Plan de Prévention : dispositif "Mon bilan Prévention"

Plan de Prévention : dispositif « Mon bilan Prévention » | Thierry Payet

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Enjeu sociétal de santé publique, la prévention fait l’objet de toutes les attentions.

Face à la hausse de l’espérance de vie, au vieillissement de la population, à l’augmentation de la prévalence des maladies chroniques… : comment éviter ou limiter l’apparition, le développement ou l’aggravation de pathologies ou d’incapacités ?

Annoncé dès 2022 par Emmanuel Macron, « Mon bilan prévention » est un dispositif qui s’appuie sur une solution de proximité. Ce bilan, qui peut être réalisé par un infirmier, vise à mieux sensibiliser la population aux risques (âge, mode de vie…) de développer une pathologie afin de rendre les français davantage acteurs de leur santé.

On vous en dit plus dans cet article.

I- « Mon bilan prévention » : de quoi parle-t-on ?

A – Objectifs

Le déploiement d’actions de prévention et la mise en place de soins préventifs permettent notamment de :

  • répondre aux défis de la longévité (hausse de l’espérance de vie) et des troubles chroniques
  • ralentir et limiter la perte d’autonomie
  • proposer des actions et un accompagnement personnalisés (adaptation de l’environnement…)
  • « augmenter les taux de participation aux dépistages des principaux cancers »
  • « améliorer le taux vaccinal de la population française ».

B – Mon bilan prévention : précisions

Expérimenté à compter de novembre 2023 dans les Hauts-de-France, ce dispositif se définit ainsi :

Bon à savoir : Avant de pouvoir réaliser ce bilan, le patient doit répondre à un questionnaire. Il peut ensuite prendre contact avec un professionnel de son choix.

II- Quelles différences avec l’examen de prévention en santé (EPS)

A – Examen de prévention en santé : pour qui ?

Ce bilan gratuit est proposé à tout assuré dépendant du régime général de Sécurité Sociale (CPAM) ou de la Mutualité sociale agricole (MSA).

Il s’adresse prioritairement aux :

  • personnes âgées de plus de 16 ans éloignée du système de santé et, en situation de précarité.
  • aux ayants-droits inactifs âgés de plus de 16 ans n’ayant pas de suivi médical régulier.
  • demandeurs d’emploi et leurs ayants droit n’ayant pas de suivi médical régulier.
  • personnes affiliées à l’assurance personnelle et leurs ayants droit n’ayant pas de suivi médical régulier.
  • autres assurés inactifs n’ayant pas de suivi médical régulier.
  • personnes exposées à des risques menaçant leur santé n’ayant pas de suivi médical régulier.

B – Examen de prévention en santé : en quoi cela consiste ?

L’objectif de cet examen est de proposer un lieu pour faire le point sur sa santé, échanger avec des professionnels de santé (équipe pluridisciplinaire) et participer à des actions de prévention (dépistage, sensibilisation, …).

Au cours de cet examen, plusieurs thématiques peuvent être abordées et, plusieurs analyses ou tests peuvent être proposés :

  • un prélèvement sanguin
  • une analyse d’urines
  • un test auditif
  • un test cardiorespiratoire

Notre mission : faciliter votre quotidien de professionnel de santé libéral en vous proposant des solutions adaptées et des articles utiles à l’exercice de votre pratique professionnelle.

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grossesse paracétamol

Grossesse et paracétamol : foetus en danger ! | Thierry Payet

De nombreux médicaments sont déconseillés voire contre-indiqués pendant la grossesse. Qu’en est-il du médicament le plus utilisé pour soulager les douleurs, le paracétamol ? Son utilisation entraîne-t-elle des risques pour le fœtus ou pour la mère ? Faut-il absolument soulager les douleurs ? Santé Sur le Net décrypte ces questions.

grossesse paracétamol

Douleurs et grossesse

Au cours de la grossesseil n’est pas rare que la femme enceinte présente des douleurs :

  • D’une intensité plus ou moins forte ;
  • D’une durée brève ou au contraire longue ;
  • A différents endroits du corps ;
  • Liées ou non à la grossesse.

La grossesse peut engendrer certaines douleurs spécifiques chez les femmes enceintes, comme les douleurs ligamentaires, les crampes musculaires, les lombalgies ou encore les douleurs liées aux contractions utérines à l’accouchement. Mais les femmes enceintes peuvent être confrontées à d’autres situations douloureuses qui n’ont en apparence rien à voir avec leur état :

  • Une blessure ou un traumatisme ;
  • Des crises de migraine ;
  • Des douleurs liées à une pathologie préexistante ;
  • Une infection ;

Comment la femme enceinte doit-elle réagir en cas de douleurs ? Certaines craignent de prendre des médicaments antalgiques pendant la grossesse. Pourtant, les douleurs ne doivent pas être prises à la légère et être soulagées efficacement pour le bien-être et la santé de la mère et de l’enfant. La prise en charge des douleurs aiguës ou chroniques est importante. En effet, les douleurs sévères chroniques sont associées à un risque d’hypertension artérielle, d’anxiété et de dépression, des troubles susceptibles d’impacter négativement le déroulement de la grossesse.

Quels traitements contre la douleur pendant la grossesse ?

Face aux douleurs de la femme enceinte, pour limiter le recours aux médicaments antalgiquesil est primordial d’identifier la cause des douleurs, surtout si ces douleurs persistent au-delà de quelques jours. Il est conseillé de consulter un médecin pour rechercher et déterminer la cause des douleurs. Parfois, en traitant la cause, les douleurs disparaissent en quelques jours sans traitement antalgique. C’est le cas par exemple du déficit en magnésium fréquent chez la femme enceinte et qui provoque des douleurs musculaires et articulaires. Une supplémentation en magnésium supprime les douleurs !

En cas de douleurs, il faut si possible en comprendre la cause et dans tous les cas soulager les douleurs.

Le paracétamol, le médicament antalgique de choix chez la femme enceinte ?

Le paracétamol est un antalgique de palier 1 (non opioïde) mais aussi un antipyrétique (soulage la fièvre). C’est sans aucun doute le médicament antalgique le plus utilisé pour soulager les douleurs légères à modérées chez l’enfant et l’adulte, y compris chez la femme enceinte. Son utilisation est possible tout au long de la grossesse. Si les études ont montré qu’il n’entraîne aucun risque de malformations fœtales, est-il pour autant sans danger pour l’enfant à naître ? De récents travaux semblent montrer qu’il influencerait le développement de certains troubles.

À savoir ! Puis-je prendre du paracétamol en allaitant ? La quantité de paracétamol ingérée par l’enfant via le lait maternel est faible. D’après les calculs des pharmacologues, l’enfant n’ingère que jusqu’à 4% de la dose pédiatrique (en mg/kg/jour). A ce jour, aucun effet notable n’a été recensé suite à l’utilisation du paracétamol au cours de l’allaitement. Une étude a été publiée, suite à des analyses effectuées sur une quarantaine d’enfants allaités par des mères sous paracétamol. Le paracétamol est actuellement recommandé dans le traitement des douleurs légères à modérées chez les femmes allaitantes.

Le paracétamol est-il dangereux pour le fœtus ?

Les études publiées sur les effets du paracétamol au cours de la grossesse sont nombreuses dans la littérature scientifique et se montrent globalement rassurantes, à tous les stades de la grossesse. Aucun risque de malformation ou de toxicité fœtale ou néonatale n’a été mis en évidence.

Des récentes études semblent incriminer la prise de paracétamol au cours de la grossesse dans le développement de troubles comportementaux chez l’enfant. Ainsi, une étude anglaise a porté sur 7 796 femmes enceintes, interrogées à la 18ème et à la 32ème semaine de grossesse sur leur prise de paracétamol au cours des trois derniers mois. D’éventuels troubles du comportement ont été dépistés chez les enfants à l’âge de 7 ans.

Les résultats montrent que la consommation de paracétamol au cours de la grossesse est associée à une probabilité supérieure de problèmes comportementaux à la naissance, de signes d’hyperactivité et de troubles émotionnels chez l’enfant. Cette étude semble indiquer un lien entre l’utilisation du paracétamol pendant la grossesse et la survenue de troubles comportementaux dans l’enfance. Le paracétamol pourrait perturber le développement cérébral de l’enfant, provoquant ces troubles. Ces résultats nécessitent des investigations complémentaires, d’autant plus qu’aucune donnée sur l’indication, la posologie et la durée du traitement n’a été prise en compte dans l’étude.

Parallèlement, les résultats de 13 études menées sur le paracétamol, impliquant plus d’un million de personnes, ont été compilés et semblent indiquer que l’exposition prénatale au paracétamol pourrait accroître le risque d’asthme chez l’enfant. Les enfants, nés d’une mère ayant pris du paracétamol durant la grossesse, ont un risque supérieur de développer un asthme, surtout si l’exposition à cette substance a eu lieu au premier trimestre. Une surveillance particulière de ces enfants pourrait être nécessaire, en particulier s’ils présentent d’autres facteurs de risque d’asthme (antécédents familiaux, allergies).

Des études complémentaires sont désormais nécessaires pour approfondir les effets éventuels du paracétamol sur l’enfant à naître. Actuellement, ce médicament antalgique est le seul autorisé tout au long de la grossesse, pour soulager les douleurs faibles à modérées. Les résultats obtenus dans ces études ne démontrent pas de lien de causalité direct entre la prise de paracétamol et les troubles de la santé observés. Si ces données se montrent rassurantes, elles incitent les femmes enceintes à utiliser le paracétamol avec parcimonie.

Le paracétamol en pratique chez la femme enceinte

Les autorités sanitaires recommandent l’utilisation du paracétamol quel que soit le terme de la grossesse. Mais la prise de paracétamol doit respecter quelques règles de prudence :

  • Demander l’avis d’un professionnel de santé pour rechercher la cause des douleurs ;
  • Utiliser la posologie minimum efficace pour soulager les douleurs ;
  • Prendre le médicament sur la durée la plus brève possible ;
  • Limiter la fréquence des traitements à base de paracétamol au cours de la grossesse ;
  • Si les douleurs ne sont pas suffisamment soulagées ou persistent, consulter pour une éventuelle alternative thérapeutique.

Et bien sûr, respecter la posologie maximale autorisée du paracétamol, car ce médicament est associé à des effets indésirables graves (toxicité hépatique) en cas de surdosage. L’atteinte du foie (hépatite toxique) est liée au surdosage en paracétamol, que ce soit pendant ou en dehors de la grossesse.

Quelles alternatives au paracétamol pendant la grossesse ?

Parallèlement au paracétamol, il existe d’autres médicaments antalgiques de palier 1, l’aspirine et les antiinflammatoires non stéroïdiens. Mais sont-ils autorisés pendant la grossesse ?

Puis-je prendre de l’aspirine ou de l’ibuprofène contre les douleurs ?

L’aspirinele plus ancien remède contre la douleur, est déconseillé pendant la grossesse et formellement contre-indiqué à partir de 24 semaines d’aménorrhéecar il entraîne des risques de saignements chez la mère et le fœtus, ainsi que des problèmes circulatoires.

À savoir ! L’aspirine peut être prescrite à des doses faibles au cours de la grossesse, en particulier pour réduire le risque de fausse-couche. Mais ce médicament n’est pas antalgique à cette posologie. Il faut des doses plus importantes (> 500 mg/jour) pour soulager les douleurs.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont déconseillés au début de la grossesse et formellement contre-indiqués à partir du 6ème mois de grossesse. Ils peuvent en effet provoquer des complications gravissimes pour le fœtus : la mort fœtale in utero ou à la naissance, une insuffisance rénale et/ou cardiopulmonaire. Ces effets peuvent survenir même après une seule prise de médicament.

A noter ! Les antalgiques opiacés (morphine et dérivés) peuvent être prescrits sous contrôle médical régulier et avec une surveillance rapprochée de la grossesse. Ces médicaments sont réservés à des contextes cliniques particuliers (douleurs très intenses chez des femmes souffrant de pathologies importantes).

A ce jour, l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) recommande de privilégier le paracétamol pour le traitement des douleurs chez la femme enceinte à tous les stades de la grossesse. En cas de douleurs non soulagées par le paracétamol, d’autres médicaments peuvent être envisagés par le médecin. Quelle que soit la situation, les femmes enceintes doivent éviter toute automédication et prendre conseil auprès d’un professionnel de santé (médecin, sage-femme, pharmacien) avant de prendre un médicament. Pour en savoir plus sur les médicaments et la grossesse, elles peuvent également consulter le site internet du Centre de Référence sur les Agents Tératogènes : JE LES MET EN CAISSE.

Les alternatives non médicamenteuses peuvent également contribuer à soulager certaines douleurs de la femme enceinte, par exemple des séances de kinésithérapie en cas de douleurs lombaires. Demandez conseil à votre médecin.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Paracétamol – Grossesse et allaitement. www.le-crat.fr. Consulté le 13 juillet 2023.
– Traitement de la douleur durant la grossesse. ansm.sante.fr. Consulté le 13 juillet 2023.
maintenant disponible sur Mon Espace Santé (MES) !

maintenant disponible sur Mon Espace Santé (MES) ! | Thierry Payet

Chez Medicalib, nous sommes convaincus que le monde de la santé numérique joue un rôle clé dans l’amélioration de la qualité de vie de nos patients. Ces derniers cherchent de plus en plus à accéder aux services en ligne pour faciliter leur parcours de santé. C’est pourquoi Medicalib a rejoint Mon Espace Santé (MES). Une plateforme de référence pour les services numériques de qualité approuvés par les autorités sanitaires en France.

En juillet 2023, Medicalib a été officiellement référencé sur Mon Espace Santé. Cette certification témoigne que Medicalib respecte les normes strictes de sécurité des données de santé, d’éthique et de confidentialité.

Chez Medicalib, nous sommes heureux de pouvoir offrir aux patients une gamme complète de soins à domicile grâce à notre réseau d’infirmières et infirmiers libéraux (IDEL), kinésithérapeutes et sages-femmes. Que ce soit pour des soins infirmiers, des séances de kinésithérapie ou un suivi attentif pendant la grossesse, notre équipe de professionnels de santé qualifiés est là pour accompagner les patients dans le confort de leur foyer.

I- Certification et conformité aux normes de sécurité

Nous comprenons l’importance d’accéder à des soins de qualité, pratiques et adaptés à chaque situation individuelle. C’est pourquoi nous nous engageons à fournir des services de soins à domicile, permettant à nos patients de bénéficier d’un suivi de santé en temps réel. Ainsi, nous les accompagnons au mieux dans leur parcours de soins.

l’Assurance Maladie et le ministère de la Santé ont créé une plateforme numérique. Cette plateforme, est à la fois personnalisée et sécurisée. Chaque assuré peut y accéder pour bénéficier de nouveaux services numériques. Ces services de qualité assurent une prise en charge de la santé efficace, rapide et pratique. Ils sont également personnalisés et assurent une sécurité maximale des données.

Grâce à ce référencement comme service numérique au sein du MES, Medicalib pourra proposer ses services de mise en relation et de soins à domicile au plus grand nombre partout en France.

II- Mon Espace Santé, qu’est ce que c’est ?

Mon Espace Santé (MES) est un service numérique sécurisé. Il permet un accès aisé aux informations de santé et documents essentiels de ses utilisateurs. Il assure aussi la protection des données de santé et respecte le secret médical.

MES propose de nombreuses fonctionnalités avantageuses pour tous les parcours de soins. Cette plateforme donne aux utilisateurs un accès facile à leurs informations de santé, facilitant ainsi leur suivi médical.

III- Découvrez les 4 fonctionnalités clés de MES :

Mon Espace Santé 8 est une plateforme gratuite et sécurisée pour stocker et partager ses documents et données de santé :

  • Il contient un Dossier Médical Partagé (DMP) qui permet de rassembler les données de santé en ligne;
  • Une messagerie sécurisée est disponible pour échanger plus facilement avec les professionnels de santé;
  • Il y a également un agenda de santé pour mieux suivre les rendez-vous et les traitements;
  • L’État et l’Assurance Maladie ont approuvé un catalogue de services numériques de santé, sur lequel Medicalib est désormais référencé.

IV- Comment Mon Espace Santé référence-t-il les services numériques dans son catalogue ?

  • Les services numériques de Mon Espace Santé doivent répondre à plus de 150 critères de sécurité, d’éthique et de respect des lois informatiques et libertés;
  • Les critères comprennent la qualité du contenu, l’accessibilité aux utilisateurs. De plus, ils englobent la transparence dans le traitement des données, ainsi que les pratiques de développement durable et l’impact écologique;
  • Des experts analysent chaque dossier. Ensuite, une commission composée de représentants des patients, des citoyens, des professionnels de santé et d’experts pluridisciplinaires;
  • Sur la base de l’avis de la commission, le ministère de la Santé et de la Prévention décide de référencer le service;
  • Une fois obtenus, nous suivons les services du référencement afin de garantir leur conformité dans le temps, notamment par le biais d’audits.

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canicule et forte chaleur

Des conseils pour parer aux fortes chaleurs | Thierry Payet

L’été est arrivé et avec lui, les risques d’épisodes de fortes chaleurs et de canicule. Il faut dire que le réchauffement climatique accentue ce phénomène avec des vagues de chaleur toujours plus intenses chaque année. Or, elles ne sont pas sans risque pour la santé, particulièrement chez les personnes fragiles. En ce début d’été, on fait le point sur le sujet avec des explications et quelques conseils pour parer aux coups de chaud !

canicule et forte chaleur

Qu’est-ce qu’une vague de chaleur ?

Une vague de chaleur se définit par la manifestation d’une chaleur intense et de courte durée, ou par des températures élevées qui durent dans le temps. On parle d’épisode de canicule lorsque de très fortes chaleurs (30 à 35 degrés) se font sentir à la fois le jour et la nuit durant au moins trois jours consécutifs.

Toujours plus intenses, fréquentes, précoces et longues, les vagues de chaleur constituent une preuve du réchauffement climatique planétaire actuel et ne sont pas sans risque sur la santé, particulièrement chez les personnes fragiles comme les personnes âgées. Et le danger est réel : coup de chaud, déshydratation, crampes, maux de tête, vertiges, avec des impacts rapides sur l’état de santé global. D’où l’importance de savoir reconnaître les signes d’alerte tout en adoptant les bons gestes de prévention au quotidien.

À savoir ! Une plateforme téléphonique d’information canicule est activée en cas d’épisode de canicule pour répondre aux questions et informer sur les recommandations sanitaires à suivre en période de fortes chaleurs. Le numéro est le suivant : 0 800 06 66 66 (appel gratuit depuis un poste fixe en France, de 9 h à 19 h)

Quels sont les signes d’alerte en cas de vague de chaleur ?

Être exposé à de fortes chaleurs n’est pas sans conséquence sur l’organisme et sur l’état de santé global. Preuves en sont les signes témoignant que le corps commence à souffrir de la chaleur :

  • Bouffées de sueur en buvant un verre d’eau.
  • Absence d’urines depuis plus de 5 heures ou urines foncées. Il faut alors boire immédiatement même si l’on ne ressent aucune sensation de soif.
  • Crampes musculaires (jambes, bras, ventre…).
  • Fatigue, faiblesse ou insomnie inhabituelle.
  • Maux de tête et nausées.

Si une personne ressent ces symptômes, il faudra immédiatement l’emmener dans un lieu frais, lui faire boire de l’eau, l’asperger d’eau, la ventiler et stopper toute activité physique. Si jamais ces signes s’aggravent ou durent plus d’une heure il faudra alors :

  • Appeler les secours en composant le numéro 15.
  • En attendant l’arrivée des secours, rafraîchir la personne (la transporter dans un endroit frais, faire le plus de ventilation possible, retirer ses vêtements) et la faire boire.

Les bons gestes à adopter au quotidien pour prévenir les coups de chaleur

Mais nul besoin d’en arriver à de telles situations ! Quelques règles simples à suivre au quotidien suffisent à prévenir les coups de chaleur. Ces conseils s’appliquent à tous, et en particulier aux personnes fragiles (personnes âgées de plus de 65 ans, personnes handicapées ou malades, personnes dépendantes, femmes enceintes, jeunes enfants…) et aux travailleurs exposés à la chaleur :

  • Boire régulièrement de l’eau sans attendre de ressentir la sensation de soif. Il est recommandé de boire au minimum 1,5 litre d’eau et jusqu’à 2,5 litres par jour au maximum en période de forte canicule.
  • Se rafraîchir et se mouiller le corps (au moins le visage et les avant-bras) plusieurs fois par jour.
  • S’équiper de ventilateurs ou de climatiseurs.
  • Maintenir autant que possible son logement frais en fermant les fenêtres et volets la journée et en les ouvrant le soir et la nuit.
  • Si le logement ne peut pas être maintenu au frais, passer quelques heures par jour dans un lieu climatisé (cinéma, bibliothèque, supermarché).
  • Porter des vêtements amples, légers et de couleur claire.
  • A l’extérieur, porter un chapeau et des lunettes de soleil à indice élevé de protection.
  • Eviter les sorties et les activités physiques aux heures les plus chaudes (entre 11 h et 21 h en cas d’épisode de canicule).
  • Manger suffisamment et privilégier des plats légers et riches en eau (fruits et légumes).
  • Éviter le tabac, l’alcool, les boissons sucrées ou riches en caféine.
  • Eviter les grands efforts physiques.

À savoir ! En cas de fortes chaleurs, certains médicaments peuvent empêcher ou gêner la régulation de la température du corps. Ne pas hésiter à en parler avec son médecin traitant. Il est également important de respecter les conseils de conservation et de transport des médicaments et autres produits de santé.

A l’occasion d’un départ en vacances, de bonnes habitudes sont également à prendre pour ne pas trop souffrir de la chaleur pendant le trajet qui peut parfois être long :

  • De préférence, effectuer le trajet aux heures les moins chaudes de la journée.
  • Emporter de l’eau en quantité suffisante ainsi qu’un brumisateur.
  • S’arrêter régulièrement pour se reposer et se rafraîchir. Certaines aires d’autoroute proposent des fontaines à eau et des zones de brumisation.
  • Ne jamais laisser une personne seule ou un enfant dans une voiture car la température peut grimper très rapidement dans l’habitacle !

Il conviendra enfin de surveiller attentivement les personnes âgées, isolées ou dépendantes car elles sont particulièrement vulnérables aux fortes chaleurs. Prendre régulièrement de leurs nouvelles, leur rendre visite, les encourager à manger et boire suffisamment ou encore leur faire des courses constituent quelques exemples de l’aide qu’on pourra leur apporter. A noter qu’il existe un « registre canicule » qui recense sur un fichier communal les personnes souhaitant se faire aider en cas d’épisodes caniculaires (personnes âgées de 65 ans et plus, personnes âgées de plus de 60 ans et reconnues inaptes au travail, personnes adultes handicapées). Confidentiel, ce fichier permet de localiser les personnes les plus à risque. Une fois inscrites sur le registre, ces dernières seront régulièrement contactées par les services de leur ville pendant toute la durée de l’alerte canicule, afin de s’assurer qu’elles n’ont pas besoin d’aide.

À savoir ! Le registre canicule est actif dès que le plan canicule de niveau 3 est activé. Ce niveau correspond à une période de chaleur intense (34 °C en moyenne) avec des températures nocturnes se maintenant à des niveaux élevés, soit au-dessus des 20 °C en moyenne, sur plus de 3 jours consécutifs.

Publié le 15 juin 2022 par Alexia.F Dr en Pharmacie Mis à jour par Déborah L., Dr en Pharmacie, le 3 juillet 2023.

Sources

– Fortes chaleurs et canicule : quels gestes adopter pour s’en protéger ? www.ameli.fr. Consulté le 3 juillet 2023.

La télésurveillance médicale : le passage en droit commun

La télésurveillance médicale : le passage en droit commun | Thierry Payet

À partir du 1er juillet 2023, les autorités officielles réglementeront la télésurveillance médicale. Cela ouvrira de nouvelles perspectives pour les professionnels de santé. Cette pratique, également connue sous le nom de télémédecine, utilise des technologies de communication et de capteurs pour surveiller à distance les paramètres de santé des patients. Elle facilite les consultations à …

La télésurveillance médicale : le passage en droit commun Lire la suite »

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Source

Diagnostiquer l'endométriose grâce à un test salivaire

Diagnostiquer l’endométriose ? – Santé sur le Net | Thierry Payet

L’endométriose toucherait une femme sur 10 en âge de procréer, soit environ 1,5 millions de femmes en France. Dès 2021, Santé Sur le Net vous annonçait le développement en cours d’un nouveau test pour diagnostiquer l’endométriose, basé sur l’analyse de la salive. Où en sont les essais cliniques sur ce test ? Quand sera-t-il disponible en France ? A l’occasion de la publication récente de nouvelles données cliniques, faisons le point sur ces questions.

Diagnostiquer l'endométriose grâce à un test salivaire

Un test salivaire pour diagnostiquer l’endométriose

Depuis plusieurs décennies, les chercheurs savent que la salive renferme des substances révélatrices de maladies parfois éloignées de la sphère buccale. Prélever la salive est facile, simple et sans douleur. De plus, le prélèvement salivaire peut se conserver plus facilement que le sang ou d’autres prélèvements et peut être aisément analysé par la suite. Il y a quelques années, une société de biotechnologie a découvert une signature moléculaire de l’endométriose dans la salive des patientes, grâce à des techniques de séquençage à haut débit de l’ARN et à l’intelligence artificielle. Le diagnostic de l’endométriose est un point crucial dans la prise en charge de cette maladie. Actuellement, le diagnostic repose sur des techniques d’imagerie (échographie et IRM) et sur des explorations sous coelioscopie. Pour certaines patientes, le délai pour obtenir un diagnostic reste long, parfois de plusieurs années.

A partir de cette découverte, les chercheurs ont mis au point un test salivaire de diagnostic de l’endométriosebasé sur l’identification de 109 fragments d’ARN dans la salive. Ce test fait l’objet d’études cliniques multicentriques pour évaluer son efficacité et sa tolérance dans le diagnostic de l’endométriose. Récemment, les chercheurs ont publié les résultats intermédiaires de l’un de ces essais dans la revue scientifique NEJM.

Un test capable de diagnostiquer l’endométriose avec une précision de 98 %

Cet essai clinique était basé sur les données épidémiologiques, cliniques et salivaires de 200 femmes, âgées de 18 à 43 ans, déjà diagnostiquées pour une endométriose ou ayant une suspicion non confirmée d’endométriose. Les données ont été recueillies entre novembre 2021 et mars 2022. L’utilisation du test salivaire diagnostique a montré une sensibilité de plus de 96 % et une sensibilité supérieure à 95 %.

Par ailleurs, le test salivaire était capable de détecter les patientes réellement atteintes d’endométriose à plus de 95 %, tandis qu’il était capable de détecter les femmes non atteintes d’endométriose avec une précision d’environ 87 %. Ces nouvelles données publiées confirment l’intérêt et l’efficacité du test pour diagnostiquer l’endométriose à partir d’un simple prélèvement de salive. Si ce test est déjà disponible dans certains pays, il ne l’est pas encore en France, où il faudra attendre la fin de l’ensemble des essais cliniques et des procédures d’autorisation pour que ce test soit mis sur le marché.

D’autres applications diagnostiques pour les tests salivaires ?

Pour les chercheurs, ce test salivaire de diagnostic de l’endométriose offre une possibilité d’améliorer la prise en charge des femmes atteintes d’endométriose, en posant rapidement et sans examen invasif un diagnostic avec une précision diagnostique de 98 %. Même s’il n’existe pas actuellement de traitement capable de guérir l’endométriose, un diagnostic précoce ouvre l’accès à des traitements qui soulagent les douleurs et donc améliorent la qualité de vie des patientes.

Convaincus par les potentialités des analyses salivaires, la société de biotechnologie à l’origine de ce test développe en parallèle d’autres tests salivaires pour le diagnostic de cancers, comme le cancer du sein, le cancer du poumon, le cancer colorectal ou le cancer du pancréas, mais aussi pour des pathologies neurodégénératives, comme la maladie de Charcot ou sclérose latérale amyotrophique.

Publié le 2 octobre 2021 par Yasmine B. Mis à jour par Estelle B., Docteur en pharmacie, le 5 juillet 2023.

Sources

– Validation d’une signature miARN salivaire de l’endométriose – Données intermédiaires. preuve.nejm.org. Consulté le 30 juin 2023.
comment s'exercer en toute sécurité ?

Quelle prévoyance pour une infirmière ? | Thierry Payet

La protection sociale offerte par la Sécurité Sociale et la CARPIMKO n’est pas suffisante pour protéger les infirmières en cas de problèmes de santé.

Dans cet article, Medicalib fait le point sur ce qui est prévu pour vous protéger financièrement vous et votre famille en cas d’aléas de santé entraînant une incapacité, une invalidité ou un décès prématuré.

Vous verrez que souscrire une prévoyance pour les infirmières est indispensable pour plus de sérénité.

Quelle protection sociale pour les infirmières ?

En tant qu’infirmière, vous êtes protégée par la Sécurité Sociale en cas d’arrêt de travail de 3 mois maximum et par votre caisse la CARPIMKO en cas d’arrêt de travail de plus de 3 mois, d’invalidité ou de décès.

Quelle protection de la Sécurité Sociale en cas d’arrêt de travail ?

En tant qu’infirmière, vous bénéficiez à partir du 4éme jour d’arrêt de travail d’une indemnité d’environ 50% de votre salaire dans la limite de 181€ par jour.

Pour pouvoir être indemnisée, vous devez être affilié à la Sécurité Sociale depuis au moins 12 mois et il faut aussi savoir que vous ne percevrez ces indemnités que pendant 87 jours. Retrouvez tous les détails sur cet article d’Ameli.

Quelles sont les prestations prévoyance de la CARPIMKO en cas d’arrêt de travail ?

Vous avez l’obligation de cotiser à la CARPIMKO qui est la caisse qui gère vos prestations prévoyance. La cotisation est de 776€ par an en 2023€.

En cas d’arrêt de travail de longue durée et cas d’incapacité totale, la CARPIMKO prend le relais de la Sécurité Sociale à partir du 91éme jour. Les indemnités sont de 55€ (1650€ par mois) par jour avec une majoration de 10€ si vous avez un conjoint et de 17€ par enfant.

Bon à savoir Si vous avez 2 enfants et un conjoint alors vous toucherez 99€ par jour soit 2 970€ par jour.

Si vous êtes en incapacité partielle comprise entre 66% et 100% alors vous toucherez une indemnité de 28€ par jour (840€).

Quelles sont les prestations prévoyance de la CARPIMKO en cas d’invalidité ?

En tant qu’infirmière, si vous devenez invalide alors la CARPIMKO vous versera une rente annuelle. La rente est de 20 000€ avec une majoration de 6 000€ pour votre conjoint et chaque enfant à charge en cas d’invalidité totale et de 10 000€ par an en cas d’invalidité partielle supérieure à 66%.

Quelles sont les prestations prévoyance de la CARPIMKO en cas de décès ?

Si malheureusement vous décédez prématurément, alors votre famille recevra 3 000€ de la Sécurité Sociale et la CARPIMKO versera un capital de 36 288€ à votre conjoint majoré de 18 144€ s’il y a des enfants à charge.
Par ailleurs, la caisse versera une rente annuelle de 10 000€ à votre conjoint et de 7 650€ à chacun de vos enfants.

Pourquoi souscrire une prévoyance est indispensable pour une infirmière ?

Les infirmières ne sont pas très bien couvertes en cas d’arrêt de travail car vous ne maintenez que maximum 50% de votre salaire et en cas d’invalidité vous êtes couverte par un montant faible.

Enfin, si vous décédez prématurément les montants de la rente et du capital prévus pour votre famille sont faibles. Ils peuvent se retrouver dans une situation difficile.

Bon à savoir La protection sociale des infirmières est insuffisante pour vous protéger en cas de pépin de santé. Souscrire une prévoyance individuelle est indispensable.

Les garanties d’une prévoyance

L’assurance prévoyance vient en complément de la protection sociale. Elle vous permet de vous protéger dans plusieurs cas.

En cas d’arrêt de travail, vous pouvez maintenir 100% de vos revenus grâce à la garantie maintien de salaire (après un délai d’attente compris entre 30 et 90 jours en fonction du contrat et de la cause de l’arrêt).

Si vous devenez invalide, vous recevrez une rente pour vous aider à maintenir votre niveau de vie. Vérifiez le taux d’invalidité à partir duquel la rente est versée. L’idéal est qu’elle démarre dès 20%. Vérifiez le barème d’invalidité professionnel pour une indemnisation appropriée en cas de problème de santé vous empêchant de travailler.

Enfin, la prévoyance prévoit le versement d’un capital et d’une rente à votre famille en cas de décès. Faites attention au délai de carence, qui est la période où vos garanties ne s’appliquent pas encore, surtout en cas de maladie.

Soyez aussi vigilant en ce qui concerne les exclusions notamment si vous pratiquez des sports à risque.

Comment trouver une prévoyance adaptée aux besoins des infirmières ?

L’idéal pour souscrire une prévoyance adaptée à vos besoins et aux spécificités du métier d’infirmière et de faire appel aux services d’un courtier spécialiste de la prévoyance tel que Gus Assurance.

Vous pouvez faire une demande de devis sur leur site afin qu’il vous aide à trouver une prévoyance adaptée à votre situation.

Notre mission : faciliter votre quotidien de professionnel de santé libéral en vous proposant des solutions adaptées et des articles utiles à l’exercice de votre pratique professionnelle.

Le site internet de Medicalib permet aux patients de prendre facilement rendez-vous avec une infirmière à domicile.

Grace à notre plateforme nous pouvons vous accompagner dans le développement de votre patientèle et dans l’optimisation de votre tournée.

comment s'exercer en toute sécurité ?

Semaine nationale de la santé sexuelle | Thierry Payet

Le ministère de la Santé et de la Prévention organise la 2e édition de la Semaine nationale de la santé sexuellequi se déroule du 5 au 9 juin 2023.

Cet événement met en avant quatre thématiques essentielles :
1. la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST);
2. la promotion de la contraception;
3. Le consentement et l’information sur les maladies;
4. Les dysfonctions sexuelles.

Cette campagne accompagne les actions de prévention menées par les Agences Régionales de Santé (ARS) sur le terrain, à travers toute la France.

I- Quelques chiffres clés liés à la santé sexuelle :

La prévention des infections sexuellement transmissibles (IST), des grossesses non désirées et des violences sexuelles représente des enjeux majeurs de santé publique.

En France, bien que la couverture contraceptive soit élevée, 64% des IVG sont liées à des grossesses non planifiées, représentant une grossesse sur trois. Parallèlement, la contraception d’urgence demeure sous-utilisée, avec seulement 6,2% des femmes exposées à un risque de grossesse non désirée ayant recours à cette méthode.

Depuis 2014, les diagnostics d’infection à la Chlamydia trachomatis ont plus que doublé, affichant une augmentation de 2,4 fois. Parallèlement, les infections à gonocoque ont également augmenté depuis 2016, en particulier chez les hommes. Depuis cette année-là, le CeGIDD a multiplié par 4 le nombre de diagnostics, et chez les femmes, il l’a multiplié par 2.

En effet, les troubles sexuels (Dysfonctionnement érectile, Anorgasmie, douleurs pendant les rapports sexuels..)  sont répandus et ont un impact négatif sur la qualité de vie. Selon les données, 16 % des femmes âgées de 18 à 69 ans ont connu des rapports sexuels douloureux au cours de l’année écoulée. Parmi elles, 2 % en souffrent de manière régulière.

Bon à savoir Grâce à des informations fiables et à des outils mis à disposition, un site internet dédié est spécialement conçu pour offrir des ressources précieuses à cet effet : QuestionSexualité.frvous pouvez aussi contacter sexualités Info Santé au 0 800 00 69 07.

II- Prévention renforcée pour une sexualité sans risque :

La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) est essentielle pour prévenir les infections causées par ces virus.

Il est recommandé de vacciner toutes les jeunes filles et les jeunes garçons âgés de 11 à 14 ans. Pour les personnes âgées de 15 à 19 ans qui n’ont pas encore été vaccinées, une vaccination de rattrapage est recommandée.

De plus, le vaccin est indiqué jusqu’à l’âge de 26 ans révolus pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des partenaires de même sexe.

L’Assurance Maladie prend en charge 65% du coût du vaccin contre le HPV sur prescription médicale.
Dans certains centres de vaccination, la vaccination peut même être gratuite.


III- Accès simplifié à la contraception :

Faciliter l’accès à la contraception d’urgence et prévenir les grossesses non désirées sont des objectifs importants pour toutes les femmes. Depuis le 1er janvier 2023, la contraception d’urgence hormonale, également connue sous le nom de « pilule du lendemain » ou « pilule de contraception d’urgence », est désormais accessible en pharmacie, sans nécessité d’une prescription médicale préalable et sans avance de frais.

Cette mesure bénéficie à toutes les femmes, quel que soit leur âge, qu’elles soient mineures ou majeures. Elle vise à simplifier leur parcours de santé et à les aider à prendre des décisions plus libre et autonome en matière de contraception.

En revanche, deux marques de préservatifs masculins « Eden » et « Sortez couverts » sont pris en charge également par l’Assurance Maladie à 100 % sans prescription médicale pour les moins de 26 ans, ou à 60 % sur prescription médicale à partir de 26 ans.

Afin de bénéficier de cette mesure et recevoir une boîte de préservatifs, il vous suffit de vous rendre à la pharmacie et de présenter votre carte Vitale.

Bon à savoir Sida Info Service est disponible tous les jours de l’année pour répondre à vos questions sur le HPV et toutes les autres infections sexuellement transmissibles (IST). Les écoutants peuvent également vous orienter vers un centre de dépistage si nécessaire.

En conclusion, la santé sexuelle est un enjeu majeur de santé publique qui nécessite une meilleure information et éducation. La campagne nationale de sensibilisation vise à combler les lacunes en matière d’éducation sexuelle, ainsi qu’ à briser les tabous et à lutter contre les stéréotypes.


Notre mission : faciliter votre quotidien de professionnel de santé libéral en vous proposant des solutions adaptées et des articles utiles à l’exercice de votre pratique professionnelle.

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Restez en forme pour conduire

Restez en forme pour conduire – Clinique d’ostéopathie East Gippsland | Thierry Payet

Restez en forme pour conduire

Restez en forme pour conduire

Pour la majorité de la population, la conduite automobile fait partie intégrante de la vie quotidienne. Très souvent, c’est quelque chose auquel nous ne pensons même pas, nous montons simplement dans la voiture pour arriver là où nous allons et ne réfléchissons pas à deux fois.

Lorsque les gens perdent la capacité de conduire, que ce soit en raison de l’âge, d’une blessure ou d’autres facteurs, cela peut être très gênant et, pire encore, leur enlever leur indépendance. Il est important de rester apte à conduire le plus longtemps possible.

Étant dans une région rurale, nous dépendons de la voiture pour nous rendre au travail, aller chercher les enfants à l’école et nous rendre aux rendez-vous médicaux. Par conséquent, il est important que nous gardions notre corps sous contrôle afin que nous puissions continuer à conduire avec aisance.

Voici quelques domaines clés qui sont importants pour rester en bonne santé et mobile pour une conduite sûre et confortable :

Cou

Il est important d’avoir une bonne amplitude de mouvement dans le cou et le haut du dos. Nous devons effectuer des contrôles de tête, vérifier fréquemment les rétroviseurs et surveiller le trafic venant en sens inverse. À mesure que nous vieillissons, le cou et la colonne vertébrale peuvent commencer à devenir raides et restreints, c’est donc une bonne idée de maintenir autant de mobilité que possible afin de continuer à conduire en toute sécurité.

Lombes

Les blessures au bas du dos ou la dégénérescence sont très courantes et provoquent assez souvent de l’inconfort et de la douleur lorsque vous êtes assis pendant de longues périodes. Cela peut devenir difficile lors de longs trajets en voiture.

Il est important que nous prenions des pauses régulières ; toutes les 2 heures, ou toutes les 30 minutes à 1 heure pour les personnes ayant des problèmes de bas du dos. Lorsque vous faites une pause, il est préférable de faire une promenade de 5 minutes, de faire quelques roulements d’épaules, ainsi que des étirements doux du cou et du bas du dos. Cela réduira le risque d’aggravation de la douleur et de la raideur.

Il est également essentiel que le siège soit réglé à la bonne hauteur et que le siège ne soit pas trop incliné vers l’arrière. Idéalement, nous devrions pouvoir reposer confortablement nos mains sur le volant sans avoir à nous étirer, à tendre la main ou à nous pencher.

Consultez également notre article Dix conseils pour les soins du dos pour d’autres excellents conseils.

Genou et Cheville

Les articulations du genou et de la cheville sont très importantes dans la conduite, car nous utilisons nos jambes pour freiner, accélérer et changer de vitesse. Il est important de garder une bonne force et flexibilité dans les genoux et les chevilles.

Rester apte à conduire peut vous aider à continuer à conduire plus longtemps.

journée nationale eczéma

3 juin, la journée nationale de l’eczéma | Thierry Payet

Le 3 juin 2023 aura lieu la 9ème édition de la journée nationale de l’eczéma, organisée par l’Association Française de l’Eczéma avec le soutien de la Société Française de Dermatologie. Cette pathologie chronique de la peau serait selon les estimations la troisième pathologie cutanée la plus fréquente, derrière l’acné et les mycoses. Un Français sur trois y a déjà été confronté au cours de sa vie.

journée nationale eczéma

L’eczéma ou dermatite atopique, une maladie aux 1000 visages

Eczéma atopique, dermatite atopique, eczéma de contact, eczéma du nourrisson… les appellations ne manquent pas pour désigner différentes formes d’une pathologie cutanée très fréquente en France, l’eczéma. Elle peut survenir dès les premières semaines de vie et affecter la vie de bébé et de ses parents, être liée au contact avec un allergène en milieu professionnel ou encore persister tout au long de la vie chez un sujet à terrain atopique.

L’eczéma, quelle qu’en soit la cause, peut toucher différentes parties de la peau, et associe des plaques rouges à des démangeaisons très intenses. Non contagieuse, elle peut être très stigmatisante, en particulier quand les zones touchées sont visibles ou lorsque la maladie touche un adolescent. Lorsque l’eczéma est lié à un terrain atopique, la maladie se développe dès l’enfance, et peut persister à l’âge adulte. Elle peut aussi être associée à d’autres pathologies d’origine allergique, comme la rhinite allergique, l’asthme ou encore la conjonctivite allergique. La journée nationale de l’eczéma est l’occasion de sensibiliser sur cette pathologie parfois mal connue du grand public.

La journée nationale de l’eczéma 2023, dédiée au fardeau de la maladie

Pour cette année 2023, l’Association Française de l’Eczéma a choisi pour thème de la journée nationale « Eczéma, luttons ensemble contre l’isolement et le découragement ». En effet, cette pathologie cutanée, sans gravité particulière, affecte la vie personnelle, professionnelle et sociale des patients et de leur entourage. Lorsque les enfants sont touchés dès le plus jeune âge, la période de l’adolescence peut être particulièrement difficile. La journée nationale sera marquée par différents événements partout en France, et notamment à Paris, Marseille, Angers et Annecy. Destinée à la fois au grand public, aux patients et à leurs familles, mais aussi aux professionnels de santé, elle sera soutenue par une campagne de communication dans les médias et sur les réseaux sociaux. Les pharmaciens du réseau Pharmagest seront également impliqués.

A Paris, une conférence et trois ateliers pratiques seront animés par des experts de l’eczéma. A Marseille, Annecy et Angers, se tiendront des rencontres et sera organisé un grand jeu de piste « eczéma game » pour visiter la ville en relevant des défis et en partageant des expériences en lien avec l’eczéma. Pour s’inscrire à ces événements, cliquez ici. L’inscription est gratuite, mais obligatoire !

Un événement sur l’eczéma également relayé en région

La journée nationale de l’eczéma sera d’ailleurs suivie dans la région Auvergne Rhône Alpes d’une autre journée dédiée qui aura lieu le 10 juin 2023 à Lyon. L’inscription est là aussi obligatoire sur le site suivant : www.allergolyon.fr.

La journée nationale de l’eczéma répond à plusieurs objectifs. Tout d’abord, informer et sensibiliser largement la population sur une pathologie de plus en plus fréquente. En lien avec les facteurs environnementaux, les spécialistes observent une augmentation nette de l’incidence de l’eczéma du nourrisson depuis quelques années. La journée nationale est également l’occasion de faire le point sur les traitements actuels, sur les soins quotidiens, et sur les avancées de la recherche en particulier sur les nouveaux traitements déjà disponibles ou à venir. Le 3 juin est enfin un temps privilégié pour mettre en lien les patients et les professionnels et pour donner des conseils pour mieux vivre la maladie au quotidien.

Publié le 1 juin 2022 par Alexia F., Docteure en Neurosciences. Mis à jour par Estelle B., Docteur en Pharmacie, le 1 juin 2023.

Sources