petite fille ayant une phobie scolaire

Phobie scolaire en France : État des lieux | Thierry Payet

La phobie scolaire ou « refus scolaire anxieux » désigne la peur irrationnelle de se rendre à l’école. Pouvant avoir de multiples causes, ce trouble anxieux reste difficile à mesurer en France où seuls les taux d’absentéisme sont surveillés. Des chercheurs de l’Inserm ont donc enquêté sur le sujet pour tenter de mieux décrypter la phobie scolaire en France.

petite fille ayant une phobie scolaire

Etat des lieux de la phobie scolaire en France

Par phobie scolaire ou « refus scolaire anxieux », on entend une peur irrationnelle de l’école. Elle se traduit chez l’enfant ou l’adolescent par une vive détresse émotionnelle, une incapacité physique et psychique ainsi qu’un refus de se rendre dans son établissement scolaire. Loin d’être anodin, cet état constitue un véritable trouble anxieux sévère qui nécessite un suivi psychologique. Car la phobie scolaire peut entraîner un blocage et mener à une déscolarisation et à l’isolement de l’élève qui en souffre.

Pouvant avoir de multiples causes, la phobie scolaire concernerait entre 1 et 2 % des élèves de la maternelle au lycée dans de nombreux pays. En France, elle reste néanmoins difficile à mesurer car seuls les taux d’absentéisme sont chiffrés. Or, l’absentéisme englobe à la fois l’école buissonnière, l’éviction de l’élève de son établissement,  le retrait décidé par les parents et le refus scolaire anxieux. C’est dire combien la phobie scolaire est mal identifiée sur notre territoire et très certainement sous-estimée, faute d’indicateurs assez précis.

À savoir ! L’absentéisme est mesuré à partir de quatre demi-journées d’absence non justifiées par mois.

Dans ce contexte, des chercheurs de l’Inserm ont mis sur pied en 2018 une enquête pour tenter de mieux décrypter la phobie scolaire en France. L’objectif ? Examiner les profils et le devenir des enfants de 5 à 20 ans souffrant de phobie scolaire. Parmi les 2 000 questionnaires recueillis, 1 328 dossiers répondaient à la définition de « refus scolaire anxieux ». Mais seuls 729 dossiers présentant des données d’absentéisme sur trois ans ont finalement été étudiés par les chercheurs.

La phobie scolaire : un trouble multiforme

Il ressort de cette enquête qu’à l’école primaire, les absences sont souvent liées à des symptômes (maux de ventre, maux de tête) ou à un problème médical (rare ou chronique) qui s’aggrave pendant la période de refus scolaire. Le retour à l’école se fait généralement après deux ans de suivi.

Au collège, le refus scolaire se manifeste plutôt vers l’âge de 11–12 ans, en lien avec différents troubles (dépression, phobie sociale), des questions existentielles ou un environnement scolaire gênant. Si certains élèves parviennent à se rétablir progressivement à l’aide d’un accompagnement régulier, beaucoup voient leur état se dégrader. Ils en arrivent parfois à une déscolarisation complète malgré un suivi médical conséquent (psychothérapie, hospitalisations, traitements médicamenteux)…

Au lycée, bien que les différences soient mieux acceptées, les premiers épisodes dépressifs voient le jour. Les élèves se retrouvent en effet confrontés à de nouvelles sources d’angoisse comme le choix de leur orientation. Depuis 2020, le système de contrôle continu maintient également une pression constante sur les futurs bacheliers tout au long de l’année.

Par ailleurs, cette enquête révèle que sur les 1 328 élèves souffrant de refus scolaire anxieux, près de la moitié ont été victimes de harcèlement, d’insultes ou de menaces. C’est sans compter d’autres facteurs tels que les difficultés d’apprentissage (dyslexie, dysgraphie), le handicap, la précocité, ou les troubles autistiques qui peuvent amener les élèves pointés du doigt à développer une phobie scolaire.

Un trouble aux lourdes conséquences

La phobie scolaire n’est pas sans conséquences pour l’élève qui en souffre. L’absentéisme chronique risque en effet de compromettre sa réussite scolaire et de générer à terme des problèmes financiers ou une fragilité mentale.

Les conséquences de ce trouble peuvent également être lourdes pour l’entourage de l’enfant. Contraints d’adapter leurs plannings, les parents recourent à des soins onéreux et non remboursés. Outre la charge mentale et le sentiment de culpabilité qui peuvent les envahir, les parents se retrouvent souvent confrontés à l’errance thérapeutique, par manque d’information du personnel éducatif et des praticiens.

Il est donc crucial de sensibiliser tous les acteurs éducatifs afin de pouvoir repérer chez l’enfant le plus précocement possible des signes de phobie scolaire : petits maux avant d’aller à l’école, changement de comportement, moins bonne assiduité en classe, isolement dans la cour de récréation, passages fréquents à l’infirmerie etc… L’objectif : éviter les diagnostics trop tardifs et enrayer l’absentéisme scolaire. Le rôle des proches s’avère essentiel dans ce repérage ainsi que dans la préparation de l’enfant au retour progressif à l’école. Cela passera par sécuriser psychiquement l’enfant à travers une bonne hygiène de vie, le maintien du lien avec son établissement et des aménagements personnalisés en vue de son retour en cours.

Déborah L., Docteur en Pharmacie

Sources

-Phobie scolaire : Effet de mode ou réalité profonde ? inserm.fr. Consulté le 9 Janvier 2023
Covid longtemps

Information sur la durée et les symptômes ? | Thierry Payet

Selon les estimations de Santé Publique France publiées en juillet 2022, 30 % des personnes infectées par le SARS-CoV2 présenteraient un Covid long ou des symptômes prolongés à la suite d’une Covid-19. Si deux facteurs de risque ont été identifiés, une hospitalisation et une infection très symptomatique, il reste encore beaucoup à découvrir sur cette forme particulière. Une récente étude vient apporter de nouveaux éléments. Explications.

Covid longtemps

Le Covid long, enfin reconnu ?

Il a fallu de longs mois pour qu’il soit reconnu, une expression d’abord utilisée par les patients se plaignant de multiples symptômes persistants plusieurs semaines voire plusieurs mois après une infection par le SARS-CoV2. Aujourd’hui, le Covid long, encore appelé des symptômes prolongés de la Covid-19fait l’objet de premières recommandations de la part de la Haute Autorité de santé (HAS) pour guider les professionnels de santé dans le repérage, le diagnostic et la prise en charge de ces patients.

Progressivement, au fil des études, les scientifiques et les médecins en apprennent de plus en plus sur ces formes prolongées de la Covid-19. Du brouillard mental et de la perte de goût évoqués par les premiers patients, le panel de symptômes concernés s’est aujourd’hui considérablement élargi : une fatigue pouvant être sévère, des troubles neurologiques (cognitifs, sensoriels, céphalées), des troubles cardio-thoraciques (douleurs et oppressions thoraciques, tachycardie, dyspnée, toux), des troubles de l’odorat et du goût, des douleurs, des troubles digestifs et cutanés.

Quelle est la durée ?

Deux facteurs de risque ont également été identifiés, une hospitalisation et une Covid-19 initiale particulièrement symptomatique. Mais beaucoup de zones d’ombre planent encore le Covid long. Récemment, des chercheurs israéliens se sont penchés sur la question de la durée des symptômes prolongés de la Covid-19. Ils ont analysé les données de 1 913 234 personnes de tous âges, testés positifs à la Covid-19 entre le 1est mars 2020 et le 1est octobre 2021 et ayant développé une Covid-19 bénigne. L’objectif de cette étude rétrospective était de déterminer les conséquences cliniques du Covid long un an après l’infection, en fonction de l’âge, du sexe, de l’infection et du statut vaccinal.

Les chercheurs ont considéré deux périodes de suivi post-infection, une phase précoce (de 3 à 180 jours) et une phase tardive (de 180 à 360 jours). Les résultats ont révélé que l’infection par le SARS-CoV2 était liée à des risques accrus de plusieurs symptômes au cours des deux périodesc’est-à-dire sur une année entière :

  • L’anosmie (perte d’odorat) ;
  • La dysgueusie (troubles du goût) ;
  • Des troubles cognitifs ;
  • Des troubles respiratoires ;
  • Une faiblesse ;
  • Des palpitations ;
  • Une surinfection bactérienne des amygdales ;
  • Des étourdissements.

La majorité des symptômes disparaissent en un an

En revanche, certains symptômes n’étaient associés qu’à la première période de suivi (période précoce), notamment la perte de cheveux, les douleurs thoraciques, la toux, les douleurs musculaires et les troubles respiratoires. Peu de différences ont été observées en fonction du sexe. Au niveau de l’âge, les enfants étaient d’une manière générale moins symptomatiques durant la phase précoce que les adultes. Enfin, le statut vaccinal semblait impacter le risque de troubles respiratoires.

D’une manière générale, la quasi-totalité des symptômes avaient disparu à l’issue de la première année après l’infection. Cette nouvelle étude suggère que les sujets atteints d’une forme légère de la Covid-19 ne présentent qu’un nombre réduit de symptômes prolongés après 6 mois et que la majorité de ces symptômes ont disparu après une année. Ces données se révèlent rassurantes sur l’évolution du Covid long, qui ne deviendrait pas une pathologie chronique évolutive, voire grave. En tout cas lorsque l’infection initiale est restée bénigne !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Longs résultats covid à un an après une infection légère par le SRAS-CoV-2 : étude de cohorte à l’échelle nationale. Barak Mizrahi et al. bmj.com. Consulté le 16 janvier 2023.
– Symptômes prolongés suite à une Covid-19 de l’adulte. has-sante.fr. Consulté le 16 janvier 2023.
De retour de blessure

De retour de blessure | Thierry Payet

Dans notre clinique, nous voyons une grande variété de blessures liées à la course, des débutants aux marathoniens expérimentés. Dans cet article de blog, je vais parler des mesures que vous pouvez prendre pour vous assurer que vous recommencez à courir de la manière la plus sûre, la plus efficace et la plus indolore.

COMMENCEZ LENTEMENT

Je marcheC’est le tremplin du retour à la course à pied. En raison de la complexité biomécanique de la démarche de course et des forces de compression qui se produisent, le retour à la course est un processus graduel. Aux premiers stades du processus de rétablissement, je conseille généralement aux patients de conserver temporairement leur forme cardiovasculaire passant par un impact moindre méthode, comme la natation, le vélo stationnaire et la marche. Une fois que la blessure est en phase terminale de cicatrisation, je conseille ce qui suit indiqué ci-dessous :

ÉTAPE 1 : LES PREMIÈRES ÉTAPES UNE FOIS QUE LA BLESSURE EST EN PLUPART RÉCUPÉRÉE

· Commencez le même sol et un parcours plat et faire une promenade quotidienne dans un rythme modéré (en le gardant jusqu’à une heure)

· Progresser vers un itinéraire qui implique quelques collines et sol inégal (cela commencera à conditionner les structures musculaires qui sont vitales pour une démarche de course efficace

ÉTAPE 2 : INTRODUIRE UNE COURSE

· J’ai tendance à conseiller sur la marche/course méthode du rapport. Au départ, commencez par le format de Cours pendant une minute et marche pendant deux minutes à la fois et assurez-vous d’avoir un jour de repos entre chaque séance de course/marche. A chaque séance, s’accumuler les périodes de course et réduire progressivement les périodes de marche. Continuez jusqu’à ce qu’environ 20 minutes de course douce et rythmée soient confortables

· Construire progressivement le rythme et distance sur les parcours de course les plus plats. Une fois cet objectif atteint, introduisez des itinéraires avec des collines.

CHOSES IMPORTANTES À RETENIR

· Élongation C est la clé. Au moins 5 à 15 minutes d’étirements sont conseillés après une course, afin d’éviter que les blessures ne se reproduisent. Étirez les « trois grands » : quadriceps, ischio-jambiers et mollets

· Envisagez occasionnellement massages sportifs de ces muscles pour une meilleure prévention des blessures

· N’évitez pas Jours de repos. Ils sont cruciaux pour permettre à vos muscles de s’adapter et de récupérer

Obésité masculine et risque cardiovasculaire

Obésité masculine et risque cardiovasculaire | Thierry Payet

L’obésité est connue pour être un facteur de risque cardiovasculaire, en particulier chez l’homme. Mais quel mécanisme permet d’expliquer ce constat ? Une récente étude menée sur des souris et publiée dans la revue scientifique iScience, vient apporter quelques éléments d’explications.

Obésité et risque cardiovasculaire

En cas d’obésité, le risque cardiovasculaire augmente, et de manière plus marquée chez les hommes que chez les femmes. Mais pour quelle raison ? Quels mécanismes physiologiques permettent d’expliquer une telle différence entre les deux sexes ? Récemment, des chercheurs ont tenté de répondre à ces questions en travaillant sur des modèles de souris.

Ils ont nourri pendant 7 semaines des souris mâles et femelles avec une nourriture à haute teneur en graisses. Puis ils ont analysé l’expression des gènes au niveau des cellules endothéliales du tissu adipeux. Ces cellules sont très impliquées dans le contrôle des échanges de nutriments, d’hormones, d’oxygène et de cellules immunitaires et inflammatoires. Ces fonctions participent directement et fortement au statut métabolique du tissu adipeux.

Des différences significatives entre les souris mâles et femelles

Dans cette étude, les chercheurs ont mis en évidence plusieurs différences notables entre les souris mâles et les souris femelles :
– Des différences de profil d’expression des gènes ;
– Des différences dans la prolifération des cellules endothéliales au niveau du tissu graisseux ;
– Des différences au niveau de l’état inflammatoire dans les cellules endothéliales.

Les souris femelles présentent ainsi une angiogenèse (formation de nouveaux vaisseaux sanguins) supérieure à celle des souris mâles. Le tissu adipeux des souris femelles est ainsi plus sain que celui des mâles, même lorsque l’ensemble des souris sont nourries avec un régime riche en graisses. Chez les souris femelles, certains gènes étaient plus exprimés que chez les souris mâles, notamment les gènes associés à la prolifération des cellules endothéliales, les gènes de la phosphorylation oxydative (dernière étape de la respiration cellulaire) et les gènes du remodelage de la chromatine.

Les souris femelles, mieux armées face à l’obésité ?

A l’inverse, certains gènes étaient plus exprimés chez les souris mâles que chez les souris femelles, entre autres les gènes de l’inflammation et du vieillissement cellulaire. Que faut-il retenir de ces données ? Face à un régime trop riche, les souris femelles réagissent, au niveau de l’expression des gènes, en stimulant l’expansion des vaisseaux sanguins et en développant une meilleure santé métabolique que les souris mâles.

Ces mécanismes pourraient expliquer le risque majoré de complications notamment cardiovasculaires liées à l’obésité chez les hommes. En décryptant comment les souris femelles s’adaptent face au régime riche en graisses, les chercheurs pourraient développer de nouveaux traitements pour améliorer la santé des vaisseaux sanguins chez les sujets obèses, masculins comme féminins. La distribution du tissu graisseux et la qualité de sa vascularisation seraient des composantes essentielles du risque de complications cardiovasculaires. Reste dans un premier temps à transposer ces observations chez l’Homme.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Le profilage transcriptomique révèle des signatures moléculaires spécifiques au sexe des cellules endothéliales adipeuses dans des conditions obésogènes. Martina Rudnicki et al. 2023. iScience 26(1) : 105811. ScienceDirect
13 janvier, journée nationale de l’hypersensibilité

13 janvier, journée nationale de l’hypersensibilité | Thierry Payet

Selon les estimations, environ 20 % de la population mondiale serait hypersensible émotionnellement. Que se cache-t-il derrière cette hypersensibilité émotionnelle ? Une fragilité ou une sensibilité différente aux émotions ? Pour mieux sensibiliser sur cette question, chaque 13 janvier est consacré en France à la journée nationale de l’hypersensibilité.

Qu’est-ce que l’hypersensibilité ?

L’hypersensibilité émotionnelle, encore appelée le haut potentiel émotionnel (HPE), concernerait une personne sur cinq dans le monde. Autant dire que le phénomène est loin d’être rare. Mais de quoi s’agit-il ? L’hypersensibilité n’est pas une maladie, pas un problème de santé, pas un trouble psychologique. Elle définit un tempérament marqué par :

  • Une sensibilité accrue aux bruits et à la lumière ;
  • Une forte réactivité aux émotions positives, comme négatives ;
  • Un traitement cognitif des données sensorielles plus profond.

Selon les cultures et les sociétés, l’hypersensibilité est décrite comme un atout ou comme un défaut. Pourtant, l’hypersensibilité ne doit pas être perçue comme une faiblesse, mais plutôt comme une force. En tout cas, les personnes concernées doivent accepter leur tempérament et l’intégrer à leur fonctionnement quotidien.

Du Haut Potentiel Emotionnel (HPE) au Haut Potentiel Intellectuel (HPI)

Dans la vie quotidienne, le sujet hypersensible peut avoir tendance à se montrer plus indécis que les autres. Il évalue toutes les possibilités d’une situation avant de réussir à prendre une décision. Il se pose beaucoup de questions sur différents sujets, et peut avoir du mal à évoluer dans des environnements très stimulants sur le plan sensoriel : environnements bruyants, avec des lumières vives, ou des stimulations multiples.

L’hypersensibilité n’apparaît pas toujours dans les premières années de la vie, mais peut survenir plus tardsouvent après un événement particulier. Il est aussi possible que l’hypersensibilité disparaisse au fur et à mesure des années, notamment en fonction des expériences de vie vécues. Les spécialistes distinguent deux types d’hypersensibilité :

  • L’hypersensibilité classique qui peut évoluer vers une forme d’isolement
  • L’hypersensibilité empathique marquée par une empathie exacerbée et une grande sociabilité.

Dans certains cas, l’hypersensibilité est associée au Haut Potentiel Intellectuel (HPI).

Une journée nationale consacrée à l’hypersensibilité

La journée nationale de l’hypersensibilité est née en France en 2019suite à la pétition lancée par Saverio Tomasella et adressée à Madame Brigitte Macron. L’objectif de cette journée est de sensibiliser les professionnels de l’éducation, du secteur médico-social et les professionnels de santé sur l’hypersensibilité, ses caractéristiques et ses conséquences. Il est en effet capital que les hypersensibles trouvent leur place à l’école, au lycée, dans les universités et dans l’entreprise.

Si l’hypersensibilité n’est pas une maladie, des solutions peuvent être apportées lorsque l’hypersensibilité impacte trop fortement le quotidien dans les difficultés à gérer les émotions. La thérapie cognitivo-comportementale ou la thérapie interpersonnelle peuvent fournir des clés aux hypersensibles pour mieux gérer différentes situations de la vie quotidienne et évoluer ainsi plus sereinement dans leur environnement personnel et professionnel. Les techniques de relaxation (yoga, sophrologie, hypnose) peuvent également être un plus.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Tout savoir sur l’hypersensibilité émotionnelle. livi.fr. Dernière mise à jour le: 24 déc. 2021. Consulté le 4 janvier 2023.
femme qui maintient son poids avec un régime

comment maintenir son poids de forme | Thierry Payet

Les résolutions de début d’année vont inciter plus d’un Français à faire un régime pour perdre le poids pris pendant les fêtes. Mais comment s’assurer de ne pas reprendre le poids perdu dès la fin du régime ? Une récente étude donne quelques indices pour mieux comprendre la reprise de poids après un régime. Explications.

femme qui maintient son poids avec un régime

Après un régime, quelle est la reprise de poids ?

Face à l’épidémie de surpoids et d’obésité qui frappe le monde, avec une prévalence qui a triplé depuis les années 1970, la question de la perte de poids constitue un enjeu majeur de santé publique. Pour parvenir à perdre du poids, l’une des principales solutions proposées est la restriction alimentaire, c’est-à-dire un régime hypocalorique. Mais ce régime est-il vraiment une bonne solution ?

Les études scientifiques sont nombreuses dans le monde à évaluer l’efficacité relative des différents régimes restrictifs, mais aussi à montrer que les régimes ne sont pas toujours une solution à moyen-long terme. En effet, nombreuses sont les personnes à reprendre du poids quelques semaines ou quelques mois après un régime. Dans une nouvelle étude, des chercheurs se sont intéressés aux mécanismes physiologiques impliqués dans la reprise de poids après un régime.

Une reprise de masse grasse après un régime restrictif

Les régimes hypocaloriques et le jeûne intermittent se révèlent efficaces pour réduire la masse corporelle chez les sujets maigres ou en léger surpoids, en induisant une perte de graisse. Chez les sujets sans problème de poids initialement, les études montrent que le poids revient à son niveau initial après une perte de poids induite par le régime restrictif. Mais chez les sujets obèses, le retour à une alimentation normale après un régime restrictif pose souvent problème.

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont exposé des souris à dix types de régimes restrictifs différents pour étudier l’effet du retour à l’alimentation normale après un régime sur la masse grasse corporelle. Par ailleurs, ils ont étudié l’effet du retour à l’alimentation avec un régime riche en protéines sur la reprise de poids. Ils ont pris en compte différents paramètres :

  • L’absorption intestinale des lipides (graisses) ;
  • Le métabolisme des lipides dans le tissu adipeux blanc ;
  • Le microbiote intestinal et ses substances dérivées.

Une modification du microbiote qui facilite l’assimilation des graisses

Les résultats mettent en évidence que le retour à une alimentation normale après différents types de régimes alimentaires provoque une accumulation rapide de graisses. Parallèlement, la réalimentation s’accompagne d’une meilleure absorption des lipides au niveau intestinalqui contribue à une augmentation de la masse grasse après le régime, et donc à une reprise de poids. Au niveau du microbiote intestinal, le retour à une alimentation normale après un régime se traduit par une augmentation des lactobacilles intestinaux et de leurs métabolites. Cette modification du microbiote explique la meilleure absorption des lipides et l’augmentation de la masse grasse après le régime.

Le recours à un régime riche en protéines, pour faire suite au régime hypocalorique, empêche la croissance des lactobacilles, et atténue ainsi l’absorption des lipides intestinaux et l’augmentation de la masse grasse. Ces travaux révèlent que la reprise de poids après un régime serait lié à des modifications du microbiote intestinal, facilitant l’augmentation de la masse grasse et donc la prise de poids. Ce phénomène pourrait être contré par un régime riche en protéines, mais aussi par un traitement – par exemple antibiotique – ciblant les lactobacilles. Une belle avancée pour réduire la reprise de poids après un régime !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Un régime riche en protéines empêche l’augmentation de la masse grasse après un régime en contrecarrant l’absorption des lipides renforcée par Lactobacillus. nature.com. Consulté le 29 décembre 2022
Nouvel avenant à la convention nationale des sages-femmes

Nouvel avenant à la convention nationale des sages-femmes | Thierry Payet

Après plusieurs mois de négociations, l’Union National des Caisses d’Assurance Maladie (UNCAM) et l’Union Nationale et Syndicale des Sages-Femmes (UNSSF) sont parvenues à trouver un accord.  L’avenant 6 à la convention nationale des sages-femmes a été signée le 12 décembre 2022. Les mesures de valorisation entreront en vigueur en juin 2023.


Définition du rôle de sage-femme référente pour le suivi de grossesse

Depuis la loi du 26 avril 2021, les patientes ont la possibilité de déclarer une sage-femme libérale comme référente à l’assurance Maladie. Les tâches et la rémunération de cette sage-femme ont été définies par cet avenant.

En collaboration avec le médecin traitant, la sage-femme référente aura pour mission d’assurer la coordination des soins. Elle devra réaliser la majorité des rendez-vous du parcours grossesse et du suivi postnatal, faire le lien avec la maternité et s’assurer que la patiente ait un suivi à domicile programmé à sa sortie.

L’autre rôle de la sage-femme référente est informatif. Elle devra tenir sa patiente informée de son parcours grossesse et du suivi médical du nourrisson, mais également de ses droits et des démarches administratives à réaliser. Elle devra aussi assurer un rôle de prévention tout au long du parcours.

En contrepartie de la réalisation de ces tâches, la sage-femme libérale référente sera rémunérée à hauteur de 45€ par suivi de grossesse.



Valorisation des interventions en plateau technique et maison de naissance

Cet avenant valorise également les accouchements en plateau technique ou en maison de naissance.

Un forfait de 80€ a été créé pour gratifier la disponibilité et l’astreinte de la sage femme pour les accouchements en plateau technique, sur les derniers mois de grossesse.

Dans les maisons de naissance, une sage-femme qui réalise la surveillance du travail d’accouchement sera rémunérée à hauteur de 300€. Un forfait de 150€ a également été créé pour la surveillance postpartum immédiat dans ces mêmes maisons de naissance.

Une majoration de 30€ pour les deux premières visites de surveillance à domicile réalisées entre J0 et J2 lorsque la femme rentre à domicile après un accouchement.

Selon l’UNFFS, le contenu de cet avenant n’est pas satisfaisant, mais sa signature représente tout de même une avancée au vu du déroulement des négociations. Le syndicat n’est, par exemple, pas satisfait du montant de 45€ par patiente pour la sage-femme référente.

Les négociations pour 2024 reprendront au second semestre 2023 et porteront sur l’ensemble de la convention.



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personne atteinte de stress

des solutions naturelles pour le gérer | Thierry Payet

Selon un sondage réalisé en 2017, 90 % des Français sont confrontés au stress à un moment ou à un autre de leur vie. Un stress qui s’associe souvent à de l’anxiété et qui peut devenir chronique, avec des conséquences parfois importantes sur la santé et la qualité de vie. Si des médicaments peuvent être prescrits, ils ne constituent pas l’unique solution et des alternatives non pharmacologiques, comme le stress sans médicaments, sont souvent possibles. Explications.

personne atteinte de stress

Stress, anxiété et alternatives aux médicaments

Le stress  est aujourd’hui l’une des principales causes d’anxiété et de dépression. Il constitue l’une des principales atteintes au bien-être mental, qui définit la santé, avec le bien-être physique. Lorsque ce stress impacte la vie quotidienne, la santé et la qualité de vie, une prise en charge adaptée est nécessaire.

L’idéal est une approche pluridisciplinaireréunissant entre autres le médecin généraliste, le psychologue ou le psychiatre et éventuellement d’autres professionnels de santé. Si les traitements pharmacologiques sont souvent prescrits d’emblée, ils ne doivent pas occulter l’existence d’approches non médicamenteuses, parfois très efficaces, seules ou en complément des médicaments.

Un mode de vie sain face au stress

La psychothérapie s’axe de plus en plus sur les thérapies cognitivo-comportementales qui aident à lutter contre le stress et l’anxiété. Mais des mesures hygiéno-diététiques sont également très utiles :

  • L’arrêt de la consommation de substances excitantes (café, alcool, tabac, substances psychoactives) ;
  • Une alimentation saine et équilibrée ;
  • Une hydratation suffisante (au moins 1,5 litres d’eau par jour) ;
  • Un sommeil suffisant et de qualité ;
  • Une activité physique régulière et adaptée.

Parallèlement, certaines activités sont intéressantes pour apprendre à mieux gérer son stress, notamment :

  • Les techniques de relaxation ;
  • Et le yoga ;
  • L’hypnose ;
  • La sophrologie ;
  • Les exercices de respiration.

Des remèdes naturels et surtout la prévention du stress

Pour compléter la prise en charge, des remèdes naturels peuvent venir compléter l’approche pharmacologique, par exemple :

  • Des produits de phytothérapieavec des plantes apaisantes et sédatives, comme l’aubépine, la valériane ou la passiflore, à utiliser seules ou en association ;
  • Des oligo-élémentspour lutter contre la spasmophilie et/ou l’irritabilité, notamment le magnésium ou le lithium ;
  • Des sels de brome ;
  • Certaines souches homéopathiquescomme Gelsemium, Ignatia ou Aconitum;
  • Des huiles essentiellestelles que le petit grain bigarade, l’Ylang-ylang, la lavande vraie, l’orange douce ou la marjolaine à coquille.

Si des solutions non pharmacologiques existent pour lutter contre le stress et l’anxiété, l’idéal est de prévenir leur survenue, en adoptant quelques techniques simples au quotidien, notamment apprendre des techniques et exercices de relaxation, limiter la surcharge de l’emploi du temps, ou préserver sa vie sociale et familiale. Le stress est pointé du doigt comme un facteur de risque de nombreux problèmes de santé, preuve que le bien-être mental est indissociable du bien-être physique. Une excellente raison pour lutter chaque jour contre le stress.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Le traitement des troubles anxieux de l’adulte. ameli.fr. Consulté le 18 décembre 2022.
– Quels médicaments contre le stress ? pharmaciengiphar.com. Consulté le 18 décembre 2022.
Soulager l'inconfort gynécologique • Liem Health Blog 15 décembre 2022

Soulager l’inconfort gynécologique • Liem Health Blog 15 décembre 2022 | Thierry Payet

Une méta-analyse mise à jour a examiné l’efficacité et la sécurité de l’ostéopathie en gynécologie. Cela vient compléter une revue qui avait déjà été publiée en 2016. Des effets positifs ont été trouvés dans divers tableaux cliniques, qui sont décrits plus en détail ci-dessous.

Qui est intéressé par les dates exactes :

Méthodes :

Pour cette méta-analyse, les bases de données pertinentes ont été recherchées pour des essais contrôlés randomisés, des études contrôlées avant/après, des études cas-témoins, des rapports de cas et des séries, et des études observationnelles. Aucune distinction n’a été faite entre le type de traitement (standardisé, semi-standardisé ou traitement adapté aux besoins du patient). La thérapie par manipulation ostéopathique (OMT) a été utilisée seule ou en combinaison avec d’autres thérapies. Les critères d’inclusion pour la sélection de l’échantillon étaient les femmes souffrant de troubles gynécologiques et obstétricaux, y compris la grossesse, le travail, l’infertilité, la dysménorrhée, les douleurs pelviennes et la ménopause. De plus, un contrôle de la qualité des études non randomisées a été effectué.

Résultats:

Un total de 35 études ont été incluses dans la méta-analyse, avec un échantillon total de 2632 participants. L’âge moyen était de 28,9 ± 10,5 ans.

Les résultats suggèrent que l’OMT peut contribuer au soulagement de la douleur et à l’amélioration de la fonction dorsale pendant la grossesse. Deux rapports de cas ont rapporté que l’OMT peut être utilisé en toute sécurité dans les grossesses gémellaires à haut risque et les polyhydramnios, et pour améliorer l’acuité visuelle après la grossesse.

De plus, des effets positifs de la TMO lors de l’accouchement ont été trouvés. Par exemple, la TMO au cours du troisième trimestre pourrait réduire la probabilité d’une grossesse à haut risque. Dans une étude ECR, le traitement par compression du quatrième ventricule n’a montré aucune différence statistiquement significative dans le développement d’un statut à haut risque ou d’une naissance prématurée. Une étude pilote a conclu que les soins obstétricaux ostéopathiques peuvent aider à réduire la durée du travail (11,34 heures) par rapport aux soins médicaux généraux (16,57 heures).

Une autre étude ECR a examiné l’efficacité et l’innocuité de la TMO après l’accouchement, en particulier dans le traitement des lombalgies post-partum et des limitations fonctionnelles associées et des douleurs de la ceinture pelvienne.

Quatre sessions avec OMT ont été réalisées, qui ont été adaptées individuellement aux besoins des participants. D’autres traitements pour le soulagement de la douleur n’ont pas été effectués. Il y avait une amélioration significative de l’intensité de la douleur (mesurée sur l’échelle visuelle analogique) et une amélioration fonctionnelle dans le groupe OMT. Seule la fatigue a été rapportée comme effet secondaire.

L’OMT individualisé a également pu soulager les douleurs pelviennes, l’endométriose, la dysménorrhée et la vulvodynie.

Une étude a conclu que le traitement des points de Chapman et des réflexes viscérosomatiques améliorait significativement le syndrome des ovaires polykystiques.

conclusion:

L’hétérogénéité des études incluses n’a pas permis une analyse quantitative des données, c’est pourquoi aucune recommandation clinique n’a pu être faite. Néanmoins, les résultats démontrent le potentiel de l’OMT pour soulager efficacement et en toute sécurité l’inconfort gynécologique lorsqu’il est utilisé en complément (Ruffini et al. 2022).

Ostéopathe en urgence 7/7 sur Paris

Ostéopathe en urgence 7/7 sur Paris | Thierry Payet

Votre ostéopathe à Paris vous reçoit en urgence 7/7 au sein du Cabinet Paramédical Université. Une équipe d’ostéopathes l’accompagnent pour assurer une permanence le soir et le week-end au sein de son cabinet à Paris 7.

Rdv avec l’ostéopathe en urgence 7/7

Votre ostéopathe vous reçoit à son cabinet Paris 7 en urgence (dos bloqué, torticolis, crise d’endométriose, lumbago, douleur abdominale…) en s’efforçant de vous donner un rdv le plus rapidement possible, dans la journée.

Après une anamnèse complète, elle effectue une série de tests pour comprendre l’origine de votre douleur. Ensuite, par des manipulations douces et précises, elle relâche les tissus afin d’estomper ou de neutraliser vos douleurs.

L’ostéopathe à Paris met un point d’honneur à assurer un suivi. Elle se rend disponible les jours suivants la consultation afin de faire un point sur votre traitement et répondre à vos éventuelles questions.

Rdv avec l’ostéopathe à domicile

En cas d’incapacité à vous déplacer, il est possible d’obtenir une consultation d’ostéopathie à domicile dans tout le 7e arrondissement.

Dans ce cas, l’ostéopathe est équipé d’une table de soin et du matériel nécessaire.
La séance de l’ostéopathe est identique à une séance en cabinet. L’ostéopathe prend le temps de comprendre votre douleur, et de vous soulager à l’aide d’un large panel de techniques.

Comment contacter l’ostéopathe ?

En cas d’absence de créneaux disponibles sur Doctolib vous pouvez contacter l’ostéopathe directement par téléphone, ou par SMS au 0769034141. Elle est également réactive par mail mathildelocqueville.osteo@gmail.com.