Mann führt in einer ruhigen Innenumgebung eine Yoga-Pose mit dem Großen Armkreis aus.

Renforcez votre noyau tout en travaillant en 2024 | Thierry Payet

Dans un monde de plus en plus dominé par le travail sédentaire, la recherche d’équilibre et d’activité physique est plus importante que jamais. En tant qu’ostéopathe expérimenté et passionné par le bien-être physique, je partage chaque semaine des exercices pratiques qui s’intègrent facilement dans la vie de tous les jours. Cette semaine, nous nous concentrons sur les cercles des gros bras, un exercice simple mais efficace conçu spécifiquement pour combattre la tension causée par une position assise prolongée.

examen dentaire femme enceinte

Examen bucco-dentaire de maternité : prise en charge | Thierry Payet

La grossesse est une période de grands bouleversements y compris pour l’équilibre bucco-dentaire. La santé bucco-dentaire de la femme enceinte doit donc faire l’objet d’une surveillance rapprochée. Pour cela, l’Assurance Maladie propose à chaque femme enceinte et dès le 4e mois de grossesse, un examen bucco-dentaire de maternité entièrement pris en charge. En 2024, la gratuité de cet examen est désormais prolongée jusqu’au 6e mois après l’accouchement. On fait le point.

examen dentaire femme enceinte

Grossesse et modifications de l’équilibre bucco-dentaire

La grossesse est une période de grands bouleversements physiologiques et hormonaux y compris pour l’équilibre bucco-dentaire de la femme enceinte :

  • Modification salivaire : avec une fabrication excessive de salive et un pH acide.
  • Modifications hormonales : pouvant provoquer une inflammation des gencives.
  • Modification du système digestif : avec survenue de vomissements, de nausées et de reflux gastro-œsophagiens.
  • Modification des habitudes alimentaires avec une appétence particulière pour les aliments sucrés et acides ainsi qu’une tendance au grignotage.
  • Adaptation du système cardiovasculaire avec des saignements accrus.
  • Congestion des muqueuses nasales provoquant une respiration par la bouche.
  • Baisse de l’immunité avec augmentation du risque d’infections.

Du fait de ces modifications liées à la grossesse fragilisant les gencives et les dentsla femme enceinte est ainsi davantage exposée que la population générale aux pathologies bucco-dentaires comme l’érosion dentaire, les caries ou les maladies parodontales (gingivite gravidique, parodontite). Par ailleurs, des complications obstétricales peuvent également survenir.

À savoir ! Pendant la grossesse, la prévention des pathologies bucco-dentaires s’appuie sur des règles hygiéno-diététiques essentielles : une bonne hygiène bucco-dentaire (au minimum 2 brossages quotidiens), une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, l’absence de consommation de substances à risque comme le tabac ou l’alcool. En cas de nausées matinales ou de vomissements fréquents, il conviendra rincer la bouche immédiatement à l’eau et de se brosser les dents à distance des vomissements.

Une surveillance bucco-dentaire essentielle pendant la grossesse

D’où l’importance d’une surveillance bucco-dentaire rapprochée tout au long de la grossesse. Pour cela, l’Assurance Maladie propose à chaque femme enceinte dès le 4e mois de grossesse, un examen bucco-dentaire de maternité entièrement pris en charge.

Cet examen de prévention bucco-dentaire de maternité est réalisé par un chirurgien-dentiste. Au cours de cet examen, le praticien fait le point sur la santé bucco-dentaire de la femme enceinte, dépiste les éventuelles pathologies bucco-dentaires, prévient les éventuelles complications de grossesse de la patiente et lui rappelle ou enseigne les techniques d’hygiène bucco-dentaire de base.

À savoir ! Pendant la période de grossesse et à l’exclusion des situations d’urgence, le moment à privilégier pour effectuer des soins bucco-dentaires est défini comme étant le 2e trimestre de grossesse, puis la première moitié du 3e trimestre de grossesse. Par principe, la femme enceinte devra donc éviter de faire des soins dentaires au cours du 1est trimestre et pendant la période précédant l’accouchement.

Au cours de cette consultation, la santé bucco-dentaire de l’enfant à naître peut également être abordée, de même que les bons gestes à adopter à l’apparition des premières dents.

Une prise en charge prolongée jusqu’au 6e mois après l’accouchement

En pratique, le jour de la consultation avec son dentiste, la femme enceinte devra présenter sa carte Vitale à jour ainsi que le bon de prise en charge envoyé par sa caisse d’Assurance Maladie.

Jusqu’à présent, l’examen de prévention bucco-dentaire de maternité était pris en charge par l’Assurance Maladie depuis le 4e mois de grossesse jusqu’au douzième jour après l’accouchement. En 2024, la gratuité de cet examen est désormais prolongée jusqu’au 6e mois suivant l’accouchement. Une raison supplémentaire de ne pas passer à côté de cet examen essentiel !

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Maternité : l’examen bucco-dentaire désormais pris en charge jusqu’au 6e mois après l’accouchement. www.ameli.fr. Consulté le 3 mars 2024.
– La santé bucco-dentaire de la femme enceinte. www.urps-chirurgiensdentistes-na.fr. Consulté le 3 mars 2024.
Reflux gastro-œsophagien • Ostéosanté • 2024

Reflux gastro-œsophagien • Ostéosanté • 2024 | Thierry Payet

18h03

Aujourd’hui, à l’occasion de l’anniversaire du décès de mon professeur Viola M. Frymann DO, je vous propose un avant-propos inspirant qu’elle a écrit en 2008 comme avant-propos d’un livre sur l’ostéopathie infantile de Christoph Plothe et moi-même. Elle avait la compétence de réunir des experts interdisciplinaires. L’atelier était génial, Dr. Frank Willard, Dr. Peter Springall (neurologue), Dr. Claude Valenti (ophtalmologiste) et le Dr. Yuri Moskalenko a complété le contenu pédagogique pratique de Viola Frymann.

Elle était pleine d’inspiration et d’énergie. Je me souviens encore comment, en marchant avec elle, je devais m’efforcer de la suivre et en même temps de suivre sa conversation.

rétine démence

Repérer la démence grâce à un examen de la rétine ? | Thierry Payet

La démence touche plus de 55 millions de personnes dans le monde et entraîne des conséquences physiques, psychologiques et sociales non négligeables. D’où l’importance de pouvoir repérer cette affection le plus tôt possible afin de proposer une prise en charge adaptée. Une étude menée par des scientifiques bordelais de l’Inserm suggère qu’il serait possible de dépister la démence au moyen d’un simple examen de la rétine. Zoom sur les conclusions de leurs travaux.

rétine démence

De l’importance de repérer précocement la démence

La démence englobe plusieurs maladies affectant la mémoire, la pensée et la capacité à réaliser des tâches quotidiennes. Ses conséquences physiques, psychologiques et sociales sont loin d’être négligeables et s’aggravent avec le temps. Elle touche plus de 55 millions de personnes à travers le monde, principalement des personnes âgées.

Ce constat est d’autant plus inquiétant qu’il n’existe à ce jour aucun traitement de la démence. En parallèle, l’espérance de vie des populations augmente. D’où l’importance de pouvoir repérer cette affection le plus tôt possible afin de prévenir et d’atténuer au maximum les risques liés à la démence.

Aujourd’hui, la communauté scientifique sait que les personnes atteintes de démence présentent des lésions des vaisseaux sanguins de petit calibre associées à des altérations de la rétine. Mais jusqu’à présent, aucune étude n’a été menée à long terme sur les liens éventuels entre le réseau de vaisseaux sanguins de la rétine et la survenue d’une démence ultérieure. Forts de ce constat, des chercheurs bordelais se sont penchés sur le sujet.

À savoir ! Les vaisseaux sanguins, particulièrement ceux de petit calibre, peuvent s’altérer avec le vieillissement. Au niveau du cerveau, des lésions vasculaires sont ainsi associées à la plupart des démences du sujet âgé.

Repérer la démence grâce à un examen de la rétine ?

Sur l’hypothèse que certaines pathologies liées à l’âge présenteraient des mécanismes communs, les scientifiques se sont ainsi intéressés aux liens épidémiologiques et cliniques entre les maladies neurologiques et les maladies de l’œil.

Pour mener à bien leurs travaux, les chercheurs ont étudié les données de 500 personnes âgées d’au moins 72 ans et suivies pendant 10 ans dans le cadre de l’étude des « Trois Cités ». Lors du recrutement, ces personnes ne présentaient pas de troubles cognitifs. Lors du suivi, elles ont été soumises à des tests cognitifs et neurologiques ainsi qu’à différents examens, parmi lesquels un fond d’œil.

Après analyse des données, les scientifiques ont pu observer que des modifications de la vascularisation de la rétine observées lors d’un fond d’œil étaient associées à l’apparition d’une démence avec :

  • Un risque plus élevé de développer une démence dans les dix années suivantes pour les participants avec une tortuosité artérielle accrue au niveau de la rétine.
  • Un risque plus élevé de développer une démence mixte ou vasculaire selon le diamètre veineux.

Pour l’équipe de chercheurs bordelais, la présence d’anomalies de la micro vascularisation de la rétine pourrait potentiellement aider à identifier les personnes à risque de démence.

Vers un dépistage plus précoce et une meilleure prise en charge de la démence ?

Bien que cette association doivent être confirmée par de plus amples études, les auteurs sont convaincus que des anomalies vasculaires au niveau oculaire sont le reflet d’anomalies vasculaires dans le cerveau. Dès lors, ils soutiennent le bien-fondé de l’utilisation d’un examen de la rétine pour repérer précocement les personnes les plus à risque de démence. D’autant que cet examen ophtalmologique serait beaucoup plus facile d’accès, beaucoup plus rapide et moins onéreux qu’un examen d’imagerie cérébrale.

Prochaine étape pour les chercheurs ? Mener une étude similaire auprès d’un public plus jeune. Le but étant de proposer une prise en charge la plus précoce possible aux personnes à risque pour réduire les risques d’altération cognitive liés à la démence.

Rédiger et publié par Déborah L., le 16 Février 2024, Dr en Pharmacie

Sources

-Examiner la rétine permettrait de repérer la démence. www.inserm.fr. Consulté le 16 Février 2024.
depression perinatale mortalité

le risque de mortalité des femmes | Thierry Payet

Le programme des « 1000 premiers jours » a mis en lumière l’importance d’accompagner les parents pour mieux répondre aux besoins de l’enfant en termes de santé et de développement. Parmi les points de vigilance, citons la santé de la mère et notamment sa santé mentale. Des chercheurs suédois viennent d’ailleurs de découvrir que la dépression périnatale augmenterait le risque de mortalité chez la mèremême plusieurs années après l’accouchement. On fait le point.

depression perinatale mortalité

Période périnatale et risques de dépression

Par « période périnatale », on entend la période allant de la conception à l’année suivant la naissance de l’enfant. Cette période est particulièrement scrutée dans le cadre du programme des « 1000 premiers jours ». Ce programme a en effet mis en lumière l’importance d’accompagner les parents pour mieux répondre aux besoins de l’enfant en termes de santé et de développement. Parmi les points de vigilance, citons la santé de la mère et notamment sa santé mentale.

Il faut dire que la période périnatale est considérée comme une période à risque de troubles psychiques pour la mère. Regroupés sous le terme de « dépression périnatale », ces troubles peuvent être des troubles dépressifs, des troubles anxieux, des troubles psychiques sévères, des addictions voire des troubles de la relation précoce parents/bébé. Dépassée, la mère ou la future mère ne se sent pas à la hauteur de son nouveau statut et pense qu’elle n’est pas faite pour ce rôle. Au Royaume-Uni, selon une étude, ce sont 20 % des femmes qui développeraient des troubles psychiques au cours de la période périnatale. Dès lors, quel impact peut avoir la dépression périnatale sur la santé des femmes ?

À savoir ! Les troubles psychiques périnataux peuvent être liés à la décompensation d’une maladie antérieure ou à la survenue d’une maladie en post-accouchement.

Un impact sur le risque de mortalité à court et long terme

Dans ce contexte, des chercheurs suédois du Karolinska Institutet ont entrepris de mener une vaste étude épidémiologique pour éclaircir les liens entre la dépression périnatale et la mortalité des femmes. Pour cela, ils se sont appuyés sur les données du registre médical suédois des naissances de 2001 à 2018. Ils ont ainsi comparé :

  • 86 551 femmes ayant reçu un diagnostic clinique de dépression périnatale ou une prescription périnatale d’antidépresseurs.
  • Avec 865 510 femmes n’ayant pas souffert de dépression périnatale.

Les scientifiques ont ainsi pu observer que les femmes souffrant de dépression périnatale étaient exposées à un risque accru de mortalitétoutes causes confondues (naturelles et non naturelles). Ainsi, ces femmes :

  • Présentaient un risque de mortalité trois fois plus élevé que les autres l’année suivant leur accouchementindépendamment d’éventuels antécédents psychiatriques.
  • Présentaient un risque de mortalité deux fois plus élevé que les autres 18 ans après le diagnostic de dépression post-partum.

Pour l’équipe de chercheurs, ces observations s’expliquent par le fait que les femmes souffrant de dépression périnatale ont tendance à adopter des habitudes préjudiciables pour leur santé (comme une mauvaise alimentation par exemple). Elles peuvent également souffrir de comorbidités les exposant à un risque accru de décès plusieurs décennies après l’accouchement.

Les chercheurs ont ensuite comparé un panel de 20 000 femmes souffrant de dépression périnatale avec leurs sœurs biologiques ayant accouché à la même période. Et ils sont parvenus aux mêmes conclusions. Il semblerait donc que la dépression ait un impact plus important sur le risque de mortalité que les facteurs génétiques ou l’enfance. Publiée dans le BMJ, cette étude s’avère la plus complète sur le sujet même si elle ne permet par d’établir de lien de causalité.

Dépression périnatale et risque accru de suicides

Ces résultats sont complétés par une étude parue dans le Réseau Jama ouvert et relative au risque de comportement suicidaire lié à la dépression périnatale. Cette étude met à jour la part importante des suicides dans le nombre de décès maternels avec un risque de décès par suicide multiplié par 6 chez les femmes souffrant de dépression périnatalecomparé aux autres femmes. Le risque de décès par accident était quant à lui multiplié par 3 chez les femmes souffrant de dépression périnatale. Très important dans l’année suivant l’accouchement et chez les femmes sans antécédents psychiatriques, ce risque perdurait également pendant les 18 années suivantes.

Bien que cette étude reste une étude épidémiologique, ces résultats attirent l’attention sur la vulnérabilité des femmes souffrant de dépression périnatale et exhortent ainsi à une surveillance clinique étroite de ces patientes.  En parallèle, l’équipe de scientifique cherche à connaître les causes de la dépression périnatale. Selon eux, il existerait un lien entre les maladies auto-immunes et la dépression périnatale à travers un mécanisme immunologique qu’il reste encore à identifier. Affaire à suivre !

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– La dépression périnatale double le risque de mortalité, même 18 ans après l’accouchement. www.lequotidiendumedecin.fr. Consulté le 22 janvier 2024.
– Dépression périnatale et risque de mortalité : étude nationale basée sur des registres en Suède. www.bmj.com. Consulté le 22 janvier 2024.
– Dépression périnatale et risque de comportement suicidaire. jamanetwork.com. Consulté le 22 janvier 2024.
– Repérage, diagnostic et prise en charge des troubles psychiques périnatals – Note de cadrage. www.has-sante.fr. Consulté le 22 janvier 2024.
Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

Lancement du premier Label IDEL : Innovation en Cancérologie | Thierry Payet

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Mise à jour: 19 janvier 2024

Comment mieux accompagner les patients atteints de cancer ? Comment faire face à la complexité des soins oncologiques et du suivi des patients ?

Afin de répondre à une évolution visant à renforcer la prise en charge et le bien-être des patients présentant un cancer, l’émergence du premier Label IDEL en cancérologie marque un tournant décisif.

Quelles perspectives offre cette initiative ? Dans quelle mesure façonne-t-elle l’avenir des soins en cancérologie ?

Medicalib vous en dit plus à ce sujet.

I- Cancérologie : besoin d’innovation

En cancérologie, l’innovation est essentielle pour améliorer la qualité des soins et être en mesure de répondre aux besoins des patients.

En effet, face à l’incidence croissante des cancers dans le monde, les professionnels de santé se trouvent confrontés à des défis majeurs : diagnostic précoce, traitements personnalisé, et accompagnement spécialisé des patients. Comment alors développer des stratégies efficaces en oncologie pour relever ces défis ?

Le secteur de la cancérologie a connu de profonds bouleversements technologiques, scientifiques, thérapeutiques et organisationnels. Ainsi, avec l’intégration de technologies de pointe, comme l’intelligence artificielle et la médecine de précision, de nouvelles perspectives s’ouvrent pour une prise en charge plus ciblée et plus efficace des patients. Par ailleurs, la formation continue des infirmiers permet de les tenir informés des avancées en matière de traitement des cancers. Une approche de plus en plus holistique est proposée, permettant d’aborder tant les soins que la prévention, la rééducation, la réadaptation que l’accompagnement psychologique des patients et de leurs familles.


II- Label IDEL en cancérologie : de quoi s’agit-il ?

Ce label en cancérologie représente une avancée majeure dans le domaine des soins oncologiques. C’est en effet une manière innovante de renforcer la qualité de la prise en charge des patients atteints de cancer. Centrée sur le patient, cette nouvelle approche permet d’assurer les patients d’une prise en charge adaptée à leurs besoins spécifiques et, conforme aux meilleures pratiques médicale.

Aujourd’hui où :

  • les parcours de soins sont plus complexes,
  • la prise en charge est pluridisciplinaire,
  • les soins doivent être coordonnés entre la ville et l’hôpital
  • des traitements de pointe sont proposés, la nécessité de « labelliser les IDEL intervenant auprès de patients atteints de cancer et de les fédérer au sein d’une communauté de pratiques digitalisée » apparaissait incontournable.

Grâce à ce label, établissements comme professionnels de santé libéraux peuvent donc se démarquer et faire valoir un engagement particulier à assurer des soins de la plus haute qualité à leurs patients (qualité des traitements proposés, approche holistique et empathique…)


III- Label IDEL en cancérologie : avantages

UN – Avantages pour les patients

  • Prise en charge centrée sur les besoins individuels de chaque patient
  • Approche personnalisée du traitement du cancer
  • Accès à des soins infirmiers spécialisés, intégrant les dernières avancées en matière de traitement oncologique et de soutien psychosocial.
  • Amélioration globale de la qualité des soins en oncologie

B- Avantages pour les infirmières

  • Reconnaissance de l’excellence et de l’engagement envers des soins de haute qualité
  • Encouragement à une amélioration continue des compétences et des connaissances
  • Valorisation du statut infirmier : mise en avant de l’importance de cette spécialité dans le parcours de soins des patients atteints de cancer, de leur rôle clé et de leur expertise
  • Meilleure coordination des soins
  • Plus grande satisfaction des patients comme des soignants

jeV- Label IDEL en cancérologie : perspectives

Le label IDEL en cancérologie permet d’affirmer et de renforcer un positionnement en faveur d’une prise en charge globale et optimale du patient. Ce label permet de confirmer au niveau national et international le choix d’apporter des soins toujours plus qualitatifs et individualisés. Ceci, en coordination avec les différents professionnels intervenants auprès du patient.


Notre mission : faciliter votre quotidien de professionnel de santé libéral en vous proposant des solutions adaptées et des articles utiles à l’exercice de votre pratique professionnelle.

Le site internet de Medicalib permet aux patients de prendre facilement rendez-vous avec une infirmière à domicile.

Grace à notre plateforme nous pouvons vous accompagner dans le développement de votre patientèle et dans l’optimisation de votre tournée.

Fromage au lait cru

Evaluer le risque de contamination des fromages au lait cru | Thierry Payet

Reblochon, Roquefort, Salers, Brie, Picodon, Pélardon, Camembert, Morbier, Mont d’Or, … tous ces fromages ont un point commun : ils sont confectionnés avec du lait cru. Cette spécificité leur donne un goût unique, mais peut exposer le consommateur au risque d’intoxications alimentaires. Pour mieux prévenir ce risque, plusieurs équipes de l’ANSES ont décidé de se lancer dans la fabrication de fromages au lait cru. Explications.

Fromage au lait cru

Fabriquer des fromages au lait cru dans un laboratoire de recherche

Le lait cru se définit comme un lait d’origine animale, qui n’a subi aucune des transformations suivantes : la pasteurisation, la stérilisation, la thermisation, la microfiltration ou encore l’ultrafiltration. Sans ces traitements, le lait cru, et les fromages qui sont fabriqués avec, peuvent parfois contenir des agents pathogènes, en particulier des bactéries, comme :

  • Listeria monocytogènesresponsable de la listériose ;
  • Brucella melitensisresponsable de la brucellose humaine ;
  • Escherichia coliresponsable d’infections alimentaires parfois graves.

La consommation de lait cru ou de fromages au lait cru est ainsi susceptible d’entraîner des intoxications alimentaires, en particulier chez certaines personnes fragiles : les nourrissons et les jeunes enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées. Pour mieux comprendre la transmission d’agents pathogènes à l’homme au travers de la consommation de fromages au lait cru, des chercheurs de l’ANSES ont décidé de fabriquer eux-mêmes des fromages au lait cru en laboratoire.

Deux projets de recherche sur la contamination des fromages au lait cru

Les chercheurs de l’ANSES travaillent sur deux projets visant à mieux comprendre comment les agents pathogènes passent de l’animal à l’être humain via le lait cru et les fromages au lait cru. Le premier projet se concentre sur un virus, le virus de l’encéphalite à tiques. En 2020, dans l’Ain, 43 personnes ont été contaminées par ce virus, suite à la consommation de fromage de chèvre au lait cru. Les chercheurs savent déjà que tous les animaux contaminés par ce virus peuvent l’excréter dans le lait. Mais alors pourquoi seuls les consommateurs de fromage au lait cru de chèvre sont touchés, et pas ceux qui consomment des fromages au lait cru de vache ? Les chercheurs ont émis plusieurs hypothèses, qu’ils vont pouvoir tester en fabriquant leurs propres fromages :

  • Des différences entre les procédés de fabrication : phase de chauffage, pH (mesure de l’acidité), humidité du fromage ou encore sa teneur en sel ;
  • Des différences dans la composition du lait : les teneurs en matières grasses, en protéines ou en vitamines ;
  • La présence dans certains laits de cellules particulières.

Le second projet a été lancé en octobre 2023 et s’intéresse au risque de contamination du reblochon par la bactérie Brucella melitensis. Jusqu’ici, la bactérie est toujours restée indétectable dans le reblochon, alors qu’une quantité minime de bactéries peut suffire à provoquer la brucellose humaine. Actuellement, si des Brucelle sont détectées dans un élevage, le lait et les reblochons produits sont immédiatement retirés du marché selon le principe de précaution. Les chercheurs voudraient précisément évaluer le risque de contamination du consommateur.

Les fromages au lait cru à éviter chez les personnes fragiles

La fabrication des fromages au lait cru par l’ANSES sera très éloignée des procédés artisanaux des fermes françaises. Pour évaluer précisément la transmission de chaque agent pathogène, les chercheurs doivent travailler dans des laboratoires confinés et utiliseront du lait artificiellement contaminé par la bactérie à étudier. Ces travaux devraient permettre dans les mois et les années à venir de mieux prévenir les risques de contamination des fromages au lait cru.

D’ici là, la consommation de lait cru ou de fromages au lait cru reste déconseillée aux personnes fragiles :

  • Les enfants de moins de 5 ans ;
  • Les femmes enceintes ;
  • Les personnes immunodéprimées ;
  • Les personnes âgées, malades ou hospitalisées.

Chez ces personnes, la présence de bactéries dans les produits consommés peut provoquer des symptômes importants, voire un décès. Pour ces personnes, privilégiez les fromages pressées à pâte cuite, comme le Comté, l’Abondance, le Beaufort, le Gruyère ou l’Emmental !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Consommation de fromages à base de lait cru : rappel des précautions à prendre. agriculture.gouv.fr. Consulté le 21 décembre 2023.
– Fabriquer des fromages pour étudier les risques sanitaires. www.anses.fr. Consulté le 21 décembre 2023.
Mieux comprendre les patients souffrant de douleur • Ostéosanté • 14 décembre 2023

Mieux comprendre les patients souffrant de douleur • Ostéosanté • 14 décembre 2023 | Thierry Payet

En tant qu’ostéopathe à Hambourg, je rencontre chaque jour des personnes qui luttent contre la douleur. La douleur est une expérience complexe et profonde qui va bien au-delà du simple physique. Des concepts antérieurs tels que l’auto-efficacité, la peur liée à la douleur et la tentative dite catastrophique de capturer ces expériences, montrent souvent une image trop simplifiée de la réalité des patients souffrant de douleur.

Dans ma contribution d’aujourd’hui, je voudrais présenter une nouvelle approche développée par Fernandez et ses collègues : le concept de «doutes physiques liés à la douleur« . Ce concept complète les idées existantes et se concentre sur la manière dont la douleur peut modifier notre relation avec notre propre corps.

Sécurité physique vs doute physique

À la base se trouve l’idée de « sécurité physique » – un sentiment profondément enraciné que notre corps fonctionnera et s’adaptera aux défis du futur. Cependant, en cas de douleur, de blessure ou de diagnostic, ce sentiment peut se transformer en doute. Vous commencez à vous demander si et comment votre propre corps peut agir dans le monde.

Les trois dimensions du doute physique

Perte de continuité : la vie n’a plus l’impression de continuer comme d’habitude.
Perte de transparence du corps : Le corps, qui était auparavant au second plan de nos vies, devient soudain le centre de notre attention.
Perte de confiance dans le corps : La confiance dans la fiabilité et la performance de son propre corps diminue.

Ces dimensions ne sont souvent pas directement tangibles, mais ont plutôt un effet subliminal sur notre existence. Ils combinent des croyances implicites et explicites et peuvent être à la fois adaptatifs et inadaptés.

Une nouvelle façon de communiquer

Ce concept en est encore à ses balbutiements et nécessite davantage de recherche et de développement. Mais cela a le potentiel d’améliorer fondamentalement la façon dont nous communiquons entre nous et avec nos patients. Elle ouvre de nouvelles perspectives pour mieux comprendre et traiter le monde complexe des patients souffrant de douleur.

Dans mon cabinet à Hambourg, j’intègre déjà ces considérations dans mes traitements. C’est une étape passionnante et importante pour mieux comprendre la personne à l’origine de la douleur et la soutenir de manière holistique.

Fernandez, AV, J. Hartvigsen, S. Ravn, P. Stilwell et A. Kongsted. « Reconceptualiser le comportement lié à la douleur : introduction du concept de doute corporel ». Journal européen de la douleur8 mars 2023, ejp.2105. https://doi.org/10.1002/ejp.2105.

reprise de poids

Médicament contre l’obésité, reprise de poids à l’arrêt ? | Thierry Payet

Fin novembre 2023, l’agence américaine du médicament a autorisé la mise sur le marché américain d’un nouvel analogue du GLP-1 contre l’obésité, le tirzépatide, suivi le 11 décembre 2023 par l’agence européenne du médicament. Moins d’un mois plus tard, des chercheurs viennent de publier une étude dans la revue scientifique JAMA sur l’évolution du poids suite à l’arrêt du traitement. Que faut-il en conclure ?

reprise de poids

Les analogues du GLP-1, médicaments contre le diabète de type 2 et l’obésité

Les analogues du GLP-1 (Peptide de type glucagon -1) ont initialement été développés pour le traitement du diabète de type 2. Mais rapidement, leur mode d’action a suscité l’intérêt des chercheurs tentant de développer de nouvelles solutions thérapeutiques contre l’obésité.

En effet, si les analogues du GLP-1 permettent de mieux réguler l’équilibre glycémique des patients diabétiques, en agissant sur les sécrétions de l’insuline et du glucagon, ils exercent également deux effets intéressants dans le contrôle du poids corporel :

  • Ils ralentissent la vidange gastrique, c’est-à-dire le fait que l’estomac se vide de son contenu après le repas. La sensation de satiété est ainsi maintenue plus longtemps ;
  • Ils diminuent les prises alimentaires en réduisant les sensations de faim.

Testés dans les essais cliniques, plusieurs analogues du GLP-1 ont permis d’obtenir une perte de poids significative chez les patients en surpoids ou obèsesqu’ils soient diabétiques ou non.

Comment évolue le poids corporel à l’arrêt du traitement contre l’obésité ?

Actuellement, en France, seul un analogue du GLP-1, le liraglutide, est disponible dans le traitement de l’obésité. Il est réservé à certaines formes sévères d’obésité, lorsque les mesures hygiéno-diététiques ne permettent pas de réduire suffisamment le poids corporel. L’efficacité du traitement est évaluée 12 semaines après sa mise en place. Si la perte de poids est au minimum de 5 % du poids corporel initial, le traitement est considéré comme efficace et poursuivi. Dans le cas contraire, il est stoppé.

Aux USA, en novembre 2023, l’agence américaine du médicament a autorisé un nouvel analogue du GLP-1, également analogue du GIP (Peptide insulinotrope de glucose), le tirzépatidepour le traitement de l’obésité. Et le 11 décembre 2023, l’Agence européenne du médicament a accordé une autorisation de mise sur le marché européen pour ce médicament. Alors que l’agence européenne du médicament est en train d’étudier la demande de mise sur le marché européen, des chercheurs viennent de publier de nouvelles données sur ce médicament.

Dans un essai clinique de phase 3 mené dans 70 sites de 4 pays différents, 783 participants obèses ont été recrutés. A leur inclusion, ils présentaient un IMC supérieur à 30 kg/m² ou supérieur à 27 kg/m² avec une comorbidité associée. Pendant les 36 premières semaines, tous les participants ont reçu du tirzépatide. Puis ils ont été aléatoirement répartis en deux groupes :

  • Un groupe a reçu un placebo pendant les 52 semaines suivantes (groupe placebo) ;
  • Un groupe a continué à recevoir du tirzépatide sur la même durée (groupe tirzépatide).

Poursuivre le traitement pour maintenir la perte de poids !

A l’issue de la première période de l’étude, les participants avaient perdu en moyenne 20,9 % de leur poids corporel initial, confirmant une efficacité importante du tirzépatide. Sur les 52 semaines suivantes, les participants du groupe placebo ont repris en moyenne 14 % de leur poids initial, alors que les participants du groupe tirzépatide ont continué à perdre du poids, en moyenne 5,5 % de leur poids initial.

Avec le respect des mesures hygiéno-diététiques, à savoir une alimentation saine et équilibrée et une activité physique régulière et adaptée, le tirzépatide permet, non seulement de maintenir la perte de poids, mais aussi de l’augmenter. Ainsi, près de 90 % des participants du groupe tirzépatide avaient maintenu au moins 80 % de leur perte de poids initiale, contre seulement 16,6 % dans le groupe placebo.

De telles données suggèrent qu’il faut poursuivre le traitement par analogue du GLP-1 pour maintenir la perte de poids. L’arrêt du traitement est au contraire associé à un risque de reprise de poids. Mais alors sur quelle durée faudra-t-il maintenir le traitement pour éviter une reprise de poids ?

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Poursuite du traitement par tirzépatide pour le maintien de la perte de poids chez les adultes obèsesjamanetwork.com. Consulté le 15 décmbre 2023.
Neurophysiologie et mécanobiologie • Ostéosanté • 7 décembre 2023

Neurophysiologie et mécanobiologie • Ostéosanté • 7 décembre 2023 | Thierry Payet

10h30

En tant qu’ostéopathe expérimenté à Hambourg, j’ai souvent observé des athlètes et des passionnés de fitness venir dans mon cabinet avec différents types de blessures. Les blessures sportives sont malheureusement un problème courant, mais la bonne nouvelle est que l’ostéopathie est une méthode extrêmement efficace pour traiter les blessures sportives et peut aider à prévenir de futures blessures.