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Où trouver mon numéro RPPS ? | Thierry Payet

Votre numéro RPPS est votre identifiant en tant que professionnel intervenant dans le système de santé. C’est un numéro à 11 chiffres (commençant par « 1 ») que vous pouvez retrouver sur votre carte de professionnel de santé (CPS) ou sur l’annuaire santé.


I – La Carte Professionnel de Santé (CPS)

A – Ancienne carte CPS avec ADELI


B – Nouvelle carte CPS avec RPPS

ATTENTION :

Il ne faut pas prendre en compte le chiffre “8”

Le numéro RPPS est le suivant “10123456789”


NE CONFONDEZ PAS

  • numéro RPPS (11 chiffres) et
  • numéro ADELI (9 caractères)

II- L’annuaire de santé : un outil à garder sous la main !

Retrouvez votre numéro RPPS en consultant la page suivante : 👇

Bon à savoir C’est très simple et rapide et vous y trouverez aussi d’autres informations intéressantes !
journée internationale des personnes handicapées

Journée internationale des personnes handicapées | Thierry Payet

En France, 12 millions de personnes sont en situation de handicap, dont 9 millions avec un handicap invisible. Depuis 1992, le 3 décembre est consacré à la journée internationale des personnes handicapées. L’occasion de sensibiliser le plus grand nombre aux questions sur le handicap, mais aussi de mobiliser les acteurs sur les droits des personnes handicapées.

journée internationale des personnes handicapées

Journée internationale des personnes handicapées : du handicap visible à l’handicap invisible

Le handicap ne se limite pas aux personnes en fauteuil roulant ou souffrant d’un déficit intellectuel. Le handicap regroupe une multitude de situations, dont la majorité font partie du handicap invisible. Les personnes atteintes d’un handicap invisible sont notamment celles :

La journée internationale des personnes handicapées est l’occasion de sensibiliser le grand public à toutes les formes de handicapcar tous les handicaps ont des conséquences importantes sur la vie quotidienne et donc sur la qualité de vie.

De l’intégration à l’inclusion du handicap

Pour l’édition 2022 de cette journée, le ministère de l’éducation nationale se mobilise pour organiser des actions dans les établissements scolaires autour du handicap des plus jeunes Français. En effet, le thème choisi cette année par l’UNESCO est l’innovation et des solutions transformatrices pour un développement inclusif. Car aujourd’hui, l’heure n’est pas à l’intégration des personnes handicapées, mais à l’inclusion du handicap dans la société. Et cette inclusion commence par celle des enfants en situation de handicap au sein des établissements scolaires.

Des actions de sensibilisation sur le thème de l’école inclusive sont donc programmées partout en France pour permettre aux équipes éducatives de réfléchir et d’échanger sur plusieurs thèmes :

  • Les différentes formes de handicap ;
  • L’acceptation des différences ;
  • Les règles du bien vivre ensemble.

Vers une école inclusive

A cette fin, des débats, des échanges, des rencontres, des activités sportives, artistiques ou culturelles, pourront être proposés dans les différents établissements scolaires. Les associations et les partenaires sont mobilisés pour l’organisation de ces moments de sensibilisation sur le handicap. Parallèlement, des ressources pédagogiques et audiovisuelles sont disponibles pour les enseignants sur la plateforme numérique « Cap école inclusive ». L’ONISEP propose par ailleurs la collection « Histoires d’avenir », une série de témoignages de jeunes en situation de handicap et de leurs proches.

Tout enfant en situation de handicap est considéré de droit comme un élève et en France l’éducation est un droit pour tous les enfants. Chaque enfant, en fonction de sa situation, doit pouvoir bénéficier d’un parcours scolaire personnalisé et adapté, pour lui permettre d’effectuer sa scolarité dans les meilleures conditions, soit en milieu ordinaire (à l’école classique), soit en milieu adapté (dans des structures scolaires spécifiques). L’école inclusive doit ainsi permettre à tous les enfants, handicapés ou non, et quel que soit leur handicap, d’être autant que possible scolarisés ensemble.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Journée internationale des personnes handicapées. education.gouv.fr. Consulté le 1er décembre 2022.
– Journée internationale des personnes handicapées. un.org. Consulté le 1er décembre 2022.
maladie Alzheimer et diabète

Maladie d’Alzheimer et diabète, étroitement lié ? | Thierry Payet

La maladie d’Alzheimer constitue-t-elle un type particulier de diabète ? Est-elle une nouvelle maladie métabolique ? Certains spécialistes ont établi des rapprochements entre ces deux maladies, au point d’avancer l’expression de diabète de type 3. Mais qu’en est-il réellement ? Santé Sur le Net fait le point sur la question.

maladie Alzheimer et diabète

La maladie d’Alzheimer, un diabète ?

Pourquoi établir un parallèle entre la maladie d’Alzheimer, la démence la plus fréquente, et les diabètes sucrés, maladies métaboliques, responsables d’une véritable épidémie mondiale ? Les spécialistes, qui ont avancé le concept de diabète de type 3 pour la maladie d’Alzheimerse basent sur plusieurs constatations :

  • Un excès de glucose dans le cerveau des patients ;
  • Plus le glucose est présent en quantité importante, plus la maladie d’Alzheimer est symptomatique, et donc plus la perte de mémoire est significative ;
  • Les neurones atteints chez les patients utilisent mal le glucose disponible ;
  • L’accumulation des plaques amyloïdes (un des signes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer) contribue à l’insulinorésistance.

Autant de constatations qui peuvent servir d’arguments pour considérer la maladie d’Alzheimer comme un diabète sucré, un diabète de type 3. De plus, le diabète de type 2 constitue l’un des facteurs de risque reconnus de la maladie d’Alzheimer et ces deux pathologies présentent des facteurs de risque communs, notamment :

  • Le surpoids et l’obésité ;
  • Les maladies cardiovasculaires et les antécédents familiaux de maladies cardiovasculaires ;
  • Les troubles lipidiques.

Alzheimer et diabète, des mécanismes physiopathologiques différents !

Pourtant, malgré ces constatations, les mécanismes physiopathologiques des deux maladies apparaissent très différents. Les diabètes sucrés résultent de dysfonctionnements dans la sécrétion de l’insuline au niveau du pancréas et dans la sensibilité des tissus à l’insuline (insulinorésistance). Ces dysfonctionnements provoquent des hyperglycémies répétées, à l’origine des complications à court, moyen et long terme de la maladie. Ce sont des maladies métaboliques, avec des répercussions organiques et fonctionnelles.

La maladie d’Alzheimer résulte quant à elle de l’accumulation au niveau cérébral de protéines anormalesqui altère le bon fonctionnement du cerveau et conduit à la démence et à la perte d’autonomie si caractéristique de la maladie. La maladie d’Alzheimer est donc une maladie neurologique au premier plan, même si des aspects métaboliques surviennent dans un second temps.

Une même susceptibilité génétique ?

En se basant sur les mécanismes physiopathologiques, il semble donc délicat de comparer la maladie d’Alzheimer à une forme de diabète sucré. Pour autant, les liens entre les deux maladies ne peuvent être occultés. Le diabète de type 2 constitue en effet un facteur de risque modifiable de démence. Dans une récente étude, des chercheurs ont voulu aller plus loin sur le lien entre diabète et maladie d’Alzheimer, en évaluant le risque génétique respectif pour les deux maladies. Pour cela, ils ont réalisé des études de corrélation génétique sur les données de plusieurs dizaines de milliers de personnes, atteintes ou non de diabète de type 2 et/ou de maladie d’Alzheimer.

Les résultats obtenus révèlent l’absence de lien génétique entre les deux pathologiessuggérant que la maladie d’Alzheimer ne peut être désignée comme une nouvelle forme de diabète. Malgré le fait qu’elles touchent des populations similaires, notamment en âge, ces deux pathologies ont des mécanismes, des évolutions et des répercussions différentes. Il semble donc difficile de considérer la maladie d’Alzheimer comme un diabète de type 3.

Publié le 17 mai 2021 et mis à jour le 15 novembre 2022 par Estelle B., Docteur en Pharmacie.

Sources

– Diabète et maladie d’Alzheimer : une susceptibilité génétique partagée ? thelancet.com. Consulté le 4 novembre 2022.
Après le cancer du sein

Après le cancer du sein – East Gippsland Osteopathic Clinic | Thierry Payet

Après le cancer du sein

Après le cancer du sein

Actuellement, les statistiques australiennes montrent qu’1 femme sur 7 connaîtra un cancer du sein au cours de sa vie. Avec une détection précoce et des traitements en constante évolution, les résultats du cancer du sein sont extrêmement favorables.

Ce qui n’est souvent pas discuté, c’est comment ces traitements médicaux nécessaires – qui peuvent inclure plusieurs interventions chirurgicales et radiothérapie – peuvent avoir un impact profond sur le corps des femmes. Il est courant que les femmes ressentent de la douleur et de l’enflure associées à ces traitements.

L’ostéopathie est bien placée pour pouvoir accompagner les femmes souffrant de douleurs musculo-squelettiques associées à un traitement médical – après tout, nous ne voulons pas que les femmes survivent simplement au cancer du sein, nous voulons une qualité de vie qui ne soit pas affectée par la douleur. Les ostéopathes sont des praticiens paramédicaux fondés sur des données probantes avec des compétences palpatoires de haut niveau et utilisent des techniques de tissus mous efficaces et établies, y compris la mobilisation des cicatrices, et peuvent traiter les présentations courantes, y compris les tissus cicatriciels, les cordons et le ventre chimio.

Le tissu cicatriciel est moins élastique et plus serré que le tissu « normal », ce qui peut restreindre l’amplitude des mouvements et peut être une cause de douleur. Pour de meilleurs résultats, le traitement de mobilisation des cicatrices peut commencer dès 4 semaines après la chirurgie (avec l’autorisation de votre chirurgien). Une combinaison de traitement pratique de votre ostéopathe et de conseils d’autogestion pouvant être poursuivis à domicile donnera souvent les meilleurs résultats.

Le «cordage» est une présentation courante qui peut être la cause d’un mouvement limité du bras. Il survient le plus souvent dans l’aisselle, le bras médial et la paroi thoracique après l’ablation des ganglions lymphatiques. Le cordage doit être traité rapidement pour éviter une restriction continue de l’épaule (surtout si cela a un impact sur le positionnement pour la radiothérapie).

Pendant la chimiothérapie, un traitement ostéopathique dans la semaine précédant votre prochaine dose pourrait aider à soulager les symptômes du «ventre chimio». Cela implique généralement un massage abdominal (viscéral) doux.

Si vous souhaitez plus d’informations ou discuter davantage de votre cas pour voir si un traitement ostéopathique pourrait être bénéfique, veuillez appeler notre sympathique équipe administrative ou parler à l’un de nos ostéopathes lors de votre prochain rendez-vous..

Forfait annuel d’aide à la modernisation et à l'informatisation du cabinet infirmier (FAMI)

Forfait annuel d’aide à la modernisation et à l’informatisation du cabinet infirmier (FAMI) | Thierry Payet

Prévu par les avenants 6 et 7 de la convention nationale des infirmiersle forfait d’aide à la modernisation et à l’informatisation (FAMI) du cabinet professionnel a été mis en place par l’Assurance Maladie.

Cette aide forfaitaire offre aux professionnels de santé libéraux conventionnés la possibilité de mieux s’équiper afin de mieux pouvoir accompagner leurs patients (prise en charge coordonnée…).

Quelles sont les conditions à remplir ? Comment bénéficier de ce forfait ?

Médicalib vous en dit plus à ce sujet.

Développez votre patientèle grâce à Medicalib. Recevez directement sur votre téléphone des demandes de soins, de patients situés dans votre zone de tournée.



Cet article, destiné au grand public, s’appuie sur les données disponibles sur le sujet traité, à sa date de mise à jour.


JE – Avenants 6 et 7 à la convention nationale des infirmiers : rappel

UNAvenant 6 : valorisation des nouveaux modes d’organisation et usage des nouveaux outils numériques

Destiné à « soutenir les investissements faits par les infirmiers pour moderniser et informatiser leur cabinet, [le] forfait d’aide à la modernisation et à l’informatisation […] regroupe les aides à la télétransmission […]valorise l’exercice coordonné des infirmiers, les investissements en matériel réalisés par l’infirmier au titre de la participation aux actes de téléconsultation ainsi que leur implication dans le déploiement du Dossier Médical Partagé (DPM). » [1]


BAvenant 7

« Cet accord a pour objet de déterminer, pour les infirmiers en pratique avancée (IPA) exerçant à titre libéral sous le régime conventionnelles modalités de leur exercice professionnel ainsi que les modalités de valorisation associées.

Les mesures arrêtées par cet accord portent sur les thèmes suivants :

  • adaptation du dispositif démographique (article 2 de l’avenant 7),
  • valorisation de la prise en charge des patients (article 3 de l’avenant 7),
  • valorisation de l’activité dans le cadre du forfait d’aide à la modernisation et à l’informatisation (article 4 de l’avenant 7). » [2]


II- Indicateurs nécessaires pour l’octroi du forfait annuel [3]

En juillet 2022, une évolution du forfait a été actée. Le montant de l’aide est ainsi passé de 490€ à 590€. L’octroi de cette aide est conditionné au remplissage de certains prérequis, à savoir :

MONTANT CONDITIONS D’OCTROI ET JUSTIFICATIFS DEMANDÉS
6 INDICATEURS OBLIGATOIRES 590€ 1️⃣ Disposer d’un logiciel métier compatible avec le  Dossier Médical Partagé (DMP)
Justificatif : Facture ou attestation de l’éditeur

2️⃣ Posséder une version du cahier des charges SESAM -Vitale (doit d’être conforme à la dernière version du cahier des charges publié par le GIE  SESAM-Vitale au 31/12 de l’année N-1 par rapport à l’année de référence).
– Équipement permettant la télétransmission de vos feuilles de soins.
Outil de facturation efficace
Pas de justificatif nécessaire

3️⃣ Utiliser la solution SCOR (scannérisation des ordonnances) pour la transmission électronique à l’Assurance Maladie des pièces justificatives numérisées.
Pas de justificatif nécessaire

4️⃣ Atteindre un taux de feuilles de soins électroniques (FSE) supérieur ou égal à 70 %
Pas de justificatif nécessaire

5️⃣ Détenir une messagerie sécurisée de santé
Justificatif : Attestation sur l’honneur ou pré-alimentation avec annuaire MSS.

6️⃣ S’engager à une prise en charge coordonnée des patients : participation à une équipe de soins primaires (ESP) ou à une communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) ou à une maison de santé pluriprofessionnelle (MSP)
Justificatif :

2 INDICATEURS OPTIONNELS 525 € *350 € pour l’équipement en vidéotransmission
*175 € pour l’équipement en appareils médicaux connectés (cf la liste des 12 équipements pris en compte par l’Assurance Maladie).


Bon à savoir Afin de pouvoir bénéficier de la rémunération de 590 euros, les infirmiers doivent atteindre tous les indicateurs obligatoires et réaliser une déclaration annuelle sur le portail amelipro.
Les indicateurs optionnels sont indépendants du socle d’indicateurs obligatoires.

III- Majoration exercice coordonné

Une majoration de l’aide forfaitaire est possible pour les infirmiers en pratique avancée libéraux (IPAL) si et seulement si les 6 indicateurs obligatoires précédemment cités sont remplis.

Le montant de l’aide dépendra alors de votre zone d’activité :

  • 1020€ si vous exercez dans un zone sous dense en médecins
  • 300 € si vous exercez hors zone sous dense en médecins


Notre mission : faciliter votre quotidien de professionnel de santé libéral en vous proposant des solutions adaptées et des articles utiles à l’exercice de votre pratique professionnelle.

Le site internet de Medicalib permet aux patients de prendre facilement rendez-vous avec une infirmière à domicile.

Grace à notre plateforme nous pouvons vous accompagner dans le développement de votre patientèle et dans l’optimisation de votre tournée.


Sources :

  • [1] Les avenants à la convention nationale des infirmières et infirmiers libéraux – Ameli – MAI 5 octobre
  • [2] Les avenants à la convention nationale des infirmières et infirmiers libéraux – Ameli – MAI 5 octobre
  • [3] Le forfait d’aide à la modernisation et informatisation du cabinet professionnel – Amélia – MAJ 26 juillet 2022
profils d’asthme chez l'enfant

Des profils d’asthme différents | Thierry Payet

Selon l’Assurance Maladie, l’asthme touche environ 4 millions de personnes en France, une maladie plus ou moins impactante sur la vie quotidienne des patients. Dans l’asthme, comme dans beaucoup d’autres maladies, les facteurs environnementaux semblent jouer un rôle important. Mais comment évaluer précisément l’influence de ces facteurs ? En fonction de l’exposition à ces facteurs, peut-on définir différents profils d’asthme ? C’est l’objet de l’étude récemment présentée par des chercheurs de l’INSERM. Résultats.

profils d’asthme chez l'enfant

L’asthme est-il déterminé par l’environnement ?

Dans l’asthme, une maladie qui se développe souvent au cours de la petite enfance et persiste jusqu’à l’adolescence voire l’âge adulte, les chercheurs ont depuis longtemps décrit des liens avec des facteurs environnementaux et les événements de la vie. Plusieurs paramètres sont connus pour influencer l’évolution naturelle de l’asthme :

  • Des facteurs environnementaux, par exemple l’exposition à des allergènes ou des polluants atmosphériques ;
  • La petite enfance, notamment l’alimentation ;
  • Des habitudes de vie ;
  • Le cadre social.

Mais si les études sont nombreuses pour décrire l’impact de chacun de ces facteurs, les chercheurs ne savent pas à ce jour comment ces facteurs peuvent interagir entre eux. L’exposition simultanée ou successive à plusieurs facteurs équivaut-elle à la somme des effets de chaque facteur pris séparément ?

Qu’est-ce que l’exposome ?

Pour répondre à une telle question, les chercheurs s’intéressent à l’approche de l’exposome. L’exposome rassemble toutes les expositions auxquelles un individu a été soumis depuis sa conception (dès la vie in utero) jusqu’à son décès. Les données sont analysées de manière statistique pour évaluer :

  • Les interférences entre certaines expositions ;
  • Les synergies ?
  • Les antagonismes.

Récemment, des chercheurs de l’INSERM ont utilisé l’approche de l’exposome dans le cas de l’asthme. Ils ont pris en compte 87 paramètres d’exposition, très divers, touchant tous les aspects de la vie (alimentation, environnement, mode de vie, …) évalués pour 21 000 sujets issus de la cohorte Nutrinet-Santé, asthmatiques ou non. L’analyse statistique a permis de définir quatre groupes d’individus caractérisés par :

  • Un profil d’exposition homogène ;
  • Une incidence plus élevée de l’asthme par rapport aux autres groupes.

Des profils d’exposition à risque majoré d’asthme, un nouvel outil de prévention ?

Sur les quatre groupes identifiés avec un surrisque d’asthme, les facteurs d’exposition concernaient principalement la vie pendant la petite enfance (allaitement maternel ou au biberon par exemple) et l’hygiène de vie (comme fumer ou non). Ces quatre groupes peuvent selon les chercheurs permettre de définir quatre profils d’exposition à risque accru d’asthme :

  • Trois groupes avec un risque précoce:
    • Le profil 1 avec des facteurs comme le tabagisme passif au cours de la petite enfance ou le fait d’avoir vécu enfant avec un chien ;
    • Le profil 2 avec une naissance prématurée et/ou par césarienne et le fait d’avoir fréquenté les crèches en milieu urbain ;
    • Le profil 3 avec une fratrie d’au moins trois enfants et un allaitement maternel ;
  • Un groupe avec un risque plus tardifmarqué par les facteurs d’alimentation déséquilibrée, de tabagisme important et surpoids à l’âge adulte.

La définition de tels profils constitue un outil de prévention de l’asthme pour réduire les facteurs de risque et surtout l’association de certains facteurs de risque. De plus, l’approche de l’exposome permet également de hiérarchiser les risques entre eux, en définissant le poids respectif de chaque risque dans le développement de l’asthme. Une telle approche pourrait être utilisée pour d’autres maladies, connues pour dépendre des expositions environnementales.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Asthme : Portraits-robots des personnes à risque. inserm.fr. Consulté le 12 octobre 2022.
Cancer du sein et pollution

cancer du sein et pollution : un lien accru ? | Thierry Payet

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes en France. De plus en plus d’études s’interrogent sur les facteurs environnementaux, qui pourraient expliquer l’augmentation de l’incidence de ce cancer d’année en année. Le projet XENAIR s’intéresse justement à ce sujet, en évaluant le lien potentiel entre le risque du cancer du sein et l’exposition chronique aux polluants atmosphériques. Explications du lien entre le cancer du sein et la pollution.

Cancer du sein et pollution

Cancer du sein et pollution

La qualité de l’air, intérieur comme extérieur, se détériore, et parallèlement, le risque de cancer du sein augmente. Faut-il y voir un lien ? C’est la question que se sont posées plusieurs équipes de recherche dans le cadre du projet XENAIR (XENœstrogènes présents dans l’AIR). L’objectif de ce projet était d’évaluer le lien possible entre le risque de cancer du sein et l’exposition chronique à différents polluants de l’atmosphèreen particulier :

  • Les dioxines ;
  • Le benzopyrène ;
  • Les PCB (polychlorobiphényles) ;
  • Le cadmium ;
  • Les particules fines ;
  • Le dioxyde d’azote ;
  • L’ozone.

A savoir ! Les xénœstrogènes, plus communément appelés des perturbateurs endocriniens, sont des substances environnementales, naturelles (phytoœstrogènes) ou synthétisées par l’homme, qui possèdent des activités biologiques proches de celles des hormones œstrogènes. Dans la liste ci-dessus les dioxines, le benzopyrène, le cadmium et les PCB sont reconnus comme des xénœstrogènes.

Au total, 5 222 femmes, de la cohorte E3N, suivies depuis 1990 jusqu’en 2011, et ayant été diagnostiquées d’un cancer du sein ont été suivies et leurs données comparées avec celles de 5 222 femmes de la même cohorte (même classe d’âge et même statut ménopausique), mais n’ayant pas développé de cancer du sein au cours du suivi.

Cinq polluants associés à une augmentation du risque de cancer du sein

Pour chaque polluant atmosphérique pris en compte, des expositions moyennes et cumulées ont été déterminées pour chaque femme de l’étude, à partir des données suivantes :

  • Son lieu de résidence ;
  • Des modèles spécifiques pour chaque polluant ;
  • Le moment du diagnostic du cancer du sein.

Les données obtenues révèlent que les femmes de l’étude, entre 1990 et 2011, sont de moins en moins exposées aux polluants considérés, hormis l’ozone. Néanmoins, les niveaux d’exposition estimés restaient supérieurs aux recommandations sanitaires en vigueur pour le dioxyde d’azote et les particules fines. Par ailleurs, le projet XENAIR met en évidence que plus l’exposition à cinq polluants est importante, plus le risque de cancer du sein augmente.

Améliorer la qualité de l’air

Ces cinq polluants sont :

  • Le dioxyde d’azote : une augmentation de l’exposition de 17,8 µg/m3 est associée à une augmentation significative d’environ 9 % du risque de cancer du sein ;
  • Les particules fines PM10 (diamètre inférieur à 10 µm) : une augmentation de l’exposition de 10 µg/m3 serait liée à une hausse peu significative du risque de cancer du sein d’environ 8 %, un chiffre qui s’élève à 13 % pour les particules fines de type PM2.5 (diamètre inférieur à 2.5 µm) ;
  • Le benzopyrène: une hausse de l’exposition de 1,42 ng/m3 est associée à une hausse significative du risque de cancer du sein d’environ 15 % ;
  • Les PCB: une augmentation de 55 pg/m3 de l’exposition élèverait significativement le risque de cancer du sein d’environ 19 %

En revanche, aucune association n’a été montrée pour le cadmium et les dioxines, pourtant deux xénœstrogènes. Les chercheurs attendent encore le résultat des données recueillies pour l’ozone. En allant plus loin dans l’analyse des données, les chercheurs ont observé que le risque de cancer du sein était supérieur, lorsque les femmes avaient été exposées au benzopyrène et aux PCB au moment de la ménopause. Un tel projet suggère un rôle possible de la qualité de l’air sur l’épidémiologie du cancer du sein. L’amélioration de la qualité de l’air et la lutte contre la pollution atmosphérique pourraient donc permettre de réduire l’incidence du cancer du sein.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– XENAIR : des liens mis en évidence entre cancer du sein et exposition à des polluants atmosphériques. centreleonberard.fr. Consulté le 10 octobre 2022.
Un bref tour du vairon • Blog Santé Liem •

Un bref tour du vairon • Blog Santé Liem • | Thierry Payet

À diverses occasions, à la fin d’un cours sur le concept crânien, Sutherland aimait donner une conférence intitulée « A tour of the minnow 8 ». L’idée sous-jacente était d’illustrer des idées sur et sur le cerveau vivant. J’ai adopté l’idée de Sutherland, et nous accompagnerons le vairon lors d’une visite touristique à la période où l’œil se forme. Cette description servira d’exemple de dynamique de développement fluide. En palpant en utilisant un contact des mains doux et significatif, vous pouvez essayer de suivre ces dynamiques de développement :

  • Le vairon se retrouve dans le cerveau antérieur primaire.
  • Il observe comment l’ébauche de l’œil apparaît au jour 25/26 (à un moment où le tube neural n’est pas encore fermé) sous la forme d’un petit sillon (le sillon optique) sur le cerveau antérieur.
  • Il accompagne plus avant ce développement et note comment ce sillon s’approfondit rapidement et comment, après la fermeture du tube neural, la minuscule vésicule optique apparaît comme une projection du prosencéphale primaire.
  • Le vairon observe attentivement comment la vésicule optique dans sa dynamique de croissance ultérieure atteint la limite externe du corps vers le jour 32 et la touche finalement.
  • Dès qu’elle touche l’épiderme, la vésicule optique s’aplatit et subit une indentation pour former la cupule optique. Le vairon est témoin d’une répétition de mouvements dynamiques de développement similaires à ceux menant à la formation du tube neural.
  • A ce point de contact avec la surface externe du corps, quelque chose d’autre se produit. Le vairon remarque à nouveau comment les cellules épidermiques initialement plates deviennent cylindriques et subissent une condensation et une invagination. Cette dynamique de développement est similaire à la gastrulation et à la neurulation. La vésicule optique est pressée par le futur matériau de la lentille et cède autour d’elle.
  • Le vairon accompagne le cristallin dans sa migration vers l’intérieur jusqu’à ce qu’il se détache finalement de la surface de la peau. (Le processus est similaire à la formation du tube neural à partir de la plaque neurale, sauf que dans ce cas, une forme de base circulaire plutôt que cylindrique se développe.)
  • Vers le 40e jour, le cristallin est entouré par la cupule optique qui s’est formée.
  • Sur la surface interne de la rétine, la couche cellulaire s’est développée pour former des neurones, dont les axones se développent à travers la surface interne de la rétine et finalement dans la tige optique. Le vairon se laisse transporter vers une sortie du flux qui le transporte, vers le point de sortie du nerf optique, et atteint le mésencéphale où les axones se propagent dans le toit du mésencéphale.
  • Enfin, le vairon émerge dans la fovéa centrale, comme emporté par le courant d’un ruisseau.
Das Osteopathie-Selbsthilfe-Buch • Torsten Liem • 13. Januar 2022

Le livre d’auto-assistance de l’ostéopathie • Torsten Liem • 7 avril 2022 | Thierry Payet

Le dernier livre de Torsten Liem. L’auteur est connu et apprécié pour ses livres spécialisés bien fondés; il a également des guides d’ostéopathie / livres de non-fiction sur le marché depuis plus de 20 ans. De quoi parle ce travail ? Derrière chacune des 7 têtes de chapitre simples et concises, les cinq modèles ostéopathiques sont astucieusement présentés avec une richesse de contenu pratique. Déjà dans l’avant-propos, le lecteur est adressé de manière active et motivante à la coopération/l’entraide et est initié au travail des ostéopathes sur la base des quatre principes et des cinq modèles de l’ostéopathie. Dans les 5 chapitres suivants “Posture et mouvement”, “Système respiratoire et cardiovasculaire”, “Métabolisme, système immunitaire et hormonal”, “Système nerveux” et “Ajustements biopsychosociaux” suivent des explications bien fondées des réseaux de notre organisme avec des conseils pour tout le monde Systèmes du corps, de la psyché et de nombreux symptômes – toujours spécifiquement structurés à l’aide des cinq modèles ostéopathiques – cela court comme un merveilleux fil rouge à travers tout le livre. Les processus et les interactions, qui sont décrits de manière très simple et compréhensible, créent la compréhension et la “perception” nécessaires pour que le lecteur devienne lui-même actif. Cela seul est un potentiel incommensurable pour la santé et le potentiel d’auto-guérison – chacun de nous, thérapeutes, sait que cela soutient considérablement notre travail.

En tant que livre d’auto-assistance, il est “strié” d’une multitude d’exercices bien illustrés pour l’endurance, l’entraînement par intervalles, les tests de force musculaire, les étirements et les techniques d’auto-assistance pour le drainage lymphatique. Personnellement, je trouve particulièrement précieuses les illustrations des sept postures assises naturelles, des quatre ouvertures respiratoires et des exercices de respiration vocalique.

Jusqu’ici tout va bien. Mais ce qui distingue aussi avec bienveillance ce livre de toutes les autres publications ostéopathiques, c’est que tout ce qui y est écrit est basé sur des études : Derrière un code QR discret à la page 289 se cache un travail immensément détaillé de l’auteur. L’ensemble des 871 publications auxquelles il fait référence dans le livre et la bibliographie complète sont accessibles sur son site internet comme ceci : 58 pages ! Le respect!

Alors que l’on suppose initialement un autre guide d’ostéopathie en raison de l’équipe d’auteurs et du titre du livre, le livre parvient à apporter un réel bénéfice non “seulement” aux profanes mais surtout à nous ostéopathes. En tant que livre de non-fiction, il a définitivement gagné le statut de livre spécialisé, car il nomme des interactions qui ne sont parfois pas toujours connues même des ostéopathes.

Kerstin Schmidt, gestionnaire de rubrique

TSA, autisme, TED

Trouble de l’autisme chez l’enfant, facteurs de risque et diagnostic | Thierry Payet

“L’autisme est un trouble du neurodéveloppementd’origine multifactorielle avec une composante génétique.” [1]

Ce trouble neurologique touche actuellement, en France, près de 700 000 personnes dont 100 000 enfants.

Comment diagnostiquer un trouble du spectre de l’autisme (TSA) ? Quels sont les traitements possibles ?

Médicalib vous en dit plus à ce sujet.

Cet article, destiné au grand public, s’appuie sur les données scientifiques disponibles sur le sujet traité, à sa date de mise à jour.
Il n’a pas vocation à se substituer aux recommandations et préconisations de votre médecin.


JE – autisme : de quoi parle-t-on ?

Si hier on parlait d’autisme, du syndrome d’Asperger, ou de troubles envahissants du développement (TED) aujourd’hui le terme privilégié est celui de trouble du spectre de l’autisme (TSA). Cette nouvelle formulation fait référence à la multiplicité et à la diversité des symptômes qui impactent plus ou moins la bonne réalisation des activités de la vie quotidienne.

Les troubles du spectre de l’autisme (TSA) relèvent des troubles du neurodéveloppement (TND). Généralement observables dès le plus jeune âge,  ils sont “4 fois plus courants chez les garçons que chez les filles et surviennent chez environ 1 personne sur 59.” [2] :

Le DSM-5, manuel de référence proposant une classification des troubles mentaux, répertorie l’autisme au sein de deux catégories de comportements atypiques à savoir :

  • l’altération de la communication et des interactions sociales
  • les aspects restreints et répétitifs des comportements : intérêts limités.
Bon à savoir “Certains enfants et adultes autistes sont pleinement capables d’effectuer toutes les activités de la vie quotidienne tandis que d’autres ont besoin d’un soutien substantiel pour effectuer les activités de base.”[3]

II- autisme : facteurs de risque


Les causes spécifiques des troubles du spectre autistique n’ont à ce jour pas été identifiées de manière précise mais sont souvent liées à des facteurs génétiques.

On recense cependant les facteurs de risques suivants :

FACTEURS GÉNÉTIQUES

“Certains marqueurs génétiques augmentent le risque d’un enfant de développer un trouble du spectre de l’autisme.” [4]

Ainsi, des anomalies génétiques comme le syndrome de l’X fragile, la sclérose tubéreuse de Bourneville et le syndrome de Down, peuvent être associées au TSA.

Par ailleurs, “pour les parents d’un enfant atteint de TSA, les risques d’avoir un autre enfant atteint de TSA sont 50 à 100 fois plus importants.” [5]

FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX

Certains facteurs environnementaux et polluants peuvent favoriser le risque d’apparition de l’autisme chez les enfants génétiquement prédisposées.

Par ailleurs, certaines infections virales (rubéole, cytomégalovirus) ou l’exposition à certaines molécules, ou in utero et pendant les premiers moments de la vie, pourraient influencer le développement du cerveau.

PISTE NEUROBIOLOGIQUE

“L’autisme serait dû à une surabondance de synapses dans le cerveau causé par un ralentissement d’un processus normal d’élimination au cours du développement”. […] Cet excédent pourrait avoir des effets profonds sur les fonctions du cerveau.” [6]

Bon à savoir “Les dernières recherches suggèrent que le trouble du spectre de l’autisme – TSA se développe à partir d’une combinaison de facteurs génétiques et non génétiques ou environnementaux.” [7]


III- autisme : symptômes

Les symptômes du trouble du spectre de l’autisme apparaissent petit à petit, le plus souvent, avant ou au moment de la scolarisation de l’enfant.

Parmi les principales manifestations des troubles du spectre de l’autisme, on recense :

1 – Relations sociales et communication

TROUBLES DU LANGAGE ET DE LA COMMUNICATION

  • difficulté d’expression : absence ou inadaptation du langage oral
  • communication non verbale perturbée :  difficultés pour pointer du doigt ou avoir recours à des réactions adaptées à certaines situations (sourire, regarder, imiter, utiliser et comprendre la gestuelle sociale, etc.)
  • troubles de la compréhension verbale ou gestuelle (expressions du visage, langage corporel)

DIFFICULTÉS RELATIONNELLES

  • difficultés à établir un contact et à construire des relations avec les autres. (difficulté à regarder dans les yeux, …)
  • difficulté à interagir, à partager des sentiments et à jouer avec des camarades. Incompréhension et passivité face aux sollicitations et aux émotions de l’entourage. Cette situation crée donc souvent un isolement et engendre des difficultés de socialisation.
  • troubles de la compréhension verbale ou gestuelle (expressions du visage, langage corporel)

2 – Comportement et intérêts

COMPORTEMENT ET GESTES RÉPÉTITIFS

  • forte tendance à la répétition dans les gestes et la parole : mouvements répétitifs, aussi appelés stéréotypies (tourner sur soi-même, battre des mains, se balancer,…) ou écholalies .
  • besoin de routines et résistance au changement : mise en place de rituels rassurants(alignement de jouets, classement par couleur, toujours prendre le même chemin, …). Le moindre changement peut devenir une vraie source d’angoisse et de confusion
  • réactions fortes et inattendues aux sons, à la luminosité, aux goûts, aux textures et aux odeurs (atypies sensorielles).
  • intérêts spécifiques : présence d’une certaine rigidité comportementale, focalisation intense sur un sujet (passion pour une chose ou un sujet particulier), intérêts atypiques (lumière, objets tournants…)
Bon à savoir Chaque personne autiste est unique et sa manière de réagir différente. Les manifestations varient donc considérablement d’un individu à l’autre dans leur forme et leur gravité.


IV- autisme : diagnostic

Le diagnostic repose essentiellement sur l’observation des parents, de l’entourage proche, des professionnels médicaux et paramédicaux, ainsi que sur des tests de dépistage normalisés spécifiques à l’autisme.

EXAMEN CLINIQUE ET INTERROGATOIRE *observation de l’enfant dans un contexte de jeu
*évaluation du dialogue et des interactions avec des personnes de son entourage
EXAMENS BIOLOGIQUES *analyses sanguines
*analyses génétiques
recherche de troubles médicaux sous-jacents ou héréditaires
Bon à savoir “Il n’est pas nécessaire d’observer tous les signes pour établir un diagnostic de trouble du spectre autistique, mais les enfants doivent présenter à la fois des difficultés de communication et d’interaction sociales ET des schémas comportementaux, centres d’intérêt et/ou activités répétitifs et limités . La gravité des signes peut être variable, mais ceux-ci doivent affecter les fonctions de l’enfant.” [8] .


V- autisme : traitement

“L’autisme n’est pas une maladie, mais une condition neurodéveloppementale ce qui veut dire qu’on ne peut le guérir.” [9]

Cependant une prise en charge pluridisciplinaire, individualisée et précoce, permet d’améliorer et d’adapter les capacités d’interaction avec le monde extérieur.

Différentes prises en charge sont possibles, à savoir :

1 – Accompagnement personnalisé

Accompagnement de la personne présentant un TSA et de sa famille par des intervenants multidisciplinaires : médecin, orthophoniste, psychomotricien, psychologue, infirmier, enseignant, aidants, éducateur…)

2 – Application d’une méthode cognitive et comportementale & mise en place d’outils pour favoriser l’autonomie

ABA ou « analyse du comportement appliquée »

Apprentissage au sein d’un cadre structuré. Technique dont le but est de favoriser la gestion des comportements perturbateurs afin de permettre à la personne atteinte d’un TSA de pouvoir s’adapter et mieux s’intégrer. Cette méthode favorise l’indépendance, l’autonomie, et la liberté d’action.

TEACCH ou « éducation structurée »

Programme basé sur la communication. Cette méthode permet de structurer et d’adapter l’environnement physique et social de la personne présentant un TSA. L’entourage s’adapte à l’enfant et à ses difficultés en s’appuyant sur ses forces.

PECS, un « programme d’éducation par l’image »

Communication facilitée grâce à l’utilisation de pictogrammes, adaptés au niveau de compréhension de la personne atteinte de TSA. Ce programme est utilisable à l’école comme à la maison et complète souvent les méthodes TEACCH et ABA.

3 – Prescription de traitements médicamenteux

La prescription de traitements médicamenteux est uniquement préconisée dans le cas de complications associées (épilepsie, anxiété, troubles du sommeil…)

Bon à savoir “Le Gouvernement lance une cohorte nationale pour améliorer la recherche sur la survenue des troubles du spectre de l’autisme et du neurodéveloppement (TSA-TND). Baptisée MARIANNE, celle-ci s’inscrit dans le cadre du Programme Investissements d’Avenir.” [10] . Pour en savoir plus, cliquez-ici

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Sources :

  • [1] Comprendre l’autisme – Ameli – MAJ 22 novembre 2021
  • [2] Troubles du spectre autistique Manuel MSD – Mai 2020
  • [3] Qu’est-ce que le trouble du spectre de l’autisme (TSA)? – spectredelautisme.com
  • [4] Qu’est-ce que le trouble du spectre de l’autisme (TSA)? – spectredelautisme.com
  • [5] Troubles du spectre autistique Manuel MSD – Mai 2020
  • [6] Qu’est-ce que le trouble du spectre de l’autisme (TSA)? – spectredelautisme.com
  • [7] Qu’est-ce que le trouble du spectre de l’autisme (TSA)? – spectredelautisme.com
  • [8] Troubles du spectre autistique – Manuel MSD – mai 2020
  • [9] Qu’est-ce que le trouble du spectre de l’autisme (TSA)? – spectredelautisme.com
  • [10] Recherche sur l’autisme : Lancement de la cohorte nationale MARIANNE – Handirect – 18 mars 2022