Homme malvoyant atteint de DMLA. Lisant les recommandations de la HAS

DMLA recommandations en 2022 | Thierry Payet

Principale cause de malvoyance après 50 ans dans les pays industrialisés, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie particulièrement invalidante. Elle peut mener à la cécité (perte de la vue). D’où la nécessité d’un suivi régulier sur le long terme comme le stipule la Haute Autorité de Santé dans ses nouvelles recommandations. On fait le point sur les recommandations de la DMLA en 2022.

Homme malvoyant atteint de DMLA. Lisant les recommandations de la HAS

Recommandation DMLA et handicap visuel

Principale cause de handicap visuel chez les personnes de plus de 50 ans, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) se caractérise par une dégradation progressive de la zone centrale de la rétine. Constituée de cellules sensibles à la lumière, la rétine a pour rôle de transformer les signaux lumineux reçus par l’œil en signaux électriques destinés au cerveau. Au stade initial, la DMLA ne provoque pas de déficience visuelle. Malheureusement, son évolution peut conduire à une altération sévère de la vue voire à une perte de la vision.

À savoir ! Touchant près de 8% de la population française, la DMLA voit sa fréquence augmenter avec l’âge pour toucher 25 à 30 % des personnes de plus de 75 ans.

La Haute Autorité de Santé (HAS) rappelle pourtant qu’un repérage précoce de la DMLA  peut limiter le handicap visuel et les conséquences sur le quotidien du patient. D’où la nécessité d’un suivi régulier sur le long terme comme le stipule l’instance à travers ses nouvelles recommandations.

Vision : une surveillance régulière nécessaire

Pour pouvoir repérer précocement une DMLA, encore faut-il en connaître les facteurs de risque. Obésité, tabagisme, antécédents familiaux ou régime alimentaire (pauvre en oméga 3 ou riche en graisses saturées) constituent ainsi autant de paramètres à prendre en compte dans le repérage de la maladie. La HAS conseille donc aux personnes de plus de 50 ans et présentant un ou plusieurs de ces facteurs de risque de procéder à une surveillance régulière de leur vision.

En pratique, chacun peut procéder à une auto-surveillance régulière de sa vision à l’aide d’un outil appelé « la grille d’Amsler ». Disponible sur internet, ce système d’auto-évaluation permet au patient de détecter une éventuelle déformation des lignes ou une tache sombre au centre de la vision. Qui dit auto-surveillance implique également une vigilance quotidienne de la part du patient face à la survenue d’éventuels troubles de la vision comme :

  • Une déformation des objets observés
  • Une modification de la vision des couleurs
  • Une moindre perception des contrastes
  • Des difficultés à lire malgré une correction adaptée
  • Une gêne en vision nocturne

À savoir ! Si l’un de ces signes apparaît, il est recommandé de consulter rapidement un ophtalmologiste.

Cette auto-surveillance de la vision doit être complétée par une visite chez un ophtalmologiste. A réaliser tous les ans ou tous les deux ans.

Une stratégie thérapeutique adaptée au type de DMLA

Les nouvelles recommandations pour la DMLA de la HAS sont également l’occasion de faire le point sur les méthodes diagnostiques et des traitements existants. Face à des symptômes évoquant une DMLA, l’ophtalmologiste devra procéder à un examen clinique complet.

Des examens complémentaires sont également essentiels comme :

  • Un examen approfondi du fond d’œil
  • Une tomographie par cohérence optique (OCT)
  • Voire une angiographie

L’objectif de ces examens ? Confirmer le diagnostic de DMLA et identifier sa forme (sèche ou humide). Car la stratégie thérapeutique adoptée différera en fonction de la forme de DMLA du patient.

À savoir ! Il existe deux types de DMLA : la DMLA sèche (ou atrophique) et la DMLA humide (ou exsudative). La DMLA sèche correspond à un amincissement anormal de la zone centrale de la rétine. Entrainant une disparition progressive des cellules spécialisée équipées de photorécepteurs. Elle provoque une altération lente et progressive de la vision centrale (en 5 à 10 ans). Quant à la DMLA humide (ou exsudative), elle se caractérise par le développement anormal de vaisseaux sanguins dans la zone centrale de la rétine. D’évolution rapide, elle peut conduire à une perte de la vision centrale en quelques semaines ou même quelques jours.

Pour une DMLA humide par exemple, le traitement de première intention consistera en l’injection dans l’œil d’un inhibiteur du facteur de croissance de l’endothélium vasculaire. Quant aux formes sèches de DMLA, elles devront faire l’objet d’une rééducation personnalisée afin de favoriser l’autonomie du patient et l’aider à développer des stratégies compensatrices de la perte de vision. Dans tous les cas, le patient se verra conseiller d’arrêter de fumer.

Déborah L., Docteur en Pharmacie

Sources

– Dégénérescence maculaire liée à l’âge.Haute Autorité de Santé. . Consulté le 15 novembre 2022.
– Comprendre la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Amélie. . Consulté le 16 novembre 2022.
Coopération entre médecins et infirmiers libéraux

Coopération entre médecins et infirmiers libéraux | Thierry Payet

Comment limiter les situations pouvant amener à une rupture du parcours de soins ? Comment prévenir une décompensation en lien avec une maladie chronique ? …

Un texte publié au Journal Officiel le 27 Octobre 2022, informe sur la mise en place d’un protocole de “coopération entre médecins et infirmiers pour la prise en charge à domicile des patients âgés ou en situation de handicap et en difficultés pour se déplacer aux cabinets des médecins”.

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Cet article, destiné au grand public, s’appuie sur les données disponibles sur le sujet traité, à sa date de mise à jour.


I – Coopération médecin/infirmier : qui sont les patients concernés par le protocole ?

Le protocole de coopération entre médecins et infirmiers s’inscrit dans le cadre des mesures actées par le Ségur de la santé. Il vise à “renforcer les interventions des professionnels de santé libéraux sur les lieux de vie des personnes âgées.”

Ce nouveau protocole s’adresse aux patients âgés de plus de 65 ans ainsi qu’aux patients majeurs présentant un handicap reconnu par les maisons départementales pour les personnes handicapées (MDPH). Il permet notamment de renforcer la coordination des soins pour un meilleur suivi à domicile ou en EHPAD.

Bon à savoir Ce protocole n’est pas applicable aux patients souffrant de pathologies psychiatriques non stabilisées, et pour lesquels le médecin s’est déplacé au domicile au moins à 3 reprises au cours de l’année précédente.


II – Coopération médecin/infirmier : quels sont les actes délégués aux infirmiers ?

Dans le cadre de ce nouveau protocole, plusieurs actes peuvent être délégués par le médecin traitant à l’infirmier libéral, à savoir :

  • la consultation mensuelle de suivi
  • les interventions en réponse à un appel du patient en cas d’événements intercurrents qui peuvent nécessiter :
    • le renouvellement et l’adaptation des dispositifs de compression veineuse
    • la prescription d’antalgiques de niveau 1
    • l’identification des risques de chute avec prescription si nécessaire de mesures de prévention
    • l’établissement d’un diagnostic de dénutrition  avec déploiement si nécessaire d’actions de correction
    • l’adaptation des traitements par diurétiques et anti-hypertenseurs en cas de forte chaleur afin de prévenir la déshydratation.


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Sources :

  • Arrêté du 24 octobre 2022 relatif à l’autorisation du protocole de coopération – Légifrance
  • Les protocoles nationaux de coopération – Ministère de la santé et de la prévention
Ethique et soin : quelle actualité ?

Ethique et soin : quelle actualité ? | Thierry Payet

“La pandémie de Covid 19 a mis en lumière la vulnérabilité du système de soins et les faiblesses de la santé publique en France.” [1]

Ainsi, à l’heure où l’organisation du système de santé est remise en cause, et où une crise majeure touche les soignants et le sens profond de leur vocationune réflexion autour de la place de l’éthique s’impose.

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I – Éthique et santé : bilan actuel

A – Déclaration globale

La pandémie (Covid-19) que nous avons récemment traversée a fait éclater au grand jour les dysfonctionnements du système de santé.

Le CCNE (Comité Consultatif National d’Ethique) relève notamment une dégradation des conditions de travail et une “technicisation” croissante de la pratique soignante allant à l’encontre de la relation humaine soignant-soigné. En effet, seul le geste technique (indicateur mesurable) est aujourd’hui valorisé  par la logique économique actuellement imposée.


B- Mal-être des soignants

Technicisation” de la pratique soignante au détriment de la relation de soin, et transformations structurelles de la société (rapport au travail, altération du rapport au temps, niveau de salaire bas au regard de l’engagement des soignants, poids des contraintes budgétaires, vieillissement de la population, révolution technologique…) favorisent aujourd’hui une approche focalisée sur le traitement de la maladie plutôt qu’une prise en charge globale et un accompagnement humain de la personne.

La conjoncture actuelle entraîne un décalage entre la logique économique de rentabilité imposée par les instances et le besoin vital des soignants, comme des patients, d’humanité. Les soignants interrogent en effet aujourd’hui le sens de leur métier.  Un épuisement manifeste des professionnels de santé et une détérioration de la couverture et des prestations de soin s’observent.


Bon à savoir Comme le souligne le CCNE, une partie du soin, ne se prêtant pas aisément à une mesure quantifiable, est essentielle. Cette dernière consiste à écouter, à dialoguer, à entrer en relation, à accompagner la souffrance, à rechercher par une approche interdisciplinaire le juste niveau de soins pour la personne.


II – Appel du comité d’éthique

Le Comité consultatif national d’éthique appelle à recentrer les soins sur les patients afin de leur permettre d’accéder plus facilement à une prise en charge et un suivi régulier.

Par ailleurs, face à la crise qui touche actuellement le système de santé, et donc les soignants, le CCNE souhaite qu’une réflexion autour de la revalorisation des tâches accomplies par les professionnels de santé soit menée (respect du travail effectué, réintroduction d’éthique au sein de la pratique…)


Bon à savoir “Deux principes éthiques majeurs doivent guider la rénovation qui s’annonce : un accès égal pour tous au système de santé et de soins (principe de justice sociale) et le respect inconditionnel des personnes soignées et de ceux qui les soignent (principe de respect de la personne).” [2]


III – Appel du comité d’éthique : quelles conclusions ?

Selon le CCNE, 3 axes sont à déployer :

UN – Redonner du sens aux métiers du soin

Remettre la relation humaine au cœur de la prise en charge en permettant notamment aux soignants d’accorder du temps à leurs patients.


B- Renforcer l’accès aux soins

Permettre à chacun de vivre le plus longtemps possible en bonne santé grâce au déploiement d’actions de prévention à une prise en charge et un suivi de qualité.

Une modification de l’organisation des soins sur l’ensemble du territoire est à envisager afin de favoriser une meilleure coordination des soins entre les différents acteurs du parcours. Par ailleurs une réflexion concernant zones sous dotées s’impose afin de les rendre davantage attractives et de pouvoir ainsi garantir un accès aux soins à tous.


C- Défendre une meilleure “démocratie en santé”

Consacrer du temps à l’écoute et la prise en compte des besoins formulés par les professionnels de santé et les patients.

L’humain doit être au cœur des préoccupations.


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Sources :

  • [1] Communiqué de presse – Article 140 : « Repenser le système de soins sur un fondement éthique. Leçons de la crise sanitaire et hospitalière, diagnostic et perspectives. »Comité Consultatif National d’Ethique – CCNE – 7 novembre 2022
  • [2] Communiqué de presse – Article 140 : « Repenser le système de soins sur un fondement éthique. Leçons de la crise sanitaire et hospitalière, diagnostic et perspectives. »Comité Consultatif National d’Ethique – CCNE – 7 novembre 2022
journée mondiale de lutte contre la poliomyélite

Journée mondiale de lutte contre la poliomyélite | Thierry Payet

Au début des années 1990, encore 350 000 personnes étaient touchées chaque année par la poliomyélite à travers le monde. Une maladie pourtant presque oubliée en France grâce à la vaccination obligatoire depuis de nombreuses années. A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la poliomyélite le 24 octobre 2022, plus de 3 000 scientifiques de plus de 100 pays ont réaffirmé auprès des Etats la nécessité de la stratégie d’éradication de la maladie à l’horizon 2030.

journée mondiale de lutte contre la poliomyélite

Poliomyélite, une maladie qui reste d’actualité

En France, la poliomyélite a totalement disparu, hormis quelques cas exceptionnels d’importation. Pourtant, elle était auparavant une maladie redoutable, à l’origine de multiples paralysies et de décès chez les enfants. Grâce à la vaccination, devenue obligatoire en France dès 1964, la population a presque oublié cette maladie. Mais qui persiste dans plusieurs pays du monde.

De nos jours, trois zones géographiques constituent encore des foyers de persistance de la poliomyélite dans le monde : le Nigéria, le Pakistan, l’Afghanistan.

Ailleurs dans le monde, la maladie a quasiment disparu dans nombre de pays en seulement une trentaine d’années. En effet, dans les années 1990, encore 125 pays connaissaient des cas de poliomyélite chez l’enfant, avec des décès chaque année.

La vaccination, l’espoir d’une éradication possible

Aujourd’hui, la vaccination contre la poliomyélite en France est intégrée à la vaccination DTP, pour Diphtérie – Tétanos – Poliomyélite. L’importante couverture vaccinale en Europe et dans de nombreux pays dans le monde a permis un fort recul de la maladie. L’espoir de l’OMS est d’atteindre une éradication possible de la maladie à l’horizon 2030. Pour atteindre un tel objectif, il faut impérativement mettre en œuvre l’Initiative mondiale de l’éradication de la poliomyélite. Un engagement fort des Etats du monde entier, dont l’importance a récemment été réaffirmée par plus de 3 000 scientifiques issus de 115 pays réunis au sommet mondial de la santé à Berlin.

L’initiative d’éradication prévoit notamment la vaccination de 370 millions d’enfants dans les cinq années à venir. Ainsi que la surveillance de la maladie dans cinquante pays, où une résurgence de la poliomyélite est observée depuis peu. Tant que la maladie n’est pas éradiquée, elle peut ressurgir partout où la couverture vaccinale n’est pas suffisante. Une situation qui explique pourquoi la vaccination contre la poliomyélite reste obligatoire en France pour tous les nourrissons.

Journée mondiale de lutte contre la poliomyélite : une résurgence ces derniers mois

Récemment, des flambées de cas de poliomyélite ont été recensées aux USA, en Israël ou au Royaume-Uni. La vaccination à l’échelle mondiale constitue donc un enjeu majeur de santé publique pour tous les pays du monde. Et la stratégie d’éradication nécessite des financements importants, avec la contribution de tous les pays qui le peuvent. L’Europe et la France se sont notamment engagés pour soutenir les actions visant à permettre l’éradication de la maladie.

Cet engagement fort des Etats pour l’éradication de la poliomyélite intervient à quelques jours de la journée mondiale de lutte contre la maladie, une journée organisée par le Rotary International et ses nombreux partenaires, dont l’OMS et l’UNICEF. L’occasion de sensibiliser les Français sur une maladie qu’ils ont souvent oubliée, mais qui pourrait se rappeler à leur mémoire, si les efforts de vaccination venaient à se relâcher.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Les dirigeants mondiaux s’engagent à hauteur de 2,54 milliards de dollars des États-unis pour mettre fin à la poliomyélite lors du Sommet mondial de la santé. qui.int. Consulté le 20 octobre 2022.
Thérapie par manipulation ostéopathique (OMT) en soins palliatifs• Liem Health Blog

Thérapie par manipulation ostéopathique (OMT) en soins palliatifs• Liem Health Blog | Thierry Payet

Une étude en cours de 2022 portait sur la perception des patients de la thérapie par manipulation ostéopathique (OMT) et de son effet en tant qu’intervention supplémentaire sur le traitement standard palliatif, qui tente de maintenir la qualité de vie des patients touchés aussi élevée que possible en améliorant la gestion des symptômes. OMT offre une approche non pharmacologique du soulagement des symptômes.

Le critère de jugement principal était l’identification des perceptions des patients sur l’efficacité de la TMO en tant que complément complémentaire aux soins palliatifs standard. L’évolution des résultats de l’OMT par rapport au symptôme d’Edmonton était secondaire

système d’évaluation considéré.

Qui est intéressé par les dates exactes :

Les résultats du traitement palliatif standard (= groupe témoin) ont été comparés à ceux qui ont également reçu la TMO (= groupe d’intervention). L’évaluation des sondages avant et après les traitements respectifs a été effectuée à l’aide du système d’évaluation des symptômes d’Edmonton (ESAS).

En outre, les perceptions des patients sur l’efficacité de l’OMT supplémentaire ont été examinées.

Résultats:

Au total, 38 patients ont reçu une intervention palliative standard et 9 patients ont également reçu une OMT. Dans le groupe témoin, le fardeau des symptômes, en particulier la fatigue et la dépression, a diminué de manière significative. En raison de la petite taille de l’échantillon dans le groupe d’intervention, aucun résultat statistiquement significatif n’a été obtenu. Cependant, il y avait une tendance claire dans tous les symptômes décrits, à l’exception de l’anxiété, après le traitement par OMT. En ce qui concerne les perceptions des patients sur la TMO, 71 % ont estimé que la TMO avait un impact positif sur les soins globaux, 57 % estimaient que la TMO améliorait la douleur et 71 % ont signalé une amélioration des symptômes non douloureux.

conclusion:

Bien que la signification statistique n’ait pas été atteinte, les résultats suggèrent fortement le potentiel de la TMO en soins palliatifs. Cela pourrait être confirmé par d’autres études plus importantes dans ce domaine (Terra et al. 2022).

Assurance professionnelle pour les infirmières libérales (IDEL)

Assurance professionnelle pour les infirmières libérales (IDEL) | Thierry Payet

La loi Kouchner 2002-303 du 4 mars 2002, relative aux droits des malades et à la qualité du système de soins, précise que les infirmières et infirmiers libéraux sont tenus de souscrire à une assurance responsabilité civile professionnelle (RCP).

Dans le cadre de l’exercice de sa pratique, l’infirmier peut être mis en cause et voir sa responsabilité engagée.

Quelles responsabilités lui incombent ? Quelle protection offre la RCP ? A quel prix ?

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JE – Les responsabilités de l’IDEL

L’infirmier est personnellement responsable des décisions et des actes de soins qu’il effectue dans le cadre de son rôle propre.

Il est donc susceptible d’engager sa responsabilité civile, administrative, pénale ou disciplinaire.

Bon à savoir Si le déplacement n’est pas mentionné sur l’ordonnance, vous pouvez le facturer « avec tact et mesure ». Il ne sera alors pas pris en charge par l’Assurance Maladie et, il reviendra au patient de vous verser le montant de cette indemnité.
Pensez à bien l’avertir!

II- La RCP : une obligation légale

L’article L.1142-2 du code de santé publique (CSP) indique que :

Les professionnels de santé exerçant à titre libéral, […] sont tenus de souscrire une assurance destinée à les garantir pour leur responsabilité civile ou administrative susceptible d’être engagée en raison de dommages subis par des tiers et résultant d’atteintes à la personne, survenant dans le cadre de l’ensemble de cette activité.”

Bon à savoir Avant toute souscription il importe de bien lire les différentes clauses d’exonération de responsabilité notamment en cas de force majeure, d’intervention d’un tiers, etc…

III- RCP : quelle couverture pour les IDEL ?


UN – Risques

La responsabilité civile professionnelle couvre les risques (faute professionnelle, négligence, …) liés à la pratique de l’activité professionnelle ainsi que les éventuels dommages causés à un tiers (patient ou collègue).

Parmi les risques potentiels on recense :

  • une erreur de dosage lors de l’administration des traitements
  • une erreur de manipulation lors de l’auscultation d’un patient
  • un accident causé par le matériel médical
  • un accident dû à une négligence ou une omission
  • un accident lié à un mauvais conseil ou une mauvaise appréciation

B- Prise en charge

  • prise en charge des frais liés à la procédure de défense du professionnel de santé (honoraires d’avocat, frais d’expertise, etc.).une erreur de manipulation lors de l’auscultation d’un patient
  • indemnisation financière du préjudice subi par un patient, ses proches, ou un tiers payeurs (organismes sociaux …).
Bon à savoir pour pouvoir prétendre à une indemnisation, le patient, ses proches …  doivent être en mesure de prouver :
*LA FAUTE : volontaire ou involontaire, grave ou non, la preuve de l’existence d’une faute permet d’attester que l’infirmier n’a pas prodigué des soins « consciencieux, attentifs et conformes »
*L’ATTEINTE A L’INTÉGRITÉ physique ou psychique du patient, une aggravation de son état ou son décès.
*LE RAPPORT DIRECT entre la faute et le dommage subi.

IV- Non souscription à une RCP : quel(s) risque(s) ?

“Le manquement à l’obligation d’assurance prévue à l’article L. 1142-2 est puni de 45 000 euros d’amende.

Les personnes physiques coupables de l’infraction […] encourent également la peine complémentaire d’interdiction […] d’exercer l’activité professionnelle ou sociale dans l’exercice de laquelle ou à l’occasion de l’exercice de laquelle l’infraction a été commise. Cette interdiction est portée à la connaissance du directeur général de l’agence régionale de santé qui en informe les organismes d’assurance maladie. » [1]


V- RCP : quel coût ?

Le coût de souscription à une responsabilité civile professionnelle varie en fonction des options choisies par le professionnel de santé, de son expérience professionnelle…

En moyenne, le prix d’une assurance responsabilité civile infirmier est de 59€ par an.


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Sources :

  • [1] Code de la santé publique – Légifrance – Article L1142-25
  • Les 3 responsabilités professionnelles de l’infirmière – MACSF – 11 MAI Mars 2022
  • Le rôle propre de l’infirmier – MACSF – MAJ 8 mars 2021
Le système lymphatique — Full Circle Osteopathy

Le système lymphatique — Full Circle Osteopathy | Thierry Payet

Une partie de celui-ci est une collection de petits tubes trouvés dans tout le corps, et vous pouvez considérer ces tubes comme faisant partie du système circulatoire du corps. Dites « circulatoire » et tout le monde pense au sang, aux artères et aux veines, mais la responsabilité ne s’arrête pas là. Les tubes lymphatiques sont bel et bien aussi importants que les tubes qui transportent le sang dans le corps. L’autre partie du système lymphatique est une collection de tissus plus grands trouvés dans diverses zones du corps et vous pouvez les considérer comme faisant partie du système de défense du corps. Alors tout de suite, vous pouvez voir que c’est vachement important !

Examinons ces zones un peu plus en détail… Petit récapitulatif pour vous sur la circulation : les artères amènent le sang du cœur vers le corps, et les veines ramènent le sang vers le cœur depuis le corps. Quelle est la place du système lymphatique dans tout cela ? Eh bien, les tubes (ou vaisseaux) du système lymphatique suivent à peu près le trajet des veines du corps (donc en remontant vers le cœur). La pompe du cœur crée une pression qui entraîne le sang dans les artères où il est distribué dans tout le corps, fournissant une nourriture vitale à tous les différents tissus du corps (c’est-à-dire notre peau, nos muscles, nos os et nos organes). Cependant, la pression exercée par les artères provoque la fuite d’une partie du liquide et des nutriments contenus dans le sang dans les zones environnantes. Et c’est là que les tubes lymphatiques entrent en jeu. Ils récupèrent l’excès de liquide et de nutriments (principalement des protéines) et le renvoient vers le cœur pour être réutilisé par l’organisme. Cela garantit que chaque élément précieux de liquide et de nutrition dans le corps n’est pas gaspillé. Très efficace non ?! Le liquide qui circule dans les vaisseaux lymphatiques est simplement appelé « lymphe ».

La lymphe se déplace à travers les vaisseaux lymphatiques par une combinaison de contractions musculaires dans les parois des vaisseaux, et nous bougeons notre corps (une autre raison pour laquelle bouger est si bon pour vous !). Sur le chemin du retour vers le cœur, le liquide passe à travers une station de filtrage appelée ganglion lymphatique. Ici, toutes les mauvaises bactéries, virus ou même cellules cancéreuses qui se trouvent dans la lymphe sont traitées rapidement par nos cellules de défense. La lymphe fraîchement nettoyée est ensuite envoyée plus loin le long de la chaîne jusqu’à ce qu’elle atteigne une veine proche du cœur. C’est ici que la lymphe rentre dans le sang et que le cycle continue.

Avant d’oublier (je plaisante, nous n’oublions jamais !), dans l’intestin grêle se trouvent des vaisseaux lymphatiques très spécialisés qui aident le corps à absorber les graisses des aliments que nous mangeons. C’est une autre fonction importante du système lymphatique !

Défense, défense, défense !

Sur le front défensif, il existe divers tissus situés autour du corps (appelés tissus lymphoïdes) où se produit la production de nos cellules de défense. Les principaux tissus comprennent le « thymus » – qui se trouve dans la région supérieure de la poitrine, et la « rate » – qui se trouve dans l’abdomen. Sans ces organes pratiques, nous serions beaucoup plus sensibles aux infections et aux maladies (et à la mort). Ce sont donc ces organes qui aident à peupler notre corps avec les cellules de défense vitales. Nous avons beaucoup de raisons d’être reconnaissants avec ce système !

Les ostéos aiment leur système lymphatique

Alors pourquoi sommes-nous si intéressés par ce système ? Au cœur de l’ostéopathie se trouve le principe du maintien de l’équilibre et de l’équilibre des fluides dans tout le corps. Nous sommes tous soucieux de maintenir le flux. Mais parfois, le flux de liquide dans le corps peut être compromis, peut-être en raison d’une blessure ou d’une maladie, puis une congestion dans les tissus se produit et les choses commencent à stagner. Cela peut entraîner toute une série de problèmes, notamment la réduction des mouvements, la douleur et le déséquilibre dans tout le corps. Quel que soit votre problème, notre traitement visera à éliminer tous les obstacles à un système fonctionnel pour rétablir la circulation des fluides dans le corps. Parfois, un système lymphatique dysfonctionnel peut entraîner un type de gonflement appelé lymphœdème, qui est essentiellement un arriéré de liquide lymphatique. Cela se produit souvent dans les mains, les bras, les pieds et les jambes. Selon la cause, c’est quelque chose que votre fidèle Osteo est habile à gérer, alors demandez toujours de l’aide si vous remarquez un gonflement.

Nous espérons que cela a été intéressant et instructif, et nous espérons que vous avez maintenant un nouveau respect pour les subtilités du corps humain. Après tout, c’est ce qui vous maintient en vie, alors prenez-en soin. Voici à la santé !!

Les références:

1. Chila, A. 2011. Fondements de la médecine ostéopathique. 3e éd. Philadelphie : Wolters Kluwer Health/Lippincott Williams & Wilkins

2. Association Australasienne de Lymphologie. 2019. Qu’est-ce que le lymphoedème ? [Online]. Disponible depuis: https://www.lymphoedema.org.au/about-lymphoedema/what-is-lymphoedema/ [Accessed 05 Aug 2019]

Douleur au genou... Qu'est-ce que c'est ?  Que puis-je faire?

Douleur au genou… Qu’est-ce que c’est ? Que puis-je faire? | Thierry Payet

L’une des articulations les plus courantes que je traite en tant qu’ostéopathe est le genou, comme vous pouvez l’imaginer, le genou prend un bon coup dans la vie de tous les jours, que vous soyez un coureur, un haltérophile ou quelqu’un qui est assis à un bureau toute la journée. Nos genoux subissent une gamme de forces variables, donc je suis sûr que vous ou un membre de votre famille avez déclaré que leurs genoux étaient douloureux ou blessés à la fin de la journée.

Le genou est l’une des structures les plus grandes et les plus compliquées de notre corps en raison de la nature variable des structures qui composent le genou. Les genoux peuvent donc être endommagés par une blessure aiguë ou l’usure des heures supplémentaires, c’est l’usure que les thérapeutes manuels tels que les ostéopathes peuvent aider, soit par le travail pratique, soit par des conseils de rééducation.

Qu’est-ce que la douleur au genou ?

La douleur au genou peut être une douleur référée ou liée à l’articulation du genou elle-même. Il s’agira généralement d’une inflammation et d’un gonflement des tissus autour ou dans l’articulation du genou. La douleur peut être à l’avant, à l’arrière, sur les côtés, sous le genou ou la rotule elle-même.

Le genou est une articulation à charnière, ce qui signifie que son mouvement principal est de plier et de redresser la jambe, en raison de sa structure, une torsion est également possible au niveau de l’articulation. En raison de la complexité des genoux, une fois que l’articulation du genou est devenue symptomatique, vous pouvez constater que même les choses les plus simples comme marcher et s’asseoir deviennent douloureuses et que votre routine quotidienne devient un combat.

Structure de l’articulation du genou

L’articulation du genou se compose de deux parties : l’articulation tibio-fémorale (os de la cuisse et du tibia) et l’articulation fémoro-patellaire (rotule).

L’articulation est maintenue ensemble et stabilisée par 4 ligaments principaux appelés ligament croisé antérieur, ligament croisé postérieur, ligament collatéral médial et ligament collatéral latéral.

Vous avez ensuite les muscles qui déplacent l’articulation – principalement les quadriceps et les ischio-jambiers à l’avant et à l’arrière.

Il y a 6 sacs fluides qui peuvent être trouvés entre les muscles, les os et les ligaments. Ces sacs fluides sont connus sous le nom de bourses qui agissent comme des tampons absorbant les chocs. Ces bourses sont connues sous le nom de; la bourse poplétale (semi-mébranose), la bourse supra-rotulienne, la bourse infra-rotulienne, la bourse sous-cutanée prépatella, la bourse profonde infra-rotulienne et la bourse pes-anserine (sous-sartorielle).

Les muscles sont attachés aux os par des tendons, par exemple le tendon rotulien qui attache le muscle quadriceps à l’avant du tibia via la rotule.

Les extrémités des os sont tapissées de cartilage articulaire et entre l’articulation, il y a 2 morceaux de cartilage supplémentaires appelés ménisques.

Enfin, il y a la capsule articulaire qui est comme un sac qui entoure l’articulation et contient du liquide synovial qui nourrit et lubrifie le genou.

Symptômes de la douleur au genou

L’emplacement et la gravité de la douleur peuvent varier et dépendront de la cause du problème. Vous pouvez rencontrer un ou une combinaison des éléments suivants :

  • Gonflement et raideur

  • Rougeurs et chaleur au toucher

  • Faiblesse ou instabilité

  • Bruits de claquement ou de claquement/craquement

  • Incapacité à redresser le genou

  • Douleur en s’agenouillant ou en descendant les escaliers

  • Verrouillage – là où le genou se coince

  • Douleur en position assise prolongée

  • Douleur de courir

Vous devez appeler votre médecin généraliste ou consulter un médecin si vous ne pouvez pas supporter de poids sur votre jambe, si vous constatez une déformation évidente de votre jambe ou de votre genou, ou si vous avez de la fièvre en plus de rougeurs, de douleurs et d’enflures au genou.

Causes de la douleur au genou

En raison de la complexité du genou et du nombre de structures qui le composent, cela signifie que n’importe quel nombre de structures peut causer de la douleur. Quelques-unes des causes les plus courantes de genou sont :

  • Tendinite

  • Bursite

  • Fatigue musculaire

  • Déchirure du ménisque

  • Entorse ligamentaire

  • Synovite

  • Syndrome de la bande iliotibiale

  • Polyarthrite rhumatoïde

  • Arthrose

  • Traumatisme

  • Problèmes de cheville ou de hanche

Il est courant que les adolescents et les enfants en pleine croissance ressentent des douleurs articulaires en raison de la croissance de leurs os et de leurs muscles. C’est un endroit où les muscles et les tendons s’étirent et tirent sur leurs attaches osseuses. Une activité excessive, avec peu d’étirements et d’échauffement, est la cause de la plupart des douleurs au genou, en particulier chez les jeunes adultes. Cela peut entraîner une usure précoce connue sous le nom de « dégénérescence » ou « arthrite ».

Comment l’ostéopathie peut-elle vous aider ?

Comme vous l’avez lu l’articulation du genou est très complexe et est constituée d’une multitude de muscles, de ligaments et de tendons ainsi que de la bourse, du ménisque et des os. Les ostéopathes sont formés sur une période de 4 ans, avec une connaissance avancée de l’anatomie et de la physiologie du corps, et apprennent une variété de techniques de traitement visant à améliorer la fonction articulaire et la mécanique musculaire.

Chez Health First Osteopathy, nous examinerons vos symptômes et vos antécédents médicaux et procéderons à un examen physique de votre corps – dos, bassin, genou, cheville et pieds. Nous utiliserons ensuite une combinaison de techniques pratiques pour améliorer la mobilité articulaire, étirer les muscles, diminuer l’inflammation, faciliter la guérison et rééquilibrer la mécanique de votre corps. Nous pouvons également vous proposer des exercices « faciles » mais « efficaces » pour aider à renforcer le genou afin de faciliter votre récupération. Je suis également formé au taping kinésiologique qui présente de nombreux avantages, qu’il soit utilisé pour aider à stabiliser, à renforcer la force ou à fournir un stimulus proprioceptif pour aider à la récupération.

Nous sommes entièrement formés pour reconnaître si votre état nécessite une intervention médicale, ou si d’autres investigations sont nécessaires telles qu’une IRM et dans de tels cas, nous vous référerons à votre médecin généraliste. Vous pouvez également consulter votre médecin généraliste si vous avez besoin de médicaments contre la douleur ou les anti-inflammatoires.

Il est difficile de dire combien de traitements vous aurez besoin et combien de temps il vous faudra pour récupérer jusqu’à ce que nous vous ayons réellement examiné. Cela dit, s’il s’agit d’une blessure mineure chez un jeune, cela se résoudra généralement en quelques semaines, alors que s’il s’agit d’une personne plus âgée avec des changements dégénératifs, vous pouvez envisager d’avoir des traitements d’entretien réguliers pour vous permettre de rester en mouvement et sans douleur.

Que pouvez-vous faire maintenant?

Si vous lisez ce blog ou avez visité ce site Web parce que vous avez mal au genou, ne souffrez pas en silence. Vous pouvez soit nous poser des questions sur votre problème de genou via la section contact du site Web, soit nous appeler au 07732059388.

Lors de l’évaluation, nous vous demanderons quelques détails et établirons votre historique de cas. Nous discuterons de la raison pour laquelle vous êtes venu nous voir et de vos douleurs. Ensuite, nous vous examinerons dans le but de vous donner le traitement approprié pour votre douleur au genou.

Cela prendra un peu de temps, mais c’est une partie nécessaire des directives éthiques que nous suivons. Les directives sont là pour s’assurer que tout est fait de manière professionnelle et selon des normes élevées de soins aux patients. Je suis sûr que vous conviendrez que c’est une bonne chose !

Si vous avez des questions sur ce que nous faisons et comment nous le faisons, appelez-nous et nous serons heureux de vous aider.

Femme qui à une allergie aux pollens et coronavirus

les bons gestes à adopter | Thierry Payet

L’allergie aux pollens ou « rhume des foins » revient en force sur l’ensemble du territoire français. Des pics de fortes concentrations en pollens sont à prévoir dans les prochains jours. Dans un contexte de rebond de l’épidémie de SARS-CoV-2, il est possible de confondre les symptômes de cette infection et une allergie aux pollens. Comment les différencier ? Par ailleurs, le port du masque est-il utile face aux allergies aux pollens ? 

Femme qui à une allergie aux pollens et coronavirus

Allergie aux pollens et Covid-19 : des symptômes communs

Actuellement, les impacts sanitaires des concertations en pollens sur le pourtour méditerranéen (pollen de cyprès) et dans le Nord-Ouest (pollen de frêne) sont élevés. Selon le réseau national de surveillance aérobiologique, d’autres régions seront très bientôt touchées par une augmentation de la pollinisation du bouleau. Les prévisions mentionnent :

– le 26 mars à Paris ;
– le 28 mars à Lyon ;
– le 29 mars à Montluçon ;
– le 30 mars à Rouen ;
– et, le 1er avril à Amiens.

Dans un contexte de rebond épidémique de Covid-19, il convient de rappeler les similarités et les différences de symptômes entre les deux pathologies. Les allergies aux pollens ont des symptômes en commun avec ceux causés par la Covid-19 :

  • De la fatigue ;
  • Des éternuements ;
  • Un écoulement nasal clair et abondant ;
  • Un nez bouché.

Néanmoins, certains symptômes de l’allergie aux pollens sont spécifiques et ne sont pas communs avec une infection par le SARS-CoV-2 :

  • Des démangeaisons (nez, yeux, bouche) ;
  • Des yeux rouges et qui larmoient.

De la même façon, certains symptômes peuvent être présents lors de la maladie à Covid-19 mais ne le seront pas dans une allergie aux pollens :

  • Fièvre ;
  • Douleurs musculaires.

Au moindre doute, il faut consulter votre médecin.

Lire aussi – Quelques plantes utiles en cas d’allergie

Le port du masque grand public protège-t-il des allergies aux pollens ?

Les allergies au pollen ou « rhume des foins » démarrent dès le mois de février pour se terminer vers le mois de septembre. C’est pendant les périodes de floraison que les grains de pollen sont libérés dans l’air ambiant. Ensuite, ils sont propagés par le vent et les insectes. Ces minuscules grains de pollen sont capables de traverser les barrières naturelles.  Alors, le port du masque peut-il protéger des pollens ?

L’allergie aux pollens de graminées est la plus fréquente. Les pollens de graminées mesurent entre 25 et 40 µm. Les masques chirurgicaux stoppent les particules d’un diamètre >3 µm, dans le sens intérieur vers l’extérieur. Les masques grand public filtrent également les particules d’un diamètre >3 µm, toujours dans le sens intérieur vers l’extérieur. En effet, ils sont avant tout conçus pour empêcher la sortie des particules plutôt que pour en empêcher l’entrée. Ils servent à protéger l’entourage de l’utilisateur plutôt que l’utilisateur lui-même.

En effet, les masques laissent entrer une grande quantité d’air sur les côtés. De plus, les pollens sont très légers et se déplacent facilement dans l’air, notamment en cas de vent fort. Néanmoins, leur utilisation pourrait protéger, en partie, l’utilisateur de l’exposition aux pollens. Dans un communiqué de presse, la Fédération française d’allergologie recommande aux patients allergiques de porter le masque en extérieur, durant les pics polliniques. En effet, celle-ci envisage le port du masque comme une solution à long terme de prévention des allergies aux pollens.

Lire aussi – Allergies respiratoires : le point sur la désensibilisation

Les bons gestes à adopter pour limiter les allergies au pollen

Le traitement le plus efficace d’une allergie est l’éviction de l’allergène. C’est-à-dire éviter toute exposition de la personne à la substance à laquelle elle est allergique. Dans le cas des pollens, c’est extrêmement compliqué car ils se propagent partout pendant la saison printanière.  Des gestes simples permettent cependant de limiter l’exposition aux pollens des personnes allergiques. Chez soi, il est recommandé de :

  • Aérer son intérieur avant le lever ou après le coucher du soleil. Il y a moins de pollens dans l’air quand la température est plus fraiche ;
  • Rincer ses cheveux et ses habits le soir, car le pollen s’y dépose ;
  • Eviter l’exposition à d’autres substances irritantes ou allergisantes en intérieur (tabac, produits d’entretien etc.) ;
  • Faire des lavages de nez avec du sérum physiologique ou un spray d’eau de mer. Cela permet d’éviter que les pollens s’accumulent dans les muqueuses nasales.
  • Porter des lunettes à l’extérieur. Cela permet d’éviter l’entrée de pollens dans l’organisme.

En extérieur, il est conseillé de :

  • Eviter les sorties quand il y a beaucoup de vent ;
  • Privilégier la salle de sport. En effet, les sports en extérieurs ne sont pas recommandés pendant les périodes de fortes concentrations polliniques ;
  • Eviter les activités de jardinage ;
  • Eviter de faire sécher le linge dehors ;
  • Profiter de sortir juste après la pluie. L’eau est idéale pour absorber les pollens et les fixer au sol.

Lire aussi – Bientôt un vaccin contre le rhume des foins ?

Publié le 3 mars 2021 par Stéphanie LG, docteur en pharmacie. Mis à jour par Alexia F., Docteure en Neurosciences, le 25 mars 2022.

Sources

– L’ALLERGIE. pollens.fr. Consulté le 25 mars 2022.
– Fédération française d’allergologie. sfa.lesallergies.fr. Consulté le 25 mars 2022.
– Carte du Risque d’Allergie aux Pollens . www.pollens.fr. Consulté le 25 mars 2022.
– Pollens : quand et comment s’en protéger. ameli.fr. Consulté le 25 mars 2022.
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Enceinte et constipée comment l’ostéopathie peut m’aider ? | Thierry Payet

En dehors de l’état de grossesse, certaines personnes sont plus susceptibles d’être constipées.

La constipation ne se définit pas par la fréquence des selles, une personne peut aller aux toilettes une fois toutes les 48 heures sans en être incommodée. Le ralentissement du transit est physiologique en cas de grossesse, il n’y a rien d’alarmant à aller sans difficulté particulière à la selle deux à trois fois par semaine, si on y allait toutes les 48 heures hors état de grossesse.
La constipation survient lorsqu’il est difficile d’évacuer les selles, que cela occasionne des douleurs abdominales, des gênes, voire des hémorroïdes.

 

Pourquoi la grossesse augmente la constipation ?

 

Et oui être enceinte augmente les chances d’être constipée et la principale raison est hormonale : la progestérone, qui est l’hormone qui va favoriser le développement de l’ oeuf primordial par le maintien de l’endomètre, entraîne une diminution du péristaltisme intestinal. Les viscères vont donc être plus paresseux et les selles vont être amenées plus lentement vers le rectum.

Il existe aussi d’autres facteurs :

  • Mécaniques : Le poids du bébé et de l’utérus peuvent exercer une pression sur le plancher pelvien trop importante (selon la tonicité et la posture individuelle de la femme), ce qui majore la faiblesse des sphincters et la « paresse » des organes. La position du bébé et le développement de l’utérus peuvent aussi entraîner des compressions de certaines parties du gros intestin.

 

  • Les habitudes de vie : l’apport de fibres peut être insuffisant, l’hydratation globale également. L’installation aux toilettes en position assise, nous le verrons après, n’est pas physiologique, tout comme le fait de pousser pour aller à la selle. Enfin, le fait de maintenir une activité physique ou non va influer sur la motricité intestinale.

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Enceinte et constipée… L’ostéopathie peut m’aider ?

Tout d’abord, comme nous l’avons vu plus haut, il convient de faire un distingo entre être constipée et ralentissement du transit.
Ensuite, l’examen ostéopathique révèle bien des choses quant à l’adaptation du corps de la femme à l’état de grossesse : cambrure du bas du dos exagérée, respiration devenue difficile car trop de pression abdominale ou thoracique sur le diaphragme, stress, pression périnéale importante car bébé « bas », entre autres, vont être des facteurs mécaniques sur lesquels votre ostéopathe va travailler.
En état de grossesse et à l’accouchement, le maintien de la position debout entraîne naturellement liquides et organes à aller vers le bas, et pour contrecarrer ce phénomène et éviter les descentes d’organes, il faut apprendre à éviter les poussées inutiles. Le fait de pousser pour aller à la selle est un exemple fréquent de mauvaise habitude qui va être accentuée par les selles dures.

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Naturellement, les femmes sont aussi plus disposées anatomiquement à pousser, ce qui est aussi induit par la position assise de nos toilettes européennes.
L’anatomie du rectum est la même chez l’homme et la femme mais les hommes n’ont pas l’idée de pousser et restent souvent plus longtemps.
L’anatomie féminine nous montre que le rectum est juste à l’arrière du vide vaginal et aura tendance, comme la nature n’aime pas le vide, à se répandre dans ce vide, ce qui distend ses parois qui deviennent moins efficaces à vider leur contenu. Si l’axe de sortie n’est pas le bon, si la sensation du premier besoin n’est pas respectée, si la femme pousse trop, les selles vont en direction du vagin et non du canal anal. Chez l’homme, il n’y a pas de vide, les selles sortent même sans poussée sauf cas graves.

On comprend donc que si la sensation du premier besoin n’est pas respectée, les selles vont avoir tendance à s’accumuler en direction du vagin, au deuxième besoin, la sensation sera moins forte, les selles stockées vont avoir tendance à s’accumuler, à fermenter, se dessécher, produire des gaz, générer des douleurs.

Être constipée pendant la grossesse envoie des signaux neurologiques se référant aux vertèbres lombaires, causant des douleurs, et entraînant des contraintes mécaniques à la bonne croissance du bébé et de l’utérus. Ainsi, une constipation enceinte n’est pas à prendre à la légère, et aura toujours une influence sur la posture, la respiration, la position de l’utérus et du bébé.

Ainsi, si vous êtes constipée, son origine est certes hormonale mais peut aussi être liée à des causes mécaniques ou viscérales. Ce n’est pas une fatalité et cela peut être vite résolu !

>> Vous souhaitez préparer au mieux votre accouchement avec votre ostéopathe ?  N’hésitez pas à consulter notre super article sur le sujet <<

 

En dehors de l’ostéopathie, quelle routine employer au quotidien contre la constipation  ?

Rien de mieux qu’une vidéo pour vous apporter rapidement les clefs contre la constipation >> VOIR LA VIDÉO <<