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Mieux comprendre et traiter le coma avec l’inflammation cérébrale | Thierry Payet

A l’heure actuelle, le corps médical ne dispose d’aucun médicament pour aider à améliorer l’état des patients se trouvant dans le coma. Publiée dans la revue Cerveauune récente étude toulousaine est néanmoins porteuse d’espoir. Elle est en effet parvenue à mettre en évidence chez des patients dans le coma des zones du cerveau touchées par des inflammations. Cette étude inédite est ainsi porteuse d’espoir pour la prise en charge des patients dans le coma. On fait le point.

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Une prise en charge « passive » des patients dans le coma

Le coma désigne la perte rapide et complète de la conscience d’un individu provoquée par une agression cérébrale sévère. Il peut s’agir :

  • D’une agression cérébrale traumatique (comme un traumatisme crânien).
  • Ou d’une agression cérébrale anoxique (suite à un arrêt cardiaque par exemple le cerveau n’est plus alimenté en oxygène et cesse son activité).

Associé à une mortalité significative, le coma fait l’objet d’une récupération variable et peut être à l’origine d’handicaps neurologiques considérables.

A l’heure actuelle, le corps médical ne dispose d’aucun médicament efficace pour faciliter le retour à la conscience des patients se trouvant dans le coma. Les médecins réanimateurs s’en tiennent donc à une prise en charge qu’ils qualifient de « passive ». Ils font en sorte de maintenir les fonctions vitales du patient dans le coma et de l’accompagner en attendant une récupération neurologique spontanée.

La communauté scientifique sait que la conscience n’est pas localisée dans une zone précise du cerveau mais qu’elle se distribue à travers un large réseau de communication entre neurones. Or, ce réseau de communication neuronale ne fonctionne plus chez les patients dans le coma. Il semble dès lors essentiel de comprendre les raisons de ce dysfonctionnement. Des équipes de médecins du CHU de Toulouse et de chercheurs Inserm ont suggéré que les mécanismes de l’inflammation cérébrale chez les patients dans le coma pourraient être en cause. Ils ont ainsi mis sur pied une étude inédite pour le vérifier.

Lien entre inflammation cérébrale et coma

Pour mener à bien cette étude inédite, les scientifiques ont constitué une cohorte en y incluant dix-sept patients entre 2018 et 2022. Onze d’entre eux se trouvaient dans le coma suite à un accident traumatique, et six d’entre eux se trouvaient dans le coma après une anoxie. Tous hospitalisés en réanimation au CHU de Toulouse, ils ont passé un examen d’imagerie TEP-scan.

À savoir ! Le TEP Scan désigne une technique innovante d’imagerie moléculaire in vivo réalisée par émission de positons.

Cet examen d’imagerie moléculaire a consisté à utiliser un radiotraceur (18F-DPA 714) se fixant sur des cellules immunitaires spécifiques du cerveau appelées « cellules microgliales ». Dans des conditions inflammatoires, ces cellules se modifient et le radiotraceur permet donc de localiser l’inflammation et d’en mesurer l’intensité.

Pour la première fois, les scientifiques ont pu observer par imagerie les niveaux d’inflammation du cerveau des patients dans le coma. En les comparant aux clichés de personnes en bonne santé, ils ont pu dresser les constats suivants :

  • Présence d’une inflammation cérébrale significative au niveau des zones du cerveau impliquées dans le traitement des informations conscientes.
  • Selon l’origine du coma (traumatisme ou anoxie), les zones d’inflammation sont différentes en termes d’intensité et de localisation.

Vers une meilleure prise en charge des patients dans le coma ?

Publiés dans la revue Cerveauces résultats inédits sont une première in vivo et apportent un nouvel éclairage quant au rôle de l’inflammation cérébrale dans le coma. Ils livrent ainsi au monde scientifique des renseignements précieux pour mieux comprendre la grande hétérogénéité des profils de récupération des patients dans le coma. Ces résultats sont également porteurs d’espoir car ils ouvrent la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques et d’évaluation pronostique de la récupération des patients.

Forte de ces premiers résultats, l’équipe de scientifiques envisage de mener une étude de phase 2 sur un panel plus important de patients. Cette étude serait plus complète car elle associerait des mesures biologiques aux résultats d’imagerie avec pour objectif final de tester des médicaments contre l’inflammation. Nul doute que ces travaux permettront une avancée majeure dans la stratégie de prise en charge des patients dans le coma. Affaire à suivre !

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Une nouvelle étude révèle des perspectives prometteuses pour comprendre et traiter le coma.www.chu-toulouse.fr. Consulté le 19 mars 2024.
– Coma : une étude en réanimation sur l’inflammation cérébrale ouvre des perspectives prometteuses.www.lequotidiendumedecin.fr. Consulté le 19 mars 2024.
Reflux gastro-œsophagien • Ostéosanté • 2024

Reflux gastro-œsophagien • Ostéosanté • 2024 | Thierry Payet

18h03

Aujourd’hui, à l’occasion de l’anniversaire du décès de mon professeur Viola M. Frymann DO, je vous propose un avant-propos inspirant qu’elle a écrit en 2008 comme avant-propos d’un livre sur l’ostéopathie infantile de Christoph Plothe et moi-même. Elle avait la compétence de réunir des experts interdisciplinaires. L’atelier était génial, Dr. Frank Willard, Dr. Peter Springall (neurologue), Dr. Claude Valenti (ophtalmologiste) et le Dr. Yuri Moskalenko a complété le contenu pédagogique pratique de Viola Frymann.

Elle était pleine d’inspiration et d’énergie. Je me souviens encore comment, en marchant avec elle, je devais m’efforcer de la suivre et en même temps de suivre sa conversation.

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campagne de vaccination pour les populations à risque | Thierry Payet

Si l’épidémie de Covid-19 semble désormais un lointain souvenir, la vaccination des personnes les plus fragiles demeure néanmoins essentielle. C’est ce que suggère un récent avis de la Haute Autorité de santé dans lequel elle confirme l’intérêt de maintenir au printemps une campagne de vaccination contre le Covid-19 pour les populations à risque (personnes âgées de 80 ans et plus, résidents d’EHPAD/unités de soins de longue durée et personnes immunodéprimées, quel que soit leur âge). On fait le point.

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La HAS valide les dates de la campagne printanière de vaccination anti-Covid-19

L’épidémie de Covid-19 semble désormais un lointain souvenir, mais la vaccination des personnes les plus fragiles demeure néanmoins essentielle. Après avoir été saisie sur la question par la Direction générale de la santé, la Haute Autorité de Santé livre son avis quant aux dates proposées pour la campagne de vaccination printanière contre la Covid-19 des populations à risque. Pour cela, l’agence a pris en considération plusieurs paramètres parmi lesquels :

  • L’impossibilité de prévoir les dates des vagues épidémiologiques de Covid-19.
  • La faible couverture (un tiers environ) début janvier chez les personnes de 80 ans et plus.

Cette faible couverture est d’autant plus difficile à expliquer que la campagne automnale  contre le Covid-19 est ouverte depuis le 18 septembre (un mois avant la campagne de vaccination anti-grippale) et qu’il est prévu qu’elle prenne fin février, soit un mois après la date initialement prévue.

Selon l’agence, le planning de campagne proposé du 15 avril au 16 juin 2024 semble ainsi adapté pour réduire la morbi-mortalité associée au Covid-19.

Une campagne de vaccination destinée aux populations à risque

Ces recommandations de vaccination de la Haute Autorité de santé concernent les populations à risqueà savoir :

  • Les personnes âgées de 80 ans et plus.
  • Les résidents d’EHPAD et d’unités de soins de longue durée.
  • Les personnes immunodéprimées quel que soit leur âge.

En effet, chez ces personnes fragiles, la protection immunitaire diminue plus rapidement. Il est donc nécessaire de les vacciner plus souvent que la population générale. D’après la Haute Autorité de santé, cette campagne devrait permettre de réduire le nombre de décès et de prévenir la survenue de formes graves liés au Covid-19.

À savoir ! L’année dernière, la Haute Autorité avait déjà recommandé une vaccination printanière pour les personnes âgées de 80 ans et plus et les personnes immunodéprimées.

A noter que le délai minimal à respecter entre deux rappels de vaccination est de trois mois pour les personnes de 80 ans et plus, les résidents en EHPAD ou en unités de soins de longue durée et les personnes immunodéprimées.

La possibilité d’une extension de la campagne de vaccination anti-Covid-19

A ce jour, il est impossible de prévoir à l’avance la survenue d’une nouvelle vague épidémique de Covid-19 ainsi que son intensité et sa dangerosité. L’impact qu’elle pourrait avoir sur les sujets fragiles et populations à risque reste également inconnu.

Face au risque de voir émerger de nouveaux variants plus virulents entraînant une baisse de l’immunité contre les formes graves et les décès, la Haute autorité de santé a élaboré une stratégie vaccinale pour protéger les personnes dont le risque d’hospitalisation et de décès est important. L’agence recommande donc de prévoir une extension de cette campagne de vaccination. Si la situation épidémiologique le justifie, elle pourrait donc se poursuivre jusqu’au 15 juillet 2024 ou démarrer plus précocement à l’automne.

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Avis n° 2024.001/AC/SESPEV du 08 février 2024 du collège de la Haute Autorité de santé relatif à la date de lancement de la campagne de vaccination au printemps 2024 contre la Covid-19.www.has-sante.fr. Consulté le 21 février 2024.
– Covid : la HAS recommande une campagne de vaccination dès mi-avril pour les 80 ans et plus. https://www.lequotidiendumedecin.fr. Consulté le 21 février 2024.
En-tête DMLA

Des anticorps face à la DMLA ! | Thierry Payet

Selon l’Assurance maladie, entre 25 et 30 % des personnes âgées de plus de 75 ans souffrent d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge, la DMLA. Maladie oculaire chronique, elle affecte la zone centrale de la rétine et altère progressivement les capacités visuelles. Un anticorps, développé pour traiter la forme humide de la DMLA, est désormais accessible à davantage de patients. Explications.

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DMLA sèche et DMLA humide

La dégénérescence maculaire liée à l’âgela DMLA, est une maladie chronique de l’œil. La partie de l’œil touchée est la zone centrale de la rétine, à la macula. La maladie est liée à l’âge et apparaît à partir de 50 ans. Plus l’âge avance, plus la proportion de personnes atteintes augmente. Généralement, la maladie se développe sur un œil, puis l’autre peut être touché dans un second temps. La DMLA est aujourd’hui la principale cause de malvoyance chez les personnes âgéesavec une perte progressive de capacité visuelle au centre du champ de vision.

Les spécialistes distinguent plusieurs formes de DMLA, qui toutes débutent par une maculopathie liée à l’âge sèche précoce, la MLA. Chez certaines personnes, la MLA reste stable tout au long de la vie, mais chez d’autres, elle évolue en trois formes distinctes :

  • La DMLA atrophique ou sèchela plus fréquente à partir de 65 ans ;
  • La DMLA humide ou exsudative ;
  • Des formes mixtes.

Si actuellement, aucun traitement n’existe face à la DMLA sèche, des options thérapeutiques sont disponibles pour lutter contre l’évolution de la DMLA humide.

Des anticorps ciblant les vaisseaux de la rétine

Dans la DMLA humide, la maladie se caractérise par le développement anormal de vaisseaux sanguins au niveau de la macula. Ces petits vaisseaux sanguins, fragiles, laissent échapper du sérum et/ou du sang, brouillant la vue et provoquant des hémorragies intra-rétiniennes. Pour lutter contre cette forme de DMLA, les ophtalmologistes s’appuient sur des biothérapies, c’est-à-dire des anticorps ciblant les facteurs de croissance des petits vaisseaux anormaux (des anti-VEGF).

Parmi les anticorps développés, figure le brolucizumabqui avec les autres anticorps de la même famille, constitue désormais le traitement de première intention de la DMLA humide. Grâce à ce traitement, l’évolution de la maladie est ralentie et la vision maintenue, voire améliorée. En revanche, ces anticorps ne permettent pas de guérir définitivement la maladie. Récemment, le brolucizumab a reçu de la Haute Autorité de Santé un avis favorable pour une extension d’indication. En pratique, cet avis permet à un nombre plus important de patients de bénéficier de cette biothérapie coûteuse.

Coupler la biothérapie à la photothérapie dynamique

L’anticorps brolucizumab est administré directement au niveau de l’œil, lors d’une injection intra-vitréenneréalisée par le médecin ophtalmologiste. L’injection est effectuée sous anesthésie locale. Pendant les trois premiers mois, le patient reçoit une injection par mois. Puis l’efficacité du traitement est évaluée par le médecin pour déterminer l’intérêt de poursuivre ou non les injections.

Lorsque la biothérapie n’est pas assez efficace pour ralentir la progression de la DMLA humide, l’ophtalmologiste peut proposer au patient d’associer les injections intra-vitréennes avec une photothérapie dynamique. Cette technique repose sur l’administration par voie veineuse d’un colorant, la vertéporfine, qui se fixe sur les vaisseaux anormaux de la rétine. Après l’administration du colorant, l’œil est exposé à une lumière laser infrarouge, qui provoque la formation de caillots sanguins dans les vaisseaux anormaux colorés. Les vaisseaux touchés vont stopper leur croissance et régresser progressivement.

Face à la DMLA, un dépistage et un diagnostic précoces sont essentiels pour mettre en œuvre les traitements de la DMLA humide.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– BEOVU (brolucizumab) – Dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). www.has-sante.fr. Consulté le 19 février 2024.
– Votre livret d’information sur votre traitement par Beovu® (brolucizumab). ansm.sante.fr. Consulté le 19 février 2024.
– Dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). www.ameli.fr. Consulté le 19 février 2024.
Rectocolite hémorragique

Rectocolite hémorragique, un nouveau traitement prometteur ? | Thierry Payet

La rectocolite hémorragique appartient, avec la maladie de Crohn, aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Cette pathologie est particulièrement invalidante et nuit profondément à la qualité de vie des patients, parfois touchés dès l’adolescence. Lors du 19ème congrès de la European Crohn’s and Colitis Organisation (ECCO), qui s’est tenu à Stockholm du 21 au 24 février 2024, des résultats prometteurs ont été présentés sur un candidat médicament, l’obefazimod. Explications.

Rectocolite hémorragique

Quels sont les traitements actuels de la rectocolite hémorragique ?

Actuellement aucun traitement ne permet de guérir définitivement les maladies inflammatoires chroniques (MICI), comme la la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Différents médicaments sont utilisés pour traiter les poussées de la maladie (phases symptomatiques) et prévenir les nouvelles poussées. Parmi ces traitements, figurent :

  • Les dérivés de l’acide aminosalicylique ou aminosalicylés ;
  • Les corticoïdes ;
  • L’azathioprine ;
  • Des biothérapies.

Les biothérapies sont les traitements les plus récents. Il s’agit d’anticorps spécifiquement développés pour agir sur les réactions immunitaires et inflammatoires, afin de réduire l’inflammation chronique liée à la maladie. Les anticorps disponibles à ce jour sont :

  • L’infliximab ;
  • L’adalimumab ;
  • Le golimumab ;
  • Le védolizumab ;
  • L’ustékinumab ;
  • Le tofacitinib.

Pour certains patients, un traitement chirurgical est également nécessaire.

Un nouveau candidat médicament

Les mécanismes à l’origine de la rectocolite hémorragique restent encore mal compris, même si les scientifiques avancent plusieurs facteurs :

  • Une prédisposition génétique ;
  • Un déséquilibre entre le système immunitaire intestinal et le microbiote intestinal ;
  • L’exposition à des facteurs environnementaux.

Pour développer de nouveaux traitements contre la maladie, les chercheurs tentent de cibler les réactions immunitaires et inflammatoires. Parmi les candidats médicaments les plus prometteurs, figure l’obéfazimod. Des résultats intéressants ont été présentés récemment dans le traitement de la rectocolite hémorragique modérément à sévèrement active. L’obefazimod est un médicament administré quotidiennement par voie oraleobjet de plusieurs essais cliniques menés chez l’homme depuis 2022, dans la rectocolite hémorragique et bientôt dans la maladie de .

Une efficacité et une tolérance prometteuses dans les essais cliniques

Les derniers essais cliniques menés sur ce médicament se révèlent très prometteurs. L’obefazimod possède un mécanisme d’action unique (amélioration de l’expression d’un petit ARN, le microARN-124) et exerce une activité antiinflammatoirequi permet de stabiliser la réponse immunitaire chez les patients atteints de rectocolite hémorragique modérée à sévère. L’un des essais conclut à l’efficacité et à une bonne tolérance du médicament après 8 semaines de traitement. La poursuite de ce traitement a permis de montrer une persistance de l’efficacité et de l’innocuité après 48 et 96 semaines de traitement.

Une réduction de la dose administrée (de 50 à 25 mg par jour) a ensuite été évaluée sur un groupe de patients. A nouveau, les données se révèlent prometteuses concernant l’efficacité et la tolérance de ce candidat médicament. Fort de ces résultats, le laboratoire pharmaceutique devrait poursuivre le développement de l’obefazimod, qui pourrait prochainement devenir un nouveau traitement de la rectocolite hémorragique. Un espoir pour les quelques 200  patients vivant en France avec une maladie inflammatoire chronique de l’intestin.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Efficacité et sécurité de l’obéfazimod chez les patients atteints de RCH aux semaines 48 et 96 d’une étude d’entretien ouverte parmi les répondeurs cliniques à la semaine 8 de l’essai d’induction de phase 2b. 19ème Congrès d’ECCO – Stockholm.cm.ecco-ibd.eu. Consulté le 19 février 2024.
– Efficacité de l’obéfazimod administré par voie orale une fois par jour chez les patients atteints de RCH active modérée à sévère aux semaines 8, 48 et 96, ventilée par dose de traitement d’induction. cm.ecco-ibd.eu. Consulté le 19 février 2024.
– L’obefazimod et ses métabolites actifs ABX-464-N-Glu agissent en stabilisant l’interaction protéine-protéine entre les partenaires clés de la biogenèse de l’ARN, CBC et ARS2. cm.ecco-ibd.eu. Consulté le 19 février 2024.
– Efficacité et sécurité de la diminution de la dose de 50 mg à 25 mg d’obéfazimod par voie orale, une fois par jour, pendant la troisième et la cinquième année de traitement d’entretien en ouvert chez les patients atteints de colite ulcéreuse (CU) active modérément à sévèrement : une analyse intermédiaire . cm.ecco-ibd.eu. Consulté le 19 février 2024.
– Rectocolite hémorragique. www.ameli.fr. Consulté le 19 février 2024.
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L’ARNm, source de vaccins… et de médicaments ! | Thierry Payet

La technologie de l’ARNm s’est brutalement retrouvée sous la lumière des projecteurs lors de la pandémie de la Covid-19, avec le développement rapide de plusieurs vaccins utilisant cette technique. Quels sont les atouts de cette nouvelle technologie ? Quels autres vaccins sont à l’étude ? Peut-elle être utilisée pour développer d’autres thérapies ? Santé Sur le Net vous dévoile les secrets de la technologie de l’ARNm.

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Repérer la démence grâce à un examen de la rétine ? | Thierry Payet

La démence touche plus de 55 millions de personnes dans le monde et entraîne des conséquences physiques, psychologiques et sociales non négligeables. D’où l’importance de pouvoir repérer cette affection le plus tôt possible afin de proposer une prise en charge adaptée. Une étude menée par des scientifiques bordelais de l’Inserm suggère qu’il serait possible de dépister la démence au moyen d’un simple examen de la rétine. Zoom sur les conclusions de leurs travaux.

rétine démence

De l’importance de repérer précocement la démence

La démence englobe plusieurs maladies affectant la mémoire, la pensée et la capacité à réaliser des tâches quotidiennes. Ses conséquences physiques, psychologiques et sociales sont loin d’être négligeables et s’aggravent avec le temps. Elle touche plus de 55 millions de personnes à travers le monde, principalement des personnes âgées.

Ce constat est d’autant plus inquiétant qu’il n’existe à ce jour aucun traitement de la démence. En parallèle, l’espérance de vie des populations augmente. D’où l’importance de pouvoir repérer cette affection le plus tôt possible afin de prévenir et d’atténuer au maximum les risques liés à la démence.

Aujourd’hui, la communauté scientifique sait que les personnes atteintes de démence présentent des lésions des vaisseaux sanguins de petit calibre associées à des altérations de la rétine. Mais jusqu’à présent, aucune étude n’a été menée à long terme sur les liens éventuels entre le réseau de vaisseaux sanguins de la rétine et la survenue d’une démence ultérieure. Forts de ce constat, des chercheurs bordelais se sont penchés sur le sujet.

À savoir ! Les vaisseaux sanguins, particulièrement ceux de petit calibre, peuvent s’altérer avec le vieillissement. Au niveau du cerveau, des lésions vasculaires sont ainsi associées à la plupart des démences du sujet âgé.

Repérer la démence grâce à un examen de la rétine ?

Sur l’hypothèse que certaines pathologies liées à l’âge présenteraient des mécanismes communs, les scientifiques se sont ainsi intéressés aux liens épidémiologiques et cliniques entre les maladies neurologiques et les maladies de l’œil.

Pour mener à bien leurs travaux, les chercheurs ont étudié les données de 500 personnes âgées d’au moins 72 ans et suivies pendant 10 ans dans le cadre de l’étude des « Trois Cités ». Lors du recrutement, ces personnes ne présentaient pas de troubles cognitifs. Lors du suivi, elles ont été soumises à des tests cognitifs et neurologiques ainsi qu’à différents examens, parmi lesquels un fond d’œil.

Après analyse des données, les scientifiques ont pu observer que des modifications de la vascularisation de la rétine observées lors d’un fond d’œil étaient associées à l’apparition d’une démence avec :

  • Un risque plus élevé de développer une démence dans les dix années suivantes pour les participants avec une tortuosité artérielle accrue au niveau de la rétine.
  • Un risque plus élevé de développer une démence mixte ou vasculaire selon le diamètre veineux.

Pour l’équipe de chercheurs bordelais, la présence d’anomalies de la micro vascularisation de la rétine pourrait potentiellement aider à identifier les personnes à risque de démence.

Vers un dépistage plus précoce et une meilleure prise en charge de la démence ?

Bien que cette association doivent être confirmée par de plus amples études, les auteurs sont convaincus que des anomalies vasculaires au niveau oculaire sont le reflet d’anomalies vasculaires dans le cerveau. Dès lors, ils soutiennent le bien-fondé de l’utilisation d’un examen de la rétine pour repérer précocement les personnes les plus à risque de démence. D’autant que cet examen ophtalmologique serait beaucoup plus facile d’accès, beaucoup plus rapide et moins onéreux qu’un examen d’imagerie cérébrale.

Prochaine étape pour les chercheurs ? Mener une étude similaire auprès d’un public plus jeune. Le but étant de proposer une prise en charge la plus précoce possible aux personnes à risque pour réduire les risques d’altération cognitive liés à la démence.

Rédiger et publié par Déborah L., le 16 Février 2024, Dr en Pharmacie

Sources

-Examiner la rétine permettrait de repérer la démence. www.inserm.fr. Consulté le 16 Février 2024.
Medicaments humain animal

Peut-on donner un médicament humain à son chien ? | Thierry Payet

En France, on recense pas moins de 7,5 millions de chiens, des animaux de compagnie ou de travail, qui comme nous peuvent tomber malades. Peut-on leur donner un médicament destiné à l’homme ? Nos médicaments représentent-ils un danger pour nos animaux ? Décryptage.

Medicaments humain animal

Les médicaments humains à usage vétérinaire

Dans une grande majorité de situations, les animaux sont soignés exclusivement avec des médicaments vétérinairesc’est-à-dire des médicaments spécifiquement développés pour soigner les maladies des animaux. Les animaux ont des maladies particulières, mais aussi une physiologie et un métabolisme différents des nôtres. Il existe cependant quelques situations particulières où des médicaments humains peuvent être utilisés chez l’animal. La réglementation en vigueur désigne ces médicaments, comme des médicaments humains pour usage vétérinaire. Ces médicaments sont tous soumis à une prescription par un vétérinaire et ne peuvent être dispensés que par un pharmacien d’officine. Le pharmacien indique alors sur l’emballage du médicament qu’il va être utilisé comme produit vétérinaire.

Cette situation n’est possible que lorsqu’il n’existe aucun médicament vétérinaire disponible pour soigner l’espèce animale et la maladie. Le propriétaire de l’animal malade doit avoir une ordonnance d’un vétérinaire et se procurer le médicament à la pharmacie. Dans tous les autres cas, l’animal est soigné avec un médicament vétérinaire. Il ne faut donc jamais utiliser un médicament humain chez un animal, sans avis ni ordonnance du vétérinaire. Et pour cause, de nombreux médicaments humains sont dangereux pour certaines espèces animales et parfois formellement contre-indiqués pour un usage vétérinaire. Seul le vétérinaire, professionnel de santé de l’animal, sait quels médicaments humains peuvent être utilisés sans risque pour l’animal.

À savoir ! Il ne faut pas non plus donner à son animal un médicament prescrit par un vétérinaire pour un autre animal, qu’il soit de la même espèce ou non

Des médicaments humains souvent dangereux pour l’animal

Chaque année, un grand nombre de chiens et de chats sont intoxiqués, parfois gravement, suite à la prise accidentelle ou volontaire, de médicaments humains. Plusieurs médicaments sont fréquemment la cause de ces intoxications :

  • L’ibuprofèneun anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) largement utilisé chez l’homme pour soulager les états inflammatoires. Chez le chien, l’ibuprofène peut entraîner des troubles gastro-intestinaux, des ulcères gastriques, voire une insuffisance rénale. De tels effets sont également retrouvés avec d’autres médicaments anti-inflammatoires ;
  • Le paracétamoltrès utilisé pour soulager la douleur et la fièvre chez l’enfant et l’adulte. Chez le chien, le paracétamol altère la fonction hépatique et chez le chat, c’est un poison mortel, même à faible dose !
  • Le tramadolautre médicament antalgique utilisé pour soulager les douleurs modérées. Chez l’animal, il peut provoquer des tremblements et même des convulsions ;
  • Les médicaments anxiolytiques peuvent chez certains animaux provoquer une baisse majeure de la tension artérielle et une sédation ;
  • Les médicaments antidépresseurs peuvent provoquer d’importants tremblements et des convulsions.

Des médicaments utilisé dans de nombreux contextes cliniques chez l’homme et parfois en vente libre, peuvent se révéler très dangereux chez l’animal.

Trois réflexes pour préserver la santé de son animal

Ces quelques exemples démontrent qu’un médicament humain peut entraîner de graves effets chez l’animal. Et l’animal peut y être exposé de deux façons :

  • En ingérant des médicaments laissés par l’homme à sa portée : des gélules tombées au sol, une boîte laissée ouverte sur une table basse, … ;
  • En ingérant des médicaments délibérément donnés à l’animal par son propriétaire, mal informé des risques.

Face à ces risques, trois réflexes sont essentiels :

  • Pas de médicament humain chez l’animal, même à faible dose, sans une ordonnance du vétérinaire ;
  • Tous les médicaments humains doivent être rangés dans une armoire à pharmacie, inaccessible aux animaux de compagnie ;
  • Pas de suppléments vitaminiques ou de compléments alimentaires à usage humain chez l’animal de compagnie. Là encore, l’avis du vétérinaire est incontournable.

Rédiger par Estelle B., le 14 Février 2024, Docteur en Pharmacie

Sources

– La pharmacie vétérinaire. cpcms.fr. Consulté le 14 Février 2024.
– Prudence avant de donner à un animal un médicament pour humains. www.anses.fr. Consulté le 14 Février 2024.
Ein Mann führt eine Überkopfkniebeuge auf einem Stuhl aus, während er eine Yogamatte hält.

Overhead Squat : l’exercice de fitness ultime au bureau, avec vidéo | Thierry Payet

Dans notre vie professionnelle trépidante, nous oublions souvent l’importance de l’exercice régulier. Le squat aérien est un exercice simple mais puissant conçu spécifiquement pour lutter contre les effets négatifs des longues périodes de position assise. Découvrez comment cet exercice peut non seulement améliorer votre santé physique, mais également augmenter votre clarté mentale et votre productivité.