raison que vous deveniez allergique en étant enceinte. Toutefois, si des symptômes allergiques apparaissent, comme des démangeaisons, des éternuements, un écoulement nasal, des yeux qui piquent, … pensez à en parler au médecin ou à la sage-femme et à leur indiquer que vous avez un chat à la maison. Si besoin, un traitement spécifique pourra vous être prescrit. Si vous étiez déjà allergique avant la grossesse, le médecin pourra adapter votre traitement si nécessaire. Dans tous les cas, ne commencez pas ou n’arrêtez pas un traitement médical sans l’avis du médecin.

Les maladies du chat, un risque chez la femme enceinte

Les chats sont exposés à différentes maladies, mais seulement certaines présentent un risque de transmission à l’être humain et donc à la femme enceinte. Parmi ces maladies figurent :

  • La maladie des griffes du chattransmise par les griffures. Elle guérit spontanément dans la majorité des cas ;
  • La pasteurellose est une infection bactérienne qui peut toucher le nourrisson et les personnes immunodéprimées. Même si elle est plus rare, elle peut représenter un danger au cours de la grossesse, mais aussi et surtout après l’arrivée du bébé ;
  • La teigne ;
  • La toxoplasmoseévoquée plus haut ;
  • La rage félineles chats devant être vaccinés à partir de 3 mois ;
  • L’échinococcose est une maladie grave, qui peut affecter le foie, les poumons et engager le pronostic vital. Pour prévenir ce risque, il faut absolument vermifuger régulièrement le chat.

La plupart des maladies du chat ne présentent pas de danger pour la femme enceinte, si le chat est vacciné, vermifugé et régulièrement suivi par un vétérinaire. Inutile donc de fuir son chat pendant 9 mois !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

examen dentaire femme enceinte

Examen bucco-dentaire de maternité : prise en charge | Thierry Payet

La grossesse est une période de grands bouleversements y compris pour l’équilibre bucco-dentaire. La santé bucco-dentaire de la femme enceinte doit donc faire l’objet d’une surveillance rapprochée. Pour cela, l’Assurance Maladie propose à chaque femme enceinte et dès le 4e mois de grossesse, un examen bucco-dentaire de maternité entièrement pris en charge. En 2024, la gratuité de cet examen est désormais prolongée jusqu’au 6e mois après l’accouchement. On fait le point.

examen dentaire femme enceinte

Grossesse et modifications de l’équilibre bucco-dentaire

La grossesse est une période de grands bouleversements physiologiques et hormonaux y compris pour l’équilibre bucco-dentaire de la femme enceinte :

  • Modification salivaire : avec une fabrication excessive de salive et un pH acide.
  • Modifications hormonales : pouvant provoquer une inflammation des gencives.
  • Modification du système digestif : avec survenue de vomissements, de nausées et de reflux gastro-œsophagiens.
  • Modification des habitudes alimentaires avec une appétence particulière pour les aliments sucrés et acides ainsi qu’une tendance au grignotage.
  • Adaptation du système cardiovasculaire avec des saignements accrus.
  • Congestion des muqueuses nasales provoquant une respiration par la bouche.
  • Baisse de l’immunité avec augmentation du risque d’infections.

Du fait de ces modifications liées à la grossesse fragilisant les gencives et les dentsla femme enceinte est ainsi davantage exposée que la population générale aux pathologies bucco-dentaires comme l’érosion dentaire, les caries ou les maladies parodontales (gingivite gravidique, parodontite). Par ailleurs, des complications obstétricales peuvent également survenir.

À savoir ! Pendant la grossesse, la prévention des pathologies bucco-dentaires s’appuie sur des règles hygiéno-diététiques essentielles : une bonne hygiène bucco-dentaire (au minimum 2 brossages quotidiens), une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, l’absence de consommation de substances à risque comme le tabac ou l’alcool. En cas de nausées matinales ou de vomissements fréquents, il conviendra rincer la bouche immédiatement à l’eau et de se brosser les dents à distance des vomissements.

Une surveillance bucco-dentaire essentielle pendant la grossesse

D’où l’importance d’une surveillance bucco-dentaire rapprochée tout au long de la grossesse. Pour cela, l’Assurance Maladie propose à chaque femme enceinte dès le 4e mois de grossesse, un examen bucco-dentaire de maternité entièrement pris en charge.

Cet examen de prévention bucco-dentaire de maternité est réalisé par un chirurgien-dentiste. Au cours de cet examen, le praticien fait le point sur la santé bucco-dentaire de la femme enceinte, dépiste les éventuelles pathologies bucco-dentaires, prévient les éventuelles complications de grossesse de la patiente et lui rappelle ou enseigne les techniques d’hygiène bucco-dentaire de base.

À savoir ! Pendant la période de grossesse et à l’exclusion des situations d’urgence, le moment à privilégier pour effectuer des soins bucco-dentaires est défini comme étant le 2e trimestre de grossesse, puis la première moitié du 3e trimestre de grossesse. Par principe, la femme enceinte devra donc éviter de faire des soins dentaires au cours du 1est trimestre et pendant la période précédant l’accouchement.

Au cours de cette consultation, la santé bucco-dentaire de l’enfant à naître peut également être abordée, de même que les bons gestes à adopter à l’apparition des premières dents.

Une prise en charge prolongée jusqu’au 6e mois après l’accouchement

En pratique, le jour de la consultation avec son dentiste, la femme enceinte devra présenter sa carte Vitale à jour ainsi que le bon de prise en charge envoyé par sa caisse d’Assurance Maladie.

Jusqu’à présent, l’examen de prévention bucco-dentaire de maternité était pris en charge par l’Assurance Maladie depuis le 4e mois de grossesse jusqu’au douzième jour après l’accouchement. En 2024, la gratuité de cet examen est désormais prolongée jusqu’au 6e mois suivant l’accouchement. Une raison supplémentaire de ne pas passer à côté de cet examen essentiel !

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Maternité : l’examen bucco-dentaire désormais pris en charge jusqu’au 6e mois après l’accouchement. www.ameli.fr. Consulté le 3 mars 2024.
– La santé bucco-dentaire de la femme enceinte. www.urps-chirurgiensdentistes-na.fr. Consulté le 3 mars 2024.
Reflux gastro-œsophagien • Ostéosanté • 2024

Reflux gastro-œsophagien • Ostéosanté • 2024 | Thierry Payet

18h03

Aujourd’hui, à l’occasion de l’anniversaire du décès de mon professeur Viola M. Frymann DO, je vous propose un avant-propos inspirant qu’elle a écrit en 2008 comme avant-propos d’un livre sur l’ostéopathie infantile de Christoph Plothe et moi-même. Elle avait la compétence de réunir des experts interdisciplinaires. L’atelier était génial, Dr. Frank Willard, Dr. Peter Springall (neurologue), Dr. Claude Valenti (ophtalmologiste) et le Dr. Yuri Moskalenko a complété le contenu pédagogique pratique de Viola Frymann.

Elle était pleine d’inspiration et d’énergie. Je me souviens encore comment, en marchant avec elle, je devais m’efforcer de la suivre et en même temps de suivre sa conversation.

Rectocolite hémorragique

Rectocolite hémorragique, un nouveau traitement prometteur ? | Thierry Payet

La rectocolite hémorragique appartient, avec la maladie de Crohn, aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Cette pathologie est particulièrement invalidante et nuit profondément à la qualité de vie des patients, parfois touchés dès l’adolescence. Lors du 19ème congrès de la European Crohn’s and Colitis Organisation (ECCO), qui s’est tenu à Stockholm du 21 au 24 février 2024, des résultats prometteurs ont été présentés sur un candidat médicament, l’obefazimod. Explications.

Rectocolite hémorragique

Quels sont les traitements actuels de la rectocolite hémorragique ?

Actuellement aucun traitement ne permet de guérir définitivement les maladies inflammatoires chroniques (MICI), comme la la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Différents médicaments sont utilisés pour traiter les poussées de la maladie (phases symptomatiques) et prévenir les nouvelles poussées. Parmi ces traitements, figurent :

  • Les dérivés de l’acide aminosalicylique ou aminosalicylés ;
  • Les corticoïdes ;
  • L’azathioprine ;
  • Des biothérapies.

Les biothérapies sont les traitements les plus récents. Il s’agit d’anticorps spécifiquement développés pour agir sur les réactions immunitaires et inflammatoires, afin de réduire l’inflammation chronique liée à la maladie. Les anticorps disponibles à ce jour sont :

  • L’infliximab ;
  • L’adalimumab ;
  • Le golimumab ;
  • Le védolizumab ;
  • L’ustékinumab ;
  • Le tofacitinib.

Pour certains patients, un traitement chirurgical est également nécessaire.

Un nouveau candidat médicament

Les mécanismes à l’origine de la rectocolite hémorragique restent encore mal compris, même si les scientifiques avancent plusieurs facteurs :

  • Une prédisposition génétique ;
  • Un déséquilibre entre le système immunitaire intestinal et le microbiote intestinal ;
  • L’exposition à des facteurs environnementaux.

Pour développer de nouveaux traitements contre la maladie, les chercheurs tentent de cibler les réactions immunitaires et inflammatoires. Parmi les candidats médicaments les plus prometteurs, figure l’obéfazimod. Des résultats intéressants ont été présentés récemment dans le traitement de la rectocolite hémorragique modérément à sévèrement active. L’obefazimod est un médicament administré quotidiennement par voie oraleobjet de plusieurs essais cliniques menés chez l’homme depuis 2022, dans la rectocolite hémorragique et bientôt dans la maladie de .

Une efficacité et une tolérance prometteuses dans les essais cliniques

Les derniers essais cliniques menés sur ce médicament se révèlent très prometteurs. L’obefazimod possède un mécanisme d’action unique (amélioration de l’expression d’un petit ARN, le microARN-124) et exerce une activité antiinflammatoirequi permet de stabiliser la réponse immunitaire chez les patients atteints de rectocolite hémorragique modérée à sévère. L’un des essais conclut à l’efficacité et à une bonne tolérance du médicament après 8 semaines de traitement. La poursuite de ce traitement a permis de montrer une persistance de l’efficacité et de l’innocuité après 48 et 96 semaines de traitement.

Une réduction de la dose administrée (de 50 à 25 mg par jour) a ensuite été évaluée sur un groupe de patients. A nouveau, les données se révèlent prometteuses concernant l’efficacité et la tolérance de ce candidat médicament. Fort de ces résultats, le laboratoire pharmaceutique devrait poursuivre le développement de l’obefazimod, qui pourrait prochainement devenir un nouveau traitement de la rectocolite hémorragique. Un espoir pour les quelques 200  patients vivant en France avec une maladie inflammatoire chronique de l’intestin.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Efficacité et sécurité de l’obéfazimod chez les patients atteints de RCH aux semaines 48 et 96 d’une étude d’entretien ouverte parmi les répondeurs cliniques à la semaine 8 de l’essai d’induction de phase 2b. 19ème Congrès d’ECCO – Stockholm.cm.ecco-ibd.eu. Consulté le 19 février 2024.
– Efficacité de l’obéfazimod administré par voie orale une fois par jour chez les patients atteints de RCH active modérée à sévère aux semaines 8, 48 et 96, ventilée par dose de traitement d’induction. cm.ecco-ibd.eu. Consulté le 19 février 2024.
– L’obefazimod et ses métabolites actifs ABX-464-N-Glu agissent en stabilisant l’interaction protéine-protéine entre les partenaires clés de la biogenèse de l’ARN, CBC et ARS2. cm.ecco-ibd.eu. Consulté le 19 février 2024.
– Efficacité et sécurité de la diminution de la dose de 50 mg à 25 mg d’obéfazimod par voie orale, une fois par jour, pendant la troisième et la cinquième année de traitement d’entretien en ouvert chez les patients atteints de colite ulcéreuse (CU) active modérément à sévèrement : une analyse intermédiaire . cm.ecco-ibd.eu. Consulté le 19 février 2024.
– Rectocolite hémorragique. www.ameli.fr. Consulté le 19 février 2024.
Perturbateur-endocrinien

Perturbateurs endocriniens, vers un suivi renforcé ! | Thierry Payet

D’après un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé paru en 2012, près de 800 substances chimiques seraient des perturbateurs endocriniens, avérés ou suspectés. Ces substances sont partout, dans l’eau, dans l’air, dans la terre, dans les emballages, dans les aliments et donc dans notre organisme, jusque dans le lait maternel. Comment sont suivis ces substances ? Comment sont identifiés leurs impacts sur la santé ? Santé Sur le Net fait le point sur les perturbateurs endocriniens.

Perturbateur-endocrinien

Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?

Tout le monde a entendu parler au moins une fois d’un perturbateur endocrinien. Mais que cache cette désignation ? Un perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange de substances, qui est capable d’altérer les fonctions endocrines de l’organismec’est-à-dire les fonctions hormonales. Potentiellement, ces substances sont donc capables de modifier toutes les fonctions physiologiques de l’organisme, puisqu’elles sont toutes sous le contrôle d’au moins une hormone.

Où se trouvent ces perturbateurs endocriniens ? Absolument partout. Dans les objets et produits de la vie courante : produits d’hygiène et de soins, cosmétiques, produits ménagers, détergents, produits phytosanitaires, produits alimentaires, emballages, … mais aussi dans l’environnement, l’eau, l’air, le sol, …. Et donc inévitablement, en bout de chaîne, ils se retrouvent dans notre organisme. Désormais, quel que soit notre mode de vie, nous sommes tous imprégnés par des perturbateurs endocriniens, les adultes comme les enfants, et même parfois les fœtus in utero !

Quel est l’impact sur la santé des perturbateurs endocriniens ?

Au-delà de leur omniprésence, ce qui inquiète dans les perturbateurs endocriniens, ce sont leurs effets néfastes sur la santé. Comme ils perturbent les fonctions hormonales de l’organisme, et donc les grandes fonctions physiologiques, leurs effets sont nombreux et multiples sur la fonction de reproduction, la fonction thyroïdienne, la fonction surrénalienne, le métabolisme, le développement neurologique et cérébral, etc.

De nombreuses études se penchent sur leurs conséquences sur la santé et les pointent du doigt notamment  dans différents problèmes de santé :

  • L’infertilité ;
  • La puberté précoce ;
  • L’obésité ;
  • Les maladies thyroïdiennes ;
  • Les troubles du neurodéveloppement, comme les troubles du spectre de l’autisme ;
  • Des malformations congénitales ;
  • Des cancers hormono-dépendants ;
  • Des troubles de l’immunité et des maladies auto-immunes.

Mais les scientifiques se heurtent à un écueil majeur : il est très difficile d’étudier l’effet d’un perturbateur endocrinien. En effet, quotidiennement, nous sommes exposés à différents perturbateurs endocriniens, à des doses différentes et selon différents modes d’exposition. Comment évaluer l’effet de l’un d’eux pris isolément ? De plus, les effets de ces perturbateurs endocriniens peut se manifester des mois, voire des années après l’exposition. L’étude de leur impact sur la santé impose de multiples défis.

21 effets sur la santé prioritaires à surveiller

Face à ces défis, les autorités de santé publique surveillent et suivent les perturbateurs endocriniens, à court, moyen et long terme. Santé Publique France a publié le 28 décembre 2023 les résultats d’une nouvelle étude, lancée en 2021, l’étude PEPS’PE. A partir de l’ensemble des données connues sur les perturbateurs endocriniens, cette étude vise à prioriser certains effets sanitairesqui seraient directement associés à l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Près de 60 effets sur la santé ont été évalués dans cette étude, qui a mobilisé près de 500 experts et acteurs impliqués dans le suivi des perturbateurs endocriniens en France et dans le monde.

A l’issue des travaux menés par les experts, 21 effets sur la santé ont été considérés comme prioritaires à surveiller dans les années à venir. Parmi ces effets, 8 concernent la fonction reproductive :

  • La cryptorchidie (défaut de migration d’un testicule lors de la vie fœtale) ;
  • L’hypospadias (malformation de la verge) ;
  • La puberté précoce ;
  • Cancer des testicules;
  • L’altération de la qualité du sperme ;
  • L’endométriose ;
  • L’infertilité ;
  • La baisse de la fécondité.

Les autres effets prioritaires concernent des effets métaboliques, des troubles du neurodéveloppement, l’asthme et certains cancers :

A ce stade, les experts ne disposent pas toujours d’assez de preuves pour établir avec certitude le rôle des perturbateurs endocriniens. La surveillance de ces substances est capitale au regard de l’enjeu majeur de santé publique qu’ils représentent.

Rédiger par Estelle B., le 02 Février 2024, Docteur en Pharmacie

Sources

– Vers un élargissement de la surveillance des effets sanitaires des perturbateurs endocriniens.www.santepubliquefrance.fr. Consulté le 02 Février 2024.
– Que sait-on des effets des perturbateurs endocriniens sur la santé ? www.santepubliquefrance.fr. Consulté le 02 Février 2024.
– Que sont les perturbateurs endocriniens ? www.santepubliquefrance.fr. Consulté le 02 Février 2024.
Trembler contre le stress • Blogue santé • 25 janvier 2024

Trembler contre le stress • Blogue santé • 25 janvier 2024 | Thierry Payet

17h09

L’ostéopathie est une forme de traitement holistique qui vise à identifier et traiter les causes des plaintes. Les techniques manuelles libèrent les tensions, améliorent la mobilité et augmentent le bien-être. L’ostéopathie traite les gens comme une unité du corps, de l’esprit et de l’âme et vise non seulement à soulager les symptômes, mais aussi à avoir un effet préventif. Les plaintes courantes telles que les maux de dos et les maux de tête peuvent être soulagées efficacement grâce à des traitements ostéopathiques. Le choix d’un ostéopathe qualifié est crucial pour la réussite du traitement.

depression perinatale mortalité

le risque de mortalité des femmes | Thierry Payet

Le programme des « 1000 premiers jours » a mis en lumière l’importance d’accompagner les parents pour mieux répondre aux besoins de l’enfant en termes de santé et de développement. Parmi les points de vigilance, citons la santé de la mère et notamment sa santé mentale. Des chercheurs suédois viennent d’ailleurs de découvrir que la dépression périnatale augmenterait le risque de mortalité chez la mèremême plusieurs années après l’accouchement. On fait le point.

depression perinatale mortalité

Période périnatale et risques de dépression

Par « période périnatale », on entend la période allant de la conception à l’année suivant la naissance de l’enfant. Cette période est particulièrement scrutée dans le cadre du programme des « 1000 premiers jours ». Ce programme a en effet mis en lumière l’importance d’accompagner les parents pour mieux répondre aux besoins de l’enfant en termes de santé et de développement. Parmi les points de vigilance, citons la santé de la mère et notamment sa santé mentale.

Il faut dire que la période périnatale est considérée comme une période à risque de troubles psychiques pour la mère. Regroupés sous le terme de « dépression périnatale », ces troubles peuvent être des troubles dépressifs, des troubles anxieux, des troubles psychiques sévères, des addictions voire des troubles de la relation précoce parents/bébé. Dépassée, la mère ou la future mère ne se sent pas à la hauteur de son nouveau statut et pense qu’elle n’est pas faite pour ce rôle. Au Royaume-Uni, selon une étude, ce sont 20 % des femmes qui développeraient des troubles psychiques au cours de la période périnatale. Dès lors, quel impact peut avoir la dépression périnatale sur la santé des femmes ?

À savoir ! Les troubles psychiques périnataux peuvent être liés à la décompensation d’une maladie antérieure ou à la survenue d’une maladie en post-accouchement.

Un impact sur le risque de mortalité à court et long terme

Dans ce contexte, des chercheurs suédois du Karolinska Institutet ont entrepris de mener une vaste étude épidémiologique pour éclaircir les liens entre la dépression périnatale et la mortalité des femmes. Pour cela, ils se sont appuyés sur les données du registre médical suédois des naissances de 2001 à 2018. Ils ont ainsi comparé :

  • 86 551 femmes ayant reçu un diagnostic clinique de dépression périnatale ou une prescription périnatale d’antidépresseurs.
  • Avec 865 510 femmes n’ayant pas souffert de dépression périnatale.

Les scientifiques ont ainsi pu observer que les femmes souffrant de dépression périnatale étaient exposées à un risque accru de mortalitétoutes causes confondues (naturelles et non naturelles). Ainsi, ces femmes :

  • Présentaient un risque de mortalité trois fois plus élevé que les autres l’année suivant leur accouchementindépendamment d’éventuels antécédents psychiatriques.
  • Présentaient un risque de mortalité deux fois plus élevé que les autres 18 ans après le diagnostic de dépression post-partum.

Pour l’équipe de chercheurs, ces observations s’expliquent par le fait que les femmes souffrant de dépression périnatale ont tendance à adopter des habitudes préjudiciables pour leur santé (comme une mauvaise alimentation par exemple). Elles peuvent également souffrir de comorbidités les exposant à un risque accru de décès plusieurs décennies après l’accouchement.

Les chercheurs ont ensuite comparé un panel de 20 000 femmes souffrant de dépression périnatale avec leurs sœurs biologiques ayant accouché à la même période. Et ils sont parvenus aux mêmes conclusions. Il semblerait donc que la dépression ait un impact plus important sur le risque de mortalité que les facteurs génétiques ou l’enfance. Publiée dans le BMJ, cette étude s’avère la plus complète sur le sujet même si elle ne permet par d’établir de lien de causalité.

Dépression périnatale et risque accru de suicides

Ces résultats sont complétés par une étude parue dans le Réseau Jama ouvert et relative au risque de comportement suicidaire lié à la dépression périnatale. Cette étude met à jour la part importante des suicides dans le nombre de décès maternels avec un risque de décès par suicide multiplié par 6 chez les femmes souffrant de dépression périnatalecomparé aux autres femmes. Le risque de décès par accident était quant à lui multiplié par 3 chez les femmes souffrant de dépression périnatale. Très important dans l’année suivant l’accouchement et chez les femmes sans antécédents psychiatriques, ce risque perdurait également pendant les 18 années suivantes.

Bien que cette étude reste une étude épidémiologique, ces résultats attirent l’attention sur la vulnérabilité des femmes souffrant de dépression périnatale et exhortent ainsi à une surveillance clinique étroite de ces patientes.  En parallèle, l’équipe de scientifique cherche à connaître les causes de la dépression périnatale. Selon eux, il existerait un lien entre les maladies auto-immunes et la dépression périnatale à travers un mécanisme immunologique qu’il reste encore à identifier. Affaire à suivre !

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– La dépression périnatale double le risque de mortalité, même 18 ans après l’accouchement. www.lequotidiendumedecin.fr. Consulté le 22 janvier 2024.
– Dépression périnatale et risque de mortalité : étude nationale basée sur des registres en Suède. www.bmj.com. Consulté le 22 janvier 2024.
– Dépression périnatale et risque de comportement suicidaire. jamanetwork.com. Consulté le 22 janvier 2024.
– Repérage, diagnostic et prise en charge des troubles psychiques périnatals – Note de cadrage. www.has-sante.fr. Consulté le 22 janvier 2024.
Résistant à la tuberculose

Nouveauté du traitement de la tuberculose pharmaco-résistante | Thierry Payet

Maladie infectieuse grave comptant parmi les plus mortelles, la tuberculose peut se compliquer en tuberculose dite « pharmaco-résistante ». Et s’il était désormais possible d’envisager une stratégie alternative pour le traitement de la tuberculose « pharmaco-résistante » ? C’est ce que suggèrent les conclusions d’une nouvelle étude scientifique qui met en lumière un composé chimique présentant une double action contre cette pathologie. On fait le point.

Résistant à la tuberculose

Tuberculose et risque d’antibiorésistance

La tuberculose est l’une des maladies infectieuses graves les plus mortelles. En 2022, on estime qu’elle a causé 1,3 million de décès dans le monde ! Cette maladie est due à une bactérie, Mycobacterium tuberculosisqui touche le plus souvent les voies respiratoires et les poumons et s’accompagne de symptômes comme la toux, des expectorations sanguinolentes et des douleurs thoraciques. Mais elle peut également toucher d’autres organes ou se loger à l’état de dormance dans certaines cellules ! La transmission de la tuberculose d’une personne à une autre se fait aisément par dispersion de gouttelettes par voie aérienne lorsque la personne infectée tousse, éternue ou crache.

Du fait de la diversité des organes pouvant être touchés, la tuberculose fait l’objet d’une polythérapie. Elle se traite en effet au moyen de quatre antibiotiques pendant 2 mois suivis de deux antibiotiques pendant 4 mois. Mais c’est sans compter le risque chez le patient de développer une antibiorésistance s’il ne suit pas correctement son traitement. La bactérie devient résistante à un ou plusieurs antibiotiques et le patient développe alors ce que l’on appelle une tuberculose résistante ou « multi-résistante ».

À savoir ! La tuberculose « multi-résistante » désigne une résistance simultanée de la bactérie responsable de la tuberculose aux deux principaux antibiotiques efficaces. Lorsque la souche est résistante à beaucoup plus d’antibiotiques, on parle alors de tuberculose « extra-résistante ».

Ou, le traitement d’une tuberculose multi-résistante est beaucoup plus lourd et long que celui d’une tuberculose sensible du fait que les molécules soient moins efficaces. Le traitement d’une tuberculose multi ou extra-résistante associe le plus souvent 5 à 6 antibiotiques auxquels la souche est sensible pour une durée de 18 à 24 mois !

Un composé double action contre la tuberculose multi-résistante

Conscients de cette problématique, des chercheurs français et allemands ont entrepris de chercher une stratégie alternative de traitement de la tuberculose multi-résistante. Pour mener à bien leurs travaux, ils ont ainsi analysé des milliers de molécules chimiques grâce à une technologie à haut débit. L’objectif ? Evaluer leur capacité à cibler un facteur de virulence de la tuberculose pour bloquer la multiplication des bactéries au sein des cellules immunitaires humaines. Cette façon de procéder a ainsi mené les scientifiques à l’identification de composés d’intérêt capables de viser des cibles différentes de celles des antibiotiques classiques.

En analysant le mécanisme d’action de ces composés de plus près, les scientifiques ont ensuite remarqué que certains d’entre eux avaient un double rôle : s’attaquer aux facteurs de virulence de la tuberculose et renforcer l’efficacité antibiotique de l’éthionamide. Parmi ces composés, les chercheurs ont ainsi identifié un composé chimique appelé l’oxadiazole à l’action double contre la tuberculose pharmaco-résistante :

  1. Bloque la multiplication des bactéries dans les cellules immunitaires humaines.
  2. Tout en boostant l’efficacité de l’antibiotique éthionamide.

Vers une meilleure prise en charge de la tuberculose multi-résistante ?

Publiés dans la revue Biologie chimique cellulaireles résultats de ces travaux sont encourageants en ce sens qu’ils ouvrent de nouvelles perspectives pour le traitement de la tuberculose multirésistante. En ciblant deux mécanismes d’action différents, il pourrait donc être envisageable de réduire le phénomène d’antibiorésistance tout en augmentant l’efficacité des antibiotiques classiques.

Pour les auteurs de ces travaux, combiner la lutte contre les facteurs de virulence à la lutte contre l’antibiorésistance « représente une voie inexplorée dans la lutte contre les infections mycobactériennes ». Une découverte d’autant plus intéressante qu’elle intervient dans un contexte mondial préoccupant marqué par l’émergence de mycobactéries résistantes en Asie.

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Tuberculose pharmacorésistante : découverte encourageante d’une stratégie alternative de traitement. www.lequotidiendumedecin.fr. Consulté le 15 janvier 2024.
– Découverte de boosters d’éthionamide double-actifs inhibant le système de sécrétion de Mycobacterium tuberculosis ESX-1. www.cell.com. Consulté le 15 janvier 2024.
Pilule du lendemain

La pilule du lendemain désormais gratuite pour les femmes | Thierry Payet

L’accès gratuit à la contraception d’urgence, également connue sous le nom de pilule du lendemain, constitue une avancée significative. Cette initiative vise à prévenir les grossesses non planifiées, offrant ainsi une plus grande autonomie aux femmes et jeunes filles confrontées à des situations d’urgence. Cette disposition facilite encore plus la prise en charge des grossesses non désirées, contribuant ainsi à renforcer les droits des femmes.

Pilule du lendemain

La contraception d’urgence est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie

Jusqu’au 1er janvier 2023, la pilule du lendemain n’était prise en charge à 100 % uniquement pour les femmes de moins de 26 ans sous présentation d’une ordonnance. Au-delà, elle n’était remboursée qu’à 65 % par l’Assurance Maladie. Ces conditions peuvent parfois rendre difficile la décision d’une interruption de grossesse d’urgence.

Dorénavant, la pilule du lendemain est totalement gratuite pour toutes les femmes. Ce  comprimé permet de mettre un terme à une éventuelle grossesse en cas de rapport non protégé ou d’accident de contraception. Cette mesure permet de respecter le choix de la femme, faire valoir ses droits et d’agir de manière concrète pour lutter contre les inégalités financières et sanitaires.

La contraception d’urgence hormonale doit se prendre le plus rapidement possible. Il existe deux types de pilules en fonction du délai : celle à base levonorgestrel à prendre dans les 3 jours après le rapport et celle à base d’ulipristal acétate dans les 5 jours maximum.

Comment obtenir la pilule du lendemain ?

La pilule du lendemain est accessible directement en pharmacieen utilisant la carte vitale ou la carte AME (Aide Médicale d’État). Le pharmacien doit accueillir la personne concernée dans un espace confidentiel et lui fournir toutes les informations nécessaires sur l’utilisation de cette méthode contraceptive.

Il est possible d’obtenir la pilule du lendemain en dehors des officines :

  • Les centres de santé sexuelleanciennement appelés les centres de planification et d’éducation familiale. Toutes les femmes majeures sans couverture sociale ont la possibilité d’obtenir les médicaments de contraception d’urgence.
  • Les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic des virus tels que le VIH, les hépatites et les infections sexuellement transmissibles (CeGIDD), la contraception d’urgence pourra également y être délivrés de manière anonyme.
  • Les infirmières scolaires dans les établissements d’enseignement du second degré et universitaires sont aussi habilitées à délivrer la pilule du lendemain aux élèves, qu’elles soient majeures ou mineures.

Rappel des précautions à prendre

L’accès facilité à la contraception d’urgence renforce la liberté de choix des femmes, leur permettant de prendre en charge leur santé de manière proactive. Toutefois, il est crucial de noter que la pilule du lendemain ne doit pas être perçue comme une méthode contraceptive régulière, mais plutôt comme une solution de dernier recours.

La prévention sexuelle joue un rôle crucial dans la préservation de la santé et la réduction des risques associés aux rapports sexuels. Il est important de se protéger lors des rapports sexuels pour lutter aussi bien contre les risques de grossesse non désirée que les infections sexuellement transmissibles (IST).

L’ancien ministre de la Santé François Braun, a souligné l’importance du dépistage des IST qui s’étend à toutes formes d’affections. Cette mesure vise à intervenir de manière précoce contre la recrudescence des infections et à renforcer les efforts de prévention.

Le constat du ministre met en lumière une augmentation notable des ISTen particulier les chlamydia et le gonocoque. Dans ce contexte, François Braun souligne l’urgence d’améliorer tous les axes de prévention. Cette mise en perspective souligne l’importance de redoubler d’efforts pour sensibiliser, éduquer et fournir des services de prévention accessibles afin de préserver la santé sexuelle de la population et des jeunes adultes.

Pour finir, il existe de nombreuses formes de contraceptions pour limiter les risques de grossesse non désirée. Il est possible de consulter un professionnel de santé afin de déterminer la contraception la plus adaptée à chaque femme, en fonction de son contexte sanitaire et personnel.

Rédigé par Camille V.

Sources

– La « pilule du lendemain » est prise en charge à 100 % sans ordonnance. www.service-public.fr. Consulté le 15 janvier 2024.
– La pilule du lendemain va devenir gratuite pour toutes les Françaises. www.france24.com. Consulté le 15 janvier 2024.
– Vidal La contraception d’urgence www.vidal.fr. Consulté le 15 janvier 2024.