la semaine mondiale de l’allergie

La semaine mondiale de l’allergie | Thierry Payet

Vous êtes allergique ? L’un de vos proches est allergique ? Vous vous posez des questions sur l’allergie ? La semaine mondiale de l’allergie, qui se déroule du 19 au 24 juin 2023, sera l’occasion d’obtenir toutes les réponses à vos questions et d’en savoir plus sur l’allergie, grâce à un événement 100 % en ligne et totalement gratuit !

  la semaine mondiale de l’allergie

Les allergies, un vaste ensemble de réponses aux allergènes

Les allergique rassemblent tous les symptômes, graves ou plus bénins, qui surviennent lors de l’exposition d’une personne sensibilisée à un allergène. Elles correspondent à des dérèglements du système immunitairequi provoquent une intolérance à des substances de l’environnement en apparence inoffensives, les allergènes. L’allergie se développe donc en deux temps :

  • Une première étape de sensibilisation lors de la rencontre avec l’allergène ;
  • Une seconde étape de révélation où chaque contact avec l’allergène provoque des symptômes allergiques.

À savoir ! Les allergies croisées désignent les allergies provoquées par des allergènes proches sur le plan physique et chimique. Les allergies croisées entre aliments et pollens en sont une illustration

Les allergies peuvent se manifester de différentes manières, selon la nature de l’allergène ou la région du corps en contact avec l’allergène :

Une même personne peut présenter différentes formes d’allergies, simultanément ou successivement selon les allergènes auxquels elle est allergique.

Près d’un Français sur 3 est allergique

Ces réactions allergiques, fréquentes au sein de la population, impactent fortement le quotidien des sujets allergiques, mais restent le plus souvent sans gravité. Des traitements adaptés existent et peuvent soulager en cas de crise allergique. A chaque fois que c’est possible, l’éviction de l’allergène doit être recherchée. En revanche, il existe une forme grave d’allergie, le choc anaphylactiquequi met en jeu le pronostic vital. C’est la forme la plus sévère d’allergie, qui correspond à une réaction généralisée de l’organisme à l’exposition à l’allergène.

Depuis plusieurs années, les chiffres de l’allergie inquiètent les spécialistes. Selon les estimations, environ 25 à 30 % de la population souffre d’au moins un type d’allergie. L’incidence augmente d’année en année, notamment chez les enfants, avec une multiplication des cas d’eczéma ou d’asthme. La prévalence de l’asthme, autour de 2 % il y a 15 ans est désormais de 7 %. Comment expliquer une telle hausse ? Plusieurs facteurs sont mis en avant par les experts, même si leur contribution n’est pas toujours clairement démontrée :

  • Le réchauffement climatique qui contribue à allonger la période de pollinisation, à augmenter les quantités de pollens en suspension dans l’air atmosphérique et à renforcer le potentiel allergisant des pollens ;
  • La pollution atmosphériquenotamment la quantité de particules fines en suspension dans l’air ;
  • Les ambiances intérieures des logements (produits d’hygiène, matériaux du logement, mobilier, …) ;
  • Les pratiques alimentaires et notamment la consommation de produits transformés ;
  • La prise répétée de médicaments.

Les allergies, un enjeu mondial de santé publique

La semaine mondiale de l’allergie sera l’occasion pour tous de faire le point sur ses connaissances des allergies et d’en apprendre plus. Sur les 6 jours de découvertes proposés par le SYFAL (Syndicat Français des Allergologues), 21 experts seront réunis pour parler de l’allergie. Au programme, figurent de nombreux contenus :

  • Des informations sur les liens entre les allergies et l’environnement ;
  • Des webinaires d’information thématiques animés par des experts ;
  • Des vidéos et des podcasts éducatifs pour comprendre les différentes formes d’allergies et découvrir les métiers de l’allergie ;
  • Des outils pratiques pour les patients pour s’informer sur les allergies et mieux les gérer au quotidien.

Des ressources seront également communiquées pour accéder à de l’information sur les allergènes et les traitements de l’allergie. Pour retrouver le programme complet de l’événement, rendez-vous sur le placer.

D’après les projections des experts, en 2050, la moitié de la population mondiale pourrait être allergique. Les allergies représentent d’ores et déjà la quatrième pathologie chronique à l’échelle mondiale. En comprenant les enjeux liés à ces maladies, les patients et leur entourage peuvent apprendre à mieux vivre avec !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Semaine mondiale de l’allergie. Du 19 au 24 juin 2023 100% en ligne et gratuit. www.semaine-allergie.fr. Consulté le 13 juin 2023.
– Reconnaître une allergie. www.ameli.fr. Consulté le 13 juin 2023.
journée mondiale sans tabac

Journée mondiale sans tabac : 31 mai | Thierry Payet

Chaque année, différents événements sont organisés en France et à travers le monde pour sensibiliser le plus grand nombre sur les dangers du tabac. Parmi ces événements, la journée mondiale sans tabac a lieu tous les 31 mai. Cette année, l’Organisation Mondiale de la Santé a choisi pour thème la culture du tabac et ses enjeux dans le tabagisme. Explications.

journée mondiale sans tabac

Depuis 1987, le 31 mai est la journée mondiale sans tabac

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 1,3 milliards de personnes dans le monde consomment des produits du tabac. La majorité des consommateurs résident dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. En France comme dans le reste du monde, le tabagisme et la dépendance au tabac contribuent à la pauvreté, puisque le tabac constitue une dépense non négligeable qui vient impacter le reste du budget personnel ou familial.

En France, le nombre de fumeurs est évalué par Santé Publique France à 15 millions de personnes, dont 12 millions de fumeurs quotidiens. Si l’écart entre les hommes et les femmes s’est réduit au fil des années, les inégalités sociales demeurent marquées, malgré les campagnes de sensibilisation et les dispositifs d’aide au sevrage tabagique. Entre 2014 et 2019, la prévalence du tabagisme avait diminué en France, une tendance qui s’est stabilisée en 2020, en plein cœur de la crise sanitaire. La sensibilisation de la population aux dangers du tabac reste donc un enjeu majeur pour réduire le tabagisme et ses conséquences sur la santé.

« Cultivons des aliments, pas du tabac »

Chaque 31 mai, la journée mondiale sans tabac est l’une des occasions de rappeler les risques liés au tabagisme, à la fois le tabagisme actif et le tabagisme passif, et d’inciter le grand public mais aussi tous les acteurs à agir pour réduire l’impact du tabac sur la santé. A l’échelle mondiale, l’OMS rappelle que le coût économique total du tabagisme est évalué à environ 1 400 milliards de dollars chaque année. L’augmentation du prix du tabac et des produits du tabac fait partie des actions qui ont une véritable incidence sur le tabagisme. Une hausse de 10 % des prix induit une baisse de consommation de 4 à 5 % selon les pays.

Pour cette année 2023, l’OMS a choisi d’axer sa campagne de communication pour la journée mondiale sans tabac sur la culture du tabac avec le thème « Cultivons des aliments, pas du tabac ». Cette campagne a pour objet d’inciter les pays producteurs de tabac à réduire leur production au travers de deux moyens principaux, d’une part stopper les subventions accordées à la culture du tabac et d’autre part aider les producteurs de tabac à passer à des cultures plus durables et vivrières. En réduisant la production mondiale de tabac, l’OMS attend un impact positif et fort sur la consommation mondiale de tabac !

Moins de tabac pour moins de tabagisme

Actuellement, le tabac est cultivé dans plus de 124 pays. La culture du tabac n’est pas une culture très rentable, à la fois pour les agriculteurs eux-mêmes mais aussi pour les pays producteurs. De plus, les terres occupées par la culture du tabac ne sont plus disponibles pour cultiver et produire des aliments, qui permettraient de mieux nourrir les populations des pays concernés. Aider les agriculteurs à stopper la culture du tabac pour passer à des cultures plus durables pourrait contribuer à améliorer leurs revenus, tout en produisant une meilleure alimentation pour les communautés locales.

Une telle transition, soutenue par les Etats et l’OMS, pourrait permettre de réduire la part des terres agricoles dédiées à la production du tabac. La conséquence serait une baisse globale de la production mondiale de tabac, une hausse des cours et donc une baisse de la consommation du tabac. Cette nouvelle stratégie d’action contre le tabac a le mérite d’agir à la source du problème, avant que le tabac ne soit consommé et qu’il ne crée une dépendance. Reste à savoir si les pays concernés se mobiliseront pour répondre à l’appel de l’OMS et quel sera l’impact à court, moyen et long terme sur le tabagisme.

Publié le 28 mai 2020 par Déborah L., Docteur en Pharmacie. Mis à jour par Estelle B., Docteur en Pharmacie, le 30 mai 2023.

Sources

– Journée mondiale sans tabac 2023. www.who.int. Consulté le 30 mai 2023.
– Journée mondiale sans tabac. www.who.int. Consulté le 30 mai 2023.
comment s'exercer en toute sécurité ?

Des soins de qualité pour une maternité sûre | Thierry Payet

Les sages-femmes peuvent travailler dans une variété de contextes de soins de santé, notamment dans les hôpitaux, les cliniques, les cabinets privés et à domicile. En effet, il s’agit des professionnelles de santé qui contribuent à  la vie sur terre en accompagnant des femmes tout au long de leur grossesse et de leur accouchement.

Saviez-vous que la profession de sage-femme est reconnue comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO depuis 2019 ? ça prouve une reconnaissance bien méritée pour les sages-femmes qui offrent des soins de qualité, notamment à domicile. Le but est de garantir la santé et le bien-être des femmes et de leurs nouveau-nés.

À cet égard, Medicalib vous explique l’importance de la profession de sage-femme dans la promotion de la santé des femmes, tout en mettant en lumière les défis auxquels les sages-femmes sont confrontées.

I- Sages-femmes : les chiffres clés

D’après la direction de la recherche, des  études, de l’évaluation et de la statistiques (DREES), la France compte environ 23 764  sages-femmes. Pour ainsi dire, une moyenne d’âge des de 41 ans pour les femmes et 36 ans pour les hommes.

À ce propos, 38% des sages-femmes exercent leur métier à titre libéral ou mixte (cumulée avec une activité salariée). À l’horizon 2050, les effectifs de sages-femmes libérales ou mixtes devraient atteindre 70%.

Compte tenu, plusieurs facteurs expliquent cette évolution. Tout d’abord la quête d’autonomie professionnelle, ensuite le choix du travail à temps partiel et la recherche de conditions de travail plus flexibles.

Bon à savoir La formation pour devenir sage-femme dure 5 années dont une année de médecine, et permet d’acquérir les compétences nécessaires pour surveiller la grossesse, en suivre l’évolution et gérer l’accouchement.

II- La sage-femme : professionnelle de santé à multiples compétences

Le métier de sage-femme est réglementé depuis le XVème siècle et a évolué au fil des années pour répondre aux besoins croissants des femmes en matière de soins de santé.

Aujourd’hui, les professionnelles de santé assurent un suivi personnalisé et global de la femme, elles ont pour missions de :

  • Établir le diagnostic et la déclaration de grossesse;
  • Assurer le suivi de la grossesse;
  • Préparer les futures mères à l’accouchement et à la parentalité;
  • Diagnostiquer et suivre le travail de l’accouchement;
  • Accompagner l’accouchement;
  • Assurer la surveillance de la mère et de l’enfant après la naissance en effectuant des examens cliniques et complémentaires;
  • Effectuer la visite postnatale;
  • Proposant la rééducation périnéale;
  • Assurer le suivi gynécologique de prévention;
  • Effectuer les échographies obstétricales et gynécologiques si elle est titulaire d’un Diplôme universitaire (DU);
  • Diagnostiquer et suivre les pathologies de la grossesse en collaboration avec le médecin
Bon à savoir Bien que ce métier était autrefois exclusivement réservé aux femmes, il est maintenant ouvert aux deux sexes, même si seuls environ 300 hommes exercent cette profession. Ils sont désignés par le terme de maïeuticien.

III- Profession de sage-femme : quels sont les défis à relever ?

La profession de sage-femme est confrontée à de nombreux défis qui entravent la qualité des soins de santé reproductive. Parmi ces défis :

  • Les inégalités territoriales : dans l’accès aux soins de santé reproductive, avec des zones rurales ou défavorisées ayant souvent des services obstétricaux et gynécologiques insuffisants;
  • Le manque de visibilité des sages-femmes : au sein de la profession médicale. Des préjugés ou des attitudes condescendantes apparaissent de la part de certains médecins;
  • La difficulté à concilier une vie professionnelle et une vie personnelle : avec des horaires souvent imprévisibles et des contraintes de disponibilité pour les accouchements;
  • La pénurie de personnel qualifié : dans les soins de santé maternelle et infantile. Elle nécessite des investissements dans la formation et le recrutement de nouveaux professionnels ainsi que des politiques de rétention pour assurer la continuité des soins.

Malgré les défis auxquels elles font face, les sages-femmes continuent d’assumer un rôle crucial, en garantissant des soins de qualité pour toutes les femmes.


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Buvons-nous suffisamment d'eau ?

Buvons-nous suffisamment d’eau ? – Clinique Ostéopathique East Gippsland | Thierry Payet

Buvons-nous suffisamment d'eau ?

Buvons-nous suffisamment d’eau ?

De nombreuses personnes qui ont consulté un ostéopathe ont peut-être été invitées à « s’hydrater/boire de l’eau » à la fin du traitement. Pour beaucoup, c’est un conseil très simple, mais pourquoi est-ce si important ?

Eh bien, l’eau forme en moyenne 60% du corps humain. L’eau lubrifie les articulations, facilite la digestion, régule la température corporelle par la transpiration et aide à l’élimination des sous-produits par la miction. L’eau se trouve dans les os, les muscles, les articulations, les organes et surtout le cerveau, et en tant que telle peut avoir un impact sur tout, de la concentration aux maux de tête en passant par la posture et les douleurs articulaires/musculaires.

Chaque jour en moyenne, le corps humain perd entre 2 et 3 litres d’eau, par de multiples moyens, principalement la transpiration, la miction et l’excrétion fécale. Les facteurs qui augmentent la perte d’eau peuvent inclure une activité physique accrue, une exposition à des températures chaudes ou chaudes ou des conditions impliquant des vomissements ou de la diarrhée.

Il est recommandé que la consommation quotidienne d’eau pour aider à maintenir les niveaux de liquide soit :

  • Hommes adultes : 2,5 L (10 verres)
  • Femelles adultes : 2L (8 verres)
  • Enfants 1-18 ans : entre 1-2L, apport croissant avec l’âge (4-8 verres)
  • Femmes enceintes et allaitantes : 2L + 750-1000mL supplémentaires.

Ce qui précède semble simple et une tâche que tout le monde devrait être capable de réaliser. Cependant, l’eau, comme nous le savons, n’a pas un goût significatif et, à ce titre, certaines personnes ont du mal à respecter l’apport recommandé. Et pour beaucoup, il semble plus facile de consommer des boissons sucrées/caféinées, qui remplacent généralement l’eau.

Alors, comment pouvons-nous augmenter la consommation d’eau sans en faire une corvée ?

Voici 5 conseils utiles :

  1. Si vous cherchez plus de saveur : ajoutez un filet de citron frais, de citron vert ou d’orange à votre eau.
  2. Gardez une bouteille d’eau sur votre lieu de travail ou dans votre sac : aucune excuse pour ne pas boire régulièrement si l’eau est juste devant vous.
  3. A chaque repas, buvez un verre d’eau : Cela fournit un apport hydrique régulier et aide à établir une routine pour aider à rester hydraté.
  4. Buvez des liquides avant d’avoir soif : au moment où vous avez soif, votre corps est probablement déjà déshydraté. En consommant régulièrement des liquides, vous pouvez empêcher le corps de se déshydrater.
  5. Mange ton eau : L’eau est également obtenue par les aliments que vous mangez. Si boire 2 litres d’eau semble irréaliste, ajoutez peut-être certains aliments à votre alimentation avec une teneur en eau plus élevée, tels que la pastèque, le cantaloup, le céleri, les tomates, la laitue ou les soupes.

Les références:
L’eau – un nutriment vital. Better Health Channel – Gouvernement de l’État de Victoria. Extrait de : https://www.betterhealth.vic.gov.au/health/healthyliving/water-a-vital-nutrient
Simson, R. (2018). 10 façons saines d’augmenter votre consommation de liquide. Roswell Park – Centre de cancérologie complet. Extrait de : https://www.roswellpark.org/cancertalk/201805/10-healthy-ways-increase-your-fluid-intake
Corbin, CB, Welk, GJ, Corbin, WR et Welk, KA (2016). Concepts de remise en forme et de bien-être – Une approche globale du style de vie. Section V, pages 318-319.

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La maladie coeliaque : symptômes, diagnostic et traitement | Thierry Payet

La maladie cœliaque est une condition héréditaire. Elle caractérise par une intolérance au glutenune protéine présente dans le blé, l’orge et le seigle.

Cette intolérance entraîne des altérations spécifiques de la muqueuse de l’intestin grêle, conduisant à une malabsorption des nutriments.

Dans cet article, nous explorerons les symptômes de la maladie coeliaqueainsi que les méthodes de diagnostic et à la fin le traitement de gestion nécessaires pour mener une vie quotidienne saine et équilibrée.

JE- Cause de la maladie coeliaque :

La maladie cœliaque est principalement causée par une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux. Les principales causes de la maladie cœliaque sont :

  1. Prédisposition génétique : La présence de certains gènes, tels que HLA-DQ2 et HLA-DQ8, augmente la susceptibilité à la maladie cœliaque. Cependant, il est important de noter que la simple présence de ces gènes ne garantit pas le développement de la maladie, car d’autres facteurs sont également nécessaires.
  2. Réponse immunitaire anormale : Chez les personnes prédisposées génétiquement, la consommation de gluten déclenche une réaction immunitaire anormale. Le système immunitaire réagit de manière excessive en attaquant la muqueuse de l’intestin grêle, ce qui entraîne une inflammation et des dommages aux villosités intestinales.
  3. Facteurs environnementaux : Bien que les gènes jouent un rôle important, des facteurs environnementaux sont également impliqués dans la maladie cœliaque. L’exposition au gluten, généralement à travers la consommation de produits contenant du blé, de l’orge et du seigle, est un facteur déclenchant majeur.
Bon à savoir Certains facteurs favorisent le déclenchement de cette maladie, notamment : une trisomie 21 ou d’autres anomalies chromosomiques, une maladie auto-immune et un diabète de type1.

II- Symptômes de la maladie coeliaque :

La maladie coeliaque présente une variété de symptômes qui peuvent varier d’une personne à l’autre. La gravité de ces symptômes est liée à l’étendue des lésions présentes dans l’intestin grêle.

Les symptômes de la maladie cœliaque peuvent varier d’une personne à l’autre et peuvent inclure :

  • Des douleurs abdos;
  • Des ballonnements;
  • Des diarrhées ou des selles molles;
  • De la fatigue;
  • Des douleurs articulaires;
  • Des problèmes de peau, tels que l’eczéma;
  • Une anémie.

Ces symptômes peuvent être légers ou graves et peuvent survenir à tout âge. en revanche, d’autres symptômes non spécifiques peuvent également se manifester, tels que la dépression et les carences nutritionnelles.

III- Diagnostic de la maladie coeliaque :

Le diagnostic de la maladie coeliaque nécessite une approche médicale appropriée.

Habituellement, il commence par des analyses sanguines pour détecter la présence d’anticorps spécifiques. On parle des anticorps anti-transglutaminase tissulaire (anti-tTG) et les anticorps anti-endomysium (EMA).

Si les résultats sanguins sont positifs, une biopsie de l’intestin grêle sera effectuée pour confirmer le diagnostic en observant les lésions caractéristiques de la muqueuse intestinale.

Bon à savoir Il convient de souligner que même si un test s’avère positif, cela ne confirme pas nécessairement la présence de la maladie cœliaque, car de nombreuses personnes porteuses de ces gènes ne développent pas la maladie.
Une fois le diagnostic établi, les médecins effectuent des analyses sanguines afin d’évaluer d’éventuelles carences en vitamines (telles que le folate ou l’acide folique) ainsi qu’en minéraux (tels que le fer et le calcium).

IV- Traitement de la maladie coeliaque au quotidien :

La gestion de la maladie coeliaque implique une alimentation sans gluten stricte. Cela signifie éviter tous les aliments contenant du blé, de l’orge, du seigle et parfois même de l’avoine. Elle peut être contaminée par le gluten lors de sa transformation.

Il est essentiel de lire attentivement les étiquettes des produits alimentaires. il faut également rechercher des alternatives sans gluten pour assurer une alimentation équilibrée. En outre, Les médecins peuvent ainsi prescrire des vitamines E et des minéraux pour remédier aux carences nutritionnelles.

De plus, il est important de se méfier des contaminations croisées lors de la préparation des repas et de manger à l’extérieur.

En conclusion, la maladie coeliaque est une condition chronique qui nécessite une gestion appropriée pour maintenir une bonne santé. dEn reconnaissant les symptômes, en obtenant un diagnostic précis et en adoptant une alimentation sans gluten stricte, les personnes atteintes de la maladie coeliaque peuvent vivre une vie épanouissante et en bonne santé.

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prise régulière de laxatifs, un risque de démence.

Utilisation régulière de laxatifs : un risque accru ? | Thierry Payet

Et si l’utilisation régulière de laxatifs chez une personne constipée était associée à un risque accru de démence ? C’est ce que suggère les résultats d’une récente étude publiée dans la revue Neurologie. Faisons le point.

prise régulière de laxatifs, un risque de démence.

Constipation et prise de laxatifs

Par constipation, on entend une difficulté à évacuer les selles. Ce désagrément peut avoir plusieurs causes parmi lesquelles :

  • Une alimentation pauvre en fibres,
  • Une hydratation insuffisante
  • L’absence d’activité physique.
  • Des modifications dans les habitudes alimentaires,
  • Des problèmes psychiques ou au stress.

Dans les pays occidentaux, on estime que la constipation chronique concerne entre 3 et 5 % de la population adulte. Quant à la constipation occasionnelle, elle est encore plus fréquente.

À savoir ! Les personnes de plus de 55 ans auraient cinq fois plus de risque d’être constipées que les adultes plus jeunes.

Face à un patient souffrant de constipation, le médecin délivre généralement des conseils hygiéno-diététiques (augmentation de l’apport hydrique, des fibres alimentaires et de l’exercice physique). Il recourt parfois à la prescription de laxatifs ayant pour objectif de faciliter le transit et l’émission des selles, mais seulement pour un temps limité car leur usage prolongé est déconseillé (risque d’aggravation des problèmes de constipation ou de dépendance).

À savoir ! On distingue différents types de laxatifs selon leur mode d’action : les laxatifs osmotiques qui ramollissent les selles par un appel d’eau dans l’intestin, les laxatifs de lest qui modifient la consistance des selles, les laxatifs lubrifiants qui agissent en facilitant l’émission des selles à l’aide de corps gras, les laxatifs stimulants qui augmentent la motricité intestinale et les laxatifs par voie rectale.

Selon une récente étude publiée dans la revue Neurologie par des chercheurs chinois, l’utilisation régulière de laxatifs n’est pas anodine puisqu’elle serait associée à un risque plus élevé de développer une démence.

Prise régulière de laxatifs et risque de démence

Les chercheurs chinois ont réalisé une vaste étude portant sur plus de 500 000 personnes âgées de 40 à 69 ans et sans antécédents de démence. Dans cette population, 18 235 personnes ont déclaré utiliser régulièrement des laxatifs à raison de plusieurs fois par semaine. Ces personnes consommatrices régulières de laxatifs ont été suivies pendant 9,8 années en moyenne. Voici les observations recueillies par les chercheurs :

  • Une démence s’est développée chez 1,3 % des personnes utilisant régulièrement des laxatifs contre 0,4 % des personnes qui en prennent de façon occasionnelle ;
  • Une augmentation de 50% du risque de démence chez les utilisateurs réguliers de laxatifs ;
  • Une augmentation de 64% du risque de démence chez les personnes n’utilisant que des laxatifs osmotiques par rapport à celles ne prenant pas de laxatifs.
  • Une augmentation de 90% du risque de démence chez les personnes utilisant un ou plusieurs types de laxatifs.

Les résultats de cette étude ne permettent pas d’éclaircir les mécanismes précis associant laxatifs et démence. Toutefois, les scientifiques chinois avancent une hypothèse qui implique le microbiote intestinal. En influençant la composition du microbiote intestinal, les laxatifs pourraient affecter la production de neurotransmetteurs impliqués dans les fonctions cognitives et faciliter le passage de substances neurotoxiques dans le système nerveux central. Des travaux plus approfondis seraient évidemment nécessaires pour confirmer le lien entre l’utilisation de laxatifs et le risque de démence.

En attendant la confirmation de l’action des laxatifs sur le microbiote intestinal, il est conseillé aux professionnels de santé de prévenir le mésusage des laxatifs chez leurs patients et de rester vigilants quant aux risques associés à l’utilisation à long terme de ces médicaments. Il est également important d’insister auprès des patients sur les règles hygiéno-diététiques dont les bénéfices ont été prouvés dans le soulagement de la constipation.

Déborah L., Docteur en Pharmacie

Sources

– Association entre l’utilisation régulière de laxatifs et la démence incidente chez les participants à la biobanque britannique. n.neurology.org. Consulté le 24 avril 2023.
– Constipation chez l’adulte. www.vidal.fr. Consulté le 24 avril 2023.
Le secret du toucher ostéopathique

Soigner une sciatique avec l’ostéopathie | Thierry Payet

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Comment se protéger du rhume des foins?

Comment se protéger du rhume des foins? | Thierry Payet

Cet article, destiné au grand public, reflète l’état des connaissances sur le sujet traité à sa date de mise à jour. Il n’a pas vocation à se substituer aux recommandations et préconisations de votre médecin ou de votre pharmacien.


Avec l’arrivée du printemps, les allergies saisonnières apparaissent. Le rhume des foins se caractérise par les symptômes suivants : le nez qui coule, la gorge qui gratte et les yeux rouges.
La rhinite allergique saisonnière, plus connue sous le nom de « rhume des foins », est une réaction allergique causée par l’exposition aux pollens.

Actuellement, environ 30% des adultes et 20% des enfants souffrent d’allergies au pollen, soit le double de ce qu’il y avait il y a 20 ans.

I- Qu’est- ce que le rhume des foins ?

Le rhume des foinségalement connu sous le nom de « rhinite allergique saisonnière », est une réaction allergique qui survient généralement en réponse à la présence de pollen dans l’air.

Les pollens les plus courants qui déclenchent le rhume des foins sont ceux produits par les arbres, les herbes et les fleurs pendant la saison de floraison, généralement au printemps et en été. Les symptômes peuvent varier en intensité en fonction de la quantité de pollen dans l’air et de la sensibilité individuelle de la personne aux allergènes.

L’allergie au pollen provoque une inflammation qui commence localement dans le nez et se propage souvent aux yeux, ce qui est appelé rhinite ou rhino-conjonctivite. Cette inflammation peut également affecter le pharynx, le larynx, les bronches, et ainsi de suite.

II- Quels sont les symptômes ?

Les symptômes de la rhinite allergique saisonnière comprennent des éternuements, un écoulement nasal, des démangeaisons nasales, des picotements dans la gorge ou les yeux, des yeux larmoyants et rouges, ainsi que des maux de tête et de la fatigue.

Les allergies respiratoires peuvent se manifester sous forme de rhinite allergique ou d’asthme allergique. Ces deux conditions sont souvent liées, car 80% des asthmatiques ont également une rhinite allergiqueet 20% des personnes atteintes de rhinite allergique sont également asthmatiques.

La rhinite est dite intermittent si elle dure moins de 4 semaines. Elle est dite persistante si elle dure plus de 4 semaines consécutives.

Bon à savoir Ces exemples ne sont pas exhaustifs, il existe de nombreux autres dispositifs de soutien pour les professionnels de santé.
Il est important que les professionnels connaissent ces ressources pour pouvoir demander de l’aide en cas de besoin.

Pour se soigner du rhume des foins, il n’existe malheureusement pas de traitement pour le stopper complètement. Voici quelques gestes simples à adopter pour réduire les symptômes du rhume des foins :

  • La première chose à faire est de s’éloigner de la substance allergénique si cela est possible;
  • Pour réduire les risques allergiques à la maison, il est conseillé d’aérer de 10 minutes tôt le matin ou tard le soir;
  • Pour éviter les complications bactériennes, il est important de se moucher régulièrement si vous avez le nez qui coule ou bouché;
  • Pour amplifier les symptômes d’allergieséviter le contact la fumée de tabacqui est un irritant;
  • Pour débarrasser des pollens, il est conseillé de changer de vêtements régulièrement et de prendre une douche dès l’arrivée à la maison;
Bon à savoir Le traitement ne sera pas le même pour soigner un rhume d’origine virale qu’un rhume des foins.

IV- Quand demander l’aide d’un professionnel de santé ?

Si les gestes simples du quotidien ne suffisent pas à réduire les symptômes du rhume des foins, il est important de consulter un professionnel de santé. Voici les étapes à suivre :

  • Si les symptômes sont légers, demandez conseil à votre pharmacien pour des médicaments en vente libre;
  • Si votre qualité de vie est affectée ou si des complications surviennent, consultez votre médecin traitant pour un traitement adapté.
  • Si les symptômes persistent malgré le traitement ou si vous présentez des symptômes d’asthme allergique ou de sinusite récurrente, un allergologue peut aider à identifier l’origine de l’allergie et proposer un traitement adapté.
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Maladies cardiovasculaires : une prévention à connaître | Thierry Payet

Les maladies cardiovasculaires ou cardio-neurovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde, la deuxième en France après les cancers. Selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), elles sont la première cause de mortalité chez les femmes et la deuxième chez les hommes.

C’est pourquoi, en matière de santé publique, l’État s’est fixé comme priorité d’assurer la préservation de la santé physique des français. Mais également de réduire le risque d’être atteint d’une maladie chronique. Cet objectif est d’autant plus vrai dans le cadre professionnel. En effet, la loi oblige les employeurs à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé physique et mentale de leurs employés, conformément à l’article L. 4121-1 du Code du travail.

Le nombre croissant de maladies chroniques chez les salariés soulève la question de la maintenabilité de l’emploi et du retour au travail après une période d’arrêt. Des actions de prévention existent pour préserver la santé physique des salariés.

I- Cinq facteurs de risque qui menacent votre santé cardiovasculaire :

Les facteurs de risque des maladies cardiovasculaires sont nombreux. Les plus courants sont :

  1. L’hypertension artérielle : une pression artérielle élevée qui peut endommager les parois des vaisseaux sanguins et augmenter le risque de maladies cardiovasculaires.
  2. Le diabète : une maladie qui peut endommager les vaisseaux sanguins et augmenter le risque de maladies cardiovasculaires.
  3. L’obésité : Une alimentation riche en gras saturés, en sel et en sucre peut favoriser l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie et le surpoids, en augmentant ainsi le risque de maladies cardiovasculaires.
  4. Le tabagisme : l’un des principaux facteurs de risque des maladies cardiovasculaires car il endommage les parois des vaisseaux sanguins et augmente la pression artérielle.
  5. Le manque d’exercice physique et le stress.

II- Les avantages du dépistage des maladies cardiovasculaires

Le dépistage des maladies cardiovasculaires permet une détection précoce qui contribue grandement à la prévention et à la prise en charge précoce de ces maladies.

Les tests de dépistagetels que les examens de la tension artérielle, les tests sanguins et les électrocardiogrammes, peuvent aider à identifier les facteurs de risque et les symptômes précoces des maladies cardiovasculaires. Cela mène à aider les personnes à changer leur style de vie pour réduire les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires, tels que le diabète, l’hypertension et l’alimentation malsaine.
En plus, certaines maladies métaboliques sont héréditaires et peuvent être générationnelles transmises. Par exemple chez les nouveau-nés ou les enfants, ce qui permet de prendre des mesures pour prévenir la transmission de la maladie aux générations suivantes.

C’est pourquoi la détection précoce des maladies cardiovasculaires permet de mettre en place un plan de traitement préventif qui peut aider à maintenir la santé cardiovasculaire des personnes.

III- De bonnes habitudes alimentaires pour réduire son risque métabolique :

Une alimentation saine et équilibrée peut aider à réduire le risque de maladies cardiovasculaires. Voici quelques bonnes habitudes alimentaires à adopter pour protéger votre cœur :

  1. Consommez des fruits et légumes : Les fruits et légumes sont riches en fibres, en vitamines, en minéraux et en antioxydants, qui sont bénéfiques pour la santé cardiaque. Il est recommandé de manger au moins 5 portions de fruits et légumes par jour.
  2. Choisissez des aliments riches en fibres : Les aliments riches en fibres, tels que les grains entiers, les légumineuses et les noix, peuvent aider à réduire le taux de cholestérol et à maintenir un poids santé.

Réduisez la consommation de gras saturés et de gras trans : Les gras saturés et les gras trans sont associés à un risque accru de maladies cardiovasculaires.

IV- Comment améliorer la santé et le bien-être des patients par le soin et la prévention ?

Médicalib accompagne les entreprises en organisant des campagnes de prévention adaptées aux besoins de chacun. Notamment des campagnes de dépistage des maladies métaboliques afin de donner une tendance de risque au diabète et à l’hypertension artérielle. Mais également des campagnes de vaccination contre la grippe, des recherches de pesticides dans le corps, des bilans complets…).

Le but est de maintenir les salariés en bonne santé, de les protéger contre le développement de formes graves de maladie, d’améliorer leur qualité de vie au travail et de limiter l’absentéisme.

Ces campagnes comprennent les éléments suivants :

  1. Information et communication sur les maladies dépistées
  2. Intervention sur site d’un(e) infirmier(e) Medicalib
  3. Acte de dépistage, ou de vaccination des salariés sur le lieu de travail
  4. Remise des résultats avec des recommandations (pour les campagnes de dépistages)

Notre mission : faciliter votre quotidien de professionnel de santé libéral en vous proposant des solutions adaptées et des articles utiles à l’exercice de votre pratique professionnelle.

Le site internet de Medicalib permet aux patients de prendre facilement rendez-vous avec une infirmière à domicile.

Grace à notre plateforme nous pouvons vous accompagner dans le développement de votre patientèle et dans l’optimisation de votre tournée.

Journée mondiale de l’endométriose

30 mars 2019, journée mondiale contre l’endométriose. | Thierry Payet

Le mois de mars met sur le devant de la scène l’endométriose, une pathologie gynécologique qui touche environ 1,5 millions de femmes en France. Du 6 au 12 mars, a lieu la semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose et le 25 mars se déroule la marche mondiale pour l’endométriose. Deux occasions de sensibiliser sur cette maladie chronique et ses multiples enjeux.

Journée mondiale de l’endométriose

L’endométriose, une maladie fréquente, mais encore mal connue

L’endométriose est une maladie gynécologique chroniquecaractérisée par la présence de cellules de l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. A chaque cycle menstruel, les femmes souffrent de douleurs pelviennes très intenses et très invalidantesavec parfois un impact sur leur fertilité. Les causes de cette maladie restent encore mal connues et il n’existe pas de traitement spécifique capable de la guérir.

Encore mal connue des professionnels de santé, l’endométriose est une maladie qui reste difficile à diagnostiquer, avec une errance diagnostique qui varie entre 7 et 10 ans. Pour expliquer un tel retard de diagnostic, plusieurs facteurs entrent en ligne de compte :

  • Des causes encore mal précisées ;
  • Une absence d’examen diagnostique spécifique ;
  • Des symptômes variables et sans lien direct avec la nature des lésions ;
  • Des lésions très diverses, en nature et en localisation.

Des enjeux multiples pour améliorer le quotidien des femmes

Les équipes médicales et les chercheurs travaillent pour améliorer le quotidien des femmes atteintes d’endométriose, et ce à plusieurs niveaux :

  • Permettre un diagnostic plus rapide et précis;
  • Mieux reconnaître l’endométriose au niveau du système de santé (statut d’ALD, Affection Longue Durée), mais aussi au sein de la société (reconnaissance dans la vie professionnelle) ;
  • Faciliter le quotidien des femmes ;
  • Développer des traitements spécifiques;
  • Accompagner les femmes dans la prise en charge de l’infertilitél’endométriose étant reconnue comme un facteur d’infertilité féminine.

Les douleurs des patientes sont parfois très invalidantes et compliquent les activités de la vie quotidienne, à la maison comme au travail. Mal reconnue, parfois stigmatisée, l’endométriose est fréquemment associée à une fatigue chroniquemais aussi à des troubles anxieux et dépressifs. Progressivement, les autorités de santé publique prennent conscience des enjeux liés à la santé des femmes atteintes d’endométriose. En témoigne la stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, lancée en 2022.

Quelle place pour l’endométriose en entreprise ?

Récemment, un sondage IPSOS mené pour la Fondation Recherche Endométriose a révélé que plus de la moitié des Français considère que les entreprises doivent accompagner les femmes atteintes d’endométriose. Le sondage révèle que l’endométriose est de plus en plus connue du grand public, avec 83 % des Français qui en ont déjà entendu parler. Le frein que peut représenter l’endométriose dans la vie professionnelle est également bien perçu, de nombreux Français comprenant pourquoi les femmes ont tendance à ne pas en parler (peur d’être jugées, entrave à leur carrière, absence de réaction, …).

Seulement 4 % des répondants de l’enquête soulignent que leur entreprise a déjà mené des campagnes de sensibilisation ou des actions en faveur des femmes atteintes d’endométriose. D’une manière générale, et toute logique, les femmes sont plus sensibles à la question de l’endométriose en entreprise que les hommes. Les jeunes actifs sont également plus ouverts à ces questions, en lien avec une connaissance plus importante de la maladie, mais aussi avec un rapport différent au milieu de l’entreprise. Pour les femmes atteintes d’endométriose, le télétravail n’est pas forcément la meilleure solution. Et accompagnement personnalisé et adapté à leur situation spécifique semble plus recherché pour leur permettre de concilier leur carrière avec l’endométriose.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Publié le 29 mars 2019 par Alexana A, Journaliste Scientifique. Mis à jour par Estelle B., Docteur en Pharmacie., le 23 mars 2023.

Sources

– Mois de prévention et d’information sur l’endométriose. presse.inserm.fr. Consulté le 20 mars 2023.
– Endométriose & travail : fin du tabou et début d’un new deal ? ipsos.com/. Consulté le 20 mars 2023.