kiné parkinson

une consultation de prévention par les kinés ? | Thierry Payet

Une fois leur maladie de Parkinson diagnostiquée, beaucoup de patients se retrouvent seuls et mal informés sur cette pathologie. De plus, la prise en charge kinésithérapique, nécessaire pour ralentir l’évolution de la maladie, est loin d’être proposée de façon systématique. C’est pourquoi l’association France Parkinson et la Fédération française des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs plaident pour la mise en place pour tous les patients d’une consultation post-diagnostic de prévention, assurée par un kinésithérapeute.  On fait le point.

kiné parkinson

Maladie de Parkinson et symptômes moteurs

Touchant plus de 10 millions de personnes à travers le monde, la maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative. Elle se caractérise par la destruction progressive de certains neurones du cerveau chargés de produire la dopamine. En l’absence de dopamine, le patient ressent alors des symptômes moteurs comme une lenteur à initier les mouvements, une raideur musculaire ou encore des tremblements au repos.

À savoir ! La dopamine est un neurotransmetteur indispensable au contrôle des mouvements du corps.

Même si la maladie de Parkinson est répandue, cette pathologie neurodégénérative reste encore difficile à déceler et son diagnostic est plutôt tardif. A cela s’ajoute le fait que cette pathologie ne fait l’objet d’aucun traitement curatif à ce jour.

Des patients parkinsoniens en manque d’informations

Dans ce contexte, et une fois leur maladie de Parkinson diagnostiquée, beaucoup de patients se retrouvent alors seuls et mal renseignés sur cette pathologie. S’ensuivent de longs mois de vide informatif avant le rendez-vous suivant avec le neurologue.

De plus, en cabinet libéral, les patients se voient rarement proposer une consultation d’accompagnement post-diagnostic. Ils n’ont pas non plus accès à l’éducation thérapeutique du patient s’ils ne sont pas suivis par les centres hospitaliers.

Quant à la prise en charge kinésithérapique de la maladie de Parkinson, elle est loin d’être proposée de façon systématique. Elle est pourtant essentielle pour ralentir l’évolution de la maladie. Et lorsqu’elle est mise en place, elle ne répond pas aux recommandations de la Haute Autorité de Santé. En effet, elle débute souvent longtemps après que le diagnostic ait été posé et la nature et la fréquence des soins dispensés ne correspondent pas aux véritables besoins des patients.

Vers une consultation de prévention assurée par les kinésithérapeutes ?

Dans ce contexte, l’association France Parkinson et la Fédération française des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs plaident pour la mise en place d’une consultation post-diagnostic de prévention assurée par un kinésithérapeute. Cette consultation serait réalisée de manière systématique pour tout patient ayant reçu un diagnostic de maladie Parkinson. Elle ne nécessiterait pas de prescription médicale. L’idée est d’assurer l’éducation thérapeutique du patient dès l’annonce du diagnostic de la maladie de Parkinson.

Cette consultation poursuit deux objectifs :

  • Evaluer les capacités physiques du patient ainsi que ses troubles moteurs.
  • Expliquer en quoi l’activité physique et la rééducation sont essentielles dans la prise en charge de la maladie de Parkinson.

Au-delà de l’analyse des capacités physiques, cette consultation serait également l’occasion pour le kinésithérapeute de proposer un accompagnement plus global du patient  avec :

  • Délivrance d’informations fiables pour une meilleure compréhension de sa maladie.
  • Orientation vers d’autres professionnels.
  • Encouragements à l’autonomie.

Bien entendu, en fin de consultation (d’une durée estimée à 45 minutes), le kinésithérapeute rédigerait obligatoirement un compte-rendu à adresser au neurologue et au médecin traitant. L’objectif étant d’assurer une prise en charge optimale du patient parkinsonien.

En assurant la promotion de l’activité physique et de sa pratique régulière, nul doute que ce nouvel acte de soin pourrait jouer un rôle essentiel dans la prévention de l’évolution de la maladie de Parkinson !

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Accès direct : les kinés à la manœuvre pour une nouvelle consultation de préventionwww.lequotidiendumedecin.fr. Consulté le 9 janvier 2024.
Allergènes animaux

Qu’est-ce qui nous rend allergiques chez les animaux ? | Thierry Payet

Selon un sondage IPSOS, près de 60 % des Français possèdent un chien ou un chat. Des animaux domestiques qui peuvent occasionner des allergies. Les poils si souvent mis en cause sont-ils les seuls allergènes des animaux ? Santé Sur le Net a enquêté sur la question.

Allergènes animaux

L’allergie aux poils, une idée reçue tenace

Nombreux sont ceux qui pensent que l’allergie au chat ou au chien résulte de ses poils. Pourtant, tout animal domestique, à poils, à plumes ou à écailles, peut entraîner des réactions allergiques :

Tous les animaux de compagnie ou d’élevage peuvent ainsi être à l’origine d’allergiesles chats, les chiens, les lapins et autres NAC (nouveaux animaux de compagnie), mais aussi les poissons et les oiseaux. Parfois l’allergie n’est pas provoquée par l’animal lui-même, mais par les produits utilisés pour son alimentation ou ses soins.

Les animaux, sources de multiples allergènes

L’allergie peut donc faire suite à un contact direct avec l’animal (griffure, morsure, caresse, soins, …) ou à un contact indirectpar exemple avec une couverture ou une serviette utilisée pour l’animal. Les sujets atopiques présentent généralement un risque majoré de développer une allergie aux animaux. En cas d’allergie, il est souvent très difficile d’identifier l’allergène ou les allergènes en cause. Et pour cause, ces allergènes peuvent être multiples :

    • Les poils et autres phanères (écailles, …) ;
    • Les squames ;
    • Les sécrétions de l’animal : des allergènes peuvent être présents dans l’urine, la sueur, la salive, les larmes ou encore le sébum de l’animal ;
    • Les parasites de l’animal ;
  • Les produits utilisés pour l’animal (aliments, fourrage, herbes, produits d’hygiène et de soins, …).

Contrairement aux idées reçues, l’allergie aux animaux ne dépend pas uniquement des poils. D’ailleurs, aucun lien n’a pu être établi entre la nature et la longueur des poils d’un animal et le risque d’allergie. De même, certains se disent allergiques aux plumes contenues dans certains oreillers, couettes et édredons. Il n’en est rien, l’allergie est ici due aux acariens présents dans la literie.

Une recherche minutieuse pour identifier l’allergène en cause

De multiples allergènes ont ainsi pu être identifiés chez les animaux, les poils n’étant qu’un exemple parmi tant d’autres. Ainsi, des allergènes respiratoires ont été décrits dans la salive des lapins. Chez les rongeurs, l’urine est la principale source d’allergènes, mais elle n’est pas la seule. Une allergie croisée entre la viande de cheval et la peau du hamster a même été identifiée.

En cas d’allergie à un animal domestique, la recherche du ou des allergènes en cause peut être longue et complexe. Une consultation spécialisée chez un allergologue est recommandée. Ce qu’il faut retenir, c’est que tous les animaux peuvent provoquer des allergies, du chien au serpent, en passant par tous les NAC ! Que les allergies peuvent prendre de multiples formes, de l’éruption cutanée à l’allergie respiratoire. Et enfin, que les animaux sont sources de nombreux allergènes, soit par eux-mêmes soit par leur environnement. Les sujets atopiques, plus sensibles aux allergies, doivent être particulièrement vigilants !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Les allergènes des animaux domestiques. www.atmo-bfc.org. Consulté le 22 décembre 2023.
– Nouveaux animaux de compagnie, allergènes et dermatoses allergiques. www.sfdermato.org. Consulté le 22 décembre 2023.
Amnésie souvenirs d'enfance

Amnésie infantile – santé sur le Net | Thierry Payet

On a coutume de dire qu’on oublie tout ce qui se passe avant l’âge de 4 à 5 ans. Ce phénomène est appelé par les spécialistes l’amnésie infantile. Pour l’Observatoire B2V des mémoiresla neuropsychologue Bérengère Guillery revient sur ce phénomène qui a récemment fait l’objet d’une étude en lien avec l’autisme. Eclairage.

Amnésie souvenirs d'enfance

Qu’est-ce que l’amnésie infantile ?

Les enfants ne conservent généralement pas de souvenirs de ce qu’ils vivent avant l’âge de 4 ou 5 ans. Par ce phénomène appelé l’amnésie infantilel’histoire de nos premières années de vie ne se retrace que dans les albums photos ou les récits de nos parents. Comment expliquer ce phénomène ? Pourquoi la mémoire ne conserve les souvenirs qu’à partir d’un certain âge ? Si les enfants sont capables de se souvenir de certains détails du passé, une odeur, une chanson, ils oublient rapidement le contexte et le déroulé des événements du passé.

Biologiquement et physiologiquement, cette amnésie infantile s’explique par plusieurs phénomènes :

  • Le développement structurel et fonctionnel du cerveau et donc de la mémoire qui se poursuit après la naissance et jusqu’à l’âge adulte
  • Le développement des capacités cognitivesdes compétences essentielles pour forger et conserver les souvenirs
  • Les différences de perception sensorielle entre l’enfant et l’adulte, ce qui est important pour un adulte ne l’est pas forcément pour un enfant et vice versa.

La lumière pour retrouver ses souvenirs d’enfance

Au cours des premières années de vie, les enfants acquièrent ainsi progressivement l’ensemble des compétences qui leur permettront de créer et de conserver des souvenirs jusqu’à l’âge adulte. Parmi les compétences nécessaires, l’enfant doit pouvoir se situer précisément dans l’espace et dans le temps et se reconnaître comme une identité propre. Dans la petite enfance, l’enfant perço

it mal la frontière entre lui et les autres, entre lui et son environnement. Avoir des souvenirs, c’est aussi avoir la capacité de se projeter dans le futur et de regarder le souvenir comme un élément du passé.

Au final, l’amnésie infantile apparait être le témoin du développement progressif des capacités cérébrales et cognitives de l’enfant. Pour autant, différentes études ont examiné s’il était possible d’éviter cette étape et de se souvenir de tous les événements survenus depuis la naissance. Il y a quelques années, des chercheurs s’étaient notamment intéressés à l’effet de la lumière sur l’amnésie infantile. Plus récemment, une étude s’est penchée les liens entre l’amnésie infantile et le développement cérébral des enfants atteints d’autisme ou de troubles du spectre autistique.

L’amnésie infantile influencée par l’immunité et l’autisme ?

Dans cette étude, des chercheurs irlandais ont travaillé sur un modèle de souris. Ils ont montré que l’activation du système immunitaire de la mère au cours de la grossesse pouvait modifier le développement cérébral des enfants et agir comme une protection par rapport à la perte de mémoire. Ils ont également montré que les souvenirs d’enfance oubliés pouvaient être remis à jour chez l’adulte, en utilisant la lumière pour activer des voies neuronales spécifiques. Ainsi, les souvenirs d’enfance ne seraient pas totalement oubliés, mais seulement enfouis quelque part au fond de notre mémoire.

Pour les chercheurs, l’amnésie infantile serait due à un défaut de récupération des souvenirsles voies neuronales pour y accéder n’étant pas naturellement stimulées. De plus, les premières étapes de développement du cerveau au cours de l’enfance pourraient déterminer cette amnésie infantile, d’une manière différente chez les enfants autistes et chez les enfants sans troubles autistiques. Ces étapes seraient conditionnées – au moins en partie – par l’environnement immunitaire maternel pendant la grossesse, et donc potentiellement par la survenue d’infections.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Pourquoi n’arrivons-nous pas à nous souvenir de notre enfance ? 4 Questions à Bérengère Guillery. presse.signesetsens.com. Consulté le 20 novembre 2023.
– Les états cérébraux autistiques détiennent la clé pour déverrouiller les souvenirs d’enfance. www.tcd.ie. Consulté le 20 novembre 2023.
Douleur au levage • Osteohealthblog • 8 novembre 2023

Douleur au levage • Osteohealthblog • 8 novembre 2023 | Thierry Payet

10h30

En tant qu’ostéopathe expérimenté à Hambourg, j’ai souvent observé des athlètes et des passionnés de fitness venir dans mon cabinet avec différents types de blessures. Les blessures sportives sont malheureusement un problème courant, mais la bonne nouvelle est que l’ostéopathie est une méthode extrêmement efficace pour traiter les blessures sportives et peut aider à prévenir de futures blessures.

Mesurer la force de préhension • Blog santé Liem • 8 novembre 2023

Mesurer la force de préhension • Blog santé Liem • 8 novembre 2023 | Thierry Payet

10h30

En tant qu’ostéopathe expérimenté à Hambourg, j’ai souvent observé des athlètes et des passionnés de fitness venir dans mon cabinet avec différents types de blessures. Les blessures sportives sont malheureusement un problème courant, mais la bonne nouvelle est que l’ostéopathie est une méthode extrêmement efficace pour traiter les blessures sportives et peut aider à prévenir de futures blessures.

qualité sperme téléphone

Baisse de qualité du sperme : téléphone en cause ? | Thierry Payet

Depuis un demi-siècle, les hommes voient la qualité de leur sperme diminuer. Pour les scientifiques, ce phénomène est lié à l’impact de différents facteurs environnementaux et comportementaux. Dès lors, compte tenu de la place prépondérante occupée de nos jours par les téléphones portables, leur utilisation pourrait-elle affecter la qualité du sperme et donc la santé reproductive masculine ? C’est ce qu’ont cherché à savoir des scientifiques suisses. Zoom sur les conclusions de leur étude publiée dans la revue Fertilité et stérilité.

qualité sperme téléphone

Qualité du sperme et santé reproductive

Liquide visqueux sécrété dès la puberté par les organes sexuels reproducteurs masculins, le sperme est indispensable à la fécondation. Il se compose d’eau, d’hormones, de neurotransmetteurs, d’endorphines et de 1% de spermatozoïdes dont le nombre doit osciller entre 20 et 200 millions par millilitre de liquide.  Pour évaluer la qualité du sperme, plusieurs paramètres doivent être pris en compte comme la concentration des spermatozoïdes, leur nombre total, leur motilité ainsi que leur morphologie.

À savoir ! D’après l’organisation mondiale de la santé, le pourcentage de chances de grossesse diminue si la concentration de spermatozoïdes est inférieure à 40 millions par millilitre de sperme.

Cependant, force est de constater que depuis un demi-siècle, la qualité du sperme est en baisse avec un nombre de spermatozoïdes ayant été divisé par deux (de 99 millions par millilitre en moyenne il y a cinquante ans à 47 millions par millilitre aujourd’hui). Quant aux causes d’infertilité masculine, elles restent indéterminées dans 35% des cas. Pour les scientifiques, cette dégradation de la qualité du sperme serait liée à l’impact de différents facteurs environnementaux (comme les perturbateurs endocriniens, les pesticides, les radiations) et comportementaux (comme l’alimentation, l’alcool, le stress, le tabagisme).

Dès lors, compte tenu de la place prépondérante qu’occupent les téléphones portables dans notre quotidien, leur utilisation pourrait-elle affecter la qualité du sperme et donc la santé reproductive ? C’est ce qu’ont cherché à savoir des scientifiques suisses.

Les téléphones portables responsables de la baisse de qualité du sperme ?

Forte des conclusions d’une première étude nationale menée en 2019 sur la qualité du sperme des jeunes hommes suisses, une équipe de scientifiques de l’Université de Genève a mis sur pied une grande étude transversale. Cette nouvelle étude décrypte les données de 2886 jeunes hommes suisses de 18 à 22 ans, recrutés entre 2005 et 2018 au sein de six centres de conscription militaire.

L’objectif de ces travaux ?  Etudier le lien entre la qualité du sperme de 2886 hommes et leur usage des téléphones portables. Pour cela, les participants ont été invités à remplir un questionnaire détaillé relatif à :

  • Leur état de santé général.
  • Leurs habitudes de vie.
  • La fréquence d’utilisation de leur téléphone portable.
  • L’endroit de dépôt de leur téléphone portable hors utilisation.

Les scientifiques ont alors observé un lien entre une concentration plus faible en spermatozoïdes et une utilisation fréquente du téléphone portable. La concentration en spermatozoïdes étaient en effet réduite de 21% chez les utilisateurs fréquents (plus de 20 fois/jour) par rapport aux utilisateurs rares (moins d’une fois/semaine).

Autre observation intéressante : plus prononcée dans les premières années du suivi, cette association s’est estompée avec le temps, en lien certainement avec le passage du réseau 2G au réseau 3G, puis du réseau 3G au réseau 4G.

À savoir ! Les progrès réalisés dans les technologies cellulaires et les changements successifs de générations de ces technologies (2,3,4G) ont permis une réduction de la puissance d’émission des téléphones portables.
Quant à la localisation du téléphone portable hors utilisation, elle n’était pas associée à une qualité moindre du sperme. Mais les auteurs se montrent prudents sur ce point car le nombre de participants ayant indiqué qu’ils ne portaient pas leur téléphone près du corps était trop faible pour pouvoir en tirer une conclusion ferme.

Enfin, aucune association n’a en revanche pu être trouvée entre l’utilisation du téléphone portable et la faible motilité et la morphologie des spermatozoïdes.

Des recherches à approfondir

Par ailleurs, les auteurs conviennent que cette étude se heurte à certaines limites dans la mesure où les données recueillies restent des données déclaratives. Or, la fréquence d’utilisation annoncée par les participants est loin d’être un indicateur précis quant à leur exposition réelle aux rayonnements électromagnétiques.

Une nouvelle étude a donc été lancée en 2023 afin d’approfondir les recherches sur le sujet. Elle consiste à mesurer exactement l’exposition des usagers aux ondes électromagnétiques selon les différents types d’utilisation possibles (appels téléphoniques, navigation sur le web, envoi de messages). Pour cela, les données sont recueillies au moyen d’une application téléchargée par chaque participant sur son téléphone portable. L’objectif étant d’évaluer l’impact réel de ces ondes sur la fertilité et la santé reproductive masculine. Affaire à suivre !

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Le téléphone portable nuirait à la qualité du sperme. Université de Genève. www.unige.ch. Consulté le  7 novembre 2023.
accident du travail et maladie professionnelle

Prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles | Thierry Payet

Nombre de vues sur l’article : 1

Les accidents du travail comme les maladies professionnelles sont une réalité dans le monde professionnel. L’un comme l’autre peuvent impacter lourdement les travailleurs comme les employeurs.

En France, on comptabilise en 2021 une moyenne de 31 accidents pour 1 000 salariés.

Commentaire limiter les risques professionnels ? Qu’entend-on exactement par accident du travail ou maladie professionnelle ?  Comment reconnaître le caractère professionnel d’une maladie ?

Médicalib vous en dit plus à ce sujet.


JE – Accidents du travail : de quoi parle-t-on ?

UN – Accidents du travail : définition1

Pour qu’un accident soit reconnu comme accident du travail, l’employé devra justifier :

  • d’et fait accidentel, soudain et imprévu dans le cadre de son travail.
  • d’et dommage physique ou psychologique attaché à un ou plusieurs événements survenus pendant que le salarié était sous l’autorité de son employeur.
  • d’une date certaine de survenue de l’accident.
Bon à savoir En 2021, 604 565 accidents du travail ont été recensés, contre 655 715 en 2019 soit une baisse de 7,8 %. Le nombre des accidents de travail mortels (645 en 2021) est également en recul par rapport à 2019 (-88). Les malaises représentent 56 % des décès. 12 % résultent d’accidents de la route.
– Lorsque l’état de la victime résulte d’un état pathologique antérieur, ou que l’exposition au risque par le salarié s’avère délibérée, l’accident ne pourra pas être qualifié d’accident du travail.

B – Accidents du travail : les causes

La plupart des accidents du travail sont imputables à :

  • un manque de formation des employés. En effet, les travailleurs peu ou mal formés sont plus susceptibles de commettre des erreurs et ainsi de provoquer des accidents.
  • de mauvaises conditions de travail. Sol glissant, espace encombré, équipements défectueux… : l’environnement de travail doit être bien entretenu pour limiter le risque d’accidents.
  • une négligence des règles et des protocoles de sécurité.
  • un stress ou de la fatigue. Réduction de la vigilance, baisse de la concentration,.. ces phénomènes favorisent le risque d’accidents.

C – Accidents de trajets

Un accident de trajet se définit comme un accident soudain et imprévu s’étant produit entre la résidence du salarié et son lieu de travail ou, entre le lieu de travail du salarié et son lieu de restauration (pause repas). Cet accident doit par ailleurs avoir eu lieu sur une plage horaire en lien avec les heures de travail du collaborateur (en tenant compte de la longueur du trajet et des moyens de transport utilisés).

Bon à savoir En 2021, on relève une augmentation de 12.4% des accidents de trajet (89 278) par rapport à 2020. A ce jour, les accidents de trajet comportent de plus en plus d’accidents de bicyclettes et de patinettes.

D – Accidents du travail : types de dommages

Les accidents du travail sont variés. On recense notamment les affections suivantes : coupure, brûlure, douleur musculaire à la suite d’un port de charge, fracture à la suite d’une chute ou d’un choc, malaise cardiaque, choc émotionnel en lien avec une agression commise au sein de l’entreprise.

II – Maladies professionnelles : de quoi parle-t-on ?2

A – Maladies professionnelles : définition

Les maladies professionnelles sont un problème de santé majeur dans le monde du travail. Une maladie peut être considérée comme professionnelle lorsqu’elle est contractée du fait de son travail. C’est une affection qui résulte d’une exposition à un risque (substances toxiques, vibrations, nuisances sonores, mouvements répétitifs,…) lors de l’exercice de la profession. Elle se développe progressivement et s’avère responsable de troubles physiologiques ou psychiques.

Parmi les pathologies les plus courantes, on retrouve :

  • les troubles musculosquelettiques ou TMS (syndrome du canal carpien,…).
  • les affections hors amiante (cancers, …)
  • les affections liées à une exposition à l’amiante
  • les pathologies fréquentes (surdité, allergies, asthme, eczéma, dépression…)
Bon à savoir En 2021, 46 448 maladies professionnelles ont été recensées. Les troubles musculosquelettiques représentent à eux seuls 86 % des maladies professionnelles reconnues.

B – Maladies professionnelles : les causes

Différents facteurs peuvent être à l’origine du développement de maladies professionnelles, à savoir :

  • une exposition à des substances dangereuses (produits chimiques, poussières, gaz toxiques,…)
  • des mouvements répétitifs.
  • des nuisances sonores.
  • un stress et une pression.

III – Déclarer un accident du travail ou une maladie professionnelle

A – Déclaration accident du travail

Si vous êtes salarié, l’accident de trajet doit être déclaré dans les 24 heures à votre employeur.

B – Déclaration maladie professionnelle

Pour être reconnue comme professionnelle, une maladie doit remplir l’une des conditions suivantes :

  • cas 1 : être répertoriée dans le tableau des maladies professionnelles et, être contractée par le collaborateur dans les conditions exposées dans ce tableau
  • cas 2 : être répertoriée dans le tableau des maladies professionnelles sans avoir été contractée dans les conditions exposées dans ce tableau. Dans ce cas, la maladie doit cependant justifier d’un lien réel avec le travail du salarié.
  • cas 3 : être en lien direct avec le travail du salarié et être à l’origine d’une incapacité de travail d’au minimum 25%, sans pour autant être répertoriée dans le tableau des maladies professionnelles.

Pour les cas 2 et 3, ce sera au Comité Régional de Reconnaissance des Maladies Professionnelles (CRRMP) que reviendra la charge de reconnaître la caractère professionnel d’une maladie.

Bon à savoir La reconnaissance d’une maladie professionnelle permet au salarié de bénéficier d’une prise en charge à 100% pour les soins liés à la maladie ainsi que de percevoir des indemnités journalières.

IV – Obligations, répercussions et coût pour l’employeur

A – Obligations de l’employeur

L’entreprise est responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés sur leur lieu de travail. En effet, la loi française oblige les employeurs à respecter des mesures de prévention (Code du travail).

La prévention des accidents du travail passe par différentes actions, à savoir :

  • une formation et une sensibilisation des employés aux risques potentiels présents sur leur lieu de travail et aux mesures à déployer pour plus de sécurité.
  • une évaluation des risques potentiels.
  • la fourniture, si nécessaire, d’équipements de protection individuels (casques, gants, chaussures et lunettes de sécurité…)
  • une surveillance continue (audits réguliers réalisés auprès des salariés).
  • une rotation des tâches et la mise en place de pauses régulières.

B – Répercussions et coût pour l’employeur

Les accidents du travail, comme les maladies professionnelles ont un coût certain pour l’entreprise. D’après les chiffres de l’Assurance Maladie, chaque année, près de 50 millions de journées de travail sont perdues à ce titre. Les employeurs doivent en effet faire face à un absentéisme, un turn over, des incapacités fonctionnelles… Ceux-ci engendrent un coût non négligeable pour l’entreprise.

La prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles est donc une préoccupation essentielle pour toute entreprise. C’est la clé pour protéger la santé et la sécurité de tous les travailleurs.


Plan de Prévention : dispositif "Mon bilan Prévention"

Que peuvent-elles prescrire ? Comment rédiger une prescription ? | Thierry Payet

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Depuis 2007, les infirmiers sont autorisés à prescrire. Ce droit évolue progressivement. Ainsi, le 31 mars 2012, les infirmiers ont par exemple été autorisés à prescrire certains dispositifs médicaux et leur champ de compétences s’élargit au fur et à mesure.

Que peuvent prescrire les infirmières ? Quelles sont les bonnes pratiques en matière de rédaction d’ordonnance ? Comment bien prescrire les dispositifs médicaux adaptés aux besoins de vos patients ?

On vous en dit plus dans cet article.

I- Prescription infirmière : cadre législatif

A – Champ de compétences des infirmiers et infirmières

L’Article L4311-1 du code de la santé publique précise que « l’infirmière ou l’infirmier peut, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat » :

  • prescrire certains vaccins (liste déterminée par un arrêté du ministre chargé de la santé pris après avis de la Haute Autorité de santé et de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé)
  • prescrire certains dispositifs médicaux, référencés dans la Liste des Produits et Prestations Remboursables (LPPR)
  • prescrire des substituts nicotiniques, des solutions et produits antiseptiques ainsi que du sérum physiologique à prescription médicale facultative.
  • prescrire des examens complémentaires et des produits de santé dans le cadre de la prévention et du traitement des plaies.
  • renouveler les prescriptions, datant de moins d’un an, de médicaments contraceptifs oraux, pour une durée maximale de six mois, non renouvelable.

B – Traçabilité

Les infirmiers sont tenus de conserver dans le dossier médical du patient, une trace des ordonnances réalisées.

II- Dispositifs médicaux

L’arrêté du 20 mars 2012 définit la liste des dispositifs médicaux pouvant être prescrits par les infirmiers (pansements, dispositifs de traitement de l’incontinence et de l’appareil uro-génital, dispositifs pour perfusion à domicile, cerceaux de lits).

La prescription de dispositifs médicaux par les infirmiers est possible à la condition :

  • que ces dispositifs soient prescrits au cours de la prise en charge infirmière (série d’actes infirmiers prescrits par un médecin).
  • d’agir dans la cadre de leurs compétences.
  • d’absence de contre-indication médicale.

Bon à savoir :

  • Cette prescription ne pourra être valable plus de 12 mois.
  • Les dispositifs prescrits ne seront remboursables que s’ils figurent sur la liste LPPR. Sur l’ordonnance, l’infirmier devra d’ailleurs préciser au moyen de la mention « NR », les dispositifs non remboursables.

III- Prescription infirmière : rédaction de l’ordonnance

A – Comment se présente une ordonnance ?

Sur les ordonnanciers on retrouve :

  • un encart pour les coordonnées du prescripteur
  • un encart pour les coordonnées du patient
  • La date du jour
  • Une première partie relative à la prescription de médicaments ou dispositifs en lien avec une Affection de Longue Durée
  • Une deuxième partie concernant la prescription de médicaments ou dispositifs SANS RAPPORT avec l’Affection de Longue Durée (ALD)

Bon à savoir : L’ordonnance peut être manuscrite ou informatisée.

B – Critères de validité d’une ordonnance

6 critères sont obligatoires afin que l’ordonnance soit valable :

  • la date de la rédaction de l’ordonnance doit être indiquée (validité de 3 mois de la prescription)
  • l’identité du prescripteur : nom, prénom, qualification, numéro RPPS.
  • l’identité du patient : nom, prénom et date de naissance
  • la prise en charge : préciser si le patient est en ALD ou en accident du travail
  • la dénomination du dispositif médical ou du médicament et la quantité prescrite
  • la signature du prescripteur

Bon à savoir :

  • N’hésitez pas à contacter le médecin prescripteur en cas de doute.
  • Si vous souhaitez un produit spécifique et que vous ne voulez pas que le pharmacien délivre un générique, il est nécessaire d’indiquer « NS » (non substituable) à côté du dispositif prescrit.

Notre mission : faciliter votre quotidien de professionnel de santé libéral en vous proposant des solutions adaptées et des articles utiles à l’exercice de votre pratique professionnelle.

Le site internet de Medicalib permet aux patients de prendre facilement rendez-vous avec une infirmière à domicile.

Grace à notre plateforme nous pouvons vous accompagner dans le développement de votre patientèle et dans l’optimisation de votre tournée.

dépistage cancer sein

Cancer du sein : Les femmes peu impliquées | Thierry Payet

Tous les deux ans, les femmes entre 50 et 74 ans sont invitées à effectuer une mammographie de dépistage et un examen clinique des seins dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein. Mais force est de constater que la participation des femmes à ce programme n’a pas été très importante pour la période 2021-2022. C’est ce que souligne le nouveau rapport de Santé publique France. On fait le point.

dépistage cancer sein

De l’importance du dépistage du cancer du sein

Cancer le plus fréquent chez la femme en France, le cancer du sein provoque près de 12 000 décès par an. D’où l’importance de le détecter le plus tôt possible, avant l’apparition des symptômes, pour une prise en charge plus efficace et une mortalité moindre.

C’est l’objectif du programme national de dépistage organisé du cancer du sein. Ce programme encourage en effet les femmes âgées de 50 à 74 ans à effectuer gratuitement tous les deux ans un examen de contrôle comprenant :

  • Une mammographie de dépistage avec deux clichés par sein (de face et oblique externe), plus un cliché complémentaire si nécessaire.
  • Un examen clinique des seins (observation et palpation).

À savoir ! L’examen est pris en charge dans le cadre du tiers payant (sans avance de frais).

Pour effectuer ce dépistage, les patientes devront se rendre dans un cabinet de radiologie public ou privé participant au programme. Si l’examen ne révèle aucune anomalie en première ou en seconde lecture, la patiente sera invitée à le renouveler dans les deux ans. Si au contraire, une anomalie est détectée, une surveillance adaptée sera mise en place pour vérifier s’il s’agit d’un cancer.

Une faible participation des femmes au programme de dépistage du cancer du sein

Selon les données collectées par Santé Publique France, ce sont 2 424 599 femmes qui ont effectué une mammographie de dépistage organisé au cours de l’année 2022. Ce chiffre correspond à un taux national de participation de 44,9% alors qu’il s’élevait à 50,6% en 2021. Les résultats de cette enquête indiquent ainsi que moins de la moitié des femmes ont participé au dépistage du cancer pourtant le plus fréquent au sein de la population féminine.

Ce chiffre plus faible en 2022 peut s’expliquer par le fait que 2021 aura été une année de rattrapage suite à la pandémie de COVID-19 et aux confinements successifs. Plusieurs années seront certainement nécessaires pour lisser les conséquences des perturbations liées à la COVID-19.

En attendant, la prévention des cas de cancer du sein passe également par la prise en compte des facteurs de risque modifiables. Plusieurs facteurs de risque liés au mode de vie ont en effet été identifiés parmi lesquels :

  • La consommation d’alcool
  • Le tabagisme
  • Le surpoids et l’obésité
  • La sédentarité et le manque d’activité physique.

Ainsi donc, une bonne hygiène de vie et des exercices physiques réguliers devraient permettre aux femmes de limiter les risques de développer cette maladie.

Publié par Julie P., le 16 juin 2020. Mis à jour par Alexia F., le 24 juin 2022. Remis à jour par Déborah L., Dr en Pharmacie, le 19 juin 2023.

Sources

– Moins d’une femme sur deux ont fait une mammographie de dépistage organisé du cancer du sein en 2021-2022. www.santepubliquefrance.fr. Consulté le 21 juin 2023.
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Exercices Fulford • Blog Liem Health • 26 juin 2023 | Thierry Payet

Robert Fulford DO a développé les exercices suivants qui, selon lui, sont les plus efficaces pour maintenir et améliorer l’énergie vitale. Il a été un conférencier actif jusqu’à sa mort en 1997. J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir l’expérimenter dans des cours et je suis heureux de pouvoir vous transmettre ici ses exercices.

Il a non seulement pratiqué ces exercices lui-même, mais les a également recommandés à ses patients et à ses étudiants. En plus des traitements ostéopathiques, ceux-ci sont essentiels pour soutenir les mécanismes de régulation propres à l’organisme. La simplicité de ces exercices ne doit pas masquer les effets profonds que la guérison et la vitalité peuvent augmenter grâce à une routine quotidienne.

Il a également démontré un exercice de respiration que je détaillerai dans un futur blog. Tous les exercices, à l’exception de l’exercice de respiration et du roulement des épaules, sont généralement effectués une fois par jour.

1. Étirement de la ceinture scapulaire et du haut de la poitrine (Figs. 18, 19)

Placez vos pieds à la largeur des épaules et levez les bras sur les côtés à environ la hauteur des épaules. La paume gauche est tournée vers le haut et la paume droite vers le bas. Cette position est tenue pendant deux à dix minutes. Il est important de respirer profondément et lentement. À la fin de l’exercice, les bras tendus sont lentement levés latéralement au-dessus de la tête et étirés vers le plafond.

Effet : élargit la zone des épaules, améliore la tension des muscles dans et autour des bras et renforce les muscles du dos.

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2. Rotation de la colonne vertébrale et des hanches (Fig. 20)

Allongez-vous sur le dos sur le sol avec les deux bras tendus sur les côtés, paume gauche vers le haut, paume droite vers le bas. Les épaules et les bras restent au sol tandis que la jambe droite se balance et croise la jambe gauche. Maintenez cette position pendant deux à cinq minutes en respirant profondément et lentement. Dans tous les cas, cette position ne doit être maintenue que jusqu’à l’apparition de la douleur. L’autre jambe est ensuite croisée et maintenue jusqu’à cinq minutes.

Effet : Étirement des muscles du bassin et des hanches. Bon pour les femmes après l’accouchement ou avec des maux de dos.

Étirement longitudinal de la colonne vertébrale (Fig. 21)

Asseyez-vous sur une chaise et placez vos pieds à la largeur des épaules. Les cuisses sont parallèles au sol et le bas des jambes est perpendiculaire au sol. Pliez votre torse vers l’avant. Les bras sont redressés. Les coudes sont à l’intérieur des genoux. Les poignets sont tournés vers l’intérieur de sorte que la paume soit à l’intérieur du pied. Le pied est saisi avec les doigts sous la voûte plantaire et les pouces à l’arrière du pied. Dans cette position, la colonne vertébrale est en extension complète. Maintenez cette position jusqu’à cinq minutes tout en respirant profondément et lentement. Une augmentation de l’exercice est possible s’il est effectué en position debout. L’arrière des jambes subit également un étirement supplémentaire.

Effet : étirement du bas du dos, amélioration de la démarche et de la posture.

Étirement de la poitrine et de l’abdomen (Figs. 22, 23)

Tenez-vous contre un mur ou une porte de manière à ce que vos talons, le bas de votre dos, votre colonne vertébrale entre vos omoplates et votre tête touchent le mur.

Levez lentement vos bras tendus vers l’horizontale pendant que vos pouces se touchent. Levez ensuite vos bras au-dessus de votre tête aussi lentement que possible jusqu’à ce qu’ils touchent enfin le mur. Enfin, les bras s’abaissent en arc de cercle sur les côtés du corps. Encore une fois, respirez profondément et lentement. Cet exercice est répété une fois.

Effet : soutient le fonctionnement normal de la poitrine, ouvre le diaphragme, étire les muscles du bassin à la tête.

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rouleaux d’épaule

Asseyez-vous sur une chaise avec le dos droit. Les deux pieds sont en contact avec le sol. Pliez vos coudes avec vos bras parallèles au sol et vos doigts touchant vos épaules. Respirez profondément et lentement. Pendant que vous inspirez, levez les coudes vers le plafond et inclinez la tête. Lorsque vous expirez, vos coudes s’abaissent sur vos côtés pour revenir à la position de départ et votre tête remonte à sa position d’origine. Cette séquence est répétée environ cinq fois, deux à trois fois par jour.

Effet : étirement des muscles du cou. Cet exercice est particulièrement recommandé si vous faites beaucoup de travail de bureau ou sur ordinateur.

Étirement du tendon d’Achille

Tenez-vous debout avec l’avant de votre corps à environ 1 à 1,5 mètre devant un mur, les pieds écartés de la largeur des épaules. Les paumes touchent le mur à peu près à la hauteur des épaules. Ensuite, pliez vos genoux autant que possible sans soulever vos talons du sol. Dans cette position, respirez profondément et lentement pendant une minute. Répétez cet exercice environ cinq fois, une fois par jour.

Effet : étirement du tendon d’Achille, qui est particulièrement raccourci par le port de chaussures à talons hauts.

Exercice du cou, modifié

La tête reste dans une position verticale ou neutre tout au long de toutes les séquences d’exercices ultérieures. Chaque séquence (ad) est répétée trois fois.

a) Les mains sont derrière la tête. La tête est tendue vers l’arrière contre la résistance des mains pendant environ six secondes. La pression sur la tête est ensuite relâchée pendant environ trois secondes. Répétez cette séquence trois fois.

b) Les mains sont sur le front. La tête pousse vers l’avant dans la flexion contre la résistance des mains pendant environ six secondes. La pression sur la tête est ensuite relâchée pendant environ trois secondes.

c) La main droite est sur le côté de la tempe droite. Contre la résistance de la main droite, la tête appuie dans le virage du côté droit pendant environ six secondes. La pression sur la tête est ensuite relâchée pendant environ trois secondes.

d) La main droite est sur le côté et devant l’oreille. La tête tourne vers la droite contre la résistance de la main droite pendant environ six secondes. Comme pour les séquences d’exercices précédentes, il n’y a pas non plus de mouvement ici. La pression sur la tête est ensuite relâchée pendant environ trois secondes.

Après avoir répété trois fois cette séquence d’exercices, le même exercice est effectué sur le côté gauche.

Effet : Cet exercice normalise la tension dans les muscles du cou et améliore le drainage et la circulation sanguine dans la région de la tête.

Plus d’étirements :

Étirement de l’arrière des jambes et de la colonne lombaire

Tenez-vous droit et placez votre jambe droite sur une surface surélevée, telle qu’une chaise, une table ou un rebord de fenêtre. Les deux jambes sont tendues. Le pied droit est plié vers eux. Maintenant, expirez lentement et commencez à plier le bas du dos vers l’avant en ramenant votre nombril vers vos cuisses. En même temps, assurez-vous de garder le milieu et le haut du dos ainsi que la tête droite. À chaque inspiration profonde, vous vous allongez et à chaque expiration profonde, vous gagnez un peu plus en flexion de la hanche. Il y a une légère traction à l’arrière des jambes.

Cette position est maintenue pendant une minute. Puis changez de côté

Effet : Cet exercice soulage le bas du dos et étire l’arrière des jambes. Il est particulièrement adapté aux problèmes de colonne lombaire. Dans le cas d’une hernie discale dans la région lombaire, cet exercice ne peut être utilisé qu’en concertation avec le thérapeute traitant et seulement s’il n’entraîne aucune détérioration.

Remarque : Il ne devrait y avoir qu’une légère douleur d’étirement musculaire à l’arrière de la jambe. Toute douleur aiguë et tirante dans le dos ou la jambe est un signal pour arrêter l’exercice. Si des symptômes ou une aggravation surviennent après l’exercice, ne les répétez pas et consultez un spécialiste.

Étirement de la jambe avant :

Tenez-vous droit et utilisez une main pour tirer un pied vers vos fesses tout en gardant les deux cuisses parallèles l’une à l’autre. Veillez à ne pas plier les hanches ni cambrer le dos.

Étirement des côtés du corps

Tenez-vous droit, les pieds écartés d’environ un mètre. Étendez votre bras gauche au-dessus de votre tête et allongez le côté gauche de votre corps. Tournez votre pied droit vers la droite pour que la pointe pointe vers la droite. Maintenant, penchez-vous sur le côté droit en faisant glisser votre bras droit vers l’intérieur de votre jambe droite. Veillez à ne pas vous pencher en avant avec votre bassin ou le haut du corps.

Le bras gauche est dans le prolongement du bras droit. Respirez consciemment dans le côté gauche de votre corps et sentez l’étirement du côté gauche de votre corps. À chaque inspiration profonde, étirez-vous, et à chaque expiration profonde, doucement, si possible, gagnez un peu plus de mouvement vers le virage du côté droit.

L’exercice peut être augmenté en étirant le bras gauche au-dessus de la tête. Cette position est maintenue pendant environ cinq respirations. Pendant que vous inspirez, relevez-vous. Puis changez de côté

Remarque : ne vous penchez que vers la droite aussi loin que vous le pouvez sans douleur.

Étirement des muscles abdominaux obliques

Tenez-vous droit, les pieds écartés d’environ un mètre. Tournez votre pied droit vers la droite pour que la pointe pointe vers la droite. Rentrez légèrement votre pied gauche. Faites maintenant pivoter le torse vers la droite à partir du bassin et étendez le bras gauche vers l’avant. Lorsque vous expirez, pliez le haut de votre corps vers la droite vers le sol et placez votre main gauche à l’intérieur de votre jambe droite ou, si possible, à côté de l’intérieur de votre pied sur le sol. Faites pivoter le haut du corps vers la droite de manière à ce que le bras droit soit positionné dans le prolongement du bras gauche et pointe vers le ciel. À chaque inspiration profonde, vous vous allongez, et à chaque expiration profonde, doucement – si possible – gagnez un peu plus de mouvement vers la bonne rotation du tronc. Vous pouvez augmenter l’exercice en plaçant votre main gauche sur le sol à côté de l’extérieur de votre pied droit. Cette position est maintenue pendant environ cinq respirations. Pendant que vous inspirez, relevez-vous. Puis changez de côté.