Protégez votre swing et votre dos

Protégez votre swing et votre dos | Thierry Payet

Une mobilité optimale au-dessus et au-dessous du bas du dos est essentielle pour un swing de golf “sûr” qui ne surchargera pas le bas du dos. Cela comprend des exercices de mobilité pour la colonne vertébrale thoracique et les hanches. La force de base est également cruciale pour protéger la colonne vertébrale pendant les mouvements de rotation comme le swing de golf ainsi que pour maintenir une bonne posture de golf tout au long du swing. VOTRE PROGRAMME DE RÉADAPTATION Ce programme d’exercices contient des exercices spécifiques pour renforcer les muscles autour du bas du dos et du tronc. Il est important de s’assurer que les exercices sont exécutés avec une bonne technique. Une mauvaise pratique peut exercer une pression potentielle sur votre dos. Le dépliant suivant comprend quelques exercices pour vous aider dans votre rééducation. VITESSE DE PROGRESSION Votre thérapeute vous conseillera sur la vitesse à laquelle vous devez progresser. La progression ne consiste pas seulement à être capable de faire l’exercice mais à le faire correctement, avec un contrôle approprié. Si à tout moment vous ressentez une douleur ou une gêne, arrêtez les exercices et consultez votre thérapeute.

ROTATION DES CLUB DE GOLF

Asseyez-vous bien droit sur une chaise, les pieds à plat sur le sol. Placez un club de golf ou un balai au-dessus de votre tête, en le reposant confortablement sur vos épaules, tenez la barre à deux mains. Tournez d’un côté aussi loin que vous pouvez aller. Gardez vos hanches immobiles et votre colonne vertébrale droite. Répétez de l’autre côté. Cet exercice est un exercice de mobilité pour la colonne vertébrale, et particulièrement utile comme échauffement avant les sports de rotation comme le golf. est un exercice de mobilité pour la colonne vertébrale, et particulièrement utile comme échauffement avant les sports de rotation comme le golf.

http://youtu.be/8qSSzsQ1RI0

PLANCHE

Reposez-vous sur vos avant-bras et vos orteils. Maintenez cette position. Gardez une bonne posture droite et ne laissez pas votre dos trop cambré. Il s’agit d’un exercice de renforcement de base.

http://youtu.be/noeBz0JoW-4

PLANCHE DE CÔTÉ

Allongez-vous sur le côté et formez un pont entre vos pieds et vos avant-bras (en soulevant votre bassin). Cet exercice fait travailler les muscles abdominaux et obliques.

http://youtu.be/vQKLvMTYA9Q

MOBILISATION DE LA HANCHE

Allongez-vous face contre terre et pliez les genoux pour

90 degrés. Gardez vos pieds ensemble,

et laissez tomber vos pieds vers l’extérieur, puis

croisez-les vers l’intérieur, autant que vous le sentez

confortable. Répétez au besoin. Cette

est un exercice de mobilité pour vos articulations de la hanche

http://youtu.be/RAMZ0Q_wF5s

POSITION DE CHEVAL HORIZONTALE

Mettez-vous à quatre pattes et gardez une bonne posture. Tirez votre ventre vers l’intérieur (vers le plafond). Tendez votre bras devant vous et votre jambe opposée derrière vous. Répétez chaque côté. Il s’agit d’un excellent exercice de stabilité et de contrôle du tronc pour travailler les muscles abdominaux profonds. L’exercice renforcera également les muscles érecteurs lombaires et fessiers.

http://youtu.be/BTaCXKy53wc

CRUNCH OBLIQUE

Allongez-vous sur le dos, les genoux pliés, et effectuez un crunch en vous asseyant et en atteignant la partie extérieure de votre genou. Vous devez vous assurer que vos omoplates se soulèvent juste du sol. Cet exercice permet de renforcer les muscles abdominaux et obliques.

http://youtu.be/98eX0ndm7Z4

Covid longtemps

Information sur la durée et les symptômes ? | Thierry Payet

Selon les estimations de Santé Publique France publiées en juillet 2022, 30 % des personnes infectées par le SARS-CoV2 présenteraient un Covid long ou des symptômes prolongés à la suite d’une Covid-19. Si deux facteurs de risque ont été identifiés, une hospitalisation et une infection très symptomatique, il reste encore beaucoup à découvrir sur cette forme particulière. Une récente étude vient apporter de nouveaux éléments. Explications.

Covid longtemps

Le Covid long, enfin reconnu ?

Il a fallu de longs mois pour qu’il soit reconnu, une expression d’abord utilisée par les patients se plaignant de multiples symptômes persistants plusieurs semaines voire plusieurs mois après une infection par le SARS-CoV2. Aujourd’hui, le Covid long, encore appelé des symptômes prolongés de la Covid-19fait l’objet de premières recommandations de la part de la Haute Autorité de santé (HAS) pour guider les professionnels de santé dans le repérage, le diagnostic et la prise en charge de ces patients.

Progressivement, au fil des études, les scientifiques et les médecins en apprennent de plus en plus sur ces formes prolongées de la Covid-19. Du brouillard mental et de la perte de goût évoqués par les premiers patients, le panel de symptômes concernés s’est aujourd’hui considérablement élargi : une fatigue pouvant être sévère, des troubles neurologiques (cognitifs, sensoriels, céphalées), des troubles cardio-thoraciques (douleurs et oppressions thoraciques, tachycardie, dyspnée, toux), des troubles de l’odorat et du goût, des douleurs, des troubles digestifs et cutanés.

Quelle est la durée ?

Deux facteurs de risque ont également été identifiés, une hospitalisation et une Covid-19 initiale particulièrement symptomatique. Mais beaucoup de zones d’ombre planent encore le Covid long. Récemment, des chercheurs israéliens se sont penchés sur la question de la durée des symptômes prolongés de la Covid-19. Ils ont analysé les données de 1 913 234 personnes de tous âges, testés positifs à la Covid-19 entre le 1est mars 2020 et le 1est octobre 2021 et ayant développé une Covid-19 bénigne. L’objectif de cette étude rétrospective était de déterminer les conséquences cliniques du Covid long un an après l’infection, en fonction de l’âge, du sexe, de l’infection et du statut vaccinal.

Les chercheurs ont considéré deux périodes de suivi post-infection, une phase précoce (de 3 à 180 jours) et une phase tardive (de 180 à 360 jours). Les résultats ont révélé que l’infection par le SARS-CoV2 était liée à des risques accrus de plusieurs symptômes au cours des deux périodesc’est-à-dire sur une année entière :

  • L’anosmie (perte d’odorat) ;
  • La dysgueusie (troubles du goût) ;
  • Des troubles cognitifs ;
  • Des troubles respiratoires ;
  • Une faiblesse ;
  • Des palpitations ;
  • Une surinfection bactérienne des amygdales ;
  • Des étourdissements.

La majorité des symptômes disparaissent en un an

En revanche, certains symptômes n’étaient associés qu’à la première période de suivi (période précoce), notamment la perte de cheveux, les douleurs thoraciques, la toux, les douleurs musculaires et les troubles respiratoires. Peu de différences ont été observées en fonction du sexe. Au niveau de l’âge, les enfants étaient d’une manière générale moins symptomatiques durant la phase précoce que les adultes. Enfin, le statut vaccinal semblait impacter le risque de troubles respiratoires.

D’une manière générale, la quasi-totalité des symptômes avaient disparu à l’issue de la première année après l’infection. Cette nouvelle étude suggère que les sujets atteints d’une forme légère de la Covid-19 ne présentent qu’un nombre réduit de symptômes prolongés après 6 mois et que la majorité de ces symptômes ont disparu après une année. Ces données se révèlent rassurantes sur l’évolution du Covid long, qui ne deviendrait pas une pathologie chronique évolutive, voire grave. En tout cas lorsque l’infection initiale est restée bénigne !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Longs résultats covid à un an après une infection légère par le SRAS-CoV-2 : étude de cohorte à l’échelle nationale. Barak Mizrahi et al. bmj.com. Consulté le 16 janvier 2023.
– Symptômes prolongés suite à une Covid-19 de l’adulte. has-sante.fr. Consulté le 16 janvier 2023.
Santé mentale du père boosté après avoir obtenu son congé paternité

l’impact bénéfique du congé paternité | Thierry Payet

Ces dernières années, le congé paternité des Français a évolué pour leur permettre de passer plus de temps auprès de leur bébé, et ce très rapidement après la naissance. Quel impact a ce congé paternité sur la santé mentale des jeunes pères ? Une récente étude française s’est penchée sur cette question. Explications.

Santé mentale du père boosté après avoir obtenu son congé paternité

Congé paternité et santé mentale

En France, le congé paternité et d’accueil de l’enfant est désormais un droit ouvert à tous les salariésquelle que soit l’ancienneté et la nature de leur contrat avec leur employeur. Actuellement, ce congé paternité est d’une durée maximale de 25 jours consécutifs (samedi, dimanche et jours fériés compris) pour la naissance d’un enfant, une durée allongée à 32 jours en cas de naissance multiple. Ce congé paternité fait suite au congé de naissance de trois jours déclenché au moment de la naissance de l’enfant.

Les hommes peuvent faire le choix de prendre ce congé paternité en une seule fois, ou de le fractionner au cours des six premiers mois de la vie de l’enfant. Une équipe de recherche de l’INSERM s’est récemment intéressée à l’impact de ce congé paternité sur la santé mentale des hommes. Les chercheurs ont pris en compte les données de plus de 10 000 couples hétérosexuels (10 975 pères et 13 075 mères) participant à l’étude de cohorte ELFE (Etude Longitudinale Française depuis l’Enfance). Les mères avaient accouché en 2011 dans l’une des 320 maternités participant à l’étude en France métropolitaine.

Le congé paternité réduit le risque de dépression post-natale chez les pères

Les chercheurs ont cherché à évaluer si la prise d’un congé paternité de deux semaines après la naissance de leur enfant avait des effets positifs deux mois après la naissance, d’une part sur la santé mentale des pères et, d’autre part sur celle des mères. Les données collectées ont révélé que les hommes qui prenaient un congé paternité de deux semaines après la naissance de leur enfant étaient moins exposés au risque de dépression du post-partum que les hommes qui ne le prenaient pas. Rien que l’intention de prendre ce congé paternité, sans même le faire, avait un effet positif sur leur santé mentale.

Les hommes sont en effet exposés comme les femmes au risque de dépression post-natale. Selon les estimations, 17 % des femmes et 10 % des hommes développent cette forme spécifique de dépression. Dans l’étude plus de 64 % des pères avaient déjà pris un congé paternité, 17 % avaient envisagé de le faire et près de 19 % ne l’envisageaient pas. Les données mettent en évidence une réduction de 26 % du risque de dépression post-partum chez les pères prenant un congé paternité.

Allonger le congé paternité pour un bénéfice sur la santé mentale des mères ?

Le second résultat marquant de l’étude est plus surprenant, puisque les données montrent que la santé mentale des femmes est potentiellement impactée négativement par la prise du congé paternité par leur conjoint. Les femmes dont le conjoint avait pris un congé paternité présentaient un risque majoré de développer une dépression du post-partum, par rapport aux femmes dont le conjoint continuait à travailler. Pour les chercheurs, ce résultat pourrait indiquer qu’une durée de 15 jours pour le congé paternité n’est pas suffisante pour impacter positivement le risque de dépression post-natale chez la mère.

De plus, l’analyse fine des données révèle l’influence des facteurs démographiques et socio-économiques sur le lien entre congé paternité et santé mentale. Ces résultats ont été collectés avant les changements de durée du congé paternité. Les chercheurs souhaitent désormais évaluer l’impact sur la santé mentale du nouveau congé paternité, dont la durée a doublé. Dans une récente revue de littérature, des chercheurs suédois avaient mis en évidence que l’allongement du congé maternité était associé à une amélioration de la santé mentale des mères. La même évaluation reste à réaliser pour l’effet de l’allongement de la durée du congé paternité sur la santé mentale des pères et des mères.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Prise de congé paternité et dépression parentale post-partum : résultats de l’étude de cohorte ELFE. thelancet.com. Consulté le 6 janvier 2023.
– Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant. AMELI Santé. ameli.fr. Consulté le 6 janvier 2023.
13 janvier, journée nationale de l’hypersensibilité

13 janvier, journée nationale de l’hypersensibilité | Thierry Payet

Selon les estimations, environ 20 % de la population mondiale serait hypersensible émotionnellement. Que se cache-t-il derrière cette hypersensibilité émotionnelle ? Une fragilité ou une sensibilité différente aux émotions ? Pour mieux sensibiliser sur cette question, chaque 13 janvier est consacré en France à la journée nationale de l’hypersensibilité.

Qu’est-ce que l’hypersensibilité ?

L’hypersensibilité émotionnelle, encore appelée le haut potentiel émotionnel (HPE), concernerait une personne sur cinq dans le monde. Autant dire que le phénomène est loin d’être rare. Mais de quoi s’agit-il ? L’hypersensibilité n’est pas une maladie, pas un problème de santé, pas un trouble psychologique. Elle définit un tempérament marqué par :

  • Une sensibilité accrue aux bruits et à la lumière ;
  • Une forte réactivité aux émotions positives, comme négatives ;
  • Un traitement cognitif des données sensorielles plus profond.

Selon les cultures et les sociétés, l’hypersensibilité est décrite comme un atout ou comme un défaut. Pourtant, l’hypersensibilité ne doit pas être perçue comme une faiblesse, mais plutôt comme une force. En tout cas, les personnes concernées doivent accepter leur tempérament et l’intégrer à leur fonctionnement quotidien.

Du Haut Potentiel Emotionnel (HPE) au Haut Potentiel Intellectuel (HPI)

Dans la vie quotidienne, le sujet hypersensible peut avoir tendance à se montrer plus indécis que les autres. Il évalue toutes les possibilités d’une situation avant de réussir à prendre une décision. Il se pose beaucoup de questions sur différents sujets, et peut avoir du mal à évoluer dans des environnements très stimulants sur le plan sensoriel : environnements bruyants, avec des lumières vives, ou des stimulations multiples.

L’hypersensibilité n’apparaît pas toujours dans les premières années de la vie, mais peut survenir plus tardsouvent après un événement particulier. Il est aussi possible que l’hypersensibilité disparaisse au fur et à mesure des années, notamment en fonction des expériences de vie vécues. Les spécialistes distinguent deux types d’hypersensibilité :

  • L’hypersensibilité classique qui peut évoluer vers une forme d’isolement
  • L’hypersensibilité empathique marquée par une empathie exacerbée et une grande sociabilité.

Dans certains cas, l’hypersensibilité est associée au Haut Potentiel Intellectuel (HPI).

Une journée nationale consacrée à l’hypersensibilité

La journée nationale de l’hypersensibilité est née en France en 2019suite à la pétition lancée par Saverio Tomasella et adressée à Madame Brigitte Macron. L’objectif de cette journée est de sensibiliser les professionnels de l’éducation, du secteur médico-social et les professionnels de santé sur l’hypersensibilité, ses caractéristiques et ses conséquences. Il est en effet capital que les hypersensibles trouvent leur place à l’école, au lycée, dans les universités et dans l’entreprise.

Si l’hypersensibilité n’est pas une maladie, des solutions peuvent être apportées lorsque l’hypersensibilité impacte trop fortement le quotidien dans les difficultés à gérer les émotions. La thérapie cognitivo-comportementale ou la thérapie interpersonnelle peuvent fournir des clés aux hypersensibles pour mieux gérer différentes situations de la vie quotidienne et évoluer ainsi plus sereinement dans leur environnement personnel et professionnel. Les techniques de relaxation (yoga, sophrologie, hypnose) peuvent également être un plus.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Tout savoir sur l’hypersensibilité émotionnelle. livi.fr. Dernière mise à jour le: 24 déc. 2021. Consulté le 4 janvier 2023.
Gastro-entérite du nourrisson

Gastro-entérite du nourrisson et vaccination | Thierry Payet

Chaque année en France, on compte près de 20 000 enfants de moins de 3 ans hospitalisés pour gastro-entérite aiguë. Les infections à rotavirus en sont la cause. Fréquentes et généralement bénignes, elles peuvent néanmoins se révéler dangereuses dans le cas de formes graves nécessitant une hospitalisation. D’où l’intérêt de vacciner les nourrissons au moyen de l’un des deux vaccins désormais pris en charge par l’Assurance Maladie.

Gastro-entérite du nourrisson

Infections à rotavirus : souvent bénignes mais parfois graves

Survenant essentiellement sous forme d’épidémies hivernales, les infections à rotavirus représentent la cause principale des gastro-entérites aiguës virales chez les nourrissons et les enfants de moins de 5 ans. Le virus étant très contagieux, on estime que tous les enfants le rencontrent avant l’âge de 3 ans.

Les infections à rotavirus sont généralement bénignes et se soignent en quelques jours au moyen de solutés de réhydratation orale (SRO). Exception faite pour les formes graves avec déshydratation sévère provoquée par les diarrhées, les vomissements et la fièvre liés à la gastro-entérite. Cet état nécessite une hospitalisation et s’avère particulièrement dangereux pour les nourrissons de moins d’un an.

Chaque année en France, on compte près de 20 000 hospitalisations d’enfants de moins de 3 ans pour gastro-entérite aiguë. Or, en plus des gestes d’hygiène, la vaccination contre les rotavirus représente le moyen le plus efficace pour prévenir ces infections chez les nourrissons et les jeunes enfants.

À savoir ! Les vaccins contre les rotavirus diminuent d’environ 80 % les gastro-entérites et les hospitalisations liées aux infections à rotavirus.

De l’importance de la vaccination contre la gastro-entérite du nourrisson

Pour éviter les formes graves de gastro-entérite aiguë, il est donc recommandé de vacciner contre les rotavirus les nourrissons âgés de 6 semaines à 6 mois. D’autant que deux vaccins sont désormais pris en charge par l’Assurance Maladie à hauteur de 65 % : le vaccin Rotarix® et le vaccin RotaTeq®.

À savoir ! Cette vaccination est recommandée mais non obligatoire.

Ces vaccins ne nécessitent pas d’injection. Il s’agit de vaccins « à boire » et administrés par un professionnel de santé à raison de :

  • Une dose à l’âge de 2 mois et une dose à l’âge de 3 mois pour le vaccin Rotarix®
  • Une dose à l’âge de 2 mois, une dose à l’âge de 3 mois et une dose à l’âge de 4 mois pour le vaccin RotaTeq®

L’âge limite de cette vaccination est de 6 mois pour le vaccin Rotarix® et 8 mois pour RotaTeq®. Cette vaccination peut tout à fait être réalisée en même temps que les autres vaccins prévus dans le calendrier vaccinal de l’enfant.

Avant de procéder à la vaccination du nourrisson, le professionnel de santé devra vérifier l’absence de contre-indication et informer les parents sur le risque potentiel d’invagination intestinale aigüe (IIA). Ce phénomène, qui peut survenir dans les 3 à 7 jours après la vaccination de l’enfant, désigne le repliement sur lui-même d’un morceau d’intestin et  nécessite une prise en charge rapide. Les parents devront surveiller les signes évocateurs éventuels comme des pleurs inhabituels, un refus de s’alimenter ou de boire, des vomissements etc…

Des gestes simples pour prévenir la gastro-entérite du nourrisson

Prévenir la gastro-entérite aiguë du nourrisson implique de bloquer la transmission des rotavirus. Or, les mains en sont le vecteur principal. Les nettoyer soigneusement plusieurs fois par jour au savon ou à l’aide d’une solution hydro-alcoolique permettra ainsi de limiter les risques de transmission.

À savoir ! Transmis par les selles, les rotavirus peuvent se retrouver sur les mains et se montrer très résistants dans l’environnement grâce leur capacité à persister plusieurs jours sur les surfaces.

De même, les lieux à risque élevé de transmission tels que les collectivités accueillant des enfants devront s’assurer d’une hygiène irréprochable des différentes surfaces accessibles.

Déborah L., Docteur en Pharmacie

Sources

– Gastro-entérite chez le nourrisson : 2 vaccins désormais pris en charge par l’Assurance Maladie. ameli.fr. Consulté le 21 décembre 2022.
– Gastro-entérite aqueuse à rotavirus. solidarites-sante.gouv.fr. Consulté le 21 décembre 2022.
neurones et axones

Sclérose en plaques (SEP) : causes, symptômes et traitements | Thierry Payet

La sclérose en plaques (ou SEP) est une maladie auto-immune [1] du système nerveux central qui s’attaque au cerveau et à la moelle épinière. Cette pathologie inflammatoire chronique touche près de 110 000 français. Son évolution varie d’un individu à l’autre et peut être responsable de l’installation d’un handicap sévère.

Quelles en sont les causes ? Quels sont les traitements possibles ?

Médicalib vous en dit plus à ce sujet.

Cet article, destiné au grand public, s’appuie sur les données scientifiques disponibles sur le sujet traité, à sa date de mise à jour.
Il n’a pas vocation à se substituer aux recommandations et préconisations de votre médecin.


JE – Sclérose en plaques : de quoi parle-t-on ?

UN- Rappel

Le système nerveux central est constitué du cerveau et de la moelle épinière. Son rôle “est d’organiser, de contrôler et de réguler des fonctions essentielles de l’organisme comme la motricité, l’équilibre, la perception (sensibilité, vision, audition, odorat…), les fonctions intellectuelles, les émotions, le comportement, ainsi que le fonctionnement de certains organes comme l’intestin ou la vessie…” [2]

neurones et axones

L’axone est un prolongement du neurone qui conduit l’influx nerveux.

“La myéline est une membrane biologique qui s’enroule autour des axones pour constituer une gaine. […] La gaine de myéline sert à isoler et à protéger les fibres nerveuses […]. Elle joue aussi un rôle d’accélérateur de la vitesse de propagation de l’influx nerveux transportant l’information le long de l’axone.” [3]


B- Définition

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire auto-immune qui affecte le système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Cette pathologie chronique se caractérise par le développement d’une réaction inflammatoire contre la myéline qui ralentit alors la transmission des influx nerveux.

En effet, “la disparition de la myéline […] entraîne une impossibilité pour le signal nerveux d’atteindre les organes périphériques et en particulier les muscles” [4]. Un handicap plus ou moins sévère peut alors progressivement s’installer.

La maladie évolue par poussées plus ou moins longues et plus ou moins espacées dans le temps. Son évolution est très variable d’un patient à l’autre.

Dans la majeure partie des cas (85%), des symptômes apparaissent au cours de poussées (forme récurrente-rémittente). Ces derniers disparaissent ensuite partiellement ou totalement dans les semaines qui suivent (notamment dans les premières années de la maladie).

En revanche, 10 ou 20 ans après l’apparition des premières poussées et des premiers symptômes, une aggravation lente et continue du handicap (forme secondairement progressive) peut s’observer chez certains patients (50%).

Par ailleurs, chez certains patients (principalement âgés de plus de 40 ans), la maladie peut directement se manifester sans épisodes de poussées (forme primaire progressive) et directement évoluer vers l’installation définitive d’un handicap plus ou moins sévère.


II- Sclérose en plaques : facteurs de risque

SEXE affection 3 fois plus fréquente chez les femmes
ÂGE le plus souvent entre 25 et 35 ans
ANTÉCÉDENTS *facteurs génétiques : risque supérieur d’être atteint si un parent en est atteint.
*obésité
*infection par le virus Epstein-Barr (mononucléose)
HABITUDES DE VIE *tabagisme actif ou passif au cours de l’enfance
*polluants respiratoires
FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX *climat : “une exposition régulière au soleil pendant l’enfance pourrait protéger contre le développement de la SEP.” [5]

III- Sclérose en plaques : symptômes

Les symptômes de la sclérose en plaques sont variés. Parmi les principaux symptômes on recense :

  • des troubles moteurs et oculomoteurs
  • une fatigue intense
  • une perte de la coordination musculaire
  • des troubles de l’équilibre
  • des vertiges
  • une altération de la vision : vision double ou baisse d’acuité visuelle au niveau d’un œil
  • des troubles de la sensibilité : sensations d’engourdissement ou fourmillements dans les bras ou les jambes…
  • des troubles cognitifs : altération de la mémoire, troubles de l’attention…
  • des troubles de l’élocution
  • une incontinence urinaire et fécale


IV- Sclérose en plaques : diagnostic

INTERROGATOIRE ET EXAMEN CLINIQUE Évaluation des symptômes, de leur durée, de leur apparition…
IMAGERIE IRM : examen de référence qui permet l’observation des lésions (plaques au niveau du cerveau, du tronc cérébral et de la moelle épinière) et l’étude de leur évolution dans le temps
L’IRM est un outil indispensable tant pour le diagnostic que pour le suivi de l’efficacité du traitement.
PONCTION LOMBAIRE Etude du liquide céphalo-rachidien qui permet de confirmer la présence d’une inflammation.
FOND D’OEIL Permet de confirmer une baisse d’acuité visuelle en l’absence d’une cause ophtalmologique (glaucome, cataracte…).


V- Sclérose en plaques : traitement

Aucun traitement curatif n’existe à ce jour mais des traitements de fond (immunomodulateurs et immunosuppresseurs) permettent de “prévenir la survenue de nouvelles poussées et de réduire le risque de séquelles”. [6]


UN – Les traitements de fond

Les traitements de fond permettent d’agir directement sur le système immunitaire, de diminuer l’inflammation et de réduire d’environ 30% la fréquence des poussées.

Cependant le choix de la mise en place d’un tel traitement va reposer sur différents paramètres comme le profil de la maladie, les traitements antérieurs, l’efficacité de ces derniers, le profil de tolérance du patient…


B- Le traitement des poussées

Le traitement des poussées repose sur la corticothérapie (administration de corticoïdes) nécessitant en règle générale une courte hospitalisation.

Bon à savoir “Le traitement des poussées repose sur la corticothérapie (administration de corticoïdes) nécessitant en règle générale une courte hospitalisation .” [7]

C- Les traitements symptomatiques

En dehors des poussées, il est indispensable de soulager les symptômes de la sclérose en plaques et d’améliorer la qualité de vie des patients.

FATIGUE *prise en charge des troubles du sommeil éventuels
*aménagement de l’activité professionnelle.
*…
DOULEURS prescription d’un traitement adapté pour les soulager
TROUBLES MOTEURS mise en place d’une rééducation adaptée aux besoins de la personne : kinésithérapie, ergothérapie, cryothérapie (traitement par le froid), préconisation d’aides techniques (attelles, cannes…).
SPASTICITÉ *séances de kinésithérapie
*traitement médicamenteux destiné à favoriser le relâchement musculaire
Bon à savoir De nombreux médicaments sont disponibles pour améliorer les symptômes résiduels comme les douleurs, la spasticité, les troubles urinaires, la fatigue, les troubles de la marche, les troubles sexuels, les troubles anxiodépressifs, ou les troubles de la sensibilité.

Sachez que vous pouvez prendre rendez-vous en ligne avec une infirmière ou un kinésithérapeute à domicile. Pour cela, n’hésitez pas à nous contacter via notre plateforme. Nous vous mettrons en relation avec un professionnel de santé à proximité de votre domicile en moins d’une heure !


Sources :

  • [1] Agression de l’organisme par son propre système immunitaire.
  • [2] Mieux comprendre le système nerveux central – SeP ensemble – Sanofi – MAJ 18 avril 2019
  • [3] Sclérose en plaques (SEP) – Une recherche active pour améliorer la prise en charge des patientsInserm – MAI 17 Septembre 2020
  • [4] La sclérose en plaques (SEP) : causes, mécanismes, symptômes et traitements – ICM – Institut du Cerveau – MAJ mai 2022
  • [5] Les causes de la sclérose en plaques – Vidal – MAJ 15 avril 2021
  • [6] Evolution de la sclérose en plaques- Ligue française contre la sclérose en plaques (LFSEP)
  • [7] Les traitements – Teva – Mieux vivre avec la SEP
comment gérer sa comptabilité ?

comment gérer sa comptabilité ? | Thierry Payet

En plus d’assurer les actes de soins, l’infirmier libéral, qu’il soit titulaire ou collaborateur, se doit de gérer la comptabilité de son activité professionnelle.

Il est en effet absolument nécessaire d’être en conformité avec les obligations comptables, fiscales, juridiques et socialesselon le régime d’imposition choisi.

Quelles sont les obligations comptables inerrantes à la gestion d’un cabinet infirmier ? Comment gérer sa comptabilité ?

En lien avec son partenaire Keobiz (cabinet d’expertise comptable), Medicalib vous en dit plus à ce sujet.


JE – Obligations comptables de l’IDEL

Différentes formes juridiques existent pour les IDEL. Il est possible de les classer selon la forme juridique de l’entreprise : entreprise individuelle ou société.


UNEn entreprise individuelle

Cette forme juridique souvent privilégiée par les IDEL, pratiquant individuellement, peut être soumise à deux régimes d’imposition différents : le régime micro-BNC ou celui de la déclaration contrôlée.

un – Le régime micro-BNC :

Ce régime simplifié, réservé aux professionnels dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 72 600€ par an, offre à l’infirmière libérale la possibilité de bénéficier d’obligations comptables et fiscales moins lourdes. Il lui suffira dans ce cas de :

  • tenir un livre des recettes
  • indiquer votre chiffre d’affaires sur votre déclaration de revenus (annexe 2042-C-Pro)
Bon à savoir Contrairement à la société, l’entreprise individuelle engage généralement le patrimoine personnel du professionnel. Et l’abattement sur l’impôt sur le revenu concernant le Chiffre d’affaires est de 34%

b- Le régime de la déclaration contrôlée :

Ce régime s’adresse aux « sociétés » dont les revenus sont plus forts importants ou ayant fait ce choix (charge supérieur à 34% du chiffre d’affaires par exemple). C’est sous ce régime que vous pourrez déduire vos dépenses réelles en charge, ce qui viendra réduire votre bénéfice imposable.

Vous devrez ainsi établir deux livres extra-comptables que sont le livre-journal ainsi que le registre des immobilisations.

Vous devrez transmettre chaque année une liasse fiscale 2035 et ses annexes, et remplir également la 2042-C-PRO.

Les IDEL en déclaration contrôlée (EI/BNC) bénéficient du régime de faveur de la comptabilité de trésorerie.



B En société/entreprise

Les IDEL exerçants en société sont tenus à une comptabilité d’engagement, c’est-à-dire qu’outre les entrées et sorties d’argent sur leur compte, ils doivent enregistrer leurs créances ainsi que leurs dettes.

Sous ce régime, ils ont l’obligation de :

  • tenir un livre journal et un grand livre
  • disposer d’un bilan, ainsi que d’un compte de résultat avec ses annexes. Ceux-ci devront être déposés au greffe de leur tribunal de commerce.

Pour avoir plus de renseignements sur les différentes obligations comptables, fiscales, juridiques et sociales qui s’appliquent aux IDEL en SEL (société d’exercice libéral), n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec les experts de notre partenaire Keobiz.


II- Infirmier libéral : gestion de sa comptabilité

UNConservation des pièces justificatives

Il est indispensable de conserver toutes vos factures, actes d’acquisition, relevés de banque, documents URSSAF et Carpimko. En effet, en cas de contrôle fiscal, le centre des impôts peut les demander.

Gardez-les à la fois en version papier et numérique !


BAccompagnement par un expert comptable

Le cœur du métier des infirmières libérales est avant tout d’être auprès de sa patientèle pour assurer les soins dont elle a besoin. C’est pourquoi il est souvent recommandé d’engager un expert-comptable expérimenté dans le secteur médical pour la gestion de sa comptabilité.

En effet, un expert-comptable peut notamment vous aider à :

  • libérer du temps pour vous permettre de vous consacrer 100% à votre activité de soins
  • limiter le risque d’erreurs qui pourraient vous coûter cher
  • prendre les bonnes décisions sur le choix de la forme juridique et le régime fiscal adaptés à votre situation
  • réfléchir et mettre en place des optimisations (déduire certains frais de restauration et de repas de vos revenus professionnels, déduire le forfait blanchissage…).

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Journée mondiale de la BPCO

Journée mondiale de la BPCO | Thierry Payet

En France, 3,5 millions de personnes vivent avec une Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO), et plus de 15 000 personnes en décèdent chaque année. Une pathologie respiratoire évolutive dont la première cause est le tabac, mais aussi l’exposition à certaines substances. Le 21 novembre est la journée mondiale consacrée à la lutte de la BPCO, pour sensibiliser le grand public et les acteurs.

Journée mondiale de la BPCO

De la BPCO vers l’insuffisance respiratoire

La BPCO est une pathologie respiratoire chronique, caractérisée par :

  • Une inflammation des bronches ;
  • Un rétrécissement progressif du diamètre des voies respiratoires ;
  • Des troubles respiratoires, marqués par un essoufflement pendant l’effort puis au repos et des sifflements respiratoires.

L’évolution de la maladie conduit progressivement vers l’emphysème pulmonaire, puis vers l’insuffisance respiratoire.

Actuellement aucun traitement ne permet de guérir la maladie. L’objectif des traitements est double, d’une part réduire les symptômes respiratoires et d’autre part ralentir l’évolution vers l’insuffisance respiratoire, qui nécessite une oxygénothérapie. Il est capital de diagnostiquer précocement la maladie, pour prévenir son évolution. Actuellement, selon les estimations, entre 67 et 90 % des cas ne sont pas diagnostiqués.

Le tabac, première cause de BPCO

D’après les chercheurs et les spécialistes, l’incidence de la BPCO devrait augmenter dans les années qui viennentavec potentiellement une mortalité en hausse de plus de 30 % dans les dix prochaines années. Cette évolution est liée aux causes environnementales de la BPCO, au premier rang desquelles le tabac. Le tabagisme, actif mais aussi passif, est la première cause de BPCO. Mais il ne faut pas oublier que d’autres facteurs sont également responsables de cette pathologie, comme :

  • La pollution atmosphérique et la pollution de l’air intérieur ;
  • La poussière ;
  • L’exposition professionnelle à certains produits chimiques ;
  • Des infections fréquentes des voies respiratoires au cours de l’enfance.

Sensibiliser le grand public sur ces causes constitue un axe majeur de lutte contre la maladie. Une bonne hygiène de vie peut non seulement prévenir l’apparition de la maladie, mais aussi ralentir voire arrêter sa progression et réduire les symptômes. Elle impose notamment :

  • Un arrêt total du tabac ;
  • Une alimentation saine et équilibrée ;
  • Un traitement précoce et adapté des infections pulmonaires ;
  • Le respect des recommandations vaccinales, notamment en termes de prévention des infections à pneumocoques.

La BPCO et ses comorbidités

Les populations sensibles, fumeurs, travailleurs dans certains milieux exposés, … font l’objet d’une vaste campagne de sensibilisation et de dépistagepour repérer et diagnostiquer les patients atteints de formes légères ou modérées de BPCO. Plus largement, l’existence d’un essoufflement inhabituel doit amener à consulter pour évaluer la fonction respiratoire.

Du côté de la recherche, les scientifiques tentent de mieux décrypter les mécanismes physiopathologiques de la BPCO, pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. La question d’une éventuelle prédisposition génétique est également évaluée, pour comprendre pourquoi certains fumeurs développent une BPCO et d’autres non. Enfin, les études révèlent de plus en plus que la BPCO n’est pas uniquement une maladie respiratoire et pulmonaire. Elle s’associe à d’autres pathologies, avec pour point commun des mécanismes inflammatoires. Le lien entre BPCO et santé musculaire fait notamment l’objet de multiples interrogations. La BPCO est une pathologie qui conduit inéluctablement vers l’insuffisance respiratoire. Diagnostiquée tôt, les traitements peuvent stopper son évolution et préserver la qualité de vie du patient.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). inserm.fr. Consulté le 17 novembre 2022.
sensibilisation sur le cancer du poumon

Novembre, mois de sensibilisation sur le cancer du poumon | Thierry Payet

Près de 50 000 nouveaux cas de cancer du poumon sont diagnostiqués chaque année en France. Un cancer encore marqué par une mortalité élevée, avec plus de 30 000 décès rien que pour l’année 2018. En miroir de l’opération « Mois sans Tabac », une opération « Novembre Perle » est lancée pour le mois de novembre. Son objectif est de sensibiliser le plus grand nombre, grand public et professionnels, sur cet enjeu majeur de santé publique. Focus sur la sensibilisation sur le cancer du poumon.

sensibilisation sur le cancer du poumon

Un cancer fréquent, avec une mortalité élevée

Le cancer du poumon représente actuellement la première cause de décès par cancer chez l’homme et la seconde chez la femme. La prévention et la sensibilisation sur les enjeux liés à ce cancer sont donc fondamentaux pour la santé publique en France. Alors que l’opération « Mois sans tabac » connaît un franc succès depuis son lancement en France en 2016, peu nombreux sont ceux qui connaissent l’opération « Novembre perle », le mois de sensibilisation sur le cancer du poumon.

Pourtant, différentes initiatives s’articulent autour de ce mois, consacré à l’un des cancers les plus mortels en France. Le premier objectif des acteurs est de sensibiliser le grand public pour améliorer le dépistage. Actuellement, plus des deux tiers des patients sont diagnostiqués au stade métastatique, et donc avec un pronostic plus défavorable que pour un patient diagnostiqué à un stade précoce. Améliorer le dépistage repose sur deux axes complémentaires :

  • Informer la population sur les premiers signes d’alerte (toux sèche persistante sans cause identifiée, fièvre inexpliquée, crachats sanglants, troubles respiratoires, enrouement persistant, douleurs thoraciques permanentes, douleurs osseuses) qui doivent amener à consulter un médecin ;
  • Dépister les personnes à risque, en particulier les fumeurs.

Le cancer du poumon n’est pas réservé aux fumeurs

Mais contrairement aux idées reçues, le cancer du poumon n’est pas une maladie réservée exclusivement aux fumeurs. Selon les chiffres, entre 15 et 20 % des cas surviennent chez des personnes n’ayant jamais fumé. Si le tabac représente le principal facteur de risque, le dépistage doit avoir lieu à une large échelle. Récemment, un nouveau collectif, constitué d’acteurs de la prise en charge du cancer du poumon, a été créé :  « Ensemble nous poumons ». Son objectif est d’informer et de sensibiliser le grand public sur le cancer du poumon.

La lutte contre le cancer du poumon est indissociable de la lutte contre le tabagisme. L’opération « Novembre Perle » a d’ailleurs lieu le même mois que l’opération « Mois sans tabac » destinée à inciter le plus grand nombre de fumeurs à arrêter le tabac. Pour prévenir le cancer du poumon, il est essentiel :

  • De prévenir le tabagisme chez les jeunes ;
  • D’aider et d’accompagner le maximum de fumeurs à arrêter de fumer. Les aides au sevrage tabagique se sont beaucoup développées ces dernières années, facilitant l’accès aux substituts nicotiniques et à un accompagnement personnalisé par des tabacologues.

Sensibilisation sur le cancer du poumon : un patient mieux accompagné, avec un parcours de soin coordonné

Au-delà de la prévention, la lutte contre le cancer du poumon passe aussi par des progrès diagnostiques et thérapeutiques. Parallèlement aux chimiothérapies anticancéreuses, se développent depuis plusieurs années des immunothérapies et des thérapies cibléesplus efficaces et avec moins d’effets secondaires pour les patients. Il est capital que ces nouvelles thérapies soient accessibles à tous les patients diagnostiqués.

L’accompagnement du patient, au travers d’un parcours de soin coordonné et adapté, est un autre aspect primordial pour améliorer le pronostic du cancer du poumon et la qualité de vie des patients. Des programmes spécifiques sont développés dans certains établissements de santé et pourraient être progressivement ouverts à tous les patients français. Des solutions de suivi à distance grâce aux nouvelles technologies ou encore le soutien des associations de patients jouent également un rôle clé dans la vie quotidienne des patients et de leurs proches.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

journée mondiale de lutte contre la poliomyélite

Journée mondiale de lutte contre la poliomyélite | Thierry Payet

Au début des années 1990, encore 350 000 personnes étaient touchées chaque année par la poliomyélite à travers le monde. Une maladie pourtant presque oubliée en France grâce à la vaccination obligatoire depuis de nombreuses années. A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la poliomyélite le 24 octobre 2022, plus de 3 000 scientifiques de plus de 100 pays ont réaffirmé auprès des Etats la nécessité de la stratégie d’éradication de la maladie à l’horizon 2030.

journée mondiale de lutte contre la poliomyélite

Poliomyélite, une maladie qui reste d’actualité

En France, la poliomyélite a totalement disparu, hormis quelques cas exceptionnels d’importation. Pourtant, elle était auparavant une maladie redoutable, à l’origine de multiples paralysies et de décès chez les enfants. Grâce à la vaccination, devenue obligatoire en France dès 1964, la population a presque oublié cette maladie. Mais qui persiste dans plusieurs pays du monde.

De nos jours, trois zones géographiques constituent encore des foyers de persistance de la poliomyélite dans le monde : le Nigéria, le Pakistan, l’Afghanistan.

Ailleurs dans le monde, la maladie a quasiment disparu dans nombre de pays en seulement une trentaine d’années. En effet, dans les années 1990, encore 125 pays connaissaient des cas de poliomyélite chez l’enfant, avec des décès chaque année.

La vaccination, l’espoir d’une éradication possible

Aujourd’hui, la vaccination contre la poliomyélite en France est intégrée à la vaccination DTP, pour Diphtérie – Tétanos – Poliomyélite. L’importante couverture vaccinale en Europe et dans de nombreux pays dans le monde a permis un fort recul de la maladie. L’espoir de l’OMS est d’atteindre une éradication possible de la maladie à l’horizon 2030. Pour atteindre un tel objectif, il faut impérativement mettre en œuvre l’Initiative mondiale de l’éradication de la poliomyélite. Un engagement fort des Etats du monde entier, dont l’importance a récemment été réaffirmée par plus de 3 000 scientifiques issus de 115 pays réunis au sommet mondial de la santé à Berlin.

L’initiative d’éradication prévoit notamment la vaccination de 370 millions d’enfants dans les cinq années à venir. Ainsi que la surveillance de la maladie dans cinquante pays, où une résurgence de la poliomyélite est observée depuis peu. Tant que la maladie n’est pas éradiquée, elle peut ressurgir partout où la couverture vaccinale n’est pas suffisante. Une situation qui explique pourquoi la vaccination contre la poliomyélite reste obligatoire en France pour tous les nourrissons.

Journée mondiale de lutte contre la poliomyélite : une résurgence ces derniers mois

Récemment, des flambées de cas de poliomyélite ont été recensées aux USA, en Israël ou au Royaume-Uni. La vaccination à l’échelle mondiale constitue donc un enjeu majeur de santé publique pour tous les pays du monde. Et la stratégie d’éradication nécessite des financements importants, avec la contribution de tous les pays qui le peuvent. L’Europe et la France se sont notamment engagés pour soutenir les actions visant à permettre l’éradication de la maladie.

Cet engagement fort des Etats pour l’éradication de la poliomyélite intervient à quelques jours de la journée mondiale de lutte contre la maladie, une journée organisée par le Rotary International et ses nombreux partenaires, dont l’OMS et l’UNICEF. L’occasion de sensibiliser les Français sur une maladie qu’ils ont souvent oubliée, mais qui pourrait se rappeler à leur mémoire, si les efforts de vaccination venaient à se relâcher.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Les dirigeants mondiaux s’engagent à hauteur de 2,54 milliards de dollars des États-unis pour mettre fin à la poliomyélite lors du Sommet mondial de la santé. qui.int. Consulté le 20 octobre 2022.