neurones et axones

Sclérose en plaques (SEP) : causes, symptômes et traitements | Thierry Payet

La sclérose en plaques (ou SEP) est une maladie auto-immune [1] du système nerveux central qui s’attaque au cerveau et à la moelle épinière. Cette pathologie inflammatoire chronique touche près de 110 000 français. Son évolution varie d’un individu à l’autre et peut être responsable de l’installation d’un handicap sévère.

Quelles en sont les causes ? Quels sont les traitements possibles ?

Médicalib vous en dit plus à ce sujet.

Cet article, destiné au grand public, s’appuie sur les données scientifiques disponibles sur le sujet traité, à sa date de mise à jour.
Il n’a pas vocation à se substituer aux recommandations et préconisations de votre médecin.


JE – Sclérose en plaques : de quoi parle-t-on ?

UN- Rappel

Le système nerveux central est constitué du cerveau et de la moelle épinière. Son rôle “est d’organiser, de contrôler et de réguler des fonctions essentielles de l’organisme comme la motricité, l’équilibre, la perception (sensibilité, vision, audition, odorat…), les fonctions intellectuelles, les émotions, le comportement, ainsi que le fonctionnement de certains organes comme l’intestin ou la vessie…” [2]

neurones et axones

L’axone est un prolongement du neurone qui conduit l’influx nerveux.

“La myéline est une membrane biologique qui s’enroule autour des axones pour constituer une gaine. […] La gaine de myéline sert à isoler et à protéger les fibres nerveuses […]. Elle joue aussi un rôle d’accélérateur de la vitesse de propagation de l’influx nerveux transportant l’information le long de l’axone.” [3]


B- Définition

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire auto-immune qui affecte le système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Cette pathologie chronique se caractérise par le développement d’une réaction inflammatoire contre la myéline qui ralentit alors la transmission des influx nerveux.

En effet, “la disparition de la myéline […] entraîne une impossibilité pour le signal nerveux d’atteindre les organes périphériques et en particulier les muscles” [4]. Un handicap plus ou moins sévère peut alors progressivement s’installer.

La maladie évolue par poussées plus ou moins longues et plus ou moins espacées dans le temps. Son évolution est très variable d’un patient à l’autre.

Dans la majeure partie des cas (85%), des symptômes apparaissent au cours de poussées (forme récurrente-rémittente). Ces derniers disparaissent ensuite partiellement ou totalement dans les semaines qui suivent (notamment dans les premières années de la maladie).

En revanche, 10 ou 20 ans après l’apparition des premières poussées et des premiers symptômes, une aggravation lente et continue du handicap (forme secondairement progressive) peut s’observer chez certains patients (50%).

Par ailleurs, chez certains patients (principalement âgés de plus de 40 ans), la maladie peut directement se manifester sans épisodes de poussées (forme primaire progressive) et directement évoluer vers l’installation définitive d’un handicap plus ou moins sévère.


II- Sclérose en plaques : facteurs de risque

SEXE affection 3 fois plus fréquente chez les femmes
ÂGE le plus souvent entre 25 et 35 ans
ANTÉCÉDENTS *facteurs génétiques : risque supérieur d’être atteint si un parent en est atteint.
*obésité
*infection par le virus Epstein-Barr (mononucléose)
HABITUDES DE VIE *tabagisme actif ou passif au cours de l’enfance
*polluants respiratoires
FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX *climat : “une exposition régulière au soleil pendant l’enfance pourrait protéger contre le développement de la SEP.” [5]

III- Sclérose en plaques : symptômes

Les symptômes de la sclérose en plaques sont variés. Parmi les principaux symptômes on recense :

  • des troubles moteurs et oculomoteurs
  • une fatigue intense
  • une perte de la coordination musculaire
  • des troubles de l’équilibre
  • des vertiges
  • une altération de la vision : vision double ou baisse d’acuité visuelle au niveau d’un œil
  • des troubles de la sensibilité : sensations d’engourdissement ou fourmillements dans les bras ou les jambes…
  • des troubles cognitifs : altération de la mémoire, troubles de l’attention…
  • des troubles de l’élocution
  • une incontinence urinaire et fécale


IV- Sclérose en plaques : diagnostic

INTERROGATOIRE ET EXAMEN CLINIQUE Évaluation des symptômes, de leur durée, de leur apparition…
IMAGERIE IRM : examen de référence qui permet l’observation des lésions (plaques au niveau du cerveau, du tronc cérébral et de la moelle épinière) et l’étude de leur évolution dans le temps
L’IRM est un outil indispensable tant pour le diagnostic que pour le suivi de l’efficacité du traitement.
PONCTION LOMBAIRE Etude du liquide céphalo-rachidien qui permet de confirmer la présence d’une inflammation.
FOND D’OEIL Permet de confirmer une baisse d’acuité visuelle en l’absence d’une cause ophtalmologique (glaucome, cataracte…).


V- Sclérose en plaques : traitement

Aucun traitement curatif n’existe à ce jour mais des traitements de fond (immunomodulateurs et immunosuppresseurs) permettent de “prévenir la survenue de nouvelles poussées et de réduire le risque de séquelles”. [6]


UN – Les traitements de fond

Les traitements de fond permettent d’agir directement sur le système immunitaire, de diminuer l’inflammation et de réduire d’environ 30% la fréquence des poussées.

Cependant le choix de la mise en place d’un tel traitement va reposer sur différents paramètres comme le profil de la maladie, les traitements antérieurs, l’efficacité de ces derniers, le profil de tolérance du patient…


B- Le traitement des poussées

Le traitement des poussées repose sur la corticothérapie (administration de corticoïdes) nécessitant en règle générale une courte hospitalisation.

Bon à savoir “Le traitement des poussées repose sur la corticothérapie (administration de corticoïdes) nécessitant en règle générale une courte hospitalisation .” [7]

C- Les traitements symptomatiques

En dehors des poussées, il est indispensable de soulager les symptômes de la sclérose en plaques et d’améliorer la qualité de vie des patients.

FATIGUE *prise en charge des troubles du sommeil éventuels
*aménagement de l’activité professionnelle.
*…
DOULEURS prescription d’un traitement adapté pour les soulager
TROUBLES MOTEURS mise en place d’une rééducation adaptée aux besoins de la personne : kinésithérapie, ergothérapie, cryothérapie (traitement par le froid), préconisation d’aides techniques (attelles, cannes…).
SPASTICITÉ *séances de kinésithérapie
*traitement médicamenteux destiné à favoriser le relâchement musculaire
Bon à savoir De nombreux médicaments sont disponibles pour améliorer les symptômes résiduels comme les douleurs, la spasticité, les troubles urinaires, la fatigue, les troubles de la marche, les troubles sexuels, les troubles anxiodépressifs, ou les troubles de la sensibilité.

Sachez que vous pouvez prendre rendez-vous en ligne avec une infirmière ou un kinésithérapeute à domicile. Pour cela, n’hésitez pas à nous contacter via notre plateforme. Nous vous mettrons en relation avec un professionnel de santé à proximité de votre domicile en moins d’une heure !


Sources :

  • [1] Agression de l’organisme par son propre système immunitaire.
  • [2] Mieux comprendre le système nerveux central – SeP ensemble – Sanofi – MAJ 18 avril 2019
  • [3] Sclérose en plaques (SEP) – Une recherche active pour améliorer la prise en charge des patientsInserm – MAI 17 Septembre 2020
  • [4] La sclérose en plaques (SEP) : causes, mécanismes, symptômes et traitements – ICM – Institut du Cerveau – MAJ mai 2022
  • [5] Les causes de la sclérose en plaques – Vidal – MAJ 15 avril 2021
  • [6] Evolution de la sclérose en plaques- Ligue française contre la sclérose en plaques (LFSEP)
  • [7] Les traitements – Teva – Mieux vivre avec la SEP
Homme malvoyant atteint de DMLA. Lisant les recommandations de la HAS

DMLA recommandations en 2022 | Thierry Payet

Principale cause de malvoyance après 50 ans dans les pays industrialisés, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie particulièrement invalidante. Elle peut mener à la cécité (perte de la vue). D’où la nécessité d’un suivi régulier sur le long terme comme le stipule la Haute Autorité de Santé dans ses nouvelles recommandations. On fait le point sur les recommandations de la DMLA en 2022.

Homme malvoyant atteint de DMLA. Lisant les recommandations de la HAS

Recommandation DMLA et handicap visuel

Principale cause de handicap visuel chez les personnes de plus de 50 ans, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) se caractérise par une dégradation progressive de la zone centrale de la rétine. Constituée de cellules sensibles à la lumière, la rétine a pour rôle de transformer les signaux lumineux reçus par l’œil en signaux électriques destinés au cerveau. Au stade initial, la DMLA ne provoque pas de déficience visuelle. Malheureusement, son évolution peut conduire à une altération sévère de la vue voire à une perte de la vision.

À savoir ! Touchant près de 8% de la population française, la DMLA voit sa fréquence augmenter avec l’âge pour toucher 25 à 30 % des personnes de plus de 75 ans.

La Haute Autorité de Santé (HAS) rappelle pourtant qu’un repérage précoce de la DMLA  peut limiter le handicap visuel et les conséquences sur le quotidien du patient. D’où la nécessité d’un suivi régulier sur le long terme comme le stipule l’instance à travers ses nouvelles recommandations.

Vision : une surveillance régulière nécessaire

Pour pouvoir repérer précocement une DMLA, encore faut-il en connaître les facteurs de risque. Obésité, tabagisme, antécédents familiaux ou régime alimentaire (pauvre en oméga 3 ou riche en graisses saturées) constituent ainsi autant de paramètres à prendre en compte dans le repérage de la maladie. La HAS conseille donc aux personnes de plus de 50 ans et présentant un ou plusieurs de ces facteurs de risque de procéder à une surveillance régulière de leur vision.

En pratique, chacun peut procéder à une auto-surveillance régulière de sa vision à l’aide d’un outil appelé « la grille d’Amsler ». Disponible sur internet, ce système d’auto-évaluation permet au patient de détecter une éventuelle déformation des lignes ou une tache sombre au centre de la vision. Qui dit auto-surveillance implique également une vigilance quotidienne de la part du patient face à la survenue d’éventuels troubles de la vision comme :

  • Une déformation des objets observés
  • Une modification de la vision des couleurs
  • Une moindre perception des contrastes
  • Des difficultés à lire malgré une correction adaptée
  • Une gêne en vision nocturne

À savoir ! Si l’un de ces signes apparaît, il est recommandé de consulter rapidement un ophtalmologiste.

Cette auto-surveillance de la vision doit être complétée par une visite chez un ophtalmologiste. A réaliser tous les ans ou tous les deux ans.

Une stratégie thérapeutique adaptée au type de DMLA

Les nouvelles recommandations pour la DMLA de la HAS sont également l’occasion de faire le point sur les méthodes diagnostiques et des traitements existants. Face à des symptômes évoquant une DMLA, l’ophtalmologiste devra procéder à un examen clinique complet.

Des examens complémentaires sont également essentiels comme :

  • Un examen approfondi du fond d’œil
  • Une tomographie par cohérence optique (OCT)
  • Voire une angiographie

L’objectif de ces examens ? Confirmer le diagnostic de DMLA et identifier sa forme (sèche ou humide). Car la stratégie thérapeutique adoptée différera en fonction de la forme de DMLA du patient.

À savoir ! Il existe deux types de DMLA : la DMLA sèche (ou atrophique) et la DMLA humide (ou exsudative). La DMLA sèche correspond à un amincissement anormal de la zone centrale de la rétine. Entrainant une disparition progressive des cellules spécialisée équipées de photorécepteurs. Elle provoque une altération lente et progressive de la vision centrale (en 5 à 10 ans). Quant à la DMLA humide (ou exsudative), elle se caractérise par le développement anormal de vaisseaux sanguins dans la zone centrale de la rétine. D’évolution rapide, elle peut conduire à une perte de la vision centrale en quelques semaines ou même quelques jours.

Pour une DMLA humide par exemple, le traitement de première intention consistera en l’injection dans l’œil d’un inhibiteur du facteur de croissance de l’endothélium vasculaire. Quant aux formes sèches de DMLA, elles devront faire l’objet d’une rééducation personnalisée afin de favoriser l’autonomie du patient et l’aider à développer des stratégies compensatrices de la perte de vision. Dans tous les cas, le patient se verra conseiller d’arrêter de fumer.

Déborah L., Docteur en Pharmacie

Sources

– Dégénérescence maculaire liée à l’âge.Haute Autorité de Santé. . Consulté le 15 novembre 2022.
– Comprendre la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Amélie. . Consulté le 16 novembre 2022.
maladie Alzheimer et diabète

Maladie d’Alzheimer et diabète, étroitement lié ? | Thierry Payet

La maladie d’Alzheimer constitue-t-elle un type particulier de diabète ? Est-elle une nouvelle maladie métabolique ? Certains spécialistes ont établi des rapprochements entre ces deux maladies, au point d’avancer l’expression de diabète de type 3. Mais qu’en est-il réellement ? Santé Sur le Net fait le point sur la question.

maladie Alzheimer et diabète

La maladie d’Alzheimer, un diabète ?

Pourquoi établir un parallèle entre la maladie d’Alzheimer, la démence la plus fréquente, et les diabètes sucrés, maladies métaboliques, responsables d’une véritable épidémie mondiale ? Les spécialistes, qui ont avancé le concept de diabète de type 3 pour la maladie d’Alzheimerse basent sur plusieurs constatations :

  • Un excès de glucose dans le cerveau des patients ;
  • Plus le glucose est présent en quantité importante, plus la maladie d’Alzheimer est symptomatique, et donc plus la perte de mémoire est significative ;
  • Les neurones atteints chez les patients utilisent mal le glucose disponible ;
  • L’accumulation des plaques amyloïdes (un des signes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer) contribue à l’insulinorésistance.

Autant de constatations qui peuvent servir d’arguments pour considérer la maladie d’Alzheimer comme un diabète sucré, un diabète de type 3. De plus, le diabète de type 2 constitue l’un des facteurs de risque reconnus de la maladie d’Alzheimer et ces deux pathologies présentent des facteurs de risque communs, notamment :

  • Le surpoids et l’obésité ;
  • Les maladies cardiovasculaires et les antécédents familiaux de maladies cardiovasculaires ;
  • Les troubles lipidiques.

Alzheimer et diabète, des mécanismes physiopathologiques différents !

Pourtant, malgré ces constatations, les mécanismes physiopathologiques des deux maladies apparaissent très différents. Les diabètes sucrés résultent de dysfonctionnements dans la sécrétion de l’insuline au niveau du pancréas et dans la sensibilité des tissus à l’insuline (insulinorésistance). Ces dysfonctionnements provoquent des hyperglycémies répétées, à l’origine des complications à court, moyen et long terme de la maladie. Ce sont des maladies métaboliques, avec des répercussions organiques et fonctionnelles.

La maladie d’Alzheimer résulte quant à elle de l’accumulation au niveau cérébral de protéines anormalesqui altère le bon fonctionnement du cerveau et conduit à la démence et à la perte d’autonomie si caractéristique de la maladie. La maladie d’Alzheimer est donc une maladie neurologique au premier plan, même si des aspects métaboliques surviennent dans un second temps.

Une même susceptibilité génétique ?

En se basant sur les mécanismes physiopathologiques, il semble donc délicat de comparer la maladie d’Alzheimer à une forme de diabète sucré. Pour autant, les liens entre les deux maladies ne peuvent être occultés. Le diabète de type 2 constitue en effet un facteur de risque modifiable de démence. Dans une récente étude, des chercheurs ont voulu aller plus loin sur le lien entre diabète et maladie d’Alzheimer, en évaluant le risque génétique respectif pour les deux maladies. Pour cela, ils ont réalisé des études de corrélation génétique sur les données de plusieurs dizaines de milliers de personnes, atteintes ou non de diabète de type 2 et/ou de maladie d’Alzheimer.

Les résultats obtenus révèlent l’absence de lien génétique entre les deux pathologiessuggérant que la maladie d’Alzheimer ne peut être désignée comme une nouvelle forme de diabète. Malgré le fait qu’elles touchent des populations similaires, notamment en âge, ces deux pathologies ont des mécanismes, des évolutions et des répercussions différentes. Il semble donc difficile de considérer la maladie d’Alzheimer comme un diabète de type 3.

Publié le 17 mai 2021 et mis à jour le 15 novembre 2022 par Estelle B., Docteur en Pharmacie.

Sources

– Diabète et maladie d’Alzheimer : une susceptibilité génétique partagée ? thelancet.com. Consulté le 4 novembre 2022.
grossesse et allaitement

De nouveaux repères alimentaires pour les femmes enceintes et allaitantes | Thierry Payet

La grossesse représente une période particulière durant laquelle la future mère doit veiller à sa santé et à son alimentation. Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a récemment actualisé les repères alimentaires du Programme national nutrition santé pour les femmes enceintes et allaitantes. Zoom sur ces nouvelles recommandations.

grossesse et allaitement

De l’importance d’une alimentation saine pendant la grossesse

La grossesse représente une période de la vie où la « prise de conscience nutritionnelle » de nombreuses femmes s’accroît. Souhaitant le meilleur pour leur bébé, les futures mères vont veiller à leur alimentation. Cette attention est portée pendant près de neuf mois, et au-delà, si elles choisissent d’allaiter. Ainsi, la grossesse est propice à l’adoption d’un mode de vie sain et pérenne. Elle induit une modification des habitudes alimentaires et plus globalement du mode de vie.

C’est dire combien la qualité de l’alimentation s’avère importante durant cette tranche de vie courte et longue à la fois. Le HCSP vient d’actualiser les repères alimentaires du Programme national nutrition santé destinés aux femmes enceintes et allaitantes.

À savoir ! Ces nouveaux repères alimentaires s’adressent aux femmes enceintes en l’absence de régime alimentaire particulier (régimes pour raisons de santé ou régimes d’exclusion), de pathologies préexistantes (obésitéchirurgie bariatrique) ou de pathologies propres à la grossesse (comme le diabète gestationnel).

Des repères alimentaires actualisés pour les femmes enceintes et allaitantes

Dans ce nouvel avis de l’HCSP, les conseils nutritionnels généraux et spécifiques ont été mis à jour. Les repères nutritionnels généraux pour la femme enceinte et allaitante sont très similaires à ceux de la population générale adulte. Ils comptent la consommation de 5 fruits et légumes par jour, réduction de la consommation de viande rouge, de produits sucrés et salés etc. Le HSCP délivre également des recommandations nutritionnelles spécifiques.

C’est ainsi que la femme enceinte devra particulièrement surveiller sa prise de poids afin d’éviter d’éventuelles complications ultérieures. Mais attention, les régimes amaigrissants sont à proscrire durant la grossesse ! Il faut également stopper la consommation d’alcool en raison de son caractère tératogène. En effet, elle est susceptible de provoquer des malformations chez les enfants exposés in utero. Quant à l’information sur la contamination par certains agents microbiens durant la grossesse, elle devra être renforcée auprès de toute femme en âge de procréer. Par ailleurs, la grossesse s’accompagne d’une hausse des besoins en nutriments. Ainsi, la femme enceinte se trouve parfois exposée à des carences en vitamines et minéraux. Ces éléments devront faire l’objet d’un suivi médical spécifique voire de prescriptions individualisées.

Si les repères nutritionnels présentés dans cet avis s’adressent spécifiquement aux femmes enceintes et allaitantes, le HSCP tient néanmoins à souligner l’importance de la continuité entre la période pré-conceptionnelle, la grossesse et l’allaitement. Dès lors, il délivre un message fondamental en préconisant «une alimentation équilibrée dès avant la grossesse pour prévenir un certain nombre de pathologies fœtales et maternelles, dont certaines peuvent se développer en début de grossesse, et avant même la connaissance de la grossesse ». L’instance recommande ainsi de débuter une supplémentation en folates avant même la conception de l’enfant et de la prolonger pendant 3 mois après la conception (à raison de 0,4 mg/jour et jusqu’à 5 mg/jour en cas d’antécédent de déficit en vitamine B9 et B12).

Des informations dosées et vérifiées

Ces nouveaux repères alimentaires du HSCP serviront de support à l’élaboration de messages de communication destinés au grand public. L’objectif étant de délivrer aux femmes une information claire et lisible.

Mais dans le contexte épidémique actuel, il faut doser les informations et recommandations délivrées aux femmes enceintes et allaitantes. Le but étant de ne pas les angoisser outre mesure.  De même, la fiabilité et la cohérence de ces messages s’avèrent essentielles. Pour avoir accès à des informations vérifiées, les femmes enceintes et allaitantes pourront s’adresser aux différents professionnels de santé qui les accompagnent ou consulter des sites de référence officiels mis en place par Santé publique France tels que https://www.1000-premiers-jours.fr/fr et https://www.mangerbouger.fr/.

Déborah L., Docteur en Pharmacie

plan stratégique OMS contre la Covid-19

l’OMS met à jour son plan stratégique | Thierry Payet

La pandémie n’est pas finie. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la semaine dernière, plus de 10 millions de personnes ont été infectées par le SARS-CoV-2 dans le monde et 45 000 en sont décédées. Dans ce contexte, l’OMS publie une mise à jour de son plan stratégique de préparation et de réponse à la pandémie de Covid-19. L’accès équitable à la vaccination y occupe une place importante.

plan stratégique OMS contre la Covid-19

Les trois scénarios proposés par l’OMS

La semaine dernière, dans le monde, 10 millions de personnes ont été infectées par le SARS-CoV-2 et 45 000 en sont décédées. Et ces chiffres de l’OMS sont sous-estimés. En effet, de nombreux pays ayant stoppé les restrictions sanitaires ont également réduit l’accès aux tests de dépistage. En France, le nombre de nouveaux cas ne cesse d’augmenter depuis le début du mois de mars. La semaine dernière, 136 927 cas quotidiens ont été comptabilisés en moyenne. Le nombre d’hospitalisation quant à lui reste élevé mais stagne.

Dans ce contexte, l’OMS a récemment publié une mise à jour de son plan stratégique face à la pandémie de Covid-19. Il est basé sur 3 scenarii possibles de l’évolution de la pandémie durant l’année 2022. Dans l’état actuel des connaissances, l’OMS propose que le scenario le plus probable est celui d’un virus qui continuerait de muter. Mais, la sévérité de la maladie diminuerait avec le temps et avec l’immunité acquise par la vaccination ou les infections. Ainsi, des pics périodiques de nouveaux cas et de décès peuvent survenir à mesure que l’immunité de la population diminue. Un renforcement périodique de l’immunité des personnes les plus vulnérables serait préconisé.

Selon l’OMS, dans le meilleur des cas, les variations du SARS-CoV-2 deviendraient de moins en moins graves et ne nécessiteraient pas de rappels ou de reformulation des vaccins déjà disponibles.

Le pire des cas serait l’émergence d’un variant plus virulent et hautement contagieux. Cette menace mettrait rapidement en péril la protection conférée par une vaccination ou une infection antérieure. Ainsi, pour remédier à cette situation, il faudrait modifier considérablement les vaccins actuels et s’assurer de leur bonne distribution auprès des personnes les plus à risque de forme grave de la maladie.

Le plan stratégique de l’OMS contre la Covid-19

Quelles sont les recommandations de l’OMS pour avancer et mettre fin à la phase aiguë de la pandémie de Covid-19 ? Dans un communiqué, l’OMS décline ses recommandations en 5 points. Pour elle, les pays doivent investir dans :

  • La surveillanceles laboratoires et les renseignements sur la santé publique ;
  • La vaccinationla santé publique et les mesures sociales ;
  • Les soins cliniques spécifiques de la Covid-19 et les systèmes de santé ;
  • La recherche et le développement et l’accès équitable aux dépistages, aux traitements et aux vaccins ;
  • La coordination pour un passage d’une réponse urgente à une gestion à long terme de la pathologie.

Un tiers de la population mondiale pas encore vaccinée

Les gestes barrières couplés à l’accès pour tous aux dépistages, aux traitements et aux vaccins permettront de maîtriser l’épidémie. L’OMS souligne également que la vaccination équitable est l’outil le plus puissant disponible. Ainsi, la vaccination de 70% de la population de chaque pays reste essentielle pour maîtriser la pandémie. La priorité doit être donnée aux professionnels de santé, aux personnes âgées et aux populations à risque.

Tandis que les pays à revenu élevé déploient la 4ème dose de vaccin, l’OMS déplore qu’un tiers de la population n’ait toujours pas eu une seule dose. C’est le cas de 83% de la population en Afrique.

Il faut préparer l’avenir. Dans ce sens, l’OMS met en place de nouvelles mesures pour aider à prévenir les futures épidémies. Cela repose sur le lancement d’une stratégie pour intensifier la surveillance génomique à l’échelle mondiale des agents pathogènes à potentiel épidémique et pandémique.

Alexia F., Docteure en Neurosciences

Sources

– Allocution d’ouverture du Directeur général de l’OMS lors de la conférence de presse de l’OMS. qui.int. Consulté le 1er avril 2022.
Inflammation du tendon d'achille et maladie de Haglund chez le coureur

Inflammation du tendon d’achille et maladie de Haglund chez le coureur | Thierry Payet

Maladie de Haglund ? « Désolé, j’ai fait espagnol LV2 au lycée, pouvez-vous m’expliquer de quoi elle relève ? » Bien sûr, c’est un pur hasard, mais c’est ce qui était prévu dans cet article…

Qu’est ce qu’est la maladie de Haglund chez le coureur

Il faut savoir que la maladie de Haglund ou syndrome de Haglund, du nom du médecin qui l’a décrit pour la première fois en 1928, ne touche pas uniquement le coureur ; même si chez ce dernier, la fréquence d’apparition est supérieure. Elle est caractérisée par des douleurs plus ou moins aigues à l’arrière du talon (talalgie postérieur), aggravées à la marche ou à la course. Celle-ci résulte d’un conflit entre le tendon d’Achille et la partie supérieure de la tubérosité postérieure du calcanéum, la partie osseuse qui donne sa forme au talon.

« Si ceci créer une inflammation, pourquoi nos calcanéums ont-ils pris cette forme alors ? » Vos réflexions sont totalement justifiées. Dans un monde sans dysfonctionnement, et d’un point de vue biomécanique, cette partie supérieure du calcanéum formant un angle, est très utile. Elle va nous servir de bras de levier pour les muscles du mollet au moment de la flexion plantaire (donc de la poussée à la marche ou à la course), et ainsi améliorer son efficacité. C’est donc une zone à risque, avec beaucoup de frottements.

« Mais un tissu qui frotte sur une pointe, va forcément s’irriter, voir se déchirer non ? ». C’est exact Nelson, et c’est là que l’on voit que le corps humain est une œuvre d’art, car sont prévues deux bourses séreuses (antérieure et postérieure) pour limiter les frottements et protéger d’une usure précoce.

Malheureusement, comme dans toutes mécaniques, il arrive que parfois, un grain de sable s’y glisse…Dans notre cas, une inflammation de la bourse sous le tendon pourra se mettre en place (bursite rétro calcanéenne), laissant place à notre fameuse : maladie de Haglund.

A noter que lorsque vous avez mal au niveau du tendon, il ne s’agit pas forcément de la maladie de Haglund; ils existent d’autres diagnostiques différentiels, comme la tendinite tout simplement.

Quelles en sont les causes, les symptômes et conséquences

Alors qu’est ce qu’il va provoquer cette inflammation ? Tout d’abord, une des raisons principales reste la morphologie du calcanéum (jusque là on y peut rien, mais selon sa forme plus ou moins proéminente et son angulation, les frottements seront accentués). Nous avons ensuite des causes secondaires, telles que :

  • le port de chaussures serrées et/ou avec le talon rigide (provoque appui et frottement du tendon sur l’os).
  • Le surentrainement chez un athlète
  • La prise de poids
  • L’affaissement de la voute plantaire, provoquant une verticalisation du calcanéum

Ce syndrome, entretenu par la marche, a plusieurs symptômes. On pourra retrouver tous les signes de l’inflammation (peau violacée, chaude, gonflement, tuméfaction), ainsi que l’apparition d’une bosse au niveau du talon (proéminence osseuse accentuée).

Les conséquences de cette inflammation : une douleur handicapante dès la début, avec un entretien et développement de l’inflammation à la marche. Si aucun traitement n’est mis en place et que cette dernière s’accentue, la douleur pourra devenir permanente, avec apparition de réveil nocturne, impossibilité de mettre des chaussures fermées, etc.

Comment l’ostéopathie peut soulager

Même si, comme à chaque fois, le traitement préventif reste le plus efficace, il arrive que parfois, le début de l’inflammation passe à la trappe.

Dans ce cas là, l’ostéopathie pourra venir en complément des traitements de base de l’inflammation, pour favoriser la guérison et diminuer le risque de récidive.

Tout d’abord pour le côté inflammatoire, 5 étapes sont à respecter (moyen mémo PRICE):

  • protection
  • Dépôts
  • Ice (glaçage régulier)
  • Compression
  • Elévation

L’objectif de l’ostéopathie sera de détendre et de redonner de la mobilité aux différentes structures du pied, de la jambe, du genou et du bassin, afin de rééquilibrer le calcanéum et son entourage anatomique, pour réduire, voire supprimer les déséquilibres se traduisant par des zones de conflit et d’inflammation. Il procédera par des techniques fasciales efficaces par la suite.

Si malgré tout cela, l’inflammation est trop étendue et trop développée, le recours chirurgical aura le dernier mot. Voici le lien d’une vidéo sur le type d’intervention chirurgicale qui sera proposée (image en bloc opératoire, âme sensible s’abstenir).

Dernier conseil que nous pouvons vous donner : dans certains cas, il peut être utile de changer tout simplement vos chaussures, et/ou de s’étirer d’avantage. On ne le répète jamais assez, mais chaque muscle, chaque tendon de notre corps est assimilé à un sportif pro. Si vous ne les entrainez pas correctement, les blessures apparaitront.

Article rédigé par Pierre-Louis Billant – Ostéopathe D.O. – Cycl’ostéo Nice

Maladie de Creutzfeldt-Jakob

Maladie de Creutzfeldt-Jakob : facteurs de risque, diagnostic | Thierry Payet

Affection neurodégénérativela maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) est une pathologie rare et fatale du système nerveux central qui se caractérise par une démence associée à divers troubles neurologiques.

Fils évolution est rapidement et systématiquement fatale. [1]

Quels sont les facteurs de risque liés à cette maladie ? Comment diagnostiquer cette pathologie ? Quels sont les traitements possibles ?

Médicalib vous en dit plus à ce sujet.

Cet article, destiné au grand public, s’appuie sur les données scientifiques disponibles sur le sujet traité, à sa date de mise à jour.
Il n’a pas vocation à se substituer aux recommandations et préconisations de votre médecin.


JE – Maladie de Creutzfeldt-Jakob : de quoi parle-t-on ?

La maladie de Creutzfeldt-Jakob est la plus fréquente et la plus connue des maladies à prionségalement référencées sous le nom d’“encéphalopathies subaiguës spongiformes transmissibles (ESST)”.

La maladie de Creutzfeldt-Jakob se développe chez l’adulte à la suite de l’accumulation dans le cerveau d’une protéine infectieuse  : la protéine prion (PrPC). Mal conformée, cette dernière s’accumule dans les neurones et les conduit à leur mort.

On se distingue trois formes de maladie de Creutzfeldt-Jakob (MJC) [2] :

MCJ SPORADIQUE (85% des cas)

Cette forme est la plus courante et touche chaque année 1 personne sur 1 million dans le monde.

MCJ FAMILIALE (5 à 15% des cas)

Cette forme est souvent héréditaire et débute généralement à un âge plus précoce que la MCJ sporadique. Elle est due à une mutation du gène de la protéine prion PrPC.

Bon à savoir “La forme familiale de la MCJ est héritée sous forme d’une maladie dominante autosomique. Cela signifie que la mutation ne se trouve pas sur les chromosomes sexuels (X ou Y) et qu’un seul gène de la maladie, provenant d’un des parents, est requis pour que la maladie se développe.” [3]

MCJ ACQUISE (moins de 1% des cas)

Cette troisième forme peut être due :

  • à la consommation de bœuf contaminé (variante de la MCJ)
  • à une contamination via un matériel ou un instrument médical non stérile (MCJ iatrogène)
Bon à savoir A ce jour aucun cas de MCJ n’a été signalé dans lequel elle aurait été transmise par des contacts occasionnels ou prolongés avec des sujets malades.

II- Maladie de Creutzfeldt-Jakob : facteurs de risque

PARMI LES FACTEURS FAVORISANTS LA SURVENUE DE CETTE PATHOLOGIE, ON RECENSE :

MCJ SPORADIQUE Etiologie inconnue
Touche généralement des personnes de plus de 40 ans, surtout autour de 65 ans.
MCJ FAMILIALE Mutation du gène de la protéine prion, la mutation E200K
MCJ ACQUISE Exposition à un matériel contaminé générant une infection.


III- Maladie de Creutzfeldt-Jakob: symptômes

PARMI LES SYMPTOMES, ON RECENSE :

  • symptômes dépressifs ou anxieux, irritabilité, manque d’hygiène, fatigue, troubles du sommeil…
  • détérioration progressive des fonctions cognitives : confusion, trouble de la mémoire, trouble de l’orientation, trouble du langage
  • spasmes involontaires des muscles (myoclonie) qui surviennent en général 6 mois après le début des symptômes
  • troubles de la vue : baisse de l’acuité visuelle
  • troubles de l’équilibre : démarche ébrieuse
  • tremblements
  • perte de coordination musculaire (ataxie)
  • crises épileptiques
Bon à savoir Selon les individus, les symptômes peuvent se développer progressivement ou de façon soudaine.
Certaines personnes peuvent ne présenter aucun symptôme pendant 10 à 20 années après avoir contracté la vMCJ. [4]On observe en règle générale une atteinte progressive des muscles respiratoires pouvant augmenter le risque de déclaration d’une pneumonie.


IV- Maladie de Creutzfeldt-Jakob: diagnostic

Le diagnostic de la maladie de Creutzfeldt-Jakob n’est pas toujours évident dans la mesure où d’autres affections peuvent entraîner des symptômes similaires.

EXAMEN CLINIQUE ET INTERROGATOIRE SUJET JEUNE
Interrogatoire : consommation de viande bovine transformée dans des pays où la maladie de la vache folle a été observée?
SUJET ÂGÉ
*évaluation des fonctions cognitives
*évaluation motrice : présence de saccades involontaires ? instabilité de la marche ?
MII permet de détecter des changements caractéristiques du cerveau y compris certains qui se produisent uniquement chez les personnes atteintes de la vMCJ
PONCTION LOMBAIRE prélèvement et analyse du liquide céphalorachidien afin de détecter la présence éventuelle de prions
ÉLECTROENCÉPHALOGRAPHIE (VOIR) recherche des anomalies caractéristiques de l’activité électrique du cerveau, qui se produisent chez 70 % des personnes atteintes de la MCJ.
NB : des changements sont observables à la fin de la maladie
ANALYSE D’URINE permet de détecter la présence éventuelle de prions dans le cas d’une vMCJ
BIOPSIE APRÈS LA MORT une autopsie est essentielle pour confirmer le diagnostic et le type de maladie à prions.


V- Maladie de Creutzfeldt-Jakob : traitement

A ce jour, aucun traitement ne permet de traiter cette maladie mais des médicaments peuvent être prescrits afin de soulager certains symptômes.

NOUS – Maladie de Creutzfeldt-Jakob : pronostic

“La plupart des personnes souffrant de MCJ meurent dans les 6 à 12 mois après l’apparition des symptômes. La survie des patients à 2 ans est d’environ 10 à 20 %. Les personnes atteintes de la vMCJ survivent généralement pendant environ 18 mois. La cause de décès est souvent une pneumonie.”[5]


Sachez que vous pouvez prendre rendez-vous en ligne avec un professionnel de santé libéral pour pour vos soins à domicile. Pour cela, n’hésitez pas à nous contacter via notre plateforme. Nous vous mettrons en relation avec un professionnel de santé à proximité de votre domicile en moins d’une heure !


Sources :

  • [1] Maladie de Creutzfeldt-Jakob – Santé publique France
  • [2] Maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) Manuel MSD – juin 2020
  • [3] Maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) Manuel MSD – juin 2020
  • [4] Maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) – Manuel MSD – juin 2020
  • [5] Maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) – Manuel MSD – juin 2020
  • Maladies à prions / Maladie de Creutzfeldt-Jakob – Inserm – MAJ 3 mai 2021
  • Les maladies à prions : causes, mécanismes biologiques, symptômes, diagnostics et traitements – ICM
Palpation des différentes profondeurs du cerveau Liem Health Blog

Palpation des différentes profondeurs du cerveau Liem Health Blog | Thierry Payet

Vous devez évaluer quand et dans quelle région la compression s’est produite. Les causes suivantes peuvent expliquer la compression :

– Compression prénatale (utérus, bassin, cordon ombilical ?).

– Périnatal (accouchement au forceps/compression sacrée).

– Manipulation postnatale.

– Traumatisme postnatal (coups/impact, contusion, interventions chirurgicales).

– Traumatisme affectant l’adulte (coup du lapin, traumatisme émotionnel)

L’approche à partir de maintenant consiste à équilibrer les schémas de tension spatio-temporels correspondants et à permettre la libération des tissus.

Palpation : position du système nerveux central (cerveau et moelle épinière). La tâche ici, contrairement à l’évaluation des mouvements de croissance, consiste à évaluer la position du système nerveux central. On distingue les postes suivants :

1 “Ascensionné” – cerveau “descendu”

2 Rétroposition globale

3 Antéposition globale

Déroulement de la palpation : Le patient est couché sur le dos et détendu, laissant suffisamment d’espace à la tête de la table de traitement pour les avant-bras ou les coudes du praticien (selon la prise particulière utilisée pour le contact). Cela permet la création du point d’appui approprié sans aucun effort supplémentaire lors de la palpation elle-même. Si vous le souhaitez, vous pouvez aider le patient à obtenir une meilleure relaxation en plaçant un support sous les genoux du patient ou en levant les pieds du patient.

  • Praticien : Avant de prendre contact, centrez-vous comme décrit précédemment (voir ‘Préparation’ ci-dessus).
  • Position des mains : placez doucement les doigts de chaque main de chaque côté des os pariétaux avec un léger contact. Vos pouces doivent se toucher, au-dessus de la suture sagittale, de manière à créer un point d’appui. (Voir Figures 31.7-31.9)

Une fois que vous avez pris le contact particulier, attendez de découvrir quelles informations sur la position du système nerveux central vous parviennent. Les positions suivantes – illustrées ci-dessous – peuvent être trouvées. (Les figures représentent une forme idéalisée. Différents types de rotation et de variation latérale sont également possibles.) Dans le développement embryologique, le SNC exécute des mouvements de développement comme démontré (par exemple) par Blechschmidt. La palpation doit évaluer les informations que nous recevons sur le cerveau et la moelle épinière concernant leur position. Toutes ces positions sont associées à certains points charnières, autour desquels s’opèrent des développements de mouvement. Au fur et à mesure que la palpation progresse, nous pouvons construire des points d’appui relatifs à ces points et établir des relations avec d’autres développements d’organes dans le corps ainsi qu’avec des états émotionnels.

Patient Ostéopathie Active • Blog Liem Health •

Patient Ostéopathie Active • Blog Liem Health • | Thierry Payet

Outre le traitement physique, la formation ostéopathique comprend également d’autres sujets de promotion de la santé, notamment l’activité physique, le mode de vie et la nutrition (Van Dun et al. 2016, Mistry et al. 2018).

Les changements dans ces domaines favorisent le rétablissement complet des patients en améliorant les stratégies d’adaptation individuelles. Techniques d’ostéopathie active

Approches de l’ostéopathie patient-active

  1. Approche active orientée fascia

Un mode de vie sédentaire affecte l’élasticité du tissu conjonctif en contribuant à une orientation multidirectionnelle des fibrilles et donc à une résistance transversale élevée. Dans le même temps, la capacité à établir des connexions physiques et électriques est réduite. Ces processus sont inversés par l’activité physique.

L’approche active orientée fascia selon Schleip et Müller comprend le remodelage du fascia (=réaction du réseau de fibres de collagène aux stimuli mécaniques), le recul du fascia (=retour élastique des tissus par l’exercice actif), l’étirement dynamique (exercices à long terme qui augmentent le fascia élasticité) et la conscience des fascias (pour aiguiser la conscience du corps) comme principes centraux. Surtout, le remodelage des fascias et la structure du tissu conjonctif en général peuvent être influencés positivement par un entraînement actif des fascias, qui est effectué régulièrement 1 à 2 fois par semaine (Schleip et Müller 2013).

  1. Images mentales et exercices intégrés

La conscience intéroceptive du corps, y compris la perception de la position des parties du corps dans l’espace, est générée par le système musculo-squelettique. Ces connaissances doivent être transmises au patient et intégrées dans un travail corporel pratique et expérientiel (Calsius et al. 2016).

Il a été démontré que l’imagerie mentale ou l’imagination en tant que méthode d’entraînement a un effet positif sur les performances motrices et cognitives, activant le cerveau de la même manière que l’exercice physique.

Cette méthodologie combinée à un traitement manuel et à des exercices actifs est capable d’améliorer le contrôle de la douleur, la motricité et la stimulation des motoneurones et des aspects non moteurs de la performance. De plus, cela peut renforcer la confiance en soi et réduire les peurs (Abraham et al. 2020).

L’ostéopathie travaille déjà avec des images mentales (Dorko 2003, Minasny 2009), par exemple lors du déroulement du fascia. Le tissu conjonctif est lentement enduit tandis qu’en même temps un exercice d’imagination est effectué dans le but d’améliorer l’intéroception. Une attention particulière est portée à l’entraînement de la perception d’une tension myofasciale à relâcher ou d’un mouvement moteur à effectuer.

La technique se déroule comme suit : L’ostéopathe donne une légère résistance au mouvement, qui est perçue par le patient grâce à la “transmission manuelle” active et douce. Les thérapeutes peuvent mettre la main sur la région touchée pour fournir un soutien (Dorko 2003). Cette méthode dite de work-in, en combinaison avec des images mentales ou seule, peut favoriser l’état de relaxation médié par le système nerveux parasympathique (Wallden 2012).

  1. activité physique basée sur la pleine conscience

Comme décrit ci-dessus, l’ostéopathie fonctionne avec l’intéroception, ce qui nécessite une certaine attention (de votre propre corps). Pour un traitement réussi, les thérapeutes et les patients doivent agir avec le même soin. Le terme pleine conscience signifie ici attirer doucement l’attention sur les perceptions expérientielles actuelles, telles que les pensées, les émotions et les sensations, sans les évaluer (Liem et Lunghi 2021). Dans la pratique ostéopathique, simultanée à la pratique basée sur la pleine conscience, « les oscillations, les vibrations et les chocs myofasciaux et neurogènes spontanés sont utilisés pour soulager le stress et restaurer l’homéostasie du corps » (Comeaux 2005, Liem et Lunghi 2021).

  1. Gamification et résolution de problèmes dans l’approche dyadique interactive

Les systèmes de perception corporelle fournissent au cerveau des informations qu’il utilise pour former une image de l’environnement externe et interne et lors de la planification et de la réalisation d’activités ultérieures. Le développement des maladies est en partie causé par des erreurs dans le traitement et l’intégration des signaux corporels multisensoriels, ce qui conduit à des processus de régulation physiopathologiques.

La gamification ou la playification fait référence à l’application d’éléments typiques du jeu dans un contexte non ludique. Cela crée une atmosphère de résolution de problèmes axée sur le patient et axée sur l’équipe, dans laquelle les défis peuvent être résolus de manière axée sur les tâches.

Par exemple, les ostéopathes peuvent utiliser des métaphores pour décrire une technique de routine pour sous-corticaliser des informations. Cependant, une attention stricte doit être portée à l’utilisation d’un vocabulaire approprié pour éviter le catastrophisme. Dans l’ensemble, l’attention est portée sur le mouvement et non sur l’activation des muscles individuels. Cela favorise à son tour l’interoception, ce qui empêche la dérégulation par le cerveau.

Les PAOA sont également basés sur la relation entre la personne traitante et la personne traitée et créent un environnement sûr pour initier des changements de comportement (Liebenson 2018). Cette relation peut être approfondie par une approche dyadique interactive.

Conclusion

Les approches présentées incluent des stratégies motrices, cognitives et comportementales. Sur la base de ces résultats, Lunghi et ses collègues proposent d’intégrer ces stratégies dans l’approche ostéopathique patient-active, car cela peut déclencher un remodelage neuromyofascial et tissulaire, moduler l’image et la perception corporelles et mieux gérer le stress.

En résumé, les PAOA peuvent apporter une contribution importante aux soins centrés sur le patient et à l’amélioration de la collaboration interprofessionnelle. Cependant, de futures études et des ateliers de consensus sont nécessaires pour développer un cadre commun pour une pratique ostéopathique fondée sur des preuves qui inclut le patient en tant que partie active du traitement (Lunghi et al. 2022).

Cupping Therapy... The Trending Holistic Therapy

Cupping Therapy… The Trending Holistic Therapy | Thierry Payet

Superstars such as Michael Phelps, Gwyneth Paltrow, Chris Martin and Jennifer Anniston have all been pictured sporting suction marks from cupping therapy, it is clear from this that there has been somewhat a resurgence in popularity in the ancient therapy, but “What is cupping therapy?”, “What does it do?” and “Does it Hurt?”. In the post we aim to answer all this questions.

History of Cupping

Cupping therapy has been around for approximately 5000 years, and is believed to have been founded by the Egyptians but became popular by the Chinese. Similar to acupuncture and acupressure, it is believed that to relieved certain symptoms and conditions it should be applied to key point within the body. It is believed to have a wide range of benefits for your health and wellness. Some of these benefits included muscle relaxation and improving immunity.

What is Cupping?

Cupping also known as “Ventosa” is a practice where someone places various “cups” on different parts of the body to create a beneficial reaction. The traditional technique is to use fire to create a vacuum on the cup but now more commonly used is the vacuum cup where a pump gun is used to create suction. The suction effect created raises the skin and draws blood and toxins to the surface. Cupping is used commonly throughout the Middle East, Europe and Asia to treat a variety of conditions such as;

  • Swelling

  • Chronic Pain

  • Inflammation

  • Rheumatism

  • Migraines

  • Bronchitis

  • Common Cold

What to Expect during Cupping?

The vacuum cups (Which we use) can be pumped to different strengths dependant on the individuals needs. Initially, when the cups are first placed on the chosen area and “pumped”, there will be a pulling sensation, which can be uncomfortable but not painful. After a few minutes, there can be some small tingling sensations where the cups are placed as the fluids under the fascia are drawn to the surface of the skin. The cups can be removed at anytime if you feel too uncomfortable. Usual the cups are left in place for approximately 5-10 minutes. The “bruising” or “cupping” marks begin to form after about two minutes of static cupping. The area will feel warm but not painful. The normal cupping mark appears in small clusters of pinpricks that are red or pink. The bruise will usually disappear between 3-10 days depending on the level of bruising. These bruises are not usually painful, they look worse than they are. There are varied reports on how cupping effects different people. It usually depends on the reason they’re doing the treatment. The most common reported feedback is the feeling of relaxation in the muscles and in ones self.

https://youtu.be/25MsxtpoQsQ

Cupping Massage

Cupping massage is a form of deep tissue massage that doesn’t facilitate the use of hands, and instead uses a cup and a pump gun to achieve the therapeutic effect. Whilst Cupping is usually static with the typical application of the cups between 5-10 minutes, massage cupping allows the movement of the cups with limited static time.

The point of this therapy is to get the blood flowing and unblock the lymphatic system. It works by drawing up stagnant blood from the tissues and moving it to the natural exit points in the body. The lymphatic system is then activated and will help by mobilising the waste for excretion from the body.

Typically, massage cupping can be used together with manual manipulation to achieve an increase in the range of motion. For Athletes, it is used after exertion to relax the deep tissues and assist in the build up of lactic acid which causes muscle pain (or the DOMS).

https://youtu.be/rZ__V-wmlF8

#LowBackPain #cupping #SportsInjury #SportsMassage #Pain #Stress #Relaxation #PainRelief