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Mieux comprendre et traiter le coma avec l’inflammation cérébrale | Thierry Payet

A l’heure actuelle, le corps médical ne dispose d’aucun médicament pour aider à améliorer l’état des patients se trouvant dans le coma. Publiée dans la revue Cerveauune récente étude toulousaine est néanmoins porteuse d’espoir. Elle est en effet parvenue à mettre en évidence chez des patients dans le coma des zones du cerveau touchées par des inflammations. Cette étude inédite est ainsi porteuse d’espoir pour la prise en charge des patients dans le coma. On fait le point.

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Une prise en charge « passive » des patients dans le coma

Le coma désigne la perte rapide et complète de la conscience d’un individu provoquée par une agression cérébrale sévère. Il peut s’agir :

  • D’une agression cérébrale traumatique (comme un traumatisme crânien).
  • Ou d’une agression cérébrale anoxique (suite à un arrêt cardiaque par exemple le cerveau n’est plus alimenté en oxygène et cesse son activité).

Associé à une mortalité significative, le coma fait l’objet d’une récupération variable et peut être à l’origine d’handicaps neurologiques considérables.

A l’heure actuelle, le corps médical ne dispose d’aucun médicament efficace pour faciliter le retour à la conscience des patients se trouvant dans le coma. Les médecins réanimateurs s’en tiennent donc à une prise en charge qu’ils qualifient de « passive ». Ils font en sorte de maintenir les fonctions vitales du patient dans le coma et de l’accompagner en attendant une récupération neurologique spontanée.

La communauté scientifique sait que la conscience n’est pas localisée dans une zone précise du cerveau mais qu’elle se distribue à travers un large réseau de communication entre neurones. Or, ce réseau de communication neuronale ne fonctionne plus chez les patients dans le coma. Il semble dès lors essentiel de comprendre les raisons de ce dysfonctionnement. Des équipes de médecins du CHU de Toulouse et de chercheurs Inserm ont suggéré que les mécanismes de l’inflammation cérébrale chez les patients dans le coma pourraient être en cause. Ils ont ainsi mis sur pied une étude inédite pour le vérifier.

Lien entre inflammation cérébrale et coma

Pour mener à bien cette étude inédite, les scientifiques ont constitué une cohorte en y incluant dix-sept patients entre 2018 et 2022. Onze d’entre eux se trouvaient dans le coma suite à un accident traumatique, et six d’entre eux se trouvaient dans le coma après une anoxie. Tous hospitalisés en réanimation au CHU de Toulouse, ils ont passé un examen d’imagerie TEP-scan.

À savoir ! Le TEP Scan désigne une technique innovante d’imagerie moléculaire in vivo réalisée par émission de positons.

Cet examen d’imagerie moléculaire a consisté à utiliser un radiotraceur (18F-DPA 714) se fixant sur des cellules immunitaires spécifiques du cerveau appelées « cellules microgliales ». Dans des conditions inflammatoires, ces cellules se modifient et le radiotraceur permet donc de localiser l’inflammation et d’en mesurer l’intensité.

Pour la première fois, les scientifiques ont pu observer par imagerie les niveaux d’inflammation du cerveau des patients dans le coma. En les comparant aux clichés de personnes en bonne santé, ils ont pu dresser les constats suivants :

  • Présence d’une inflammation cérébrale significative au niveau des zones du cerveau impliquées dans le traitement des informations conscientes.
  • Selon l’origine du coma (traumatisme ou anoxie), les zones d’inflammation sont différentes en termes d’intensité et de localisation.

Vers une meilleure prise en charge des patients dans le coma ?

Publiés dans la revue Cerveauces résultats inédits sont une première in vivo et apportent un nouvel éclairage quant au rôle de l’inflammation cérébrale dans le coma. Ils livrent ainsi au monde scientifique des renseignements précieux pour mieux comprendre la grande hétérogénéité des profils de récupération des patients dans le coma. Ces résultats sont également porteurs d’espoir car ils ouvrent la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques et d’évaluation pronostique de la récupération des patients.

Forte de ces premiers résultats, l’équipe de scientifiques envisage de mener une étude de phase 2 sur un panel plus important de patients. Cette étude serait plus complète car elle associerait des mesures biologiques aux résultats d’imagerie avec pour objectif final de tester des médicaments contre l’inflammation. Nul doute que ces travaux permettront une avancée majeure dans la stratégie de prise en charge des patients dans le coma. Affaire à suivre !

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Une nouvelle étude révèle des perspectives prometteuses pour comprendre et traiter le coma.www.chu-toulouse.fr. Consulté le 19 mars 2024.
– Coma : une étude en réanimation sur l’inflammation cérébrale ouvre des perspectives prometteuses.www.lequotidiendumedecin.fr. Consulté le 19 mars 2024.
les différentes méthodes et leurs conditions

les différentes méthodes et leurs conditions | Thierry Payet

L’interruption volontaire de grossesse a pris un tournant favorable dans sa prise en charge et dans la reconnaissance des droits des femmes. Voici quelques explications et mises à jour au sujet de l’IVG.

Les différentes méthodes d’IVG

Il existe 2 formes d’interruption volontaire de grossesse, permettant aux femmes confrontées à une grossesse non désirée d’y mettre un terme. L’IVG médicamenteuse et l’IVG instrumentale sont les deux méthodes disponibles, chacune ayant ses propres limites de temps et ses procédures. L’IVG médicamenteuse est possible jusqu’à 7 semaines de grossesse et 9 semaines d’aménorrhée. Tandis que l’IVG instrumentale peut être pratiquée jusqu’à la fin de la 14ᵉ semaine de grossesse ou d’aménorrhée . La décision d’opter pour l’une ou l’autre dépend des recommandations médicales.

Pour l’IVG médicamenteuse, le processus est souvent réalisé à domicile. La mifépristone est administrée en premier, suivie de près par un analogue de prostaglandines. Des saignements et des douleurs peuvent survenir, mais sont généralement soulagés par des anti-douleurs. Une visite de contrôle est ensuite programmée entre 14 et 21 jours après la prise du médicament.

L’IVG instrumentale se déroule dans un cadre hospitalier, avec une dilatation du col de l’utérus suivie d’une aspiration de l’embryon. Des consultations préalables ainsi qu’une consultation d’anesthésie sont nécessaires pour garantir la sécurité de l’intervention. Les complications sont rares, mais une surveillance post-opératoire est assurée pour détecter d’éventuels problèmes.

Avoir recours à une interruption volontaire de grossesse

L’IVG nécessite un accompagnement particulier tant sur le plan médical que psychologique. La prise en charge s’effectue en deux temps :

  • Le temps d’information sur l’IVG avec un médecin ou une sage-femme. Pendant cette consultation, le professionnel examine la patiente, l’informe sur les deux méthodes d’IVG (leurs avantages et leurs inconvénients), lui remet le dossier guide et lui délivre une seconde attestation de consultation.
  • Lors de la seconde consultation, la patiente confirme par écrit sa demande d’avortement, donne son consentementchoisit librement la méthode d’avortement et le lieu de l’intervention. Cette consultation permet aussi d’assurer un dépistage des infections sexuellement transmissibles à la demande de la personne.

Et entretien psycho-social peut être réalisé entre les deux consultations. Il est effectué par une personne qualifiée en conseil conjugal et, est proposé librement à la patiente. Mais il est obligatoire pour les mineures. Il permet d’assurer un accompagnement psychologique de l’IVG et parfois d’aider les patientes dans le cas d’une agression sexuelle.

Les mineures doivent obligatoirement se faire accompagner par une personne majeure de leur choix, un adulte de jeentourage ou un membre du planning familial si elles souhaiteNT garder le secret.

L’IVG et les frais afférents sont pris en charge à 100 % sans avance de frais, sans aucune demande de paiement. Parallèlement, de nouveaux outils d’information ont été mis à disposition des femmes depuis 2015 :

  • Un numéro national d’information anonyme et gratuit (0800 08 11 11) ;
  • Un site internet dédié à l’IVG (ivg.gouv.fr) ;
  • Une campagne d’information sur l’IVG pour lutter contre les informations erronées.

Que dit la loi sur l’IVG en 2024 ?

Depuis la loi Veil de 1975, la législation sur l’IVG en France a connu des avancées significatives pour garantir un accès plus libre et sécurisé à l’avortement. La loi de modernisation du système de santé de 2016 a notamment supprimé le délai de réflexion d’une semaine, élargi l’offre de proximité et assuré une prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie. Plus récemment, en mars 2024, la France a franchi un pas historique en inscrivant dans sa Constitution la liberté des femmes de recourir à l’IVG. Cet événement marque ainsi l’engagement fort en faveur des droits et de l’autonomie des femmes.

Rédigé par Camille V.

Sources

– IVG dans la Constitution : une « étape fondamentale » www.gouvernement.fr. Consulté le 19 mars 2024.
– L’interruption volontaire de grossesse (IVG) : délais et consultations préalables. www.ameli.fr. Consulté le 19 mars 2024.
Eine Person, die ein Übungstief ausführt, steht auf einer violetten Matte in einem Raum mit einem Bücherregal, einer Pflanze und einem Porträt an der Wand.

Égayez votre vie quotidienne au bureau avec le « Tiefen Stand » | Thierry Payet

2 février 2024

22h47

Dans notre dernier article de blog, découvrez des exercices d’équilibre simples mais efficaces, spécialement conçus pour la vie quotidienne au bureau. Découvrez comment vous pouvez prévenir les problèmes de dos, stimuler votre métabolisme et améliorer votre concentration grâce à de courtes pauses sportives, sans avoir à quitter votre lieu de travail. Ces conseils pratiques vous aideront à rester actif et en bonne santé malgré un travail sédentaire.

En-tête DMLA

Des anticorps face à la DMLA ! | Thierry Payet

Selon l’Assurance maladie, entre 25 et 30 % des personnes âgées de plus de 75 ans souffrent d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge, la DMLA. Maladie oculaire chronique, elle affecte la zone centrale de la rétine et altère progressivement les capacités visuelles. Un anticorps, développé pour traiter la forme humide de la DMLA, est désormais accessible à davantage de patients. Explications.

En-tête DMLA

DMLA sèche et DMLA humide

La dégénérescence maculaire liée à l’âgela DMLA, est une maladie chronique de l’œil. La partie de l’œil touchée est la zone centrale de la rétine, à la macula. La maladie est liée à l’âge et apparaît à partir de 50 ans. Plus l’âge avance, plus la proportion de personnes atteintes augmente. Généralement, la maladie se développe sur un œil, puis l’autre peut être touché dans un second temps. La DMLA est aujourd’hui la principale cause de malvoyance chez les personnes âgéesavec une perte progressive de capacité visuelle au centre du champ de vision.

Les spécialistes distinguent plusieurs formes de DMLA, qui toutes débutent par une maculopathie liée à l’âge sèche précoce, la MLA. Chez certaines personnes, la MLA reste stable tout au long de la vie, mais chez d’autres, elle évolue en trois formes distinctes :

  • La DMLA atrophique ou sèchela plus fréquente à partir de 65 ans ;
  • La DMLA humide ou exsudative ;
  • Des formes mixtes.

Si actuellement, aucun traitement n’existe face à la DMLA sèche, des options thérapeutiques sont disponibles pour lutter contre l’évolution de la DMLA humide.

Des anticorps ciblant les vaisseaux de la rétine

Dans la DMLA humide, la maladie se caractérise par le développement anormal de vaisseaux sanguins au niveau de la macula. Ces petits vaisseaux sanguins, fragiles, laissent échapper du sérum et/ou du sang, brouillant la vue et provoquant des hémorragies intra-rétiniennes. Pour lutter contre cette forme de DMLA, les ophtalmologistes s’appuient sur des biothérapies, c’est-à-dire des anticorps ciblant les facteurs de croissance des petits vaisseaux anormaux (des anti-VEGF).

Parmi les anticorps développés, figure le brolucizumabqui avec les autres anticorps de la même famille, constitue désormais le traitement de première intention de la DMLA humide. Grâce à ce traitement, l’évolution de la maladie est ralentie et la vision maintenue, voire améliorée. En revanche, ces anticorps ne permettent pas de guérir définitivement la maladie. Récemment, le brolucizumab a reçu de la Haute Autorité de Santé un avis favorable pour une extension d’indication. En pratique, cet avis permet à un nombre plus important de patients de bénéficier de cette biothérapie coûteuse.

Coupler la biothérapie à la photothérapie dynamique

L’anticorps brolucizumab est administré directement au niveau de l’œil, lors d’une injection intra-vitréenneréalisée par le médecin ophtalmologiste. L’injection est effectuée sous anesthésie locale. Pendant les trois premiers mois, le patient reçoit une injection par mois. Puis l’efficacité du traitement est évaluée par le médecin pour déterminer l’intérêt de poursuivre ou non les injections.

Lorsque la biothérapie n’est pas assez efficace pour ralentir la progression de la DMLA humide, l’ophtalmologiste peut proposer au patient d’associer les injections intra-vitréennes avec une photothérapie dynamique. Cette technique repose sur l’administration par voie veineuse d’un colorant, la vertéporfine, qui se fixe sur les vaisseaux anormaux de la rétine. Après l’administration du colorant, l’œil est exposé à une lumière laser infrarouge, qui provoque la formation de caillots sanguins dans les vaisseaux anormaux colorés. Les vaisseaux touchés vont stopper leur croissance et régresser progressivement.

Face à la DMLA, un dépistage et un diagnostic précoces sont essentiels pour mettre en œuvre les traitements de la DMLA humide.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– BEOVU (brolucizumab) – Dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). www.has-sante.fr. Consulté le 19 février 2024.
– Votre livret d’information sur votre traitement par Beovu® (brolucizumab). ansm.sante.fr. Consulté le 19 février 2024.
– Dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). www.ameli.fr. Consulté le 19 février 2024.
rétine démence

Repérer la démence grâce à un examen de la rétine ? | Thierry Payet

La démence touche plus de 55 millions de personnes dans le monde et entraîne des conséquences physiques, psychologiques et sociales non négligeables. D’où l’importance de pouvoir repérer cette affection le plus tôt possible afin de proposer une prise en charge adaptée. Une étude menée par des scientifiques bordelais de l’Inserm suggère qu’il serait possible de dépister la démence au moyen d’un simple examen de la rétine. Zoom sur les conclusions de leurs travaux.

rétine démence

De l’importance de repérer précocement la démence

La démence englobe plusieurs maladies affectant la mémoire, la pensée et la capacité à réaliser des tâches quotidiennes. Ses conséquences physiques, psychologiques et sociales sont loin d’être négligeables et s’aggravent avec le temps. Elle touche plus de 55 millions de personnes à travers le monde, principalement des personnes âgées.

Ce constat est d’autant plus inquiétant qu’il n’existe à ce jour aucun traitement de la démence. En parallèle, l’espérance de vie des populations augmente. D’où l’importance de pouvoir repérer cette affection le plus tôt possible afin de prévenir et d’atténuer au maximum les risques liés à la démence.

Aujourd’hui, la communauté scientifique sait que les personnes atteintes de démence présentent des lésions des vaisseaux sanguins de petit calibre associées à des altérations de la rétine. Mais jusqu’à présent, aucune étude n’a été menée à long terme sur les liens éventuels entre le réseau de vaisseaux sanguins de la rétine et la survenue d’une démence ultérieure. Forts de ce constat, des chercheurs bordelais se sont penchés sur le sujet.

À savoir ! Les vaisseaux sanguins, particulièrement ceux de petit calibre, peuvent s’altérer avec le vieillissement. Au niveau du cerveau, des lésions vasculaires sont ainsi associées à la plupart des démences du sujet âgé.

Repérer la démence grâce à un examen de la rétine ?

Sur l’hypothèse que certaines pathologies liées à l’âge présenteraient des mécanismes communs, les scientifiques se sont ainsi intéressés aux liens épidémiologiques et cliniques entre les maladies neurologiques et les maladies de l’œil.

Pour mener à bien leurs travaux, les chercheurs ont étudié les données de 500 personnes âgées d’au moins 72 ans et suivies pendant 10 ans dans le cadre de l’étude des « Trois Cités ». Lors du recrutement, ces personnes ne présentaient pas de troubles cognitifs. Lors du suivi, elles ont été soumises à des tests cognitifs et neurologiques ainsi qu’à différents examens, parmi lesquels un fond d’œil.

Après analyse des données, les scientifiques ont pu observer que des modifications de la vascularisation de la rétine observées lors d’un fond d’œil étaient associées à l’apparition d’une démence avec :

  • Un risque plus élevé de développer une démence dans les dix années suivantes pour les participants avec une tortuosité artérielle accrue au niveau de la rétine.
  • Un risque plus élevé de développer une démence mixte ou vasculaire selon le diamètre veineux.

Pour l’équipe de chercheurs bordelais, la présence d’anomalies de la micro vascularisation de la rétine pourrait potentiellement aider à identifier les personnes à risque de démence.

Vers un dépistage plus précoce et une meilleure prise en charge de la démence ?

Bien que cette association doivent être confirmée par de plus amples études, les auteurs sont convaincus que des anomalies vasculaires au niveau oculaire sont le reflet d’anomalies vasculaires dans le cerveau. Dès lors, ils soutiennent le bien-fondé de l’utilisation d’un examen de la rétine pour repérer précocement les personnes les plus à risque de démence. D’autant que cet examen ophtalmologique serait beaucoup plus facile d’accès, beaucoup plus rapide et moins onéreux qu’un examen d’imagerie cérébrale.

Prochaine étape pour les chercheurs ? Mener une étude similaire auprès d’un public plus jeune. Le but étant de proposer une prise en charge la plus précoce possible aux personnes à risque pour réduire les risques d’altération cognitive liés à la démence.

Rédiger et publié par Déborah L., le 16 Février 2024, Dr en Pharmacie

Sources

-Examiner la rétine permettrait de repérer la démence. www.inserm.fr. Consulté le 16 Février 2024.
Medicaments humain animal

Peut-on donner un médicament humain à son chien ? | Thierry Payet

En France, on recense pas moins de 7,5 millions de chiens, des animaux de compagnie ou de travail, qui comme nous peuvent tomber malades. Peut-on leur donner un médicament destiné à l’homme ? Nos médicaments représentent-ils un danger pour nos animaux ? Décryptage.

Medicaments humain animal

Les médicaments humains à usage vétérinaire

Dans une grande majorité de situations, les animaux sont soignés exclusivement avec des médicaments vétérinairesc’est-à-dire des médicaments spécifiquement développés pour soigner les maladies des animaux. Les animaux ont des maladies particulières, mais aussi une physiologie et un métabolisme différents des nôtres. Il existe cependant quelques situations particulières où des médicaments humains peuvent être utilisés chez l’animal. La réglementation en vigueur désigne ces médicaments, comme des médicaments humains pour usage vétérinaire. Ces médicaments sont tous soumis à une prescription par un vétérinaire et ne peuvent être dispensés que par un pharmacien d’officine. Le pharmacien indique alors sur l’emballage du médicament qu’il va être utilisé comme produit vétérinaire.

Cette situation n’est possible que lorsqu’il n’existe aucun médicament vétérinaire disponible pour soigner l’espèce animale et la maladie. Le propriétaire de l’animal malade doit avoir une ordonnance d’un vétérinaire et se procurer le médicament à la pharmacie. Dans tous les autres cas, l’animal est soigné avec un médicament vétérinaire. Il ne faut donc jamais utiliser un médicament humain chez un animal, sans avis ni ordonnance du vétérinaire. Et pour cause, de nombreux médicaments humains sont dangereux pour certaines espèces animales et parfois formellement contre-indiqués pour un usage vétérinaire. Seul le vétérinaire, professionnel de santé de l’animal, sait quels médicaments humains peuvent être utilisés sans risque pour l’animal.

À savoir ! Il ne faut pas non plus donner à son animal un médicament prescrit par un vétérinaire pour un autre animal, qu’il soit de la même espèce ou non

Des médicaments humains souvent dangereux pour l’animal

Chaque année, un grand nombre de chiens et de chats sont intoxiqués, parfois gravement, suite à la prise accidentelle ou volontaire, de médicaments humains. Plusieurs médicaments sont fréquemment la cause de ces intoxications :

  • L’ibuprofèneun anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) largement utilisé chez l’homme pour soulager les états inflammatoires. Chez le chien, l’ibuprofène peut entraîner des troubles gastro-intestinaux, des ulcères gastriques, voire une insuffisance rénale. De tels effets sont également retrouvés avec d’autres médicaments anti-inflammatoires ;
  • Le paracétamoltrès utilisé pour soulager la douleur et la fièvre chez l’enfant et l’adulte. Chez le chien, le paracétamol altère la fonction hépatique et chez le chat, c’est un poison mortel, même à faible dose !
  • Le tramadolautre médicament antalgique utilisé pour soulager les douleurs modérées. Chez l’animal, il peut provoquer des tremblements et même des convulsions ;
  • Les médicaments anxiolytiques peuvent chez certains animaux provoquer une baisse majeure de la tension artérielle et une sédation ;
  • Les médicaments antidépresseurs peuvent provoquer d’importants tremblements et des convulsions.

Des médicaments utilisé dans de nombreux contextes cliniques chez l’homme et parfois en vente libre, peuvent se révéler très dangereux chez l’animal.

Trois réflexes pour préserver la santé de son animal

Ces quelques exemples démontrent qu’un médicament humain peut entraîner de graves effets chez l’animal. Et l’animal peut y être exposé de deux façons :

  • En ingérant des médicaments laissés par l’homme à sa portée : des gélules tombées au sol, une boîte laissée ouverte sur une table basse, … ;
  • En ingérant des médicaments délibérément donnés à l’animal par son propriétaire, mal informé des risques.

Face à ces risques, trois réflexes sont essentiels :

  • Pas de médicament humain chez l’animal, même à faible dose, sans une ordonnance du vétérinaire ;
  • Tous les médicaments humains doivent être rangés dans une armoire à pharmacie, inaccessible aux animaux de compagnie ;
  • Pas de suppléments vitaminiques ou de compléments alimentaires à usage humain chez l’animal de compagnie. Là encore, l’avis du vétérinaire est incontournable.

Rédiger par Estelle B., le 14 Février 2024, Docteur en Pharmacie

Sources

– La pharmacie vétérinaire. cpcms.fr. Consulté le 14 Février 2024.
– Prudence avant de donner à un animal un médicament pour humains. www.anses.fr. Consulté le 14 Février 2024.
Santé des femmes au travail : enjeux et solutions

Santé des femmes au travail : enjeux et solutions | Thierry Payet

Mise à jour: 8 février 2024

Dans le monde professionnel actuel, près de la moitié des «travailleurs» sont des femmes. Leur santé au travail mérite donc une attention particulière.

En effet, entre usure physique et psychique, troubles musculosquelettiques, risques de cancers, et violences sexuelles et sexistes, les enjeux sont majeurs et les défis, nombreux.

Comment donc améliorer le bien-être des femmes au travail ?

Médicalib vous en dit plus à ce sujet.



JE – Santé des femmes au travail : usure physique et psychique

Dans le monde professionnel d’aujourd’hui, les femmes sont exposées à de nombreux risques pouvant impacter leur santé et leur bien-être. Le dernier baromètre Santé au travail de Malakoff Humanis (septembre 2023), confirme d’ailleurs que la santé des femmes a tendance à se détériorer.

Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à travailler en horaires décalés, au contact du public, ainsi qu’à effectuer des gestes répétitifs.
De nombreux métiers occupés par les femmes (métiers de la santé, métiers du secteur hygiène et propreté…) les exposent à une charge physique et émotionnelle importante, ainsi qu’aux incivilités et aux violences.1

L’usure physique et psychique des femmes au travail mérite donc une attention particulière et le déploiement d’actions concrètes.

Source : Agir sur la santé au travail des femmes – plaquette d’information – CROCT Bretagne – mai 2019

UN – Charge de travail et manque de soutien

De nombreuses femmes jonglent entre leurs responsabilités professionnelles et familiales, ce qui peut entraîner une surcharge de travail et un stress chronique.

Un rapport parlementaire datant de juillet 2023 dresse d’ailleurs un constat alarmant : les femmes sont « 2 fois plus touchées par la dépression et 3 fois plus par les troubles anxieux ». Par ailleurs, l’absence de politiques de soutien, comme des horaires flexibles ou des possibilités de télétravail, exacerbe les défis rencontrés par les femmes, augmentant leur usure physique et mentale.

B- Manifestations possibles de l’usure

Parmi les manifestations de l’épuisement, on peut retrouver :

  • une fatigue persistante,
  • des douleurs musculosquelettiques,
  • tu stresses
  • de l’anxiété,
  • un équilibre précaire entre responsabilités professionnelles et personnelles
  • une dépression.

II – Santé des femmes au travail : troubles musculosquelettiques (TMS)

« 60% des personnes atteintes de TMS sont des femmes. »2 Il convient donc de considérer ce risque avéré, qui impacte non seulement la santé et le bien-être des individus mais également la productivité des organisations.

Les femmes soumises à des postures contraignantes, des mouvements répétitifs, et à la manipulation de charges lourdes sont susceptibles de développer certains types de TMS, tels que le syndrome du canal carpien, la tendinite, ou l’épicondylite, en raison de facteurs biomécaniques, hormonaux et psychosociaux.

Il convient donc de prévenir ces troubles avant leur installation en adaptant les postes de travail, en éduquant aux bonnes postures…

La prise de conscience et l’action proactive sont en effet essentielles pour réduire l’incidence des TMS chez les femmes au travail. En identifiant les facteurs de risque, en mettant en œuvre des stratégies de prévention efficaces, et en assurant une gestion adéquate, il est possible de minimiser l’impact de ces troubles sur la vie professionnelle et personnelle.


III – Santé des femmes en entreprise : risques de cancers liés au travail

Dans le cadre de leur exercice professionnel, les femmes peuvent être exposées à des substances cancérigènes. En effet, certains secteurs comme l’industrie chimique, la santé, ou la beauté, présentent un risque accru d’exposition à des agents cancérigènesincluant les solvants organiques, les radiations, ou certaines poussières fines.

La protection des femmes passe donc par une sensibilisation aux dangers spécifiquement liés à leur métier et par le déploiement d’actions de prévention (port d’équipements de protection individuelledéploiement par l’employeur d’une surveillance médicale adaptée incluant des dépistages réguliers en vue de détecter précocement tout type de cancer…)

Bon à savoir : Le travail de nuit augmente d’un quart le risque de cancer du sein. 3

IV – Santé des femmes en entreprise : lutter contre les violences

On ne peut parler de santé des femmes en entreprise sans évoquer les violences sexuelles et sexistes (harcèlement, agressions, et comportements discriminatoires) auxquelles elles peuvent être confrontées. En effet, ces violences peuvent avoir d’importantes répercussions sur leur santé mentale, leur carrière et leur bien-être.

Afin de pouvoir bien et mieux accompagner ce fléau, le déploiement de politiques claires et de procédures de signalement accessibles s’impose. Cela est indispensable pour faire évoluer les mentalités et encourager une culture de respect et d’égalité au sein des entreprises. Par ailleurs, proposer un soutien et un accompagnement des victimes offre une certaine sécurité aux salariées.

V- Santé des femmes en entreprise : des actions concrètes avec Medicalib

La santé des femmes au travail est un enjeu crucial qui nécessite une prise de conscience collective et des actions concrètes. En adoptant des mesures préventivesen soutenant les victimes de violences, et en promouvant un environnement de travail sain et sûr, il est possible de faire une différence significative dans la vie des femmes professionnelles.

Medicalib Prévention vous accompagne dans le déploiement d’actions de prévention au sein de votre entreprise : sensibilisation aux cancers gynécologiques, dépistages et vaccination, information sur l’endométriose et la ménopause…


Perturbateur-endocrinien

Perturbateurs endocriniens, vers un suivi renforcé ! | Thierry Payet

D’après un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé paru en 2012, près de 800 substances chimiques seraient des perturbateurs endocriniens, avérés ou suspectés. Ces substances sont partout, dans l’eau, dans l’air, dans la terre, dans les emballages, dans les aliments et donc dans notre organisme, jusque dans le lait maternel. Comment sont suivis ces substances ? Comment sont identifiés leurs impacts sur la santé ? Santé Sur le Net fait le point sur les perturbateurs endocriniens.

Perturbateur-endocrinien

Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?

Tout le monde a entendu parler au moins une fois d’un perturbateur endocrinien. Mais que cache cette désignation ? Un perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange de substances, qui est capable d’altérer les fonctions endocrines de l’organismec’est-à-dire les fonctions hormonales. Potentiellement, ces substances sont donc capables de modifier toutes les fonctions physiologiques de l’organisme, puisqu’elles sont toutes sous le contrôle d’au moins une hormone.

Où se trouvent ces perturbateurs endocriniens ? Absolument partout. Dans les objets et produits de la vie courante : produits d’hygiène et de soins, cosmétiques, produits ménagers, détergents, produits phytosanitaires, produits alimentaires, emballages, … mais aussi dans l’environnement, l’eau, l’air, le sol, …. Et donc inévitablement, en bout de chaîne, ils se retrouvent dans notre organisme. Désormais, quel que soit notre mode de vie, nous sommes tous imprégnés par des perturbateurs endocriniens, les adultes comme les enfants, et même parfois les fœtus in utero !

Quel est l’impact sur la santé des perturbateurs endocriniens ?

Au-delà de leur omniprésence, ce qui inquiète dans les perturbateurs endocriniens, ce sont leurs effets néfastes sur la santé. Comme ils perturbent les fonctions hormonales de l’organisme, et donc les grandes fonctions physiologiques, leurs effets sont nombreux et multiples sur la fonction de reproduction, la fonction thyroïdienne, la fonction surrénalienne, le métabolisme, le développement neurologique et cérébral, etc.

De nombreuses études se penchent sur leurs conséquences sur la santé et les pointent du doigt notamment  dans différents problèmes de santé :

  • L’infertilité ;
  • La puberté précoce ;
  • L’obésité ;
  • Les maladies thyroïdiennes ;
  • Les troubles du neurodéveloppement, comme les troubles du spectre de l’autisme ;
  • Des malformations congénitales ;
  • Des cancers hormono-dépendants ;
  • Des troubles de l’immunité et des maladies auto-immunes.

Mais les scientifiques se heurtent à un écueil majeur : il est très difficile d’étudier l’effet d’un perturbateur endocrinien. En effet, quotidiennement, nous sommes exposés à différents perturbateurs endocriniens, à des doses différentes et selon différents modes d’exposition. Comment évaluer l’effet de l’un d’eux pris isolément ? De plus, les effets de ces perturbateurs endocriniens peut se manifester des mois, voire des années après l’exposition. L’étude de leur impact sur la santé impose de multiples défis.

21 effets sur la santé prioritaires à surveiller

Face à ces défis, les autorités de santé publique surveillent et suivent les perturbateurs endocriniens, à court, moyen et long terme. Santé Publique France a publié le 28 décembre 2023 les résultats d’une nouvelle étude, lancée en 2021, l’étude PEPS’PE. A partir de l’ensemble des données connues sur les perturbateurs endocriniens, cette étude vise à prioriser certains effets sanitairesqui seraient directement associés à l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Près de 60 effets sur la santé ont été évalués dans cette étude, qui a mobilisé près de 500 experts et acteurs impliqués dans le suivi des perturbateurs endocriniens en France et dans le monde.

A l’issue des travaux menés par les experts, 21 effets sur la santé ont été considérés comme prioritaires à surveiller dans les années à venir. Parmi ces effets, 8 concernent la fonction reproductive :

  • La cryptorchidie (défaut de migration d’un testicule lors de la vie fœtale) ;
  • L’hypospadias (malformation de la verge) ;
  • La puberté précoce ;
  • Cancer des testicules;
  • L’altération de la qualité du sperme ;
  • L’endométriose ;
  • L’infertilité ;
  • La baisse de la fécondité.

Les autres effets prioritaires concernent des effets métaboliques, des troubles du neurodéveloppement, l’asthme et certains cancers :

A ce stade, les experts ne disposent pas toujours d’assez de preuves pour établir avec certitude le rôle des perturbateurs endocriniens. La surveillance de ces substances est capitale au regard de l’enjeu majeur de santé publique qu’ils représentent.

Rédiger par Estelle B., le 02 Février 2024, Docteur en Pharmacie

Sources

– Vers un élargissement de la surveillance des effets sanitaires des perturbateurs endocriniens.www.santepubliquefrance.fr. Consulté le 02 Février 2024.
– Que sait-on des effets des perturbateurs endocriniens sur la santé ? www.santepubliquefrance.fr. Consulté le 02 Février 2024.
– Que sont les perturbateurs endocriniens ? www.santepubliquefrance.fr. Consulté le 02 Février 2024.
Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

Lancement du premier Label IDEL : Innovation en Cancérologie | Thierry Payet

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Mise à jour: 19 janvier 2024

Comment mieux accompagner les patients atteints de cancer ? Comment faire face à la complexité des soins oncologiques et du suivi des patients ?

Afin de répondre à une évolution visant à renforcer la prise en charge et le bien-être des patients présentant un cancer, l’émergence du premier Label IDEL en cancérologie marque un tournant décisif.

Quelles perspectives offre cette initiative ? Dans quelle mesure façonne-t-elle l’avenir des soins en cancérologie ?

Medicalib vous en dit plus à ce sujet.

I- Cancérologie : besoin d’innovation

En cancérologie, l’innovation est essentielle pour améliorer la qualité des soins et être en mesure de répondre aux besoins des patients.

En effet, face à l’incidence croissante des cancers dans le monde, les professionnels de santé se trouvent confrontés à des défis majeurs : diagnostic précoce, traitements personnalisé, et accompagnement spécialisé des patients. Comment alors développer des stratégies efficaces en oncologie pour relever ces défis ?

Le secteur de la cancérologie a connu de profonds bouleversements technologiques, scientifiques, thérapeutiques et organisationnels. Ainsi, avec l’intégration de technologies de pointe, comme l’intelligence artificielle et la médecine de précision, de nouvelles perspectives s’ouvrent pour une prise en charge plus ciblée et plus efficace des patients. Par ailleurs, la formation continue des infirmiers permet de les tenir informés des avancées en matière de traitement des cancers. Une approche de plus en plus holistique est proposée, permettant d’aborder tant les soins que la prévention, la rééducation, la réadaptation que l’accompagnement psychologique des patients et de leurs familles.


II- Label IDEL en cancérologie : de quoi s’agit-il ?

Ce label en cancérologie représente une avancée majeure dans le domaine des soins oncologiques. C’est en effet une manière innovante de renforcer la qualité de la prise en charge des patients atteints de cancer. Centrée sur le patient, cette nouvelle approche permet d’assurer les patients d’une prise en charge adaptée à leurs besoins spécifiques et, conforme aux meilleures pratiques médicale.

Aujourd’hui où :

  • les parcours de soins sont plus complexes,
  • la prise en charge est pluridisciplinaire,
  • les soins doivent être coordonnés entre la ville et l’hôpital
  • des traitements de pointe sont proposés, la nécessité de « labelliser les IDEL intervenant auprès de patients atteints de cancer et de les fédérer au sein d’une communauté de pratiques digitalisée » apparaissait incontournable.

Grâce à ce label, établissements comme professionnels de santé libéraux peuvent donc se démarquer et faire valoir un engagement particulier à assurer des soins de la plus haute qualité à leurs patients (qualité des traitements proposés, approche holistique et empathique…)


III- Label IDEL en cancérologie : avantages

UN – Avantages pour les patients

  • Prise en charge centrée sur les besoins individuels de chaque patient
  • Approche personnalisée du traitement du cancer
  • Accès à des soins infirmiers spécialisés, intégrant les dernières avancées en matière de traitement oncologique et de soutien psychosocial.
  • Amélioration globale de la qualité des soins en oncologie

B- Avantages pour les infirmières

  • Reconnaissance de l’excellence et de l’engagement envers des soins de haute qualité
  • Encouragement à une amélioration continue des compétences et des connaissances
  • Valorisation du statut infirmier : mise en avant de l’importance de cette spécialité dans le parcours de soins des patients atteints de cancer, de leur rôle clé et de leur expertise
  • Meilleure coordination des soins
  • Plus grande satisfaction des patients comme des soignants

jeV- Label IDEL en cancérologie : perspectives

Le label IDEL en cancérologie permet d’affirmer et de renforcer un positionnement en faveur d’une prise en charge globale et optimale du patient. Ce label permet de confirmer au niveau national et international le choix d’apporter des soins toujours plus qualitatifs et individualisés. Ceci, en coordination avec les différents professionnels intervenants auprès du patient.


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