Rencontrez le Dr Stéphanie Rohde

Rencontrez le Dr Stephanie Rohde – Clinique d’ostéopathie East Gippsland | Thierry Payet

Rencontrez le Dr Stéphanie Rohde

Rencontrez le Dr Stéphanie Rohde

Bonjour, je suis le Dr Stephanie Rohde (Ostéopathe). Pendant toute la durée de mes études pour devenir ostéopathe, je me suis toujours imaginé travailler dans une grande ville. Ayant grandi à Canberra, puis déménagé à Melbourne, c’était tout ce que je savais vraiment. Cependant, lorsque je suis tombé sur l’opportunité de terminer mon placement final grâce à un stage à la East Gippsland Osteopathic Clinic, quelque chose dans mon esprit m’a dit d’y aller.

Je ne savais pas à quel point je tomberais facilement amoureux des communautés du Gippsland et du mode de vie. J’étais heureux de voyager à 2 heures de chez moi dans la banlieue de Melbourne pour avoir la chance d’avoir une si merveilleuse opportunité d’apprendre de la fantastique équipe d’ostéopathes que nous avons ici à EGOC.

Lorsque j’ai commencé à entrer en contact avec mes propres patients, j’ai vraiment embrassé la beauté de travailler dans les zones rurales. Melbourne n’offrirait jamais la belle promenade au bord du lac en plein milieu de la ville qui permet un véritable lien avec la nature pendant une pause déjeuner, comme je l’ai trouvé à Sale. Alors, naturellement, quand on m’a demandé de déménager après l’obtention de mon diplôme, j’ai rapidement mis au point la logistique et convaincu mon partenaire qu’il aimerait ça aussi ici !

J’avais un peu peur que l’agitation de la vie dans une grande ville me manque. En particulier, j’avais appris à jouer au roller derby avec l’une des nombreuses ligues de Melbourne – Heureusement pour moi, j’ai découvert qu’il y avait en fait une ligue de roller derby ici même à Sale ! Depuis que j’ai déménagé, je suis retourné à Melbourne pour un concert – et j’avais hâte de rentrer chez moi et loin de la circulation trépidante et des travaux routiers sans fin qui englobent la majeure partie de Melbourne ces jours-ci !

Alors que je commence à peine à m’installer (et enfin à finir de déballer !), J’ai hâte d’explorer tous les joyaux cachés que je sais que Gippsland a à offrir. Des week-ends à travers la belle campagne à la recherche de tous les meilleurs endroits pour manger – je suis vraiment chanceux d’avoir eu l’opportunité de déménager ici et de m’installer dans un style de vie beaucoup plus calme et paisible.

Chaque personne que j’ai rencontrée jusqu’à présent a été absolument adorable – j’ai hâte de continuer à rencontrer et à aider plus de gens grâce à mon travail dans nos cliniques de Sale, Bairnsdale et Traralgon. Si vous souhaitez prendre rendez-vous avec moi, le Dr Stephanie Rohde, ou toute autre personne de notre incroyable équipe, vous pouvez réserver en ligne ICI. J’ai hâte d’entendre toutes vos suggestions d’aventures de week-end !

Bienvenue 'Votre scan de la peau'!

Bienvenue ‘Votre scan de la peau’! – Clinique Ostéopathique East Gippsland | Thierry Payet

Bienvenue 'Votre scan de la peau'!

Bienvenue ‘Votre scan de la peau’!

L’Australie a l’un des taux de cancer de la peau les plus élevés au monde. Avec une surveillance constante de vos grains de beauté, des changements précoces ou de nouvelles lésions sont détectables par un praticien qualifié.

C’est avec cette connaissance à l’esprit que nous sommes très heureux d’accueillir Sharon Hudson de Your Skin Scan dans nos 5 sites EGOC ! Sharon est une infirmière clinicienne consultante avec plus de 10 ans d’expérience dans l’évaluation et la surveillance du cancer de la peau.

Basée à Melbourne, elle se rendra dans chacune de nos cliniques tous les 3 mois pour surveiller à la fois nos patients et toute autre personne de la région qui pourrait avoir besoin de ses services !

Pour prendre rendez-vous avec Sharon, vous devez l’appeler directement au 0455 337 882 ou réservez en ligne sur son site.

Dates de visite prévues :

Clinique Bairnsdale

  • 9 décembre 2022
  • 28 mars 2023
  • 27 juin 2023
  • 26 septembre 2023
  • 12 décembre 2023

Clinique Orbost

  • 27 mars 2023
  • 26 juin 2023
  • 25 septembre 2023
  • 11 décembre 2023

Clinique de vente

  • 29 mars 2023
  • 28 juin 2023
  • 27 septembre 2023
  • 13 décembre 2023

Clinique Yarram

  • 30 mars 2023
  • 29 juin 2023
  • 28 septembre 2023
  • 14 décembre 2023

Clinique Traralgon

  • 31 mars 2023
  • 30 juin 2023
  • 29 septembre 2023
  • 15 décembre 2023

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à en parler avec notre sympathique équipe d’accueil ou votre praticien lors de votre prochain rendez-vous.

Références
Hudson, S. (2022). Votre analyse de la peau. Récupéré le 25 novembre 2022 sur https://www.yourskinscan.com.au/

Homme avec une fatigue mentale

Fatigue mentale découverte d’un mécanisme cérébral en cause | Thierry Payet

D’où vient la fatigue mentale, un symptôme décrit par un nombre croissant de Français depuis la crise sanitaire ? Pour la première fois, des chercheurs français ont mis en évidence un mécanisme capable d’expliquer le développement de la fatigue mentale, l’accumulation d’un neurotransmetteur, le glutamate, dans une région spécifique du cerveau. Explications.

Homme avec une fatigue mentale

Qu’est-ce que la fatigue mentale ?

La fatigue mentale est à distinguer de la fatigue physique, associée par exemple à une infection grippale ou à une pathologie chronique, comme la fibromyalgie. La fatigue mentale, encore appelée la fatigue nerveuse, la fatigue intellectuelle ou la fatigue psychique. Elle désigne un sentiment d’épuisement général, de fatigue intense et un état de somnolence persistant, y compris au cours de la journée.

Plusieurs conditions peuvent amener à un état de fatigue mentale. Le le stress, le surmenage ou des conditions de vie perturbées en sont les principaux facteurs. Cette fatigue se développe souvent sur plusieurs semaines ou mois. Elle nécessite d’être repérée et prise en charge, pour ne pas conduire à :

  • Une fatigue chronique ;
  • Un burn-out ;
  • Une dépression.

Fatigue mentale et cerveau

En pratique, la fatigue mentale se traduit par un sentiment de saturation. On se sent en incapacité à réfléchir et de prendre des décisions. Comment expliquer sur le plan physiologique le développement de la fatigue mentale ? Des chercheurs français de l’Institut du Cerveau travaillent depuis plusieurs années sur les mécanismes biologiques à l’origine de la fatigue nerveuse. Dès 2016, ils avaient mis en évidence que la fatigue mentale était liée à une baisse d’activité du cortex préfrontal latéral gauche au cours de la journée.

Récemment, ces chercheurs ont publié de nouveaux résultats qui aident à mieux comprendre la fatigue mentale. Leurs travaux ont consisté à utiliser une technique d’imagerie par spectroscopie par résonance magnétique, capable de quantifier différentes substances dans le cerveau. Ils ont alors analysé la quantité de différentes substances dans le cerveau, et plus particulièrement dans le cortex préfrontal latéral gauche, de personnes soumises à deux types de stimulation :

  • Des tâches avec un haut degré d’attention et de concentration, propices à entraîner de la fatigue nerveuse ;
  • Des tâches simples, peu mobilisatrices des fonctions cognitives.

Une accumulation de glutamate dans le cortex préfrontal latéral gauche

L’analyse des données obtenues a révélé que le glutamate, un neurotransmetteur de type excitateur, s’accumulait dans le cortex préfrontal latéral gauche uniquement chez les personnes soumises à des tâches complexes, nécessitant une grande attention. En temps normal, le glutamate libéré au niveau cérébral est éliminé par un mécanisme de régulation physiologique. Si le glutamate s’accumule anormalement entre les neurones, il bloque l’activation normale des neurones et donc le bon fonctionnement de la région cérébrale.

Ainsi, la répétition de tâches complexes au cours de la journée conduit à une accumulation de glutamate dans cette région du cerveau, qui, incapable d’éliminer le surplus du neurotransmetteur excitateur, finit par se bloquer. Le cerveau est alors incapable d’accepter de nouvelles tâches à effectuer, c’est la fatigue mentale. Des résultats similaires ont été observés chez des sportifs de haut-niveau soumis à un surentraînement, preuve que la saturation cérébrale n’est pas uniquement liée à des tâches intellectuelles. La surstimulation cérébrale impliquerait l’accumulation du glutamate, et le blocage des régions cérébrales surstimulées. La mise en évidence pour la première fois de ce mécanisme pourrait expliquer l’impulsivité des sujets surmenés et le développement de pathologies comme le burn-out.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

Novembre mois sans tabac

Se lancer dans le sevrage tabagique | Thierry Payet

Depuis la première édition de l’opération « mois sans tabac » en novembre 2016, plus d’un million de Français ont tenté l’expérience et ont débuté un sevrage tabagique à cette occasion. Une opération de santé publique majeure qui permet chaque année à des fumeuses et des fumeurs d’arrêter le tabac provisoirement … ou définitivement !

Novembre mois sans tabac

Le tabac, première cause évitable de mortalité

En France, le tabac est encore et toujours la première cause évitable de décèspuisque le tabac est un facteur de risque de nombreuses maladies chroniques, telles que :

  • Les cancers, un cancer sur trois est lié au tabac, et pas seulement le cancer du poumon ;
  • Les maladies et accidents cardiovasculaires ;
  • La BPCO (BronchoPneumopathie Chronique Obstructive), dont 80 % des cas sont directement liés au tabagisme ;
  • L’aggravation de nombreuses pathologies, comme le diabète, des maladies digestives, des infections ORL ou encore des problèmes oculaires (cataracte ou DMLA).

L’arrêt du tabac ou sevrage tabagique est donc un enjeu majeur de santé publique. L’opération se déroule tous les mois de novembre et propose tout au long du mois au grand public de s’informer sur le tabac et ses dangers, mais aussi et surtout aux fumeuses et aux fumeurs d’arrêter de fumer.

Novembre le « Mois sans tabac », un mois pour se lancer dans le sevrage tabagique

L’objectif de l’opération est de convaincre le plus grand nombre de fumeurs de s’arrêter de fumer, au moins pendant le mois de l’opération, voire définitivement. En 2021, 110 000 Français avaient participé à l’opération. A la date du 7 novembre 2022, le score est largement dépassé, avec déjà plus de 150 000 inscrits. L’intérêt est de ne pas se lancer seul, mais de profiter d’un élan collectif national suscité par l’opération et de l’accompagnement personnalisé de tabacologues.

Cet accompagnement se matérialise par la remise d’un kit complet d’aide au sevrage tabagiqueque le fumeur peut retirer gratuitement dans l’une des nombreuses pharmacies partenaires sur le territoire. Après un premier entretien avec un professionnel tabacologue, le fumeur trouve dans le kit :

  • Le livret « Programme 40 jours » qui propose des conseils et défis quotidiens pour préparer son arrêt pendant 10 jours et maintenir son arrêt pendant 30 jours ;
  • La « roue des économies » qui permet de simuler les économies réalisées lors de l’arrêt du tabac ;
  • Un dépliant « Outils » qui présente l’interface Tabac info service ;
  • Le dépliant « Professionnels de santé », qui informe sur les possibilités d’accompagnement par les différents professionnels.

Cinq fois plus de chances d’arrêter définitivement de fumer

Parallèlement, le fumeur est invité à se faire accompagner pendant et après le mois de l’opération par un tabacologue. Le site internet Tabac-info-service dispose également d’un onglet questions/réponses et une application d’e-coaching. Des professionnels sont disponibles au 39 89 pour une aide et un soutien à distance. L’accompagnement au sevrage tabagique constitue une chance supplémentaire de réussir à arrêter de fumer.

Des substituts nicotiniques sont proposés en fonction du profil du fumeur et de ses habitudes. Ces substituts peuvent être prescrits par différents professionnels de santé (médecins, sage-femmes, kinésithérapeutes, infirmiers) et pris en charge par l’Assurance Maladie. L’accompagnement et le suivi régulier par un tabacologue permettent aussi de gérer la dépendance comportementale et psychologique au tabac, parfois plus difficile à gérer que la dépendance physique à la nicotine. L’opération propose d’arrêter de fumer pendant 30 jourspériode au bout de laquelle les symptômes du manque s’estompent. Et cette durée d’arrêt multiplie par cinq les chances de parvenir à un arrêt définitif. Il ne reste donc plus qu’à s’inscrire !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

FODMAP, des sucres qui altèrent la barrière intestinale

Des aliments qui altérent la barrière intestinale | Thierry Payet

Les FODMAP, pour Fermentable Oligosaccharides Disaccharides Monosaccharides And Polyols, sont régulièrement pointés du doigt dans le syndrome du côlon irritable, qui touche de nombreux Français. Mais quels sont les mécanismes reliant ces sucres présents dans l’alimentation et la survenue des symptômes du côlon irritable ? Une récente étude publiée par des chercheurs français apporte des éléments de réponse. Explications.

FODMAP, des sucres qui altèrent la barrière intestinale

Que sont les FODMAP ?

Les FODMAP sont présents partout dans l’alimentation, puisqu’ils regroupent les glucides de petite tailletels que :

  • Le lactose (le sucre du lait) ;
  • Le saccharose (le sucre de table) ;
  • Le fructose (le sucre des fruits) ;
  • Les galactanes ;
  • Etc…

Depuis plusieurs années, l’omniprésence de ces sucres dans l’alimentation a été associée à l’augmentation de l’incidence du syndrome du côlon irritable. Certaines personnes auraient des difficultés à absorber ces sucres, qui seraient responsables :

  • D’un inconfort digestif ;
  • De ballonnements ;
  • De douleurs intestinales ;
  • De troubles du transit.

Des sucres à l’origine d’une fermentation inconfortable

L’illustration la plus connue est sans doute l’intolérance au lactosequi conduit chaque année de nombreux Français à supprimer le lait et les produits laitiers ou à se tourner vers des produits laitiers spécifiquement formulés sans lactose. Pour expliquer le lien entre les FODMAP et les troubles digestifs, les scientifiques avancent des problèmes de fermentation de ces sucres par la flore intestinale. Un régime pauvre en FODMAP, c’est-à-dire supprimant ou réduisant les aliments les plus riches, pourrait ainsi améliorer le confort intestinal de ces personnes.

Mais les problèmes de fermentation ne permettent pas d’expliquer totalement l’impact des FODMAP sur le fonctionnement intestinal. Pour aller plus loin dans la compréhension des mécanismes, des chercheurs français ont mené une étude sur des souris, auxquelles ont été administrés deux types de FODMAP, du lactose et des fructo-oligosaccharides. Puis, les chercheurs ont étudié la barrière intestinale des souris, pour la comparer à celle de souris témoins.

La barrière intestinale altérée par les produits de la fermentation des FODMAP

Grâce à ce modèle, ils ont pu mettre en évidence que la fermentation des FODMAP entraînait la production d’AGE (Produit final de glycation avancéec’est-à-dire des produits terminaux de glycation), des produits incriminés dans les symptômes du côlon irritable. La production d’AGE au niveau de l’intestin entraînerait le recrutement d’une catégorie de globules blancs, les mastocytes, qui interagissent avec des cellules intestinales productrices de mucus. Chez les souris exposées aux FODMAP, les chercheurs ont observé une accumulation locale de mastocytes et des irrégularités dans l’épaisseur de la couche de mucus recouvrant la paroi intestinale.

Chez des souris exposées à la fois à des FODMAP et à de fortes doses d’un dérivé de la vitamine B6 (qui bloque la production d’AGE), la couche de mucus se montrait régulière. D’après les chercheurs, ces nouvelles données suggèrent que la production d’AGE suite à la fermentation des FODMAP pourrait altérer la couche de mucus et donc fragiliser la barrière intestinale. Ce phénomène expliquerait la survenue des troubles digestifs chez les sujets atteints du syndrome du côlon irritable. Trouver le moyen de bloquer la production d’AGE pourrait représenter une alternative au régime pauvre en FODMAP auquel doivent s’astreindre de nombreuses personnes.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Les FODMAPs, des sucres qui altèrent la barrière intestinale. inserm.fr. Consulté le 31 octobre 2022.
– Un Comprendre les FODMAP Que sont les FODMAP ? cdhf.ca/fr. Consulté le 31 octobre 2022.
produits de défrisage et le risque de cancer

Produits de défrisage et risque de cancer : ce qu’il faut savoir | Thierry Payet

Le cancer de l’endomètre, ou cancer de l’utérus, est le second cancer gynécologique le plus fréquent, après le cancer du sein. En 2018, l’Institut National du Cancer estimait à plus de 8 200 le nombre de nouveaux cas de ce cancer en France. Selon une récente étude, publiée dans la revue scientifique Le Journal de l’Institut national du canceril existerait un lien entre la survenue de ce cancer et l’utilisation de produits de défrisage capillaire. Explications sur le lien entre produits de défrisage et risque de cancer.

produits de défrisage et le risque de cancer

Cancer de l’endomètre et facteurs environnementaux

Plusieurs facteurs de risque ont d’ores et déjà été identifiés pour le cancer de l’endomètre :

  • Le surpoids et l’obésité ;
  • Le diabète ;
  • Des antécédents de traitement par le tamoxifènemédicament classiquement utilisé dans le cancer du sein ;
  • Le syndrome de Lynch ou syndrome HNPCC (maladie héréditaire rare qui augmente le risque de développer certains cancers, en particulier le cancer colorectal et le cancer de l’endomètre).

Ce cancer survient généralement après la ménopause, avec un âge moyen au diagnostic de 68 ans.

A savoir ! Il ne faut pas confondre le cancer de l’endomètre ou cancer de la paroi utérine avec le cancer du col de l’utérus. Ces deux cancers ne touchent pas la même zone, ni les mêmes tissus. Leurs causes, leur épidémiologie, leur pronostic et leur prise en charge sont différents.

En dehors des facteurs de risque identifiés, quel est l’impact de certains facteurs environnementaux ? Récemment, des chercheurs se sont intéressés de plus près à des produits du quotidien, les produits de défrisage capillaires.

Produits capillaires et risque de cancer de l’utérus

Pourquoi porter leur attention sur des produits capillaires ? De nombreux produits capillaires renferment des produits chimiques, dont certains sont reconnus comme des agents carcinogènes ou des perturbateurs endocriniens. Des études antérieures ont montré que l’utilisation de certains produits capillaires était associée à un risque majoré de cancers hormono-dépendants, parmi lesquels le cancer du sein ou le cancer de l’ovaire. Mais qu’en est-il pour le cancer de l’endomètre ?

Afin de répondre à cette question, les chercheurs ont étudié les relations entre l’utilisation de produits capillaires et l’incidence du cancer de l’endomètre parmi 33 947 femmes américaines, âgées de 35 à 74 ans. Ils s’intéressaient de près à l’utilisation des produits capillaires au cours des 12 derniers mois, en particulier :

  • Les teintures capillaires ;
  • Les fers à lisser ;
  • Les produits de défrisage ;
  • Les permanentes.

Le défrisage, pratique à risque de cancer de l’endomètre ?!

Après une période moyenne de suivi de 10,9 ans, 378 cas de cancer utérin ont été recensés. L’utilisation de produits de défrisage au cours des 12 derniers mois était significativement associée avec un risque plus élevé de cancer de l’endomètre. L’augmentation du risque était plus marquée en cas d’utilisation supérieure à 4 fois sur les 12 derniers mois. En revanche, l’utilisation des autres produits capillaires évalués dans l’étude n’était reliée à aucun impact significatif sur l’incidence du cancer utérin.

Ces nouvelles données fournissent la première preuve épidémiologique d’un lien entre l’usage des produits de défrisage et le risque de cancer de l’endomètre. Des études complémentaires sont attendues pour identifier les substances chimiques en cause dans cette relation. Le lien de causalité entre ces substances et la survenue d’un cancer utérin doit également être exploré. En attendant, une telle étude pourrait faire hésiter les habituées du défrisage !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Utilisation de fers à lisser et autres produits capillaires et cancer de l’utérus en cas d’incident. académique.oup.com. Consulté le 20 octobre 2022.
campagne de vaccination contre la grippe

Lancement de la campagne de vaccination contre la grippe | Thierry Payet

Selon les autorités de santé publique, la grippe saisonnière serait responsable chaque année en moyenne de 9 000 décès supplémentaires. Pour mieux protéger les plus fragiles face à cette infection, une campagne de vaccination est organisée chaque année entre l’automne et l’hiver. Et cette année, le rappel contre la Covid-19 peut être effectué au même moment. Explications sur le lancement de la campagne de vaccination de la grippe.

campagne de vaccination contre la grippe

Grippe saisonnière et campagne de vaccination

La grippe saisonnière occasionne chaque année plusieurs milliers de décès en France, en particulier chez les personnes âgées. Selon les autorités de santé publique, une couverture vaccinale de 75 % chez les personnes de plus de 65 ans pourrait permettre de sauver la vie de 3 000 personnes chaque année, soit un tiers de la surmortalité annuelle estimée pour cette infection virale.

Ce 18 octobre 2022, la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière a été officiellement lancée pour l’automne et l’hiver 2022-2023. L’occasion de rappeler la nécessité de se faire vacciner pour les plus fragiles, en particulier les personnes fragiles et les femmes enceintes, mais aussi pour les professionnels de santé. Après la pandémie de la Covid-19, les professionnels de la vaccination ressentent une certaine lassitude de la population, qui hésite à se faire vacciner encore une fois.

Une campagne de vaccination en deux étapes

Jusqu’au 15 novembre, seuls les publics prioritaires pourront retirer leur vaccin en pharmaciegrâce au courrier qu’ils ont reçu de l’Assurance Maladie :

  • Les personnes âgées d’au moins 65 ans ;
  • Les adultes et les enfants atteints de maladies chroniques (insuffisance respiratoire ou cardiaque, diabète, insuffisance rénale, asthme, BPCO, …) ;
  • Les femmes enceintes ;
  • Les personnes obèses avec un IMC (Indice de Masse Corporelle) supérieur à 40 ;
  • Les proches de nourrissons de moins de 6 mois à risque de forme grave de grippe ;
  • L’entourage des patients immunodéprimées.

Les professionnels de santé sont également appelés à se faire vacciner durant cette première étape.

Puis à partir du 15 novembre, toutes celles et tous ceux qui le souhaitent pourront se procurer un vaccin contre la grippe saisonnière en pharmacie. Pour inciter le plus grand nombre à se faire vacciner, une campagne de communication est diffusée du 23 octobre au 20 novembre.

Se vacciner en même temps contre la grippe et la Covid-19

Autre point important de cette campagne de vaccination contre la grippe saisonnière, la possibilité de se faire vacciner en même temps contre la Covid-19. Même s’il n’existe pas de vaccin combinant la grippe saisonnière et la Covid-19, il est possible d’être vacciné contre les deux infections le même jour par le même professionnel de santé. Aucun délai n’est recommandé entre les deux vaccinations, qu’il s’agisse d’une primovaccination ou du rappel contre la Covid-19.

En pratique, la vaccination contre la grippe saisonnière et la Covid-19 est possible dans tous les lieux de vaccination contre la Covid-19. Il suffit simplement de se procurer le vaccin contre la grippe saisonnière en pharmacie avant de se rendre au rendez-vous de vaccination contre la Covid-19. Avec cette co-vaccination, il est possible de se protéger simultanément contre deux maladies qui pourraient se propager parallèlement ou en décalage cet hiver. Pour un hiver plus serein !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Vaccination contre la grippe saisonnière : la campagne démarre le 18 octobre ! . service-public.fr. Consulté le 20 octobre 2022.
– La vaccination contre la grippe saisonnière. ameli.fr. Consulté le 20 octobre 2022.
épidémie de bronchiolite de l'hiver

Épidémie de bronchiolite de grande ampleur cet hiver | Thierry Payet

Chaque année en France, près d’un tiers des nourrissons de moins de deux ans sont touchés par la bronchiolite, une infection respiratoire d’origine virale. La maladie se développe sous la forme d’épidémies hivernales. Et l’épidémie de bronchiolite de l’hiver 2022/2023 s’annonce d’ores et déjà précoce, avec déjà quatre régions de France passées en phase épidémique. Explications.

épidémie de bronchiolite de l'hiver

Épidémie de bronchiolite de grande ampleur cet hiver

La bronchiolite touche majoritairement les enfants de moins de deux ans. Provoquée par un virus, le plus souvent le VRS (Virus Respiratoire Syncitial), la maladie reste généralement bénigne et guérit spontanément en quelques jours. Cependant, pour 1 à 3 % des enfants touchés, une hospitalisation devient nécessaire, en cas de forme sévère de la maladie. Exceptionnellement, une admission en réanimation pédiatrique peut s’avérer nécessaire. Les décès restent exceptionnels.

Compte-tenu de la contagiosité et de la saisonnalité de l’infection virale, la bronchiolite donne lieu chaque année à des épidémies hivernales, qui régulièrement provoquent une saturation des consultations pédiatriques et des services d’urgence pédiatrique. Habituellement, l’épidémie se manifeste plus tardivement. ais depuis la pandémie de la Covid-19, l’évolution de la bronchiolite semble modifiée, notamment avec des épidémies plus précoces.

Quatre régions en phase épidémique au 12 octobre 2022

La précocité de l’épidémie de bronchiolite se vérifie pour cette saison 2022/2023, avec déjà quatre régions de France passées au-dessus du seuil épidémiqueselon le dernier bulletin hebdomadaire de Santé Publique France : L’Ile-de-France, Les Hauts-de-France, La Nouvelle-Aquitaine, L’Occitanie.

Parallèlement, 10 régions de France métropolitaine ou des DOM-TOM sont actuellement en phase pré-épidémique, témoignant de l’essor de l’épidémie en France. Au cours de la semaine 40, 2 058 enfants de moins de deux ans ont été reçus aux urgences pour une bronchiolite sur le territoire métropolitain, parmi lesquels 92 % étaient âgés de moins d’un an. Près d’un tiers de ces enfants ont du être hospitalisés pour une forme sévère de bronchiolite, majoritairement des nourrissons de moins d’un an.

Six mesures d’hygiène pour prévenir la bronchiolite

Pour les parents et les professionnels de la petite enfance, quelques règles d’hygiène sont nécessaires au quotidien pour limiter la propagation de la bronchiolite :

  • Se laver les mains avec de l’eau ou du savon, ou en cas d’impossibilité avec du gel hydroalcoolique ;
  • Eviter les lieux publics confinés, comme les transports en commun, les centres commerciaux ou les salles de spectacle ;
  • Ne pas partager les biberons, les sucettes ou les couverts ;
  • Nettoyer aussi souvent que possible les objets en contact avec l’enfant, comme les jouets, les doudous ou les tétines ;
  • Aérer la chambre et les lieux de vie au moins 10 minutes par jour ;
  • Ne pas fumer à proximité des enfants.

Actuellement, un candidat vaccin contre le VRS est à l’étude. Un vaccin qui pourrait protéger les nourrissons de moins de deux ans contre les formes sévères de bronchiolite. En attendant l’arrivée d’un tel vaccin, les mesures d’hygiène restent la meilleure prévention contre la bronchiolite et l’essor de l’épidémie hivernale.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

deux mains d'enfants qui forment un poing

un risque accru par les traumatismes de l’enfance ? | Thierry Payet

Environ 100 000 personnes sont atteintes de sclérose en plaques en France. Il s’agit d’une maladie auto-immune dont les causes précises restent aujourd’hui inconnues. Des chercheurs norvégiens ont étudié l’impact d’expériences négatives vécues dans l’enfance sur la survenue ultérieure d’une sclérose en plaques.

deux mains d'enfants qui forment un poing

La sclérose en plaque : une maladie aux origines mystérieuses

Touchant environ 100 000 personnes en France, et majoritairement des femmes, la sclérose en plaques désigne une maladie auto-immune affectant le système nerveux central. Des lésions sont créées par erreur et dispersées au sein du système nerveux central. Ainsi, les cellules immunitaires provoquent une inflammation et l’apparition de plaques de « démyélinisation ». Ce processus peut entraîner des douleurs chroniques, des spasmes musculaires, des engourdissements voire une perte de la vision.

À savoir ! Les plaques de « démyélinisation » signent la destruction de la myéline, substance protectrice qui recouvre les prolongements des nerfs.

A l’heure actuelle, la communauté scientifique n’a toujours pas identifié les causes précises de cette maladie. Certes, des études ont suggéré un lien entre l’exposition à certains virus (virus de la rubéole, de la rage, de la rougeole, de l’herpès) et le développement de la sclérose en plaques. Certains facteurs de risque ont également été mis en avant, comme la pollution, une carence importante en vitamine D ou le tabagisme. Cependant, aucune hypothèse n’a pu encore être prouvée.

Par ailleurs, les évènements traumatiques de l’enfance constituent des stress extrêmes, connus pour altérer le système immunitaire. Ils augmentent ainsi le risque de maladies cardiovasculaires, cancéreuses et auto-immunes. Pourtant, aucune étude avait exploré le lien entre des expériences traumatiques de l’enfance et la survenue de la sclérose en plaques. Dans ce contexte, des chercheurs ont mené une étude inédite pour explorer cette relation.

Un risque accru de sclérose en plaques par des traumatismes vécus dans l’enfance ?

L’objectif affiché ? Vérifier si l’exposition à la violence émotionnelle, physique ou sexuelle pendant l’enfance est associée au développement de la sclérose en plaques chez l’adulte. Pour cela, les chercheurs ont collecté des données recueillies chez plus de 78 000 femmes enceintes de 1999 à 2018. Ils les ont croisées avec les dossiers hospitaliers et le registre national norvégien des diagnostics de sclérose en plaques. Ils ont également identifié les familles où des abus avaient pu avoir lieu sur des mineurs, à l’aide de questionnaires remplis par les participantes.

Après analyse des données, les scientifiques ont obtenu les résultats suivants :

  • Développement d’une sclérose en plaques chez 300 participantes durant la période de suivi. Elle est précédée d’antécédents de violence dans l’enfance dans 24% des cas.
  • Risque accru de 65% de développer la maladie en cas d’abus sexuels et d’abus émotionnels dans l’enfance.
  • Risque accru de 66 à 93 % en cas d’exposition à deux ou aux trois catégories d’abus.

Ainsi, ces résultats suggèrent que les femmes exposées à des abus émotionnels et sexuels avant 18 ans présenteraient un risque accru de développer une sclérose en plaques plus tard dans la vie.

De la nécessité d’études plus poussées sur le sujet

Ceci étant, cette étude comporte certaines limites. L’impact réel des traumatismes infantiles dans le développement de la sclérose en plaques reste en effet difficile à évaluer vu les nombreuses autres causes possibles de la maladie. De plus, les femmes avec antécédents de traumatismes se sont révélées plus souvent fumeuses ou en surpoids que les autres. Or, tabac et surpoids sont reconnus comme des facteurs de risque de la maladie.

Pour les chercheurs ayant conduit cette étude, les traumatismes de l’enfance et le stress associé pourraient en fait exacerber le risque de sclérose en plaques chez les personnes présentant une susceptibilité sous-jacente à la maladie. Le système immunitaire davantage perturbé, plongerait le corps dans un état accru d’inflammation apte à favoriser l’apparition de la maladie.

L’équipe de scientifiques reconnaît néanmoins que cette étude observationnelle ne permet par d’établir de lien de cause à effet direct. Si des études plus approfondies demeurent nécessaires pour identifier les mécanismes sous-jacents impliquésces premières observations pourront certainement constituer une aide précieuse dans la prévention et le diagnostic de cette maladie aux origines si mystérieuses.

Déborah L., Docteur en Pharmacie

Sources

– Association d’expériences négatives de l’enfance avec le développement de la sclérose en plaques. Journal de neurologie, neurochirurgie et psychiatrie. jamnetwork.com. Consulté le 12 avril 2022.
dame âgée qui a mal à l'épaule

un lien avec le syndrome de Parsonage-Turner ? | Thierry Payet

Les vaccins contre la Covid-19 font l’objet d’une surveillance très rapprochée de leurs effets secondaires. Parmi les effets néfastes les plus étudiés ces derniers mois, figure le syndrome de Parsonage-Turner, une névralgie amyotrophiante de l’épaule. Un récent rapport publié par plusieurs centres régionaux de pharmacovigilance conclut que les données actuelles ne permettent pas d’exclure un lien entre un vaccin contre la Covid-19 et la survenue de le syndrome de Parsonage-Turner.

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Qu’est-ce que le syndrome de Parsonage-Turner ?

Le syndrome de Parsonage-Turner, également appelé la névralgie amyotrophiante de l’épaulese manifeste par des signes cliniques caractéristiques :

  • Douleur violente et brutale à l’épaule ;
  • Une paralysie de l’épaule ;
  • Une perte musculaire au niveau de l’épaule et du bras.

Les symptômes peuvent persister pendant plusieurs mois, malgré la prise en charge médicale basée sur un traitement antalgique et une rééducation adaptée. Chez certains patients, des séquelles motrices peuvent persister ou le syndrome récidiver. La cause de ce syndrome reste encore imprécise. Un trouble immun semble impliqué, parfois après l’injection d’un vaccin. Il existe également des formes familiales, liées à une mutation génétique.

Syndrome de Parsonage-Turner et vaccination Covid

Depuis leur mise sur le marché, les vaccins contre la Covid-19, parmi lesquels le vaccin produit par le laboratoire Pfizer, font l’objet d’une surveillance renforcée de leurs éventuels effets indésirables. Les rapports de pharmacovigilance se multiplient depuis le début de la campagne de vaccination. La plus récente publication est le vingtième rapport concernant le vaccin distribué par Pfizer. Les données épidémiologiques prises en compte concernent la période du 27 décembre 2020 au 10 février 2022. Durant cette période, les centres régionaux de pharmacovigilance ont recensé 89 176 effets indésirables potentiellement liés au vaccin.

Au total, 43 cas de syndrome de Parsonage-Turner ont été identifiéssachant que l’infection par le SARS-CoV2 peut également provoquer ce syndrome. Parmi ces 43 cas, 18 n’ont pas été reliés à la vaccination contre la Covid-19. Ce nombre de cas, bien que faible, attire l’attention des épidémiologistes. Il fait ainsi l’objet d’un suivi spécifique.

Un lien qui reste à démontrer

D’après les dernières données de pharmacovigilance, le lien entre le syndrome de Parsonage-Turner et le vaccin contre la Covid-19 est possible. Trois arguments plaident en faveur d’un lien potentiel :

  • Le syndrome de Parsonage-Turner a déjà été décrit à la suite de schémas vaccinaux contre d’autres maladies. En effet, entre 10 et 15 % des cas seraient liés à une vaccination ;
  • Le nombre de cas observé dans les enquêtes de pharmacovigilance constitue un signal potentiel. La fréquence des cas est supérieure à celle observée dans la population générale, car le syndrome de Parsonage-Turner est une pathologie rare ;
  • Des cas similaires ont été observés avec les autres vaccins contre la Covid-19.

La vaccination contre la Covid-19 pourrait avoir pour effet secondaire la survenue de syndrome de Parsonage-Turner. Néanmoins, le lien de causalité reste à démontrer formellement. Ce risque, une fois démontré, serait faible, mais nécessiterait une vigilance particulière de la part des professionnels de santé, dans les jours suivants la vaccination.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Syndrome de Parsonage et Turner (névralgie amyotrophiante). em-consulte.com. Consulté le 11 avril 2022.