Ein Mann führt unter Einbeziehung einer Armbewegung eine Yoga-Übung in einem Wohnzimmer durch.

Des mouvements de bras pour plus d’énergie • Blogue santé • 14 mars 2024 | Thierry Payet

2 février 2024

22h47

Dans notre dernier article de blog, découvrez des exercices d’équilibre simples mais efficaces, spécialement conçus pour la vie quotidienne au bureau. Découvrez comment vous pouvez prévenir les problèmes de dos, stimuler votre métabolisme et améliorer votre concentration grâce à de courtes pauses sportives, sans avoir à quitter votre lieu de travail. Ces conseils pratiques vous aideront à rester actif et en bonne santé malgré un travail sédentaire.

Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

comment la surmonter ? – | Thierry Payet

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Mise à jour: 24 janvier 2024

En tant que professionnel de santévotre dévouement au bien-être de vos patients est si intense qu’il peut parfois vous conduire à négliger vos propres besoins. Le changement de saison, en particulier, peut affecter votre moral et contribuer à la dépression saisonnière. Cette baisse de moral peut être liée à des changements dans votre routine quotidienne ou à des variations dans l’exposition à la lumière, des facteurs couramment associés à ce type de trouble affectif.

Ainsi, tandis que de nombreuses personnes ressentent un ralentissement durant les mois d’hiver, d’autres peuvent vivre des moments difficiles en été, accompagnés d’une humeur sombre.

Comment lutter contre la dépression saisonnière ? Voici quelques conseils retenus pour vous pour lutter contre cette forme de dépression saisonnière et préserver votre santé mentale en ces mois exigeants.


JE- Qu’est ce que la dépression saisonnière ?

La dépression saisonnière, ou trouble affectif saisonnier, est un type de dépression qui se manifeste à certaines périodes de l’année, généralement en automne ou en hiver.

Elle est souvent liée à une réduction de l’exposition à la lumière naturellece qui peut perturber l’horloge biologique et affecter les niveaux de sérotonine et de mélatonine, influençant ainsi l’humeur et le sommeil

Nombreuses sont les personnes qui ressentent “le blues de l’hiver », éprouvant une légère tristesse ou mélancolie durant l’hiver. Cependant, contrairement à ce « blues de l’hiver », où les symptômes sont plus bénins, la dépression hivernale entraîne des symptômes plus sévères qui peuvent véritablement perturber le quotidien.

II- Qu’est-ce que la dépression saisonnière estivale ?

La dépression saisonnière estivale, moins connue que son homologue hivernal, est une forme de trouble affectif saisonnier (TAS) qui survient au printemps ou en été. Elle peut être influencée par divers facteurs sociaux et environnementaux spécifiques à cette saison.

Les attentes sociales augmentent souvent durant l’été, incitant à une participation plus active à diverses activités extérieures telles que les soirées, les barbecues, les concerts etc… Cette pression de s’engager socialement peut être écrasante pour certains, aggravant les sentiments dépressifs.

En outre, la chaleur estivale amène souvent un changement de garde-robe vers des vêtements plus légers, ce qui peut intensifier les problèmes d’image corporelle chez certaines personnes, contribuant ainsi à une humeur dépressive.

Contrairement à la dépression saisonnière hivernale, souvent liée au manque de lumière, la dépression estivale peut être déclenchée par l’augmentation de la lumière du jourla chaleur et l’humidité élevées. Elle peut également aggraver ou déclencher des symptômes dépressifs.


III- En quoi la dépression saisonnière se distingue-t-elle de la dépression classique ?

La dépression saisonnière, distincte de la dépression clinique, survient à des périodes spécifiques de l’année. C’est un trouble qui émerge spécifiquement à certaines périodes de l’année, indépendamment des circonstances de vie ou des événements stressants. En France, cette condition touche environ 10 % de la population. Un impact similaire est observé chez jusqu’à 8 % des Européens.

Cette forme de dépression est surtout connue pour se manifester durant l’hiver, d’où son nom de  »dépression hivernale ». Toutefois, il est important de reconnaître que certains individus peuvent expérimenter des épisodes dépressifs en été. Par contraste, ils se sentent mieux pendant l’hiver.

Cette particularité révèle la nature fluctuante de la dépression saisonnière. Elle est liée aux cycles saisonniers, plutôt qu’à des facteurs externes ou personnels.

IV- Quels sont les symptômes typiques associés à la dépression saisonnière ?

Les symptômes de la dépression saisonnière peuvent varier d’une personne à l’autre, mais ils incluent généralement :

  • Humeur dépressive : une sensation persistante de tristesse, de désespoir ou de vide;
  • Perte d’intérêt : un désintérêt marqué pour les activités habituellement appréciées;
  • Fatigue : une fatigue accrue, une sensation de léthargie et un manque d’énergie;
  • Changements dans le sommeil : des perturbations du sommeil, notamment l’insomnie ou une augmentation du besoin de sommeil.
  • Appétit et poids : augmentation ou diminution de la faim et une prise de poids.
  • Difficultés de concentration : des problèmes de concentration et de prise de décision;
  • Retrait social : un retrait des interactions sociales et une diminution de l’envie de passer du temps avec les autres;
  • Sentiments de désespoir ou de culpabilité : des sentiments de désespoir, de culpabilité excessive et de dévalorisation de soi;
  • Pleurs ou envie de pleurer régulièrement : des épisodes fréquents de pleurs ou un désir persistant de pleurer peuvent être présents;
  • Pensées suicidaires.

Il est important de noter que ces symptômes doivent être assez graves pour affecter significativement le quotidien. Ils doivent apparaître de façon récurrente durant les périodes spécifiques de dépression saisonnière, souvent en automne et en hiver.

Bon à savoir Il est important de noter que de simples fluctuations mineures de l’humeur en fonction des saisons ne sont pas nécessairement indicatives d’une dépression saisonnière. Le diagnostic de trouble affectif saisonnier est posé lorsque les symptômes sont intenses et se manifestent pendant au moins deux années successives.
  • Luminothérapie : Elle consiste à s’exposer à une lumière artificielle intense, simulant la lumière naturelle du soleil. Cette exposition régulière peut aider à réguler les rythmes circadiens et à atténuer les symptômes.
  • Exercice physique : un moyen efficace de réduire les symptômes de la dépression saisonnière. L’exercice libère des endorphines, les « hormones du bonheur », qui peuvent améliorer l’humeur et l’énergie.
  • Alimentation équilibrée : Adopter une alimentation équilibrée peut avoir un impact positif sur l’état mental.
  • Gestion du stress : telles que la méditation, ou le yoga pour mieux faire face aux facteurs de stress saisonniers.
  • Sommeil régulier : évitez les perturbations du sommeil en limitant la consommation de caféine, en créant un environnement propice au sommeil.
  • Planification d’activités positives : Organisez des activités agréables et significatives qui vous apportent de la joie. Cela peut aider à contrebalancer les symptômes dépressifs.

En tant que professionnels de santé, être attentif à la récurrence de symptômes dépressifs saisonniers à des périodes spécifiques de l’année est crucial. Il est important de ne pas hésiter à consulter un spécialiste dès les premières manifestations. Chercher de l’aide professionnelle peut vous permettre de mieux soigner cette condition, qu’elle soit saisonnière ou non, vous aidant ainsi à retrouver la tranquillité d’esprit et l’équilibre.


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femme portant un symbole nous faisant comprendre qu'elle soufre de dyspareunie

Dyspareunie de la femme : L’aide de l’ostéopathe – Ostéopathe Paris | Thierry Payet

La dyspareunie, bien que souvent méconnue, est une réalité qui affecte de nombreuses femmes, impactant leur vie intime et émotionnelle.
Nous analyserons ses causes et symptômes. Puis, nous mettrons en lumière le rôle de l’ostéopathe dans la prise en charge de la dyspareunie. L’ostéopathie est une thérapeutique holistique, personnalisée et naturelle pour restaurer le bien-être sexuel des femmes.

femme portant un symbole nous faisant comprendre qu'elle soufre de dyspareunie

Définition de la dyspareunie

La dyspareunie est définie par le Dictionnaire médical de l’Académie de Médecinecomme une sensation douloureuse vulvo-vaginale gênant/empêchant tout rapport sexuel. En d’autres termes, la dyspareunie correspond à des douleurs pendant et/ou après le rapport sexuel (pénétration sexuelle).

Causes possibles de la dyspareunie :

Elle peut être expliquée par une cause somatique (vaginite, maladie dermatologique, rétroversion utérine, endométriose, malformation…).

Une dyspareunie est retrouvée dans 44,9% des endométrioses, elle est souvent due à une lésion au niveau des ligaments utéro-sacrés. D’ailleurs, il est décrit qu’une endométriose profonde peut être prédite sur la base de deux symptômes douloureux. C’est deux symptômes sont la dyspareunie profonde sévère et la douleur à la défécation.

Une cause affective peut également expliquée la dyspareunie. En effet, elle peut faire suite à un traumatisme psychologique (deuil, accouchement, crainte d’une autre grossesse, viol…). C’est le cas du vaginisme. Ou aussi à un état dépressif, etc.

Anomalies aux examens cliniques :

En général aucune anomalie n’est retrouvée dans les examens cliniques (échographie pelvienne, IRM…).

Clinique de la dyspareunie

La dyspareunie peut être superficielle (douleur lors des préliminaires ou au début de la pénétration), ou profonde (lors de la pénétration profonde). La douleur peut également être présente après le rapport sexuel.

Rapports sexuels possibles ?

D’autre part, le retentissement de la dyspareunie lors du rapport sexuel est propre à chaque femme. Les douleurs peuvent ne pas trop gêner les rapports, les gêner sans nécessité leur interruption, nécessités parfois leur interruption, et enfin les rendre impossibles.

Répercussion de la dyspareunie :

La dyspareunie peut entrainer une baisse du désir sexuel et une absence de plaisir pendant le rapport. Enfin, dans les cas où la douleur est intense, la femme peut préférer ne peut avoir de rapport (abstinence sexuelle).

Prise en charge de la dyspareunie par une équipe pluridisciplinaire dont l’ostéopathe fait partie :

Rendez-vous avec un gynécologue indispensable :

En cas de dyspareunie, il est important de consulter votre gynécologue afin d’effectuer un examen pelvien et des examens complémentaires si nécessaire.

Prise en charge auprès d’une équipe pluridisciplinaire :

Ensuite, en fonction de la cause de votre dyspareunie, une prise en charge auprès d’une équipe pluridisciplinaire est conseillée, pouvant être composée de :

  • Sexologue
  • Kinésithérapeute (rééducation périnéale)
  • Psychologue, sophrologue
  • Entraîneur de yoga
  • Ostéopathe

Il est important de prendre en charge et de traiter la dyspareunie afin qu’elle ne se transforme pas en vaginisme. Le vaginisme est caractérisé par une contraction involontaire des muscles du plancher pelvien. Cette contraction involontaire est en effet plus complexe et plus longue à traiter.

Travail tissulaire et ligamentaire de l’ostéopathe pour soulager la dyspareunie

L’ostéopathie est une solution thérapeutique, manuelle et naturelle. Le travail de l’ostéopathe permet un soulagement non-invasif de la dyspareunie.
Elle s’inscrit dans une prise en charge globale et pluridisciplinaire du bien-être de la femme.

mains de l'ostéopathe sur le dos de la patiente souffrant de dyspareunie

Déroulement de la séance de l’ostéopathe en cas de dyspareunie :

Comme pour tout motif de consultation, la consultation de l’ostéopathe pour une dyspareunie est adaptée à chaque patiente.

La consultation débute par une anamnèse qui permet à la femme d’expliquer sa dyspareunie. Ainsi, l’ostéopathe s’intéresse aux douleurs, leur chronologie, leur intensité, les examens et traitements déjà effectués…
Ensuite, l’ostéopathe, par une série de tests, vérifie la mobilité globale du corps de la femme, puis spécifiquement celle du bassin. L’ostéopathe repère les différentes zones à travailler, l’intensité des tensions, et propose alors à la femme un plan de traitement sur une ou plusieurs séances.
Puis par des techniques douces et précises l’ostéopathe effectue son traitement.

Objectifs de l’ostéopathe lors du traitement de la dyspareunie :

Le traitement de l’ostéopathe vise à travailler sur les troubles :
1) musculo-squelettiques du bassin et des zones en rapport avec la dyspareunie (viscères et organes uro-gynécologiques, bassin, lombaires, abdomen, diaphragme, dos, axe crânio-sacré, zones cicatricielles…)
2) du système viscéral pour travailler sur les adhérences et la mobilité des organes
3) des systèmes circulatoires et nerveux pour potentialiser l’apport sanguin au niveau du vagin et améliorer les échanges

Nombres de séances nécessaires :

À titre informatif, plusieurs séances d’ostéopathie peuvent être nécessaires pour soulager les douleurs intimes de la femme.

Prendre rdv avec l’ostéopathe à Paris pour soulager la dyspareunie

Contacter Mathilde Locqueville, Ostéopathe à Paris, pour prendre RDV ou pour toutes questions au 07.69.03.41.41. Vous pouvez également la contacter par mail : mathildelocqueville.osteo@gmail.com.

Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

tout ce que vous devez savoir | Thierry Payet

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Mise à jour: 3 janvier 2024

L’infirmier joue un rôle clé dans l’organisation du système de santé. Un nouveau statut octroyé à ces professionnels vient confirmer l’importance de leur rôle dans le domaine des soins. Il s’agit du statut d’infirmier référent (loi du 27 décembre 2023).

Medicalib vous en dit plus à ce sujet.

I- Infirmier référent : de quoi parle-t-on?

« L’infirmier référent assure une mission de prévention, de suivi et de recours aux soins, en lien étroit avec le médecin traitant et le pharmacien correspondant. » Il joue donc un rôle clé dans la coordination des soins et le renforcement de l’accès aux soins. Ceci, tout en veillant à l’efficacité et à la qualité des soins dispensés.

L’article 15 de la loi du 27 décembre 2023 précise également que :

  • l’assuré ou l’ayant droit âgé de seize ans ou plus atteint d’une affection longue durée nécessitant des soins infirmiers peut déclarer à son organisme gestionnaire de régime de base d’assurance maladie le nom de l’infirmier référent qu’il a choisi, avec l’accord de celui-ci. Le choix de l’infirmier référent suppose, pour les ayants droit mineurs, l’accord de l’un au moins des deux parents ou du titulaire de l’autorité parentale.
  • plusieurs infirmiers exerçant au sein d’un cabinet situé dans les mêmes locaux, au sein d’un même centre de santé ou au sein d’une même maison de santé peuvent être conjointement désignés infirmiers référents.

II- Infirmier référent : compétences et qualifications nécessaires


III- Infirmier référent : responsabilités et tâches journalières

Parmi les tâches, essentielles au bon déroulements des soins, qui incombent à l’infirmier référent, on retrouve :

  • la coordination et la surveillance des soins aux patients : le plan de soin sera adapté aux besoins spécifiques de chaque individu.
  • une collaboration étroite avec les médecins, les spécialistes, ainsi que les autres professionnels de santé en vue d’élaborer des stratégies de soins optimales.
  • et suivi des dossiers médicaux des patients : l’infirmier référent veillera à s’assurer de leur conformité par rapport aux règlementations en vigueur.
  • et rôle éducatif auprès des patients et de leur famille : notamment conseils et éclairages concernant les processus de soins complexes.
  • des tâches administratives liées à l’organisation des soins : plannings, aspects logistiques liés aux soins…

jeV- Infirmier référent : opportunités et défis

Le statut d’infirmier référent offre de nouvelles perspectives et de nouvelles responsabilités aux infirmières. Ces professionnels de santé peuvent alors approcher des fonctions plus élevées, telles que la direction de services infirmiers ou la gestion de départements de soins de santé.

Cependant l’accès à ces nouvelles responsabilités requiert une excellente organisation dans la mesure où la charge de travail est souvent considérable, le temps compté et où une mise à jour régulière des connaissances s’impose.


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Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

comprendre, prévenir et soutenir les professionnels à risque | Thierry Payet

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Nombre de professionnels de santé sont régulièrement confrontés à des situations complexes. Riches en émotions, ces situations peuvent être à l’origine de cicatrices invisibles. Dans ce contexte, le traumatisme vicariant ou la fatigue compassionnelle émerge donc comme une réalité souvent méconnue mais profondément impactante.

Qu’entend-on par traumatisme vicariant ou fatigue compassionnelle ? Quels sont les signaux d’alerte ? Quels sont les symptômes physiques et psychiques qui peuvent en découler ? Comment prévenir ce traumatisme ?

Medicalib vous en dit plus à ce sujet.

I- Traumatisme vicariant ou fatigue compassionnelle : de quoi parle-t-on?

Le traumatisme vicariant est un traumatisme indirect, un « traumatisme par procuration » subit par des professionnels exposés quotidiennement à des situations émotionnellement chargées. Il est une conséquence de l’écoute et de l’empathie nécessaire au travail de la relation d’aide. Il se distingue du traumatisme direct par le fait qu’il n’est pas vécu directement, mais découle d’une réaction empathique et émotionnelle profonde du professionnel face au traumatisme vécu par un tiers.


II- Traumatisme vicariant : professions à risque

Les professions les plus exposées au traumatisme vicariant sont des professions confrontées à la souffrance humaine. On retrouve donc ce phénomène dans des secteurs comme la santé (premiers secours, aidants et soignants, …) ou dans les services sociaux.

Soignants, travailleurs sociaux, personnes participant à des interventions d’urgence… : tous ces métiers impliquent un contact direct avec des situations traumatisantes, faisant des professionnels des témoins empathiques des expériences difficiles vécues par autrui.

Reconnaître ces facteurs de risque spécifiques à chaque profession est crucial pour anticiper et prévenir les effets du traumatisme vicariant.


III- Traumatisme vicariant : symptômes

Les professionnels exposés au traumatisme vicariant sont susceptibles de développer des symptômes physiques, émotionnels et comportementaux qui peuvent avoir un impact sur leur bien-être, leur quotidien et leur activité professionnelle.


jeV- Fatigue compassionnelle : les 4 phases1

UN – Phase du zèle

« Le soignant ou le professionnel des soins est engagé et totalement investi ; il travaille de longues heures et se porte volontaire pour donner son soutien. »

B- Phase d’irritabilité

« Le soignant ou le professionnel des soins devient moins consciencieux ou évite le contact avec la personne malade. Il peut sembler distrait, préoccupé ou distant. »

C- Phase de retrait

« Le soignant ou le professionnel des soins ressent un manque d’enthousiasme ; il « s’endurcit » et peut se plaindre de stress ou de fatigue. Le soignant et la personne atteinte semblent désormais évoluer en parallèle. »

D – Phase « zombi »

« Le désespoir se transforme en rage et la personne perçoit les autres comme des « incompétents ». Elle manifeste du dédain envers la personne atteinte et les proches. La personne devient distante et impatiente. Elle ne prend plus plaisir aux activités qu’elle appréciait auparavant.


V- Comment préserver la santé mentale des professionnels ?

UN – Sensibiliser les professionnels

Préserver la santé mentale des professionnels pouvant être confrontés à une fatigue compassionnelle passe notamment par des actions de sensibilisation. Il est important d’informer les soignants de ce type de tourment qui nécessite d’être rapidement pris en charge.

Les institutions et les employeurs doivent intégrer des programmes éducatifs sur les risques associés à ces professions afin d’armer les professionnels contre les impacts émotionnels de leur travail. Des ateliers de sensibilisation et des sessions de formation peuvent aider les professionnels à reconnaître et à comprendre les signes du traumatisme vicariant ou de la fatigue compassionnelle.

B- Accompagner les professionnels dans la gestion de leur stress

Et environnement de travail propicedisposant d’espaces de détente contribue à prévenir le traumatisme vicariant. Par ailleurs, proposer une pratique de gestion du stress comme la méditation ou le yoga peut aider les professionnels exposés à des situations traumatiques. Par ailleurs,

C- Proposer un soutien psychologique

Il apparaît important que les professionnels puissent avoir accès à des psychologues, des conseillers ou des thérapeutes spécialisés dans le traumatisme vicariant.

D – Promouvoir un équilibre de vie

Il est fondamental que les professionnels parviennent à trouver un juste équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Les professionnels doivent pouvoir se reposer et se ressourcer pour être à même d’affronter les situations complexes auquel leur activité professionnelle les soumet.

Certaines mesures simples peuvent permettre de soulager la fatigue qui s’installe, comme par exemple :

  • se changer les idées en pratiquant des activités ludiques ou sportives permettant de se détacher des situations complexes vécues dans le cadre professionnel
  • se reposer et prendre soin de soi
  • passer du temps avec ses amis et sa famille
  • veiller à avoir une alimentation équilibrée et une bonne hygiène de vie, …

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reprise de poids

Médicament contre l’obésité, reprise de poids à l’arrêt ? | Thierry Payet

Fin novembre 2023, l’agence américaine du médicament a autorisé la mise sur le marché américain d’un nouvel analogue du GLP-1 contre l’obésité, le tirzépatide, suivi le 11 décembre 2023 par l’agence européenne du médicament. Moins d’un mois plus tard, des chercheurs viennent de publier une étude dans la revue scientifique JAMA sur l’évolution du poids suite à l’arrêt du traitement. Que faut-il en conclure ?

reprise de poids

Les analogues du GLP-1, médicaments contre le diabète de type 2 et l’obésité

Les analogues du GLP-1 (Peptide de type glucagon -1) ont initialement été développés pour le traitement du diabète de type 2. Mais rapidement, leur mode d’action a suscité l’intérêt des chercheurs tentant de développer de nouvelles solutions thérapeutiques contre l’obésité.

En effet, si les analogues du GLP-1 permettent de mieux réguler l’équilibre glycémique des patients diabétiques, en agissant sur les sécrétions de l’insuline et du glucagon, ils exercent également deux effets intéressants dans le contrôle du poids corporel :

  • Ils ralentissent la vidange gastrique, c’est-à-dire le fait que l’estomac se vide de son contenu après le repas. La sensation de satiété est ainsi maintenue plus longtemps ;
  • Ils diminuent les prises alimentaires en réduisant les sensations de faim.

Testés dans les essais cliniques, plusieurs analogues du GLP-1 ont permis d’obtenir une perte de poids significative chez les patients en surpoids ou obèsesqu’ils soient diabétiques ou non.

Comment évolue le poids corporel à l’arrêt du traitement contre l’obésité ?

Actuellement, en France, seul un analogue du GLP-1, le liraglutide, est disponible dans le traitement de l’obésité. Il est réservé à certaines formes sévères d’obésité, lorsque les mesures hygiéno-diététiques ne permettent pas de réduire suffisamment le poids corporel. L’efficacité du traitement est évaluée 12 semaines après sa mise en place. Si la perte de poids est au minimum de 5 % du poids corporel initial, le traitement est considéré comme efficace et poursuivi. Dans le cas contraire, il est stoppé.

Aux USA, en novembre 2023, l’agence américaine du médicament a autorisé un nouvel analogue du GLP-1, également analogue du GIP (Peptide insulinotrope de glucose), le tirzépatidepour le traitement de l’obésité. Et le 11 décembre 2023, l’Agence européenne du médicament a accordé une autorisation de mise sur le marché européen pour ce médicament. Alors que l’agence européenne du médicament est en train d’étudier la demande de mise sur le marché européen, des chercheurs viennent de publier de nouvelles données sur ce médicament.

Dans un essai clinique de phase 3 mené dans 70 sites de 4 pays différents, 783 participants obèses ont été recrutés. A leur inclusion, ils présentaient un IMC supérieur à 30 kg/m² ou supérieur à 27 kg/m² avec une comorbidité associée. Pendant les 36 premières semaines, tous les participants ont reçu du tirzépatide. Puis ils ont été aléatoirement répartis en deux groupes :

  • Un groupe a reçu un placebo pendant les 52 semaines suivantes (groupe placebo) ;
  • Un groupe a continué à recevoir du tirzépatide sur la même durée (groupe tirzépatide).

Poursuivre le traitement pour maintenir la perte de poids !

A l’issue de la première période de l’étude, les participants avaient perdu en moyenne 20,9 % de leur poids corporel initial, confirmant une efficacité importante du tirzépatide. Sur les 52 semaines suivantes, les participants du groupe placebo ont repris en moyenne 14 % de leur poids initial, alors que les participants du groupe tirzépatide ont continué à perdre du poids, en moyenne 5,5 % de leur poids initial.

Avec le respect des mesures hygiéno-diététiques, à savoir une alimentation saine et équilibrée et une activité physique régulière et adaptée, le tirzépatide permet, non seulement de maintenir la perte de poids, mais aussi de l’augmenter. Ainsi, près de 90 % des participants du groupe tirzépatide avaient maintenu au moins 80 % de leur perte de poids initiale, contre seulement 16,6 % dans le groupe placebo.

De telles données suggèrent qu’il faut poursuivre le traitement par analogue du GLP-1 pour maintenir la perte de poids. L’arrêt du traitement est au contraire associé à un risque de reprise de poids. Mais alors sur quelle durée faudra-t-il maintenir le traitement pour éviter une reprise de poids ?

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Poursuite du traitement par tirzépatide pour le maintien de la perte de poids chez les adultes obèsesjamanetwork.com. Consulté le 15 décmbre 2023.
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En réponse à la pénurie de médecins sur le territoire français, une expérimentation est actuellement menée, permettant aux infirmiers de constater le décès d’une personne majeure ayant eu lieu à domicile ou dans un EHPAD et de signer des certificats de décès.

On vous en dit plus dans cet article.

JE- Certificat de décès : de quoi parle-t-on ?

Le certificat de décès est le document officiel émis par un professionnel de la santé ou par un médecin pour confirmer le décès d’une personne. Ce document contient des informations telles que la date, l’heure et la cause du décès.

En règle générale, le certificat de décès est nécessaire pour effectuer des procédures administratives telles que l’enregistrement du décès auprès des autorités civiles, la planification des funérailles et la gestion des successions.

II- Contexte du déploiement de l’expérimentation

Afin de pallier à la pénurie de médecins, et de réduire les longs délais d’attente pour l’obtention des certificats de décès,  » à titre expérimental, pour une durée d’un an, l’Etat peut autoriser les infirmières et les infirmiers à signer les certificats de décès. » (article 36)

Cette initiative, introduite dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2023 va être expérimentée pendant 1 an dans 6 régions : Auvergne-Rhône Alpes, Centre Val de Loire, Ile de France, Hauts de France, La réunion, Occitanie.

Cette expérimentation vise à évaluer l’efficacité et la faisabilité de cette mesure avant une éventuelle généralisation.

Au terme de l’expérimentation, un rapport sera soumis au Parlement, qui décidera ou non de la généralisation de cette mesure.


III- Conditions pour participer à l’expérimentation

Les infirmiers volontaires souhaitant participer à l’expérimentation devront justifier de :

  • une inscription au tableau de l’ordre
  • l’obtention de leur diplôme depuis au moins 3 ans
  • l’accord de leur employeur s’ils exercent en tant que salariés
  • une formation spécifique de 12h avec évaluation finale (cette formation couvre des aspects tels que l’épidémiologie, l’examen clinique du processus mortel, et les aspects administratifs et juridiques).

IV- Modalités et restrictions

Les infirmiers volontaires souhaitant participer à l’expérimentation devront respecter certaines conditions de mise en œuvre, à savoir :

  • intervenir uniquement en cas dindisponibilité d’un médeciny compris retraité inscrit à l’ordre, ou du service d’aide médicale urgente (SAMU) pour établir le certificat de décès dans un délai raisonnable.
  • ne pas rédiger un certificat de décès lorsque le caractère violent de la mort est manifeste. Dans ce cas, il contacte le médecin traitant de la personne décédée ou, à défaut, le SAMU.
  • intervenir pendant son temps de travail, s’il est infirmier au sein d’un EHPAD et, inscrit sur la liste des volontaires, pour constater et certifier le décès d’un résident de l’établissement.
  • informer le médecin traitant du décès de la personne et des causes. Lorsque le décès survient en EHPAD, il en informe le médecin coordinateur ainsi que le directeur de l’établissement.
  • informer chaque semaine l’ARS territorialement compétente du nombre de certificats de décès établis.

V- Rémunération de l’acte

La prise en charge forfaitaire de ces actes et définie dans l’article 1 de l’arrêté du 6 décembre 2023.


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Vaccination antigrippale : protéger les futures mamans et leurs bébés | Thierry Payet

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Du 17 octobre 2023 au 31 janvier 2024 se déroulera la campagne de vaccination antigrippale saisonnière.

Face à l’imprévisibilité annuelle des épidémies de grippe, tant en termes de durée que d’intensité. Il est essentiel que les personnes vulnérables se fassent vacciner.

Cela concerne en particulier les personnes âgées de plus de 65 ans, celles ayant des troubles immunitaires ou souffrant de maladies chroniques. Il concerne également toutes les femmes enceintes, indépendamment du stade de leur grossesse.


JE- Comment les femmes enceintes peuvent-elles se faire vacciner contre la grippe ?

Pour obtenir gratuitement le vaccin en pharmacie, les femmes enceintes doivent se procurer un bon de prise en charge auprès d’un professionnel de santé de leur choix. Elles peuvent ensuite choisir de se faire vacciner par un médecin, une sage-femme, un pharmacien ou un infirmier.

Il est vivement conseillé aux femmes enceintes de se faire vacciner dès que possiblepeu importe le trimestre de leur grossesse. Cela vise à protéger à la fois leur santé et celle de leur enfant à naître.

II- Quels sont les risques de la grippe pendant la grossesse ?

Durant la grossesse, le virus de la grippe peut causer de sérieuses complications pour la mère et le fœtus. La grippe peut augmenter le risque de fausse couche. Une fièvre élevée, fréquente dans la grippe, peut provoquer des contractions et un accouchement prématuré.

Les femmes enceintes risquent plus la déshydratation. Elles sont aussi plus vulnérables aux infections respiratoires bactériennes graves, en raison des changements de leur système immunitaire. Face à des symptômes de grippe, une consultation médicale immédiate est nécessaire pour les femmes enceintes.

Cela permet de confirmer le diagnostic et de débuter un traitement adaptéen tenant compte des contre-indications médicamenteuses pendant la grossesse. Le paracétamol est utilisé contre la fièvre. Des antiviraux peuvent être prescrits pendant la grossesse.


III- Quels sont les risques de la vaccination contre la grippe pendant la grossesse ?

Depuis 2012, le Haut Conseil de la santé publique préconise la vaccination antigrippale pour toutes les femmes enceintes. Le vaccin contre la grippe est sûr pour la mère et l’enfant. Il n’est pas associé à des risques de complications maternellesde retard de croissance du fœtus, de fausse couche, de malformations fœtales ou de maladies post-natales chez l’enfant. Des études ont prouvé la sécurité et l’efficacité des vaccins grippaux inactivés qui réduisent les cas de grippe de près de 50 %.

En se faisant vacciner, une future mère protège également son enfant à naître. Les anticorps générés par la vaccination traversent le placenta et sont transmis au fœtus. Ces anticorps persistent et protègent le bébé pendant 3 à 6 mois après sa naissance. La vaccination n’a pas d’effets à long terme sur la santé de l’enfant.


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Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD | Thierry Payet

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L’association Moselle Mouv’ pilote une initiative visant à intégrer l’activité physique adaptée dans les EHPAD. L’objectif est de maintenir et d’améliorer les capacités cognitives et physiques des résidents encore autonomes. Parallèlement, le projet de loi de financement de la sécurité sociale de 2024 envisage d’autoriser les kinésithérapeutes à prescrire cette activité physique adaptée. Il offre ainsi une solution à la fois fiable et bénéfique pour la santé publique et les patients.

Les études scientifiques soulignent l’importance de l’exercice physique adapté comme complément aux traitements pour les maladies chroniques. En France, ces affections de longue durée concernent plus de 12 millions d’individus. Seulement une minorité d’entre eux bénéficient de ce dispositif.

Les professionnels de santé, experts en sport et kinésithérapeutes sont pleinement qualifiés. Ils jouent un rôle clé dans la prescription et la mise en œuvre de l’exercice physique adapté.


JE- Qu’est-ce que l’activité physique adaptée ?

L’activité physique adaptée englobe toutes les activités physiques et sportives, ajustées selon les capacités individuelles. Ces activités sont proposées par des professionnels formés, adaptant techniques et approches pour personnes handicapées, âgées ou atteintes de maladies chroniques.

Ces dernières visent la prévention, la rééducation, la réadaptation, la réhabilitation, et/ou l’intégration socialeselon les objectifs définis par la Société française des professionnels en Activités Physique Adaptées (SFP APA).

Et médecin généraliste peut prescrire cette approche, qui constitue un traitement à part entière.

II- Quels avantages peut-on obtenir de la pratique d’une activité physique adaptée ?

Le principal avantage de l’APA en EHPAD est de conserver et de renforcer l’autonomie sociale, physique et fonctionnelle des résidents. Dans la pratique, les objectifs visés par les intervenants incluent :

  • Encourager la perception et stimuler les sensations pour améliorer la conscience du corps;
  • Améliorer ou rétablir les capacités cognitives des personnes âgées (syndromes psycho-comportementaux, orientation, mémoire corporelle, etc.);
  • Travailler sur l’équilibre pour prévenir et diminuer les risques de chutes;
  • Renforcer la confiance en soi et l’estime personnelle;
  • Encourager les habiletés sociales;
  • Enrichir le bien-être et la qualité de vie de la personne.

Considérer le temps alloué à l’APA comme une opportunité pour la convivialité et le plaisir partagé est essentiel. Cela favorise également la rencontre et les échanges entre les participants.


III- Comment l’activité physique adaptée transforme-t-elle la vie en EHPAD ?

L’APA en EHPAD se concrétise par la mise en œuvre de programmes d’exercices physiques spécialement conçus pour les personnes âgées résidentes. Ces programmes visent à améliorer l’autonomie, réduire les chutes et renforcer les capacités physiques et fonctionnelles. Les professionnels doivent adapter l’Activité Physique Adaptée (APA) aux divers degrés de mobilité et pathologies des résidents. Elle est ensuite intégrée dans un plan thérapeutique individualisé.

Des spécialistes en activités physiques adaptées travaillent avec des kinésithérapeutes, ergothérapeutes et psychomotriciens pour offrir des activités adaptées aux résidents d’EHPAD. L’APA joue un rôle clé dans la prise en charge de la santé des personnes âgées en maison de retraite médicalisée.


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Amnésie souvenirs d'enfance

Amnésie infantile – santé sur le Net | Thierry Payet

On a coutume de dire qu’on oublie tout ce qui se passe avant l’âge de 4 à 5 ans. Ce phénomène est appelé par les spécialistes l’amnésie infantile. Pour l’Observatoire B2V des mémoiresla neuropsychologue Bérengère Guillery revient sur ce phénomène qui a récemment fait l’objet d’une étude en lien avec l’autisme. Eclairage.

Amnésie souvenirs d'enfance

Qu’est-ce que l’amnésie infantile ?

Les enfants ne conservent généralement pas de souvenirs de ce qu’ils vivent avant l’âge de 4 ou 5 ans. Par ce phénomène appelé l’amnésie infantilel’histoire de nos premières années de vie ne se retrace que dans les albums photos ou les récits de nos parents. Comment expliquer ce phénomène ? Pourquoi la mémoire ne conserve les souvenirs qu’à partir d’un certain âge ? Si les enfants sont capables de se souvenir de certains détails du passé, une odeur, une chanson, ils oublient rapidement le contexte et le déroulé des événements du passé.

Biologiquement et physiologiquement, cette amnésie infantile s’explique par plusieurs phénomènes :

  • Le développement structurel et fonctionnel du cerveau et donc de la mémoire qui se poursuit après la naissance et jusqu’à l’âge adulte
  • Le développement des capacités cognitivesdes compétences essentielles pour forger et conserver les souvenirs
  • Les différences de perception sensorielle entre l’enfant et l’adulte, ce qui est important pour un adulte ne l’est pas forcément pour un enfant et vice versa.

La lumière pour retrouver ses souvenirs d’enfance

Au cours des premières années de vie, les enfants acquièrent ainsi progressivement l’ensemble des compétences qui leur permettront de créer et de conserver des souvenirs jusqu’à l’âge adulte. Parmi les compétences nécessaires, l’enfant doit pouvoir se situer précisément dans l’espace et dans le temps et se reconnaître comme une identité propre. Dans la petite enfance, l’enfant perço

it mal la frontière entre lui et les autres, entre lui et son environnement. Avoir des souvenirs, c’est aussi avoir la capacité de se projeter dans le futur et de regarder le souvenir comme un élément du passé.

Au final, l’amnésie infantile apparait être le témoin du développement progressif des capacités cérébrales et cognitives de l’enfant. Pour autant, différentes études ont examiné s’il était possible d’éviter cette étape et de se souvenir de tous les événements survenus depuis la naissance. Il y a quelques années, des chercheurs s’étaient notamment intéressés à l’effet de la lumière sur l’amnésie infantile. Plus récemment, une étude s’est penchée les liens entre l’amnésie infantile et le développement cérébral des enfants atteints d’autisme ou de troubles du spectre autistique.

L’amnésie infantile influencée par l’immunité et l’autisme ?

Dans cette étude, des chercheurs irlandais ont travaillé sur un modèle de souris. Ils ont montré que l’activation du système immunitaire de la mère au cours de la grossesse pouvait modifier le développement cérébral des enfants et agir comme une protection par rapport à la perte de mémoire. Ils ont également montré que les souvenirs d’enfance oubliés pouvaient être remis à jour chez l’adulte, en utilisant la lumière pour activer des voies neuronales spécifiques. Ainsi, les souvenirs d’enfance ne seraient pas totalement oubliés, mais seulement enfouis quelque part au fond de notre mémoire.

Pour les chercheurs, l’amnésie infantile serait due à un défaut de récupération des souvenirsles voies neuronales pour y accéder n’étant pas naturellement stimulées. De plus, les premières étapes de développement du cerveau au cours de l’enfance pourraient déterminer cette amnésie infantile, d’une manière différente chez les enfants autistes et chez les enfants sans troubles autistiques. Ces étapes seraient conditionnées – au moins en partie – par l’environnement immunitaire maternel pendant la grossesse, et donc potentiellement par la survenue d’infections.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Pourquoi n’arrivons-nous pas à nous souvenir de notre enfance ? 4 Questions à Bérengère Guillery. presse.signesetsens.com. Consulté le 20 novembre 2023.
– Les états cérébraux autistiques détiennent la clé pour déverrouiller les souvenirs d’enfance. www.tcd.ie. Consulté le 20 novembre 2023.