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Où trouver mon numéro RPPS ? | Thierry Payet

Votre numéro RPPS est votre identifiant en tant que professionnel intervenant dans le système de santé. C’est un numéro à 11 chiffres (commençant par « 1 ») que vous pouvez retrouver sur votre carte de professionnel de santé (CPS) ou sur l’annuaire santé.


I – La Carte Professionnel de Santé (CPS)

A – Ancienne carte CPS avec ADELI


B – Nouvelle carte CPS avec RPPS

ATTENTION :

Il ne faut pas prendre en compte le chiffre “8”

Le numéro RPPS est le suivant “10123456789”


NE CONFONDEZ PAS

  • numéro RPPS (11 chiffres) et
  • numéro ADELI (9 caractères)

II- L’annuaire de santé : un outil à garder sous la main !

Retrouvez votre numéro RPPS en consultant la page suivante : 👇

Bon à savoir C’est très simple et rapide et vous y trouverez aussi d’autres informations intéressantes !
Human Filum Terminale • Blog Liem Santé 28 novembre 2022

Human Filum Terminale • Blog Liem Santé 28 novembre 2022 | Thierry Payet

Une étude de Klinge et al. (2022) ont utilisé la microscopie optique pour trouver de minuscules nerfs périphériques pénétrant dans la pie-mère du FT et envahissant son noyau fibreux. Les structures nerveuses myélinisées (chez 8 des 53 patients) et non myélinisées (chez 10 des 53 patients) ont pu être détectées par microscopie électronique à transmission.

Cette étude a été réalisée sur 53 patients traités pour le syndrome du cordon attaché lors d’une évaluation peropératoire.

On a trouvé à la fois des terminaisons nerveuses encapsulées dans du tissu fibreux et des faisceaux nerveux de cellules de Schwann non encapsulées et non myélinisées, c’est-à-dire des cellules Remak. Pertinentes pour la pratique, ces terminaisons nerveuses ressemblaient à des structures de récepteurs mécanorécepteurs et nociceptifs localisées dans la peau humaine, les tendons musculaires et les ligaments squelettiques. De plus, la stimulation électrique bipolaire du FT était associée à une activité musculaire paraspinale associée au-dessus et au-dessous du segment spinal où le FT était stimulé.

Pour la figurine : Enregistrements électrophysiologiques des muscles paraspinaux : intensité de stimulation la plus faible à laquelle les muscles paraspinaux ont été activés (n = 22), latence entre le stimulus et la réponse musculaire, et potentiel d’activation musculaire composite (=CMAP) des muscles paraspinaux.

Il est important de noter que le FT fonctionne non seulement comme un élément proprioceptif – comme d’autres structures ligamentaires de la colonne vertébrale – mais peut également contribuer aux maux de dos associés aux troubles de la colonne vertébrale. Ceci est cliniquement pertinent pour la pratique ostéopathique. Cliniquement pertinent pour la pratique ostéopathique Libération de l’articulation sacro-coccygienne et égalisation de la tension du coccyx à l’espace épidural dans la transition lombo-sacrée (Liem 2018). Technique complète dans cet article de blog

Tumeur cérébrale ou cancer du cerveau

Tumeur cérébrale ou cancer du cerveau | Thierry Payet

Deuxième cancer le plus fréquent chez l’enfant, les tumeurs cérébrales touchent plus généralement les personnes de plus de 50 ans. Le cancer du cerveau reste assez rare.

Quels sont les différents types de tumeurs cérébrales ? Comment les diagnostique-t-on ? Quels sont les traitements possibles ?

Médicalib vous en dit plus à ce sujet.

Cet article, destiné au grand public, s’appuie sur les données scientifiques disponibles sur le sujet traité, à sa date de mise à jour.
Il n’a pas vocation à se substituer aux recommandations et préconisations de votre médecin.


I – Tumeurs cérébrales : de quoi parle-t-on ?

UN- Définition

Une tumeur cérébrale est un amas issu d’une prolifération anormale de cellules au niveau du cerveau, qui se développe à l’intérieur du crâne. Cette tumeur peut se développer dans n’importe quelle zone du cerveau : hémisphères, cervelet, tronc cérébral, hypophyse… .

Elle peut se révéler bénigne (non cancéreuse) ou CALOMNIER (cancéreuse).

Deux types de tumeurs cérébrales se distinguent :

  • Les tumeurs dites “essentielles ou primitives” issues de cellules intracrâniennes ou voisines du cerveau. Ces tumeurs peuvent être bénignes ou malignes.
  • Les tumeurs dites « secondaires » ou métastases. Ces dernières sont toujours malignes.


B- Classification des tumeurs cérébrales [1]

LES TUMEURS PRIMITIVES

Les tumeurs primitives sont des tumeurs qui prennent naissance dans le cerveau. Parmi elles on recense notamment :

LES GLIOMES *65 % des tumeurs cérébrales primitives.
*Fréquentes chez l’enfant et l’adolescent.
*On distingue les gliomes de bas grade (bénins) des gliomes malins
LES MÉDULLOBLASTOMES *Tumeurs au niveau du cervelet.
*Fréquentes chez les enfants et les jeunes adultes
LES MÉNINGIOMES *Tumeurs cérébrales habituellement bénignes.
*Seule tumeur cérébrale plus fréquente chez les femmes.
*Surviennent habituellement entre 40 et 60 ans
LES NEURINOMES DE L’ACOUSTIQUE *Tumeurs bénignes (non cancéreuses) qui apparaissent au niveau du nerf vestibulaire.

LES TUMEURS SECONDAIRES

Les tumeurs secondaires ou métastatiques sont malignes. Elles sont issues d’autres parties du corps où un cancer s’est développé (ex : cancer du sein, du poumon, du côlon..). Elles résultent d’une migration des cellules cancéreuses vers le cerveau.

Bon à savoir Les tumeurs bénignes et donc non cancéreuses, ne se propagent pas à d’autres parties du cerveau ni à d’autres organes.

II- Tumeurs cérébrales : facteurs de risque

SEXE Légèrement plus fréquentes chez les hommes que chez les femmes
ÂGE Les tumeurs cérébrales peuvent se développer à tout âge. Cependant, le risque de développer un cancer du cerveau augmente avec l’âge.
ANTÉCÉDENTS FAMILIAUX “Il existe une prédisposition génétique qui augmente très légèrement le risque de développer ce type de cancer au sein de la famille d’un patient.” [2]
FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX Exposition à des rayonnements ionisants (ex : radiothérapie, exposition du fœtus : examen radiologique effectué au cours de la grossesse).
AUTRES FACTEURS ENCORE A L’ETUDE *Exposition à des produits chimiques (pesticides…)
*Exposition aux ondes (téléphones, micro-ondes….)

III- Tumeurs cérébrales : symptômes

Les symptômes d’une tumeur cérébrale varient en fonction du type de tumeur, de sa localisation et de son degré d’agressivité.

Parmi les principaux symptômes, on recense :

  • des maux de tête intenses et fréquents
  • des nausées et vomissements persistants plusieurs jours
  • et déficit moteur : perte de force, troubles de la sensibilité, troubles de la coordination, déséquilibre lors de la marche, paralysie
  • des crises d’épilepsie
  • et nystagmus (mouvement rapide des yeux dans une direction, puis un lent retour à la position initiale)
  • des troubles cognitifs : troubles de la mémoire, confusion, …
  • des acouphènes
  • une douleur au niveau de l’oreille (dans le cas d’un neurinome de l’acoustique)
  • une perte auditive
Bon à savoir En présence de maux de tête intenses et persistants, ainsi que de nausées et de troubles de la vision, n’hésitez pas à consulter votre médecin. Lui seul sera à même de poser un diagnostic. En effet, une vigilance s’impose car certains symptômes des symptômes cités ci-dessus se retrouvent dans d’autres pathologies.


IV- Tumeurs cérébrales : diagnostic

INTERROGATOIRE ET EXAMEN CLINIQUE Mise en avant de certains éléments comme :
*crise convulsive
*présence de symptômes caractéristiques (cf listes des symptômes)
Évaluation des symptômes, de leur durée, de leur apparition…
IMAGERIE *MII : examen de référence qui permet l’observation des lésions
L’IRM est un outil indispensable tant pour le diagnostic que pour le suivi de l’efficacité du traitement.

*TOMODENSITOMÉTRIE (TDM) : scanner avec injection d’un produit de contraste

PONCTION LOMBAIRE Prélèvement de liquide céphalo-rachidien en vue d’un examen au microscope.
BIOPSIE Prélèvement d’un échantillon de tissu pour un examen au microscope
Permet d’identifier le type et de déterminer si la tumeur est maligne ou non
TESTS AUDITIFS Notamment préconisé dans le cadre du diagnostic des neurinomes de l’acoustique
*Audiogramme
*Tympanométrie …


V – Tumeurs cérébrales : traitement

Les traitements vont varier en fonction du type de tumeur et de sa localisation.

Parmi les différents traitements possibles, on recense :


CHIRURGIE Ablation de la tumeur quand le type de tumeur et sa localisation le permettent.
Première option retenue si la tumeur est accessible.
RADIOTHÉRAPIE Souvent utilisés après la chirurgie, les rayons à haute énergie vont être utilisés pour détruire ou endommager les cellules cancéreuses.
CHIMIOTHÉRAPIE Consiste à administrer des médicaments qui vont  tuer les cellules cancéreuses ou limiter leur croissance.
RADIOCHIRURGIE Technique utilisée dans le traitement de certaines tumeurs : type de radiothérapie avec émission de rayons ciblés qui vont permettre de détruire la tumeur.

Sachez que vous pouvez prendre rendez-vous en ligne avec une infirmière ou un kinésithérapeute à domicile. Pour cela, n’hésitez pas à nous contacter via notre plateforme. Nous vous mettrons en relation avec un professionnel de santé à proximité de votre domicile en moins d’une heure !


Sources :

  • [1] Présentation des tumeurs cérébrales – Le Manuel MSD – MAJ  mars 2021
  • [2] Les tumeurs cérébrales : causes, mécanismes biologiques, symptômes, diagnostic et traitements – Institut du Cerveau – ICM
  • Types de tumeursinstitut national du cancer
  • Qu’est-ce qu’un cancer du cerveau ? – Fondation pour la recherche sur le cancer
Homme malvoyant atteint de DMLA. Lisant les recommandations de la HAS

DMLA recommandations en 2022 | Thierry Payet

Principale cause de malvoyance après 50 ans dans les pays industrialisés, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie particulièrement invalidante. Elle peut mener à la cécité (perte de la vue). D’où la nécessité d’un suivi régulier sur le long terme comme le stipule la Haute Autorité de Santé dans ses nouvelles recommandations. On fait le point sur les recommandations de la DMLA en 2022.

Homme malvoyant atteint de DMLA. Lisant les recommandations de la HAS

Recommandation DMLA et handicap visuel

Principale cause de handicap visuel chez les personnes de plus de 50 ans, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) se caractérise par une dégradation progressive de la zone centrale de la rétine. Constituée de cellules sensibles à la lumière, la rétine a pour rôle de transformer les signaux lumineux reçus par l’œil en signaux électriques destinés au cerveau. Au stade initial, la DMLA ne provoque pas de déficience visuelle. Malheureusement, son évolution peut conduire à une altération sévère de la vue voire à une perte de la vision.

À savoir ! Touchant près de 8% de la population française, la DMLA voit sa fréquence augmenter avec l’âge pour toucher 25 à 30 % des personnes de plus de 75 ans.

La Haute Autorité de Santé (HAS) rappelle pourtant qu’un repérage précoce de la DMLA  peut limiter le handicap visuel et les conséquences sur le quotidien du patient. D’où la nécessité d’un suivi régulier sur le long terme comme le stipule l’instance à travers ses nouvelles recommandations.

Vision : une surveillance régulière nécessaire

Pour pouvoir repérer précocement une DMLA, encore faut-il en connaître les facteurs de risque. Obésité, tabagisme, antécédents familiaux ou régime alimentaire (pauvre en oméga 3 ou riche en graisses saturées) constituent ainsi autant de paramètres à prendre en compte dans le repérage de la maladie. La HAS conseille donc aux personnes de plus de 50 ans et présentant un ou plusieurs de ces facteurs de risque de procéder à une surveillance régulière de leur vision.

En pratique, chacun peut procéder à une auto-surveillance régulière de sa vision à l’aide d’un outil appelé « la grille d’Amsler ». Disponible sur internet, ce système d’auto-évaluation permet au patient de détecter une éventuelle déformation des lignes ou une tache sombre au centre de la vision. Qui dit auto-surveillance implique également une vigilance quotidienne de la part du patient face à la survenue d’éventuels troubles de la vision comme :

  • Une déformation des objets observés
  • Une modification de la vision des couleurs
  • Une moindre perception des contrastes
  • Des difficultés à lire malgré une correction adaptée
  • Une gêne en vision nocturne

À savoir ! Si l’un de ces signes apparaît, il est recommandé de consulter rapidement un ophtalmologiste.

Cette auto-surveillance de la vision doit être complétée par une visite chez un ophtalmologiste. A réaliser tous les ans ou tous les deux ans.

Une stratégie thérapeutique adaptée au type de DMLA

Les nouvelles recommandations pour la DMLA de la HAS sont également l’occasion de faire le point sur les méthodes diagnostiques et des traitements existants. Face à des symptômes évoquant une DMLA, l’ophtalmologiste devra procéder à un examen clinique complet.

Des examens complémentaires sont également essentiels comme :

  • Un examen approfondi du fond d’œil
  • Une tomographie par cohérence optique (OCT)
  • Voire une angiographie

L’objectif de ces examens ? Confirmer le diagnostic de DMLA et identifier sa forme (sèche ou humide). Car la stratégie thérapeutique adoptée différera en fonction de la forme de DMLA du patient.

À savoir ! Il existe deux types de DMLA : la DMLA sèche (ou atrophique) et la DMLA humide (ou exsudative). La DMLA sèche correspond à un amincissement anormal de la zone centrale de la rétine. Entrainant une disparition progressive des cellules spécialisée équipées de photorécepteurs. Elle provoque une altération lente et progressive de la vision centrale (en 5 à 10 ans). Quant à la DMLA humide (ou exsudative), elle se caractérise par le développement anormal de vaisseaux sanguins dans la zone centrale de la rétine. D’évolution rapide, elle peut conduire à une perte de la vision centrale en quelques semaines ou même quelques jours.

Pour une DMLA humide par exemple, le traitement de première intention consistera en l’injection dans l’œil d’un inhibiteur du facteur de croissance de l’endothélium vasculaire. Quant aux formes sèches de DMLA, elles devront faire l’objet d’une rééducation personnalisée afin de favoriser l’autonomie du patient et l’aider à développer des stratégies compensatrices de la perte de vision. Dans tous les cas, le patient se verra conseiller d’arrêter de fumer.

Déborah L., Docteur en Pharmacie

Sources

– Dégénérescence maculaire liée à l’âge.Haute Autorité de Santé. . Consulté le 15 novembre 2022.
– Comprendre la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Amélie. . Consulté le 16 novembre 2022.
Journée mondiale de la BPCO

Journée mondiale de la BPCO | Thierry Payet

En France, 3,5 millions de personnes vivent avec une Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO), et plus de 15 000 personnes en décèdent chaque année. Une pathologie respiratoire évolutive dont la première cause est le tabac, mais aussi l’exposition à certaines substances. Le 21 novembre est la journée mondiale consacrée à la lutte de la BPCO, pour sensibiliser le grand public et les acteurs.

Journée mondiale de la BPCO

De la BPCO vers l’insuffisance respiratoire

La BPCO est une pathologie respiratoire chronique, caractérisée par :

  • Une inflammation des bronches ;
  • Un rétrécissement progressif du diamètre des voies respiratoires ;
  • Des troubles respiratoires, marqués par un essoufflement pendant l’effort puis au repos et des sifflements respiratoires.

L’évolution de la maladie conduit progressivement vers l’emphysème pulmonaire, puis vers l’insuffisance respiratoire.

Actuellement aucun traitement ne permet de guérir la maladie. L’objectif des traitements est double, d’une part réduire les symptômes respiratoires et d’autre part ralentir l’évolution vers l’insuffisance respiratoire, qui nécessite une oxygénothérapie. Il est capital de diagnostiquer précocement la maladie, pour prévenir son évolution. Actuellement, selon les estimations, entre 67 et 90 % des cas ne sont pas diagnostiqués.

Le tabac, première cause de BPCO

D’après les chercheurs et les spécialistes, l’incidence de la BPCO devrait augmenter dans les années qui viennentavec potentiellement une mortalité en hausse de plus de 30 % dans les dix prochaines années. Cette évolution est liée aux causes environnementales de la BPCO, au premier rang desquelles le tabac. Le tabagisme, actif mais aussi passif, est la première cause de BPCO. Mais il ne faut pas oublier que d’autres facteurs sont également responsables de cette pathologie, comme :

  • La pollution atmosphérique et la pollution de l’air intérieur ;
  • La poussière ;
  • L’exposition professionnelle à certains produits chimiques ;
  • Des infections fréquentes des voies respiratoires au cours de l’enfance.

Sensibiliser le grand public sur ces causes constitue un axe majeur de lutte contre la maladie. Une bonne hygiène de vie peut non seulement prévenir l’apparition de la maladie, mais aussi ralentir voire arrêter sa progression et réduire les symptômes. Elle impose notamment :

  • Un arrêt total du tabac ;
  • Une alimentation saine et équilibrée ;
  • Un traitement précoce et adapté des infections pulmonaires ;
  • Le respect des recommandations vaccinales, notamment en termes de prévention des infections à pneumocoques.

La BPCO et ses comorbidités

Les populations sensibles, fumeurs, travailleurs dans certains milieux exposés, … font l’objet d’une vaste campagne de sensibilisation et de dépistagepour repérer et diagnostiquer les patients atteints de formes légères ou modérées de BPCO. Plus largement, l’existence d’un essoufflement inhabituel doit amener à consulter pour évaluer la fonction respiratoire.

Du côté de la recherche, les scientifiques tentent de mieux décrypter les mécanismes physiopathologiques de la BPCO, pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. La question d’une éventuelle prédisposition génétique est également évaluée, pour comprendre pourquoi certains fumeurs développent une BPCO et d’autres non. Enfin, les études révèlent de plus en plus que la BPCO n’est pas uniquement une maladie respiratoire et pulmonaire. Elle s’associe à d’autres pathologies, avec pour point commun des mécanismes inflammatoires. Le lien entre BPCO et santé musculaire fait notamment l’objet de multiples interrogations. La BPCO est une pathologie qui conduit inéluctablement vers l’insuffisance respiratoire. Diagnostiquée tôt, les traitements peuvent stopper son évolution et préserver la qualité de vie du patient.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). inserm.fr. Consulté le 17 novembre 2022.
Ethique et soin : quelle actualité ?

Ethique et soin : quelle actualité ? | Thierry Payet

“La pandémie de Covid 19 a mis en lumière la vulnérabilité du système de soins et les faiblesses de la santé publique en France.” [1]

Ainsi, à l’heure où l’organisation du système de santé est remise en cause, et où une crise majeure touche les soignants et le sens profond de leur vocationune réflexion autour de la place de l’éthique s’impose.

Médicalib vous en dit plus à ce sujet.

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Cet article, destiné au grand public, s’appuie sur les données disponibles sur le sujet traité, à sa date de mise à jour.


I – Éthique et santé : bilan actuel

A – Déclaration globale

La pandémie (Covid-19) que nous avons récemment traversée a fait éclater au grand jour les dysfonctionnements du système de santé.

Le CCNE (Comité Consultatif National d’Ethique) relève notamment une dégradation des conditions de travail et une “technicisation” croissante de la pratique soignante allant à l’encontre de la relation humaine soignant-soigné. En effet, seul le geste technique (indicateur mesurable) est aujourd’hui valorisé  par la logique économique actuellement imposée.


B- Mal-être des soignants

Technicisation” de la pratique soignante au détriment de la relation de soin, et transformations structurelles de la société (rapport au travail, altération du rapport au temps, niveau de salaire bas au regard de l’engagement des soignants, poids des contraintes budgétaires, vieillissement de la population, révolution technologique…) favorisent aujourd’hui une approche focalisée sur le traitement de la maladie plutôt qu’une prise en charge globale et un accompagnement humain de la personne.

La conjoncture actuelle entraîne un décalage entre la logique économique de rentabilité imposée par les instances et le besoin vital des soignants, comme des patients, d’humanité. Les soignants interrogent en effet aujourd’hui le sens de leur métier.  Un épuisement manifeste des professionnels de santé et une détérioration de la couverture et des prestations de soin s’observent.


Bon à savoir Comme le souligne le CCNE, une partie du soin, ne se prêtant pas aisément à une mesure quantifiable, est essentielle. Cette dernière consiste à écouter, à dialoguer, à entrer en relation, à accompagner la souffrance, à rechercher par une approche interdisciplinaire le juste niveau de soins pour la personne.


II – Appel du comité d’éthique

Le Comité consultatif national d’éthique appelle à recentrer les soins sur les patients afin de leur permettre d’accéder plus facilement à une prise en charge et un suivi régulier.

Par ailleurs, face à la crise qui touche actuellement le système de santé, et donc les soignants, le CCNE souhaite qu’une réflexion autour de la revalorisation des tâches accomplies par les professionnels de santé soit menée (respect du travail effectué, réintroduction d’éthique au sein de la pratique…)


Bon à savoir “Deux principes éthiques majeurs doivent guider la rénovation qui s’annonce : un accès égal pour tous au système de santé et de soins (principe de justice sociale) et le respect inconditionnel des personnes soignées et de ceux qui les soignent (principe de respect de la personne).” [2]


III – Appel du comité d’éthique : quelles conclusions ?

Selon le CCNE, 3 axes sont à déployer :

UN – Redonner du sens aux métiers du soin

Remettre la relation humaine au cœur de la prise en charge en permettant notamment aux soignants d’accorder du temps à leurs patients.


B- Renforcer l’accès aux soins

Permettre à chacun de vivre le plus longtemps possible en bonne santé grâce au déploiement d’actions de prévention à une prise en charge et un suivi de qualité.

Une modification de l’organisation des soins sur l’ensemble du territoire est à envisager afin de favoriser une meilleure coordination des soins entre les différents acteurs du parcours. Par ailleurs une réflexion concernant zones sous dotées s’impose afin de les rendre davantage attractives et de pouvoir ainsi garantir un accès aux soins à tous.


C- Défendre une meilleure “démocratie en santé”

Consacrer du temps à l’écoute et la prise en compte des besoins formulés par les professionnels de santé et les patients.

L’humain doit être au cœur des préoccupations.


Notre mission : faciliter votre quotidien de professionnel de santé libéral en vous proposant des solutions adaptées et des articles utiles à l’exercice de votre pratique professionnelle.

Le site internet de Medicalib permet aux patients de prendre facilement rendez-vous avec une infirmière à domicile.

Grace à notre plateforme nous pouvons vous accompagner dans le développement de votre patientèle et dans l’optimisation de votre tournée.


Sources :

  • [1] Communiqué de presse – Article 140 : « Repenser le système de soins sur un fondement éthique. Leçons de la crise sanitaire et hospitalière, diagnostic et perspectives. »Comité Consultatif National d’Ethique – CCNE – 7 novembre 2022
  • [2] Communiqué de presse – Article 140 : « Repenser le système de soins sur un fondement éthique. Leçons de la crise sanitaire et hospitalière, diagnostic et perspectives. »Comité Consultatif National d’Ethique – CCNE – 7 novembre 2022
FODMAP, des sucres qui altèrent la barrière intestinale

Des aliments qui altérent la barrière intestinale | Thierry Payet

Les FODMAP, pour Fermentable Oligosaccharides Disaccharides Monosaccharides And Polyols, sont régulièrement pointés du doigt dans le syndrome du côlon irritable, qui touche de nombreux Français. Mais quels sont les mécanismes reliant ces sucres présents dans l’alimentation et la survenue des symptômes du côlon irritable ? Une récente étude publiée par des chercheurs français apporte des éléments de réponse. Explications.

FODMAP, des sucres qui altèrent la barrière intestinale

Que sont les FODMAP ?

Les FODMAP sont présents partout dans l’alimentation, puisqu’ils regroupent les glucides de petite tailletels que :

  • Le lactose (le sucre du lait) ;
  • Le saccharose (le sucre de table) ;
  • Le fructose (le sucre des fruits) ;
  • Les galactanes ;
  • Etc…

Depuis plusieurs années, l’omniprésence de ces sucres dans l’alimentation a été associée à l’augmentation de l’incidence du syndrome du côlon irritable. Certaines personnes auraient des difficultés à absorber ces sucres, qui seraient responsables :

  • D’un inconfort digestif ;
  • De ballonnements ;
  • De douleurs intestinales ;
  • De troubles du transit.

Des sucres à l’origine d’une fermentation inconfortable

L’illustration la plus connue est sans doute l’intolérance au lactosequi conduit chaque année de nombreux Français à supprimer le lait et les produits laitiers ou à se tourner vers des produits laitiers spécifiquement formulés sans lactose. Pour expliquer le lien entre les FODMAP et les troubles digestifs, les scientifiques avancent des problèmes de fermentation de ces sucres par la flore intestinale. Un régime pauvre en FODMAP, c’est-à-dire supprimant ou réduisant les aliments les plus riches, pourrait ainsi améliorer le confort intestinal de ces personnes.

Mais les problèmes de fermentation ne permettent pas d’expliquer totalement l’impact des FODMAP sur le fonctionnement intestinal. Pour aller plus loin dans la compréhension des mécanismes, des chercheurs français ont mené une étude sur des souris, auxquelles ont été administrés deux types de FODMAP, du lactose et des fructo-oligosaccharides. Puis, les chercheurs ont étudié la barrière intestinale des souris, pour la comparer à celle de souris témoins.

La barrière intestinale altérée par les produits de la fermentation des FODMAP

Grâce à ce modèle, ils ont pu mettre en évidence que la fermentation des FODMAP entraînait la production d’AGE (Produit final de glycation avancéec’est-à-dire des produits terminaux de glycation), des produits incriminés dans les symptômes du côlon irritable. La production d’AGE au niveau de l’intestin entraînerait le recrutement d’une catégorie de globules blancs, les mastocytes, qui interagissent avec des cellules intestinales productrices de mucus. Chez les souris exposées aux FODMAP, les chercheurs ont observé une accumulation locale de mastocytes et des irrégularités dans l’épaisseur de la couche de mucus recouvrant la paroi intestinale.

Chez des souris exposées à la fois à des FODMAP et à de fortes doses d’un dérivé de la vitamine B6 (qui bloque la production d’AGE), la couche de mucus se montrait régulière. D’après les chercheurs, ces nouvelles données suggèrent que la production d’AGE suite à la fermentation des FODMAP pourrait altérer la couche de mucus et donc fragiliser la barrière intestinale. Ce phénomène expliquerait la survenue des troubles digestifs chez les sujets atteints du syndrome du côlon irritable. Trouver le moyen de bloquer la production d’AGE pourrait représenter une alternative au régime pauvre en FODMAP auquel doivent s’astreindre de nombreuses personnes.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Les FODMAPs, des sucres qui altèrent la barrière intestinale. inserm.fr. Consulté le 31 octobre 2022.
– Un Comprendre les FODMAP Que sont les FODMAP ? cdhf.ca/fr. Consulté le 31 octobre 2022.
Thérapie par manipulation ostéopathique (OMT) en soins palliatifs• Liem Health Blog

Thérapie par manipulation ostéopathique (OMT) en soins palliatifs• Liem Health Blog | Thierry Payet

Une étude en cours de 2022 portait sur la perception des patients de la thérapie par manipulation ostéopathique (OMT) et de son effet en tant qu’intervention supplémentaire sur le traitement standard palliatif, qui tente de maintenir la qualité de vie des patients touchés aussi élevée que possible en améliorant la gestion des symptômes. OMT offre une approche non pharmacologique du soulagement des symptômes.

Le critère de jugement principal était l’identification des perceptions des patients sur l’efficacité de la TMO en tant que complément complémentaire aux soins palliatifs standard. L’évolution des résultats de l’OMT par rapport au symptôme d’Edmonton était secondaire

système d’évaluation considéré.

Qui est intéressé par les dates exactes :

Les résultats du traitement palliatif standard (= groupe témoin) ont été comparés à ceux qui ont également reçu la TMO (= groupe d’intervention). L’évaluation des sondages avant et après les traitements respectifs a été effectuée à l’aide du système d’évaluation des symptômes d’Edmonton (ESAS).

En outre, les perceptions des patients sur l’efficacité de l’OMT supplémentaire ont été examinées.

Résultats:

Au total, 38 patients ont reçu une intervention palliative standard et 9 patients ont également reçu une OMT. Dans le groupe témoin, le fardeau des symptômes, en particulier la fatigue et la dépression, a diminué de manière significative. En raison de la petite taille de l’échantillon dans le groupe d’intervention, aucun résultat statistiquement significatif n’a été obtenu. Cependant, il y avait une tendance claire dans tous les symptômes décrits, à l’exception de l’anxiété, après le traitement par OMT. En ce qui concerne les perceptions des patients sur la TMO, 71 % ont estimé que la TMO avait un impact positif sur les soins globaux, 57 % estimaient que la TMO améliorait la douleur et 71 % ont signalé une amélioration des symptômes non douloureux.

conclusion:

Bien que la signification statistique n’ait pas été atteinte, les résultats suggèrent fortement le potentiel de la TMO en soins palliatifs. Cela pourrait être confirmé par d’autres études plus importantes dans ce domaine (Terra et al. 2022).

deux mains d'enfants qui forment un poing

un risque accru par les traumatismes de l’enfance ? | Thierry Payet

Environ 100 000 personnes sont atteintes de sclérose en plaques en France. Il s’agit d’une maladie auto-immune dont les causes précises restent aujourd’hui inconnues. Des chercheurs norvégiens ont étudié l’impact d’expériences négatives vécues dans l’enfance sur la survenue ultérieure d’une sclérose en plaques.

deux mains d'enfants qui forment un poing

La sclérose en plaque : une maladie aux origines mystérieuses

Touchant environ 100 000 personnes en France, et majoritairement des femmes, la sclérose en plaques désigne une maladie auto-immune affectant le système nerveux central. Des lésions sont créées par erreur et dispersées au sein du système nerveux central. Ainsi, les cellules immunitaires provoquent une inflammation et l’apparition de plaques de « démyélinisation ». Ce processus peut entraîner des douleurs chroniques, des spasmes musculaires, des engourdissements voire une perte de la vision.

À savoir ! Les plaques de « démyélinisation » signent la destruction de la myéline, substance protectrice qui recouvre les prolongements des nerfs.

A l’heure actuelle, la communauté scientifique n’a toujours pas identifié les causes précises de cette maladie. Certes, des études ont suggéré un lien entre l’exposition à certains virus (virus de la rubéole, de la rage, de la rougeole, de l’herpès) et le développement de la sclérose en plaques. Certains facteurs de risque ont également été mis en avant, comme la pollution, une carence importante en vitamine D ou le tabagisme. Cependant, aucune hypothèse n’a pu encore être prouvée.

Par ailleurs, les évènements traumatiques de l’enfance constituent des stress extrêmes, connus pour altérer le système immunitaire. Ils augmentent ainsi le risque de maladies cardiovasculaires, cancéreuses et auto-immunes. Pourtant, aucune étude avait exploré le lien entre des expériences traumatiques de l’enfance et la survenue de la sclérose en plaques. Dans ce contexte, des chercheurs ont mené une étude inédite pour explorer cette relation.

Un risque accru de sclérose en plaques par des traumatismes vécus dans l’enfance ?

L’objectif affiché ? Vérifier si l’exposition à la violence émotionnelle, physique ou sexuelle pendant l’enfance est associée au développement de la sclérose en plaques chez l’adulte. Pour cela, les chercheurs ont collecté des données recueillies chez plus de 78 000 femmes enceintes de 1999 à 2018. Ils les ont croisées avec les dossiers hospitaliers et le registre national norvégien des diagnostics de sclérose en plaques. Ils ont également identifié les familles où des abus avaient pu avoir lieu sur des mineurs, à l’aide de questionnaires remplis par les participantes.

Après analyse des données, les scientifiques ont obtenu les résultats suivants :

  • Développement d’une sclérose en plaques chez 300 participantes durant la période de suivi. Elle est précédée d’antécédents de violence dans l’enfance dans 24% des cas.
  • Risque accru de 65% de développer la maladie en cas d’abus sexuels et d’abus émotionnels dans l’enfance.
  • Risque accru de 66 à 93 % en cas d’exposition à deux ou aux trois catégories d’abus.

Ainsi, ces résultats suggèrent que les femmes exposées à des abus émotionnels et sexuels avant 18 ans présenteraient un risque accru de développer une sclérose en plaques plus tard dans la vie.

De la nécessité d’études plus poussées sur le sujet

Ceci étant, cette étude comporte certaines limites. L’impact réel des traumatismes infantiles dans le développement de la sclérose en plaques reste en effet difficile à évaluer vu les nombreuses autres causes possibles de la maladie. De plus, les femmes avec antécédents de traumatismes se sont révélées plus souvent fumeuses ou en surpoids que les autres. Or, tabac et surpoids sont reconnus comme des facteurs de risque de la maladie.

Pour les chercheurs ayant conduit cette étude, les traumatismes de l’enfance et le stress associé pourraient en fait exacerber le risque de sclérose en plaques chez les personnes présentant une susceptibilité sous-jacente à la maladie. Le système immunitaire davantage perturbé, plongerait le corps dans un état accru d’inflammation apte à favoriser l’apparition de la maladie.

L’équipe de scientifiques reconnaît néanmoins que cette étude observationnelle ne permet par d’établir de lien de cause à effet direct. Si des études plus approfondies demeurent nécessaires pour identifier les mécanismes sous-jacents impliquésces premières observations pourront certainement constituer une aide précieuse dans la prévention et le diagnostic de cette maladie aux origines si mystérieuses.

Déborah L., Docteur en Pharmacie

Sources

– Association d’expériences négatives de l’enfance avec le développement de la sclérose en plaques. Journal de neurologie, neurochirurgie et psychiatrie. jamnetwork.com. Consulté le 12 avril 2022.
Assurance professionnelle pour les infirmières libérales (IDEL)

Assurance professionnelle pour les infirmières libérales (IDEL) | Thierry Payet

La loi Kouchner 2002-303 du 4 mars 2002, relative aux droits des malades et à la qualité du système de soins, précise que les infirmières et infirmiers libéraux sont tenus de souscrire à une assurance responsabilité civile professionnelle (RCP).

Dans le cadre de l’exercice de sa pratique, l’infirmier peut être mis en cause et voir sa responsabilité engagée.

Quelles responsabilités lui incombent ? Quelle protection offre la RCP ? A quel prix ?

Médicalib vous en dit plus à ce sujet.

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JE – Les responsabilités de l’IDEL

L’infirmier est personnellement responsable des décisions et des actes de soins qu’il effectue dans le cadre de son rôle propre.

Il est donc susceptible d’engager sa responsabilité civile, administrative, pénale ou disciplinaire.

Bon à savoir Si le déplacement n’est pas mentionné sur l’ordonnance, vous pouvez le facturer « avec tact et mesure ». Il ne sera alors pas pris en charge par l’Assurance Maladie et, il reviendra au patient de vous verser le montant de cette indemnité.
Pensez à bien l’avertir!

II- La RCP : une obligation légale

L’article L.1142-2 du code de santé publique (CSP) indique que :

Les professionnels de santé exerçant à titre libéral, […] sont tenus de souscrire une assurance destinée à les garantir pour leur responsabilité civile ou administrative susceptible d’être engagée en raison de dommages subis par des tiers et résultant d’atteintes à la personne, survenant dans le cadre de l’ensemble de cette activité.”

Bon à savoir Avant toute souscription il importe de bien lire les différentes clauses d’exonération de responsabilité notamment en cas de force majeure, d’intervention d’un tiers, etc…

III- RCP : quelle couverture pour les IDEL ?


UN – Risques

La responsabilité civile professionnelle couvre les risques (faute professionnelle, négligence, …) liés à la pratique de l’activité professionnelle ainsi que les éventuels dommages causés à un tiers (patient ou collègue).

Parmi les risques potentiels on recense :

  • une erreur de dosage lors de l’administration des traitements
  • une erreur de manipulation lors de l’auscultation d’un patient
  • un accident causé par le matériel médical
  • un accident dû à une négligence ou une omission
  • un accident lié à un mauvais conseil ou une mauvaise appréciation

B- Prise en charge

  • prise en charge des frais liés à la procédure de défense du professionnel de santé (honoraires d’avocat, frais d’expertise, etc.).une erreur de manipulation lors de l’auscultation d’un patient
  • indemnisation financière du préjudice subi par un patient, ses proches, ou un tiers payeurs (organismes sociaux …).
Bon à savoir pour pouvoir prétendre à une indemnisation, le patient, ses proches …  doivent être en mesure de prouver :
*LA FAUTE : volontaire ou involontaire, grave ou non, la preuve de l’existence d’une faute permet d’attester que l’infirmier n’a pas prodigué des soins « consciencieux, attentifs et conformes »
*L’ATTEINTE A L’INTÉGRITÉ physique ou psychique du patient, une aggravation de son état ou son décès.
*LE RAPPORT DIRECT entre la faute et le dommage subi.

IV- Non souscription à une RCP : quel(s) risque(s) ?

“Le manquement à l’obligation d’assurance prévue à l’article L. 1142-2 est puni de 45 000 euros d’amende.

Les personnes physiques coupables de l’infraction […] encourent également la peine complémentaire d’interdiction […] d’exercer l’activité professionnelle ou sociale dans l’exercice de laquelle ou à l’occasion de l’exercice de laquelle l’infraction a été commise. Cette interdiction est portée à la connaissance du directeur général de l’agence régionale de santé qui en informe les organismes d’assurance maladie. » [1]


V- RCP : quel coût ?

Le coût de souscription à une responsabilité civile professionnelle varie en fonction des options choisies par le professionnel de santé, de son expérience professionnelle…

En moyenne, le prix d’une assurance responsabilité civile infirmier est de 59€ par an.


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Notre mission : faciliter votre quotidien d’infirmier ou d’infirmière libéral(e) en vous proposant des solutions adaptées et des articles utiles à l’exercice de votre pratique professionnelle.

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Sources :

  • [1] Code de la santé publique – Légifrance – Article L1142-25
  • Les 3 responsabilités professionnelles de l’infirmière – MACSF – 11 MAI Mars 2022
  • Le rôle propre de l’infirmier – MACSF – MAJ 8 mars 2021