Grossesse & Ostéopathie

Grossesse et ostéopathie – Clinique d’ostéopathie East Gippsland | Thierry Payet

Grossesse & Ostéopathie

Grossesse & Ostéopathie

Récemment, deux de nos ostéopathes, le Dr Steph Rohde et le Dr Michelle Derrick, ont participé à une journée de développement professionnel en petit groupe sur le thème de l’ostéopathie et de la grossesse. Ils ont appris comment l’ostéopathie peut aider à toutes les étapes de la grossesse et ont appris quelques techniques qui peuvent être utilisées pour aider et soutenir les femmes tout au long de la grossesse.

La grossesse est un voyage extraordinaire qui montre vraiment les capacités physiques, mentales et émotionnelles du corps de la femme alors qu’elles soutiennent la croissance d’un autre petit être humain. Cela devrait être un moment où une femme rayonne et où l’amour s’épanouit. Grâce au traitement et à la gestion ostéopathiques, nous voulons soutenir ce voyage pour qu’il soit aussi sûr et confortable que possible.

Comment l’ostéopathie peut-elle aider pendant la grossesse ?

L’ostéopathie peut accompagner les femmes tout au long de leur parcours, depuis avant la conception, tout au long de chacun des différents trimestres et se poursuit jusqu’à la récupération de leur santé et de leur fonction musculo-squelettique. Il peut également aider à soutenir le corps à travers les changements biomécaniques associés à la grossesse et à la naissance via un traitement pratique, une éducation et des exercices.

Quels ostéopathes peuvent traiter la grossesse environnante ?

Les ostéopathes peuvent aider et traiter une gamme de facteurs liés au parcours de grossesse, notamment :

  • Douleurs lombaires et pelviennes
  • Préparation avant la naissance
  • Positionnement fœtal optimal
  • Équilibre pelvien
  • Problèmes posturaux, en particulier pendant la grossesse et l’alimentation
  • Maux de tête
  • Sciatique
  • Douleur au talon et au pied
  • Syndrome du canal carpien
  • Soins postnatals et rétablissement
  • Douleur au genou
  • Mastite
  • Soins du plancher pelvien
  • De plus, toute plainte musculo-squelettique générale

Avec qui travaillons-nous ?

Nous pouvons également travailler en collaboration avec :

  • GPS
  • Infirmière en santé maternelle et infantile
  • Physiothérapeutes du plancher pelvien
  • Praticiens en médecine chinoise
  • Herboristes
  • Spécialistes FIV

…et de nombreux autres professionnels de la santé pour vous aider à prendre soin de chaque aspect de votre santé tout au long de ce parcours.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la façon dont l’ostéopathie peut vous aider, parlez à l’un de nos ostéopathes en prenant rendez-vous dès aujourd’hui.

Sinon, si vous avez des questions, veuillez appeler notre sympathique équipe de réception pour obtenir de l’aide.

Prise en charge et suivi des enfants diabétiques à l’école

Prise en charge et suivi des enfants diabétiques à l’école | Thierry Payet

Maladie chronique, le diabète nécessite une prise en charge continue et un accompagnement spécifique.

Quels sont les aménagements et suivis possibles en milieu scolaire ? Comment bien accueillir les élèves souffrant de cette pathologie ?

Médicalib vous en dit plus à ce sujet.

Cet article, destiné au grand public, s’appuie sur les données scientifiques disponibles sur le sujet traité, à sa date de mise à jour.


JE – Diabète de type 1 et diabète de type 2 : rappelumeurs cérébrales : de quoi parle-t-on ?

UN – Diabète de type 1

Ce type de diabète est le plus répandu chez les enfants. Il peut apparaître à n’importe quel âge mais se déclare généralement entre 4 et 6 ans ou entre 10 et 14 ans. Sa caractéristique principale est l’absence de sécrétion d’insuline.


B- Diabète de type 2

Ce type de diabète augmente en parallèle avec l’augmentation de l’obésité infantile. Il est notamment souvent lié à une mauvaise hygiène de vie (alimentation déséquilibrée, sédentarité, surpoids, hypertension, taux élevés de cholestérol …).

Il peut généralement “être traité grâce à une alimentation adaptée, à une activité physique régulière voire à la prise d’antidiabétiques oraux, sans nécessairement avoir recours à une prise récurrente d’insuline.” [1]


II- Diabète et scolarité : quelles incidences ?

UN – Sensibilisation et information du personnel scolaire (enseignants, personnel administratif…)

Si l’enfant et sa famille l’acceptent et le souhaitentla sensibilisation du personnel scolaire au diabète favorise une meilleure intégration de l’élève.

Ainsi, un accompagnement spécifique peut être envisagé au travers de l’établissement d’un PAI (Projet d’Accueil Individualisé) précisant les adaptations nécessaires pour l’inclusion et la scolarité de l’enfant.

Ce “document écrit, élaboré à la demande de la famille ou avec la participation de celle-ci et toujours en accord avec cette dernière, est théoriquement rédigé par le médecin de l‘Éducation nationale avec les éléments fournis par le diabétologue de l‘enfant.” [2]


Source : Diabète de type 1 à l’école – Favoriser la réussite scolaire pour tous les enfants – Aide aux jeunes diabétiques


B- Prise en charge et suivi

Dans la mesure où le taux de glycémie peut varier très rapidement, il est important que l’enfant comme le personnel scolaire soit bien conscient de la situation. Il sera donc nécessaire qu’un contrôle régulier de la glycémie soit réalisé au cours de la journée. Ce dernier pourra être effectué par l’enfant (s’il est en âge et en mesure de le faire) ou par un référent scolaire.


C- Incidence sur les apprentissages et activités scolaires ou périscolaires

Le diabète peut avoir une incidence sur les capacités d’apprentissage de l’enfant.  Il est donc primordial de bien veiller à contrôler régulièrement la glycémie afin de pouvoir la maintenir aux valeurs souhaitées.

Grâce au déploiement d’un protocole, et à la mise en place d’un accompagnement spécifique, les élèves atteints de diabète sont normalement en mesure de participer à toutes les activités scolaires.

Bon à savoir Il est important d’informer les parents de tout changement de programme (sortie scolaire…). En effet, certaines activités comme le sport ont une incidence sur la glycémie. Il est donc important de pouvoir anticiper les variations qui pourraient survenir et ainsi permettre aux parents de prévoir une collation supplémentaire pour leur enfant.


III- Contrôle de la glycémie et suivi du traitement

UN – Contrôle de la glycémie

Et contrôle régulier (plusieurs fois par jour) du taux de sucre dans le sang est indispensable afin de pouvoir adapter la dose d’insuline à injecter.

Cette surveillance peut être réalisée soit grâce au prélèvement d’une goutte de sang au niveau du bout d’un doigt, soit à l’aide d’un capteur spécifique qui mesure en continu le taux de glucose.


B- Administration d’insuline

L’insulinothérapie consiste à réaliser une injection sous-cutanée d’insuline. Trois procédés d’administration sont possibles :

  • Injection à l’aide d’un stylo injecteur
  • injection à l’aide d’une seringue
  • Injection à l’aide d’une pompe externe : sorte de boîtier programmable que l’enfant porte sur lui et qui administre directement l’insuline en petites doses.
Bon à savoir “Un apprentissage de l’utilisation de la pompe est indispensable. Les enfants, à partir de 7 ou 8 ans, sont généralement capables d’en maîtriser les aspects techniques. Cependant, ils ont souvent besoin d’être aidés par des adultes pour calculer leurs besoins en insuline.” [3]

Sachez que vous pouvez prendre rendez-vous en ligne avec une infirmière ou un kinésithérapeute à domicile. Pour cela, n’hésitez pas à nous contacter via notre plateforme. Nous vous mettrons en relation avec un professionnel de santé à proximité de votre domicile en moins d’une heure !


Sources :

  • [1] Diabète de type 1 ou de type 2, quelles sont les différences? – Harmonium Pharma
  • [2] Diabète de type 1 à l’école – Favoriser la réussite scolaire pour tous les enfants – Aide aux jeunes diabétiques
  • [3] Le traitement du diabète de type 1 de l’enfant et l’adolescent – Amélie – MAI 1er avril 2022
  • L’insuline – Enfance, adolescence et diabète – MAJ 1er décembre 2021
  • Le diabète sucré chez les enfants et les adolescents – Le Manuel MSD – MAJ août 2022
journée mondiale de lutte contre la poliomyélite

Journée mondiale de lutte contre la poliomyélite | Thierry Payet

Au début des années 1990, encore 350 000 personnes étaient touchées chaque année par la poliomyélite à travers le monde. Une maladie pourtant presque oubliée en France grâce à la vaccination obligatoire depuis de nombreuses années. A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la poliomyélite le 24 octobre 2022, plus de 3 000 scientifiques de plus de 100 pays ont réaffirmé auprès des Etats la nécessité de la stratégie d’éradication de la maladie à l’horizon 2030.

journée mondiale de lutte contre la poliomyélite

Poliomyélite, une maladie qui reste d’actualité

En France, la poliomyélite a totalement disparu, hormis quelques cas exceptionnels d’importation. Pourtant, elle était auparavant une maladie redoutable, à l’origine de multiples paralysies et de décès chez les enfants. Grâce à la vaccination, devenue obligatoire en France dès 1964, la population a presque oublié cette maladie. Mais qui persiste dans plusieurs pays du monde.

De nos jours, trois zones géographiques constituent encore des foyers de persistance de la poliomyélite dans le monde : le Nigéria, le Pakistan, l’Afghanistan.

Ailleurs dans le monde, la maladie a quasiment disparu dans nombre de pays en seulement une trentaine d’années. En effet, dans les années 1990, encore 125 pays connaissaient des cas de poliomyélite chez l’enfant, avec des décès chaque année.

La vaccination, l’espoir d’une éradication possible

Aujourd’hui, la vaccination contre la poliomyélite en France est intégrée à la vaccination DTP, pour Diphtérie – Tétanos – Poliomyélite. L’importante couverture vaccinale en Europe et dans de nombreux pays dans le monde a permis un fort recul de la maladie. L’espoir de l’OMS est d’atteindre une éradication possible de la maladie à l’horizon 2030. Pour atteindre un tel objectif, il faut impérativement mettre en œuvre l’Initiative mondiale de l’éradication de la poliomyélite. Un engagement fort des Etats du monde entier, dont l’importance a récemment été réaffirmée par plus de 3 000 scientifiques issus de 115 pays réunis au sommet mondial de la santé à Berlin.

L’initiative d’éradication prévoit notamment la vaccination de 370 millions d’enfants dans les cinq années à venir. Ainsi que la surveillance de la maladie dans cinquante pays, où une résurgence de la poliomyélite est observée depuis peu. Tant que la maladie n’est pas éradiquée, elle peut ressurgir partout où la couverture vaccinale n’est pas suffisante. Une situation qui explique pourquoi la vaccination contre la poliomyélite reste obligatoire en France pour tous les nourrissons.

Journée mondiale de lutte contre la poliomyélite : une résurgence ces derniers mois

Récemment, des flambées de cas de poliomyélite ont été recensées aux USA, en Israël ou au Royaume-Uni. La vaccination à l’échelle mondiale constitue donc un enjeu majeur de santé publique pour tous les pays du monde. Et la stratégie d’éradication nécessite des financements importants, avec la contribution de tous les pays qui le peuvent. L’Europe et la France se sont notamment engagés pour soutenir les actions visant à permettre l’éradication de la maladie.

Cet engagement fort des Etats pour l’éradication de la poliomyélite intervient à quelques jours de la journée mondiale de lutte contre la maladie, une journée organisée par le Rotary International et ses nombreux partenaires, dont l’OMS et l’UNICEF. L’occasion de sensibiliser les Français sur une maladie qu’ils ont souvent oubliée, mais qui pourrait se rappeler à leur mémoire, si les efforts de vaccination venaient à se relâcher.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Les dirigeants mondiaux s’engagent à hauteur de 2,54 milliards de dollars des États-unis pour mettre fin à la poliomyélite lors du Sommet mondial de la santé. qui.int. Consulté le 20 octobre 2022.
Cumul des actes infirmiers et NGAP

Cumul des actes infirmiers et NGAP | Thierry Payet

Lorsque, au cours d’une même séance, plusieurs actes inscrits à la Nomenclature sont effectués sur un même malade par le même praticien certaines règles s’appliquent.

Médicalib vous en dit plus à ce sujet.

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Cet article, destiné au grand public, s’appuie sur les données disponibles sur le sujet traité, à sa date de mise à jour.


JE – Règle de cumul : rappel

UNRègles générales de cumul

Article 11 B des dispositions générales : “Seul l’acte du coefficient le plus important est coté à 100%. Le second acte réalisé lors de la même séance est coté à 50%. Les actes suivant le second ne donnent pas lieu à honoraires”. [1]

Bon à savoir Les actes suivants le second n’ont pas à être notés sur la feuille de maladie. Il n’est pas nécessaire de noter les actes gratuits.
Cette règle s’applique à tous les professionnels de santé.

BCumuls dérogatoires

actes Cumul à taux plein possible avec
Prélèvement par ponction veineuse directe
AMI 1.5
Tout AMI
Pansement d’ulcère ou de greffe cutanée, avec pose de compression
AMI 5.1
Analgésie topique préalable à un pansement d’ulcère ou d’escarre AMI 1.1
Pansement d’ulcère ou de greffe cutanée sur une surface supérieure à 60cm2 Analgésie topique préalable à un pansement d’ulcère ou d’escarre AMI 1.1
Pansement d’escarre profonde et étendue atteignant les muscles ou les tendons
AMI 4
Analgésie topique préalable à un pansement d’ulcère ou d’escarre AMI 1.1
Forfait pour séance de perfusion courte d’une durée inférieure ou égale à une heure, sous surveillance continue*
AMI 9 ou AMI 10
Le forfait pour séance de perfusion courte d’une durée supérieure à une heure, avec organisation d’une surveillance*
AMI 14 ou AMI 15

*forfait majoré dès lors qu’il s’agit d’un patient cancéreux ou immunodéprimé (le 9 passe à 10 et le 14 passe à 15)

PATIENT DIABETIQUE INSULINO-TRAITÉ (Actes inscrits dans l’article 5bis du chapitre II)

actes Cumul à taux plein possible avec
Sur la droite
Surveillance et observation d’un patient diabétique insulino-traité dont l’état nécessite une adaptation régulière des doses d’insuline en fonction des indications de la prescription médicale et du résultat du contrôle extemporané, y compris la tenue d’une fiche de surveillance, par séance
AMI 1
1️⃣ Injection sous-cutanée d’insuline
2️⃣ Séance hebdomadaire de surveillance clinique et de prévention, d’une durée d’une demi-heure, pour un patient insulino-traité de plus de 75 ans
3️⃣ Pansement lourd et complexe pour un patient insulino-traité, nécessitant une détersion avec défibrination
4️⃣ Analgésie topique préalable à pansement
Injection sous-cutanée d’insuline
AMI 1
1️⃣ Surveillance et observation d’un patient diabétique insulino-traité dont l’état nécessite une adaptation régulière des doses d’insuline en fonction des indications de la prescription médicale et du résultat du contrôle extemporané, y compris la tenue d’une fiche de surveillance, par séance
2️⃣ Séance hebdomadaire de surveillance clinique et de prévention, d’une durée d’une demi-heure, pour un patient insulino-traité de plus de 75 ans
3️⃣ Pansement lourd et complexe pour un patient insulino-traité, nécessitant une détersion avec défibrination
4️⃣ Analgésie topique préalable à pansement
Séance hebdomadaire de surveillance clinique et de prévention, d’une durée d’une demi-heure, pour un patient insulino-traité de plus de 75 ans
AMI 4
1️⃣ Surveillance et observation d’un patient diabétique insulino-traité dont l’état nécessite une adaptation régulière des doses d’insuline en fonction des indications de la prescription médicale et du résultat du contrôle extemporané, y compris la tenue d’une fiche de surveillance, par séance
2️⃣ Injection sous-cutanée d’insuline
3️⃣ Pansement lourd et complexe pour un patient insulino-traité, nécessitant une détersion avec défibrination
4️⃣ Analgésie topique préalable à pansement
Pansement lourd et complexe pour un patient insulino-traité, nécessitant une détersion avec défibrination
AMI 4
1️⃣ Surveillance et observation d’un patient diabétique insulino-traité dont l’état nécessite une adaptation régulière des doses d’insuline en fonction des indications de la prescription médicale et du résultat du contrôle extemporané, y compris la tenue d’une fiche de surveillance, par séance
2️⃣ Injection sous-cutanée d’insuline
3️⃣ Séance hebdomadaire de surveillance clinique et de prévention, d’une durée d’une demi-heure, pour un patient insulino-traité de plus de 75 ans
4️⃣ Analgésie topique préalable à pansement
Analgésie topique préalable à pansement
IMA 1.1
1️⃣ Surveillance et observation d’un patient diabétique insulino-traité dont l’état nécessite une adaptation régulière des doses d’insuline en fonction des indications de la prescription médicale et du résultat du contrôle extemporané, y compris la tenue d’une fiche de surveillance, par séance
2️⃣ Injection sous-cutanée d’insuline
3️⃣ Séance hebdomadaire de surveillance clinique et de prévention, d’une durée d’une demi-heure, pour un patient insulino-traité de plus de 75 ans
4️⃣ Pansement lourd et complexe pour un patient insulino-traité, nécessitant une détersion avec défibrination

SOINS POSTOPÉRATOIRES (Actes inscrits dans l’article 7 du chapitre II)

actes Cumul à taux plein possible avec
Séance de surveillance clinique et d’accompagnement postopératoire à domicile pour les patients éligibles à la chirurgie ambulatoire ou à un parcours de soins de réhabilitation améliorée (RAAC)
AMI 3.9
1️⃣ Retrait de sonde urinaire AMI 2 ou
2️⃣ Surveillance de drain de redon et/ou retrait postopératoire de drain AMI 2.8
Séance de surveillance et/ou retrait de cathéter périnerveux pour analgésie postopératoire
IMA 4.2
1️⃣ Retrait de sonde urinaire AMI 2 ou
2️⃣ Surveillance de drain de redon et/ou retrait postopératoire de drain AMI 2.8


II- Soins liés à la dépendance : règle de cumul

Dans le cadre de la prise en charge et du suivi à domicile d’un patient dépendant (facturation en AIS 3 ou en BSI), l’article 11 B 5 s’applique.

“Les forfaits journaliers infirmiers BSA, BSB et BSC, définis à l’article 23.3, sont toujours facturés à taux plein. “ [2]

“Lorsque, au cours d’une séance de soins en rapport avec la dépendance, un acte en AMX est réalisé, il est noté à 50% de son coefficient, quelle que soit la valeur du coefficient (sauf dérogations listées au titre XVI, Chapitre I, article A12)

Seuls les actes existants en AMX sont cumulables avec la dépendance !

Ainsi lorsqu’au cours d’une prise en charge à domicile d’un patient dépendant, l’infirmier réalise des actes prescrits qui existent en AMX, ces actes seront cumulables avec la dépendance à 50%, excepté les actes dérogatoires que sont :

  • les pansements lourds et complexes
  • les perfusions
  • l’article 5 ter de surveillance du patient insuffisant cardiaque et BPCO – AMI 5.8
  • la ponction veineuse

En cas de doute sur les conversions possibles d’AMI en AMX : consultez le tableau de la NGAP. Si vous voyez un AMX, l’acte peut se cumuler d’une manière ou d’une autre avec un forfait du BSI ou un AIS3 !

Bon à savoir L’AMX s’utilise quand un acte en SUIS-JE accompagne un SIA ou une séance liée à un forfait de BSI (BSA, BSB, BSC) et toutes les séances liées, représentées par IFI.

“AMX : acte pratiqué par l’infirmier ou l’infirmière, applicable aux soins réalisés à domicile pour les patients dépendants en sus des séances ou des forfaits.


SUIS-JE : Actes pratiqués par l’infirmier(ère), à l’exception des actes infirmiers de soins qui donnent lieu à application de la lettre-clé AIS.” [3]


Notre mission : faciliter votre quotidien de professionnel de santé libéral en vous proposant des solutions adaptées et des articles utiles à l’exercice de votre pratique professionnelle.

Le site internet de Medicalib permet aux patients de prendre facilement rendez-vous avec une infirmière à domicile.

Grace à notre plateforme nous pouvons vous accompagner dans le développement de votre patientèle et dans l’optimisation de votre tournée.


Sources :

  • [1] Guide pratique NGAP infirmiers libéraux
  • [2] Décision du 18 juillet 2019 de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie relative à la liste des actes et prestations pris en charge par l‘assurance maladie
  • [3] Guide pratique pour la pratique de l’exercice de la profession d’infirmier libéral et d’infirmier de pratique avancée libéral – Assurance Maladie – MAJ Août 2020
Cancer du sein et pollution

cancer du sein et pollution : un lien accru ? | Thierry Payet

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes en France. De plus en plus d’études s’interrogent sur les facteurs environnementaux, qui pourraient expliquer l’augmentation de l’incidence de ce cancer d’année en année. Le projet XENAIR s’intéresse justement à ce sujet, en évaluant le lien potentiel entre le risque du cancer du sein et l’exposition chronique aux polluants atmosphériques. Explications du lien entre le cancer du sein et la pollution.

Cancer du sein et pollution

Cancer du sein et pollution

La qualité de l’air, intérieur comme extérieur, se détériore, et parallèlement, le risque de cancer du sein augmente. Faut-il y voir un lien ? C’est la question que se sont posées plusieurs équipes de recherche dans le cadre du projet XENAIR (XENœstrogènes présents dans l’AIR). L’objectif de ce projet était d’évaluer le lien possible entre le risque de cancer du sein et l’exposition chronique à différents polluants de l’atmosphèreen particulier :

  • Les dioxines ;
  • Le benzopyrène ;
  • Les PCB (polychlorobiphényles) ;
  • Le cadmium ;
  • Les particules fines ;
  • Le dioxyde d’azote ;
  • L’ozone.

A savoir ! Les xénœstrogènes, plus communément appelés des perturbateurs endocriniens, sont des substances environnementales, naturelles (phytoœstrogènes) ou synthétisées par l’homme, qui possèdent des activités biologiques proches de celles des hormones œstrogènes. Dans la liste ci-dessus les dioxines, le benzopyrène, le cadmium et les PCB sont reconnus comme des xénœstrogènes.

Au total, 5 222 femmes, de la cohorte E3N, suivies depuis 1990 jusqu’en 2011, et ayant été diagnostiquées d’un cancer du sein ont été suivies et leurs données comparées avec celles de 5 222 femmes de la même cohorte (même classe d’âge et même statut ménopausique), mais n’ayant pas développé de cancer du sein au cours du suivi.

Cinq polluants associés à une augmentation du risque de cancer du sein

Pour chaque polluant atmosphérique pris en compte, des expositions moyennes et cumulées ont été déterminées pour chaque femme de l’étude, à partir des données suivantes :

  • Son lieu de résidence ;
  • Des modèles spécifiques pour chaque polluant ;
  • Le moment du diagnostic du cancer du sein.

Les données obtenues révèlent que les femmes de l’étude, entre 1990 et 2011, sont de moins en moins exposées aux polluants considérés, hormis l’ozone. Néanmoins, les niveaux d’exposition estimés restaient supérieurs aux recommandations sanitaires en vigueur pour le dioxyde d’azote et les particules fines. Par ailleurs, le projet XENAIR met en évidence que plus l’exposition à cinq polluants est importante, plus le risque de cancer du sein augmente.

Améliorer la qualité de l’air

Ces cinq polluants sont :

  • Le dioxyde d’azote : une augmentation de l’exposition de 17,8 µg/m3 est associée à une augmentation significative d’environ 9 % du risque de cancer du sein ;
  • Les particules fines PM10 (diamètre inférieur à 10 µm) : une augmentation de l’exposition de 10 µg/m3 serait liée à une hausse peu significative du risque de cancer du sein d’environ 8 %, un chiffre qui s’élève à 13 % pour les particules fines de type PM2.5 (diamètre inférieur à 2.5 µm) ;
  • Le benzopyrène: une hausse de l’exposition de 1,42 ng/m3 est associée à une hausse significative du risque de cancer du sein d’environ 15 % ;
  • Les PCB: une augmentation de 55 pg/m3 de l’exposition élèverait significativement le risque de cancer du sein d’environ 19 %

En revanche, aucune association n’a été montrée pour le cadmium et les dioxines, pourtant deux xénœstrogènes. Les chercheurs attendent encore le résultat des données recueillies pour l’ozone. En allant plus loin dans l’analyse des données, les chercheurs ont observé que le risque de cancer du sein était supérieur, lorsque les femmes avaient été exposées au benzopyrène et aux PCB au moment de la ménopause. Un tel projet suggère un rôle possible de la qualité de l’air sur l’épidémiologie du cancer du sein. L’amélioration de la qualité de l’air et la lutte contre la pollution atmosphérique pourraient donc permettre de réduire l’incidence du cancer du sein.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– XENAIR : des liens mis en évidence entre cancer du sein et exposition à des polluants atmosphériques. centreleonberard.fr. Consulté le 10 octobre 2022.
Santé d'abord Ostéopathie

Qu’est-ce qu’un microtraumatisme répété ? Comment puis-je m’en remettre ? | Thierry Payet

Un type courant de blessure continue d’apparaître dans la clinique récemment, ce sont les microtraumatismes répétés, également connus sous le nom de RSI. Les microtraumatismes répétés (RSI) affectent jusqu’à 1 travailleur sur 50 au Royaume-Uni. Affectant principalement le haut du corps – les mains, les bras, le dos et les épaules, il se produit lorsqu’une personne fait à plusieurs reprises la même action pendant de longues périodes. Les efforts répétitifs sont courants dans notre vie quotidienne car nous avons tendance à répéter les mêmes mouvements encore et encore. les travailleurs manuels qui soulèvent des objets lourds plusieurs fois, ou nous nous tenons dans une position «non naturelle» pendant une durée prolongée; par exemple, être assis devant un ordinateur ou conduire une voiture. Les activités peuvent inclure l’exécution de tâches qui impliquent de la force, telles que soulever des objets lourds de manière répétitive, éviter de se reposer tout en poursuivant une activité, une mauvaise posture et travailler dans des positions inconfortables ou dans un environnement froid.

Le RSI peut se présenter sous 2 formes;

1. La condition médicale reconnue telle que la tendinopathie, le coude de tennis, le syndrome de la coiffe des rotateurs ou le syndrome du canal carpien

2. Est plus communément appelée douleur non spécifique ou diffuse.

Causes des RSI

La chose suivante peut augmenter votre risque de développer un RSI :

• Activités répétitives.

• Effectuer des activités qui impliquaient de la force – par exemple, soulever des objets lourds.

• Pratiquer une activité pendant une longue période sans repos.

• Effectuer des activités qui vous obligent à travailler dans des positions inconfortables.

• Mauvaise position.

• Travailler dans un environnement froid.

Les symptômes peuvent inclure :

Ils ne sont initialement présents que lors de l’exécution de la tâche répétitive, mais progressivement, ils peuvent être présents tout le temps et s’aggraver lors du retour à la tâche. Cela peut éventuellement empêcher la personne de faire des travaux de routine et d’autres activités.

Il existe des options d’auto-assistance:

  • Faites régulièrement de courtes pauses pour vous étirer et bouger vos membres au travail

  • Changez régulièrement de tâches pour ne pas faire la même chose pendant une période prolongée

  • Des exercices comme le yoga, le Pilates, la natation ou le yoga peuvent aider à soulager vos symptômes

  • Reposez la zone symptomatique – mais pas trop longtemps car cela peut affaiblir vos muscles

  • Utilisez de la glace pour réduire l’inflammation causée par la tension dans le muscle.

  • Vous voudrez peut-être prendre des médicaments anti-inflammatoires et/ou analgésiques (conseillés par votre médecin généraliste)

Le traitement ostéopathique peut aider à réduire les symptômes et à atténuer le problème en traitant non seulement la zone symptomatique, mais aussi en regardant plus haut dans la chaîne. Par exemple, si vous avez RSI dans votre avant-bras, nous veillerons à ce que le coude, l’épaule, le cou et le haut du dos fonctionnent tous correctement, tant du point de vue musculaire qu’articulaire. Notre travail va favoriser le drainage des toxines et améliorer la circulation et relâcher les tensions dans la zone concernée. Nous donnerons probablement également des conseils sur les exercices, les étirements et les aides qui peuvent être utilisés pour réduire les symptômes, par exemple une épi-sangle pour réduire les symptômes de l’épicondylite ou du coude de tennis.

#MouvementRépétitif #Fatigue musculaire #TennisElbow #GolfersElbow #Travail de bureau

Un bref tour du vairon • Blog Santé Liem •

Un bref tour du vairon • Blog Santé Liem • | Thierry Payet

À diverses occasions, à la fin d’un cours sur le concept crânien, Sutherland aimait donner une conférence intitulée « A tour of the minnow 8 ». L’idée sous-jacente était d’illustrer des idées sur et sur le cerveau vivant. J’ai adopté l’idée de Sutherland, et nous accompagnerons le vairon lors d’une visite touristique à la période où l’œil se forme. Cette description servira d’exemple de dynamique de développement fluide. En palpant en utilisant un contact des mains doux et significatif, vous pouvez essayer de suivre ces dynamiques de développement :

  • Le vairon se retrouve dans le cerveau antérieur primaire.
  • Il observe comment l’ébauche de l’œil apparaît au jour 25/26 (à un moment où le tube neural n’est pas encore fermé) sous la forme d’un petit sillon (le sillon optique) sur le cerveau antérieur.
  • Il accompagne plus avant ce développement et note comment ce sillon s’approfondit rapidement et comment, après la fermeture du tube neural, la minuscule vésicule optique apparaît comme une projection du prosencéphale primaire.
  • Le vairon observe attentivement comment la vésicule optique dans sa dynamique de croissance ultérieure atteint la limite externe du corps vers le jour 32 et la touche finalement.
  • Dès qu’elle touche l’épiderme, la vésicule optique s’aplatit et subit une indentation pour former la cupule optique. Le vairon est témoin d’une répétition de mouvements dynamiques de développement similaires à ceux menant à la formation du tube neural.
  • A ce point de contact avec la surface externe du corps, quelque chose d’autre se produit. Le vairon remarque à nouveau comment les cellules épidermiques initialement plates deviennent cylindriques et subissent une condensation et une invagination. Cette dynamique de développement est similaire à la gastrulation et à la neurulation. La vésicule optique est pressée par le futur matériau de la lentille et cède autour d’elle.
  • Le vairon accompagne le cristallin dans sa migration vers l’intérieur jusqu’à ce qu’il se détache finalement de la surface de la peau. (Le processus est similaire à la formation du tube neural à partir de la plaque neurale, sauf que dans ce cas, une forme de base circulaire plutôt que cylindrique se développe.)
  • Vers le 40e jour, le cristallin est entouré par la cupule optique qui s’est formée.
  • Sur la surface interne de la rétine, la couche cellulaire s’est développée pour former des neurones, dont les axones se développent à travers la surface interne de la rétine et finalement dans la tige optique. Le vairon se laisse transporter vers une sortie du flux qui le transporte, vers le point de sortie du nerf optique, et atteint le mésencéphale où les axones se propagent dans le toit du mésencéphale.
  • Enfin, le vairon émerge dans la fovéa centrale, comme emporté par le courant d’un ruisseau.
grossesse et allaitement

De nouveaux repères alimentaires pour les femmes enceintes et allaitantes | Thierry Payet

La grossesse représente une période particulière durant laquelle la future mère doit veiller à sa santé et à son alimentation. Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a récemment actualisé les repères alimentaires du Programme national nutrition santé pour les femmes enceintes et allaitantes. Zoom sur ces nouvelles recommandations.

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De l’importance d’une alimentation saine pendant la grossesse

La grossesse représente une période de la vie où la « prise de conscience nutritionnelle » de nombreuses femmes s’accroît. Souhaitant le meilleur pour leur bébé, les futures mères vont veiller à leur alimentation. Cette attention est portée pendant près de neuf mois, et au-delà, si elles choisissent d’allaiter. Ainsi, la grossesse est propice à l’adoption d’un mode de vie sain et pérenne. Elle induit une modification des habitudes alimentaires et plus globalement du mode de vie.

C’est dire combien la qualité de l’alimentation s’avère importante durant cette tranche de vie courte et longue à la fois. Le HCSP vient d’actualiser les repères alimentaires du Programme national nutrition santé destinés aux femmes enceintes et allaitantes.

À savoir ! Ces nouveaux repères alimentaires s’adressent aux femmes enceintes en l’absence de régime alimentaire particulier (régimes pour raisons de santé ou régimes d’exclusion), de pathologies préexistantes (obésitéchirurgie bariatrique) ou de pathologies propres à la grossesse (comme le diabète gestationnel).

Des repères alimentaires actualisés pour les femmes enceintes et allaitantes

Dans ce nouvel avis de l’HCSP, les conseils nutritionnels généraux et spécifiques ont été mis à jour. Les repères nutritionnels généraux pour la femme enceinte et allaitante sont très similaires à ceux de la population générale adulte. Ils comptent la consommation de 5 fruits et légumes par jour, réduction de la consommation de viande rouge, de produits sucrés et salés etc. Le HSCP délivre également des recommandations nutritionnelles spécifiques.

C’est ainsi que la femme enceinte devra particulièrement surveiller sa prise de poids afin d’éviter d’éventuelles complications ultérieures. Mais attention, les régimes amaigrissants sont à proscrire durant la grossesse ! Il faut également stopper la consommation d’alcool en raison de son caractère tératogène. En effet, elle est susceptible de provoquer des malformations chez les enfants exposés in utero. Quant à l’information sur la contamination par certains agents microbiens durant la grossesse, elle devra être renforcée auprès de toute femme en âge de procréer. Par ailleurs, la grossesse s’accompagne d’une hausse des besoins en nutriments. Ainsi, la femme enceinte se trouve parfois exposée à des carences en vitamines et minéraux. Ces éléments devront faire l’objet d’un suivi médical spécifique voire de prescriptions individualisées.

Si les repères nutritionnels présentés dans cet avis s’adressent spécifiquement aux femmes enceintes et allaitantes, le HSCP tient néanmoins à souligner l’importance de la continuité entre la période pré-conceptionnelle, la grossesse et l’allaitement. Dès lors, il délivre un message fondamental en préconisant «une alimentation équilibrée dès avant la grossesse pour prévenir un certain nombre de pathologies fœtales et maternelles, dont certaines peuvent se développer en début de grossesse, et avant même la connaissance de la grossesse ». L’instance recommande ainsi de débuter une supplémentation en folates avant même la conception de l’enfant et de la prolonger pendant 3 mois après la conception (à raison de 0,4 mg/jour et jusqu’à 5 mg/jour en cas d’antécédent de déficit en vitamine B9 et B12).

Des informations dosées et vérifiées

Ces nouveaux repères alimentaires du HSCP serviront de support à l’élaboration de messages de communication destinés au grand public. L’objectif étant de délivrer aux femmes une information claire et lisible.

Mais dans le contexte épidémique actuel, il faut doser les informations et recommandations délivrées aux femmes enceintes et allaitantes. Le but étant de ne pas les angoisser outre mesure.  De même, la fiabilité et la cohérence de ces messages s’avèrent essentielles. Pour avoir accès à des informations vérifiées, les femmes enceintes et allaitantes pourront s’adresser aux différents professionnels de santé qui les accompagnent ou consulter des sites de référence officiels mis en place par Santé publique France tels que https://www.1000-premiers-jours.fr/fr et https://www.mangerbouger.fr/.

Déborah L., Docteur en Pharmacie

PMA et qualité de vie

Comment la conception par PMA influe sur la qualité de vie à l’âge adulte ? | Thierry Payet

Fin 2019, 400 000 enfants avaient vu la jour grâce à une technique d’Assistance Médicale à la Procréation (PMA). On estime qu’une naissance sur 30 est aujourd’hui issue d’une PMA. Si la santé physique et mentale des enfants nés par PMA a été largement étudiée dans la littérature, il manquait des connaissances sur le devenir de ces enfants à l’âge adulte. Une étude, publiée dans la revue Fertilité humainerévèle que les adultes nés par PMA ont une qualité de vie similaire, voire meilleure sur certains points par rapport aux adultes nés de conception naturelle.

PMA et qualité de vie

La PMA en France

La première naissance d’un bébé conçu par PMA a eu lieu en 1982 en France. Dans le monde, depuis 40 ans, plus de 8 millions d’enfants sont nés par Fécondation In vitro. En France aujourd’hui, un bébé sur 30 nait d’une PMA. De plus, toutes les femmes en France peuvent bénéficier d’une PMAdepuis 2021. En effet, la PMA est un ensemble de techniques permettant à un couple hétérosexuel, à un couple constitué de deux femmes ou à une femme seule d’avoir un enfant. Les techniques de PMA regroupent :

  • L’insémination artificielle durant laquelle la fécondation a lieu dans l’utérus de la femme. Les spermatozoïdes sont directement déposés dans l’utérus afin de faciliter leur rencontre avec l’ovule ;
  • La Fécondation In vitro (FIV) consiste en une fécondation en laboratoire. Les spermatozoïdes sont directement mis au contact d’un ovule pour former un embryon. Celui-ci est ensuite transféré dans l’utérus de la femme-mère. Il s’agit de la méthode la plus courante ;
  • L’accueil d’un embryon repose sur un principe de don d’un embryon d’un couple ou d’une femme à un couple ou une femme receveurs.

L’Assurance maladie rembourse à 100% l’ensemble de ces techniques jusqu’au 43ème anniversaire de la mère. Le remboursement concerne 6 inséminations artificielles et 4 FIV.

De nombreuses études scientifiques se sont intéressées à la santé physique et mentale des enfants issus de PMA. Jusqu’à lors, peu d’études portaient sur le devenir de ces enfants à l’âge adulte. Il faut dire que l’essor de ces techniques s’est largement amplifié durant les 40 dernières années. Nous avons, à présent, suffisamment de recul pour pouvoir investiguer la qualité de vie des adultes nés par PMA.

Quelle est la qualité de vie des adultes nés par PMA ?

Une étude australienne publiée récemment porte sur la qualité de vie à l’âge adulte des personnes nés par PMA. Pour cela, les chercheurs ont proposé des questionnaires mesurant la qualité de vie à deux groupes de jeunes adultes. Certains sont nés par PMA et d’autres par conception naturelle. Les participants ont rempli les questionnaires à deux moments.  Lorsqu’ils avaient entre 18 et 28 ans puis lorsqu’ils ont atteint l’âge de 22 à 35 ans.

Développés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour mesurer la qualité de vie, les questionnaires couvrent 4 domaines :

  • La santé physique faisant référence à la douleur, le sommeil, les niveaux d’énergie, la mobilité, les activités quotidiennes, la dépendance à des substances médicales et la capacité à travailler ;
  • La santé psychologique c’est-à-dire la balance entre émotions négatives et positives, les capacités de concentration, apprentissage et raisonnement, l’estime de soi, le rapport à son corps, la spiritualité ;
  • Les relations sociales faisant référence aux relations personnelles, soutiens sociaux et l’activité sexuelle ;
  • L’environnement incluant la sécurité physique, l’environnement de vie, les ressources financières et l’accès aux aides sanitaires et sociales.

Au total, 193 adultes nés par PMA et 86 nés de conception naturelle ont répondu aux deux questionnaires.

À savoir ! Selon l’OMS en 1993 :”La qualité de vie est définie comme la perception qu’un individu a de sa place dans la vie, dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lequel il vit, en relation avec ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses inquiétudes. C’est donc un concept très large qui peut être influencé de manière complexe par la santé physique du sujet, son état psychologique et son niveau d’indépendance, ses relations sociales et sa relation au éléments essentiels de son environnement.”

Des avantages pour les adultes nés par PMA

Que révèlent les résultats de cette étude ? Les données rapportent que la conception par PMA confèrerait un avantage. En effet, les adultes de 22 à 35 ans ont de meilleurs scores dans les domaines des relations sociales et de l’environnement. Par ailleurs, ils font moins preuve de détresse psychologique. Ils ont aussi une meilleure relation avec leurs parents et une situation financière plus confortable. Également, ces adultes ont une meilleure relation avec leur corps.

À savoir ! Par détresse psychologique, les auteurs de l’étude font référence au nombre d’épisodes d’anxiété ou de dépression, aux périodes de nervosité, d’agitation ou de fatigue psychologique rencontrés dans les 4 semaines précédant le test.

De plus, les chercheurs démontrent que les jeunes adultes qui entretiennent de bonnes relations avec les parents et une santé mentale préservée ont une meilleure qualité de vie une fois la trentaine atteinte. Une meilleure situation financière familiale en étant jeune adulte est également associée à de meilleurs scores de qualité de vie adulte.

Ainsi, en plus d’une santé physique similaire aux personnes nées de conception naturelle, les adultes nés par PMA présentent une meilleure qualité de vie sur certains points.

Alexia F., Docteure en Neurosciences

Sources

– Hammarberg K. et al. (2022) Est-ce que le fait d’être conçu par une technologie de procréation assistée influence la qualité de vie des adultes ? tandfonline.com. Consulté le 31 mars 2022.
– Procréation médicalement assistée (PMA). service-public.fr. Consulté le 31 mars 2022.