Une seule santé

Une approche plus globale de la santé | Thierry Payet

On estime qu’au moins 60% des maladies humaines infectieuses dans le monde ont une origine animale. Mais saviez-vous que la santé des êtres humains, la santé des animaux et la santé des écosystèmes étaient étroitement liées ? C’est la thèse du concept « One Health » (« Une seule santé ») qui promeut une approche pluridisciplinaire et globale des enjeux sanitaires.

Une seule santé

La santé humaine n’est pas un sujet isolé

D’après l’OMS, la santé se définit comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Mais force est de constater que cette définition de la santé reste uniquement centrée sur l’être humain et ne fait pas état de la santé animale ni de la santé environnementale.

Ou, près de 60 % des maladies infectieuses apparues dans le monde proviennent d’animaux sauvages ou domestiques. Depuis 30 ans, plus de 30 nouveaux agents pathogènes humains ont été détectés, dont 75 % sont d’origine animale.

Il faut dire que la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale sont étroitement liées : la santé des uns dépend de celle des autres. Tout déséquilibre dans cette interdépendance risque donc provoquer l’apparition et la propagation de nouvelles maladies humaines et animales. Preuves en sont les nombreuses épidémies survenues ces dernières années, comme celles causées par les virus de la Covid-19, Zika ou Ebola.

Par ailleurs, les activités humaines, l’urbanisation, l’accroissement de la population mondiale et l’intensification des transports constituent autant d’exemples de facteurs fragilisant les écosystèmes. Quant au changement climatique, il atteste d’une dégradation durable de la santé environnementale. Ce terrain favorise ainsi l’émergence de nouveaux agents pathogènes dans des zones géographiques jusque-là épargnées.

« One Health » : une approche plus globale de la santé

Dans ce contexte, l’OMS plaide pour une approche visant à optimiser la santé des êtres humains, des animaux et des écosystèmes en les faisant coexister, plutôt qu’en les considérant de façon séparée. L’idée est d’appréhender la santé de tous les organismes vivants dans un écosystème donné. Intitulée « One Health » (« Une seule santé »), cette approche sanitaire globale tient compte des liens complexes et interdépendants qui les unissent ainsi que des perturbations de l’environnement générées par l’activité humaine.

Dans cette optique, l’approche « One Health » favorise la collaboration entre les acteurs de la santé publique, de la santé animale et de la santé végétale et environnementale. Des experts en sciences humaines et sociales, ainsi que des économistes, apportent également leur contribution pour avoir une vision globale des problématiques.

Grâce à cette réflexion multidisciplinaire, « One Health » ambitionne de développer de nouvelles méthodes de suivi et de lutte contre les maladies émergentes à travers le monde. La pandémie de COVID-19 survenue en 2020 a en effet provoqué une nette prise de conscience quant à la nécessité de mettre en place un système de surveillance plus global et intégré.

À savoir ! Conçue dans les années 2000, l’approche « One Health » a fait l’objet en 2010 d’un accord tripartite entre l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).

« One Health » : des applications concrètes

L’approche « One Health » s’applique à une large diversité de sujets sanitaires et environnementaux tels que la sécurité sanitaire des aliments, les maladies d’origine alimentaire (salmonellose, listeriose), les maladies à transmission vectorielle (dengue, paludisme, les zoonoses, la pollution de l’eau, la pollution de l’air etc…

À savoir ! Les zoonoses désignent des maladies infectieuses causées par des germes qui se propagent entre les animaux et l’Homme, comme par exemple Ebola, la grippe aviaire ou la rage.

En France, l’ANSES, l’agence en charge de la sécurité sanitaire environnementale et alimentaire, travaille déjà sur de nombreuses thématiques à l’échelle de notre pays. Tout l’enjeu des années à venir consistera à renforcer la collaboration entre les différents pays pour espérer réduire le risque de pandémies futures.

Mais le challenge s’annonce de taille car il nécessite des changements structurels majeurs pour faciliter la communication, la collaboration et la coordination à l’échelle mondiale. A cela s’ajoutent les lacunes en termes de bases de données, de ressources informatives, de surveillance et de prévention des risques. Pour parer ces difficultés, l’OMS a dévoilé en octobre 2022 un Plan d’action en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Destiné aux dirigeants politiques, ce plan d’action détaille les infrastructures et les financements nécessaires à la mise en application de l’approche « One Health ». En parallèle, un groupe d’experts dispensera des conseils scientifiques à ces organisations pour les accompagner et les aider à faire des choix éclairés en termes de bonnes pratiques, de système de surveillance et de prévention des risques de zoonoses.

Gageons que dans les prochaines années, la mise en pratique de l’approche « One Health » permettra de limiter l’apparition de nouvelles maladies et de trouver des solutions durables aux problématiques sanitaires et environnementales actuelles !

Rédiger par Déborah L., le 31 Janvier 2024, Dr en Pharmacie

Sources

– Une seule santé. www.who.int. Consulté le 31 Janvier 2024.
– One Health : une seule santé pour les êtres vivants et les écosystèmes.www.anses.fr. Consulté le 31 Janvier 2024.
– « One Health » – Une seule sante. sante.gouv.fr. Consulté le 31 Janvier 2024.
– Lancement du Plan d’action conjoint « Une seule santé » pour répondre aux menaces sanitaires touchant les êtres humains, les animaux, les végétaux et l’environnement (who.int): www.who.int. Consulté le 31 Janvier 2024.
Perturbateur-endocrinien

Perturbateurs endocriniens, vers un suivi renforcé ! | Thierry Payet

D’après un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé paru en 2012, près de 800 substances chimiques seraient des perturbateurs endocriniens, avérés ou suspectés. Ces substances sont partout, dans l’eau, dans l’air, dans la terre, dans les emballages, dans les aliments et donc dans notre organisme, jusque dans le lait maternel. Comment sont suivis ces substances ? Comment sont identifiés leurs impacts sur la santé ? Santé Sur le Net fait le point sur les perturbateurs endocriniens.

Perturbateur-endocrinien

Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?

Tout le monde a entendu parler au moins une fois d’un perturbateur endocrinien. Mais que cache cette désignation ? Un perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange de substances, qui est capable d’altérer les fonctions endocrines de l’organismec’est-à-dire les fonctions hormonales. Potentiellement, ces substances sont donc capables de modifier toutes les fonctions physiologiques de l’organisme, puisqu’elles sont toutes sous le contrôle d’au moins une hormone.

Où se trouvent ces perturbateurs endocriniens ? Absolument partout. Dans les objets et produits de la vie courante : produits d’hygiène et de soins, cosmétiques, produits ménagers, détergents, produits phytosanitaires, produits alimentaires, emballages, … mais aussi dans l’environnement, l’eau, l’air, le sol, …. Et donc inévitablement, en bout de chaîne, ils se retrouvent dans notre organisme. Désormais, quel que soit notre mode de vie, nous sommes tous imprégnés par des perturbateurs endocriniens, les adultes comme les enfants, et même parfois les fœtus in utero !

Quel est l’impact sur la santé des perturbateurs endocriniens ?

Au-delà de leur omniprésence, ce qui inquiète dans les perturbateurs endocriniens, ce sont leurs effets néfastes sur la santé. Comme ils perturbent les fonctions hormonales de l’organisme, et donc les grandes fonctions physiologiques, leurs effets sont nombreux et multiples sur la fonction de reproduction, la fonction thyroïdienne, la fonction surrénalienne, le métabolisme, le développement neurologique et cérébral, etc.

De nombreuses études se penchent sur leurs conséquences sur la santé et les pointent du doigt notamment  dans différents problèmes de santé :

  • L’infertilité ;
  • La puberté précoce ;
  • L’obésité ;
  • Les maladies thyroïdiennes ;
  • Les troubles du neurodéveloppement, comme les troubles du spectre de l’autisme ;
  • Des malformations congénitales ;
  • Des cancers hormono-dépendants ;
  • Des troubles de l’immunité et des maladies auto-immunes.

Mais les scientifiques se heurtent à un écueil majeur : il est très difficile d’étudier l’effet d’un perturbateur endocrinien. En effet, quotidiennement, nous sommes exposés à différents perturbateurs endocriniens, à des doses différentes et selon différents modes d’exposition. Comment évaluer l’effet de l’un d’eux pris isolément ? De plus, les effets de ces perturbateurs endocriniens peut se manifester des mois, voire des années après l’exposition. L’étude de leur impact sur la santé impose de multiples défis.

21 effets sur la santé prioritaires à surveiller

Face à ces défis, les autorités de santé publique surveillent et suivent les perturbateurs endocriniens, à court, moyen et long terme. Santé Publique France a publié le 28 décembre 2023 les résultats d’une nouvelle étude, lancée en 2021, l’étude PEPS’PE. A partir de l’ensemble des données connues sur les perturbateurs endocriniens, cette étude vise à prioriser certains effets sanitairesqui seraient directement associés à l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Près de 60 effets sur la santé ont été évalués dans cette étude, qui a mobilisé près de 500 experts et acteurs impliqués dans le suivi des perturbateurs endocriniens en France et dans le monde.

A l’issue des travaux menés par les experts, 21 effets sur la santé ont été considérés comme prioritaires à surveiller dans les années à venir. Parmi ces effets, 8 concernent la fonction reproductive :

  • La cryptorchidie (défaut de migration d’un testicule lors de la vie fœtale) ;
  • L’hypospadias (malformation de la verge) ;
  • La puberté précoce ;
  • Cancer des testicules;
  • L’altération de la qualité du sperme ;
  • L’endométriose ;
  • L’infertilité ;
  • La baisse de la fécondité.

Les autres effets prioritaires concernent des effets métaboliques, des troubles du neurodéveloppement, l’asthme et certains cancers :

A ce stade, les experts ne disposent pas toujours d’assez de preuves pour établir avec certitude le rôle des perturbateurs endocriniens. La surveillance de ces substances est capitale au regard de l’enjeu majeur de santé publique qu’ils représentent.

Rédiger par Estelle B., le 02 Février 2024, Docteur en Pharmacie

Sources

– Vers un élargissement de la surveillance des effets sanitaires des perturbateurs endocriniens.www.santepubliquefrance.fr. Consulté le 02 Février 2024.
– Que sait-on des effets des perturbateurs endocriniens sur la santé ? www.santepubliquefrance.fr. Consulté le 02 Février 2024.
– Que sont les perturbateurs endocriniens ? www.santepubliquefrance.fr. Consulté le 02 Février 2024.
depression perinatale mortalité

le risque de mortalité des femmes | Thierry Payet

Le programme des « 1000 premiers jours » a mis en lumière l’importance d’accompagner les parents pour mieux répondre aux besoins de l’enfant en termes de santé et de développement. Parmi les points de vigilance, citons la santé de la mère et notamment sa santé mentale. Des chercheurs suédois viennent d’ailleurs de découvrir que la dépression périnatale augmenterait le risque de mortalité chez la mèremême plusieurs années après l’accouchement. On fait le point.

depression perinatale mortalité

Période périnatale et risques de dépression

Par « période périnatale », on entend la période allant de la conception à l’année suivant la naissance de l’enfant. Cette période est particulièrement scrutée dans le cadre du programme des « 1000 premiers jours ». Ce programme a en effet mis en lumière l’importance d’accompagner les parents pour mieux répondre aux besoins de l’enfant en termes de santé et de développement. Parmi les points de vigilance, citons la santé de la mère et notamment sa santé mentale.

Il faut dire que la période périnatale est considérée comme une période à risque de troubles psychiques pour la mère. Regroupés sous le terme de « dépression périnatale », ces troubles peuvent être des troubles dépressifs, des troubles anxieux, des troubles psychiques sévères, des addictions voire des troubles de la relation précoce parents/bébé. Dépassée, la mère ou la future mère ne se sent pas à la hauteur de son nouveau statut et pense qu’elle n’est pas faite pour ce rôle. Au Royaume-Uni, selon une étude, ce sont 20 % des femmes qui développeraient des troubles psychiques au cours de la période périnatale. Dès lors, quel impact peut avoir la dépression périnatale sur la santé des femmes ?

À savoir ! Les troubles psychiques périnataux peuvent être liés à la décompensation d’une maladie antérieure ou à la survenue d’une maladie en post-accouchement.

Un impact sur le risque de mortalité à court et long terme

Dans ce contexte, des chercheurs suédois du Karolinska Institutet ont entrepris de mener une vaste étude épidémiologique pour éclaircir les liens entre la dépression périnatale et la mortalité des femmes. Pour cela, ils se sont appuyés sur les données du registre médical suédois des naissances de 2001 à 2018. Ils ont ainsi comparé :

  • 86 551 femmes ayant reçu un diagnostic clinique de dépression périnatale ou une prescription périnatale d’antidépresseurs.
  • Avec 865 510 femmes n’ayant pas souffert de dépression périnatale.

Les scientifiques ont ainsi pu observer que les femmes souffrant de dépression périnatale étaient exposées à un risque accru de mortalitétoutes causes confondues (naturelles et non naturelles). Ainsi, ces femmes :

  • Présentaient un risque de mortalité trois fois plus élevé que les autres l’année suivant leur accouchementindépendamment d’éventuels antécédents psychiatriques.
  • Présentaient un risque de mortalité deux fois plus élevé que les autres 18 ans après le diagnostic de dépression post-partum.

Pour l’équipe de chercheurs, ces observations s’expliquent par le fait que les femmes souffrant de dépression périnatale ont tendance à adopter des habitudes préjudiciables pour leur santé (comme une mauvaise alimentation par exemple). Elles peuvent également souffrir de comorbidités les exposant à un risque accru de décès plusieurs décennies après l’accouchement.

Les chercheurs ont ensuite comparé un panel de 20 000 femmes souffrant de dépression périnatale avec leurs sœurs biologiques ayant accouché à la même période. Et ils sont parvenus aux mêmes conclusions. Il semblerait donc que la dépression ait un impact plus important sur le risque de mortalité que les facteurs génétiques ou l’enfance. Publiée dans le BMJ, cette étude s’avère la plus complète sur le sujet même si elle ne permet par d’établir de lien de causalité.

Dépression périnatale et risque accru de suicides

Ces résultats sont complétés par une étude parue dans le Réseau Jama ouvert et relative au risque de comportement suicidaire lié à la dépression périnatale. Cette étude met à jour la part importante des suicides dans le nombre de décès maternels avec un risque de décès par suicide multiplié par 6 chez les femmes souffrant de dépression périnatalecomparé aux autres femmes. Le risque de décès par accident était quant à lui multiplié par 3 chez les femmes souffrant de dépression périnatale. Très important dans l’année suivant l’accouchement et chez les femmes sans antécédents psychiatriques, ce risque perdurait également pendant les 18 années suivantes.

Bien que cette étude reste une étude épidémiologique, ces résultats attirent l’attention sur la vulnérabilité des femmes souffrant de dépression périnatale et exhortent ainsi à une surveillance clinique étroite de ces patientes.  En parallèle, l’équipe de scientifique cherche à connaître les causes de la dépression périnatale. Selon eux, il existerait un lien entre les maladies auto-immunes et la dépression périnatale à travers un mécanisme immunologique qu’il reste encore à identifier. Affaire à suivre !

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– La dépression périnatale double le risque de mortalité, même 18 ans après l’accouchement. www.lequotidiendumedecin.fr. Consulté le 22 janvier 2024.
– Dépression périnatale et risque de mortalité : étude nationale basée sur des registres en Suède. www.bmj.com. Consulté le 22 janvier 2024.
– Dépression périnatale et risque de comportement suicidaire. jamanetwork.com. Consulté le 22 janvier 2024.
– Repérage, diagnostic et prise en charge des troubles psychiques périnatals – Note de cadrage. www.has-sante.fr. Consulté le 22 janvier 2024.
Pilule du lendemain

La pilule du lendemain désormais gratuite pour les femmes | Thierry Payet

L’accès gratuit à la contraception d’urgence, également connue sous le nom de pilule du lendemain, constitue une avancée significative. Cette initiative vise à prévenir les grossesses non planifiées, offrant ainsi une plus grande autonomie aux femmes et jeunes filles confrontées à des situations d’urgence. Cette disposition facilite encore plus la prise en charge des grossesses non désirées, contribuant ainsi à renforcer les droits des femmes.

Pilule du lendemain

La contraception d’urgence est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie

Jusqu’au 1er janvier 2023, la pilule du lendemain n’était prise en charge à 100 % uniquement pour les femmes de moins de 26 ans sous présentation d’une ordonnance. Au-delà, elle n’était remboursée qu’à 65 % par l’Assurance Maladie. Ces conditions peuvent parfois rendre difficile la décision d’une interruption de grossesse d’urgence.

Dorénavant, la pilule du lendemain est totalement gratuite pour toutes les femmes. Ce  comprimé permet de mettre un terme à une éventuelle grossesse en cas de rapport non protégé ou d’accident de contraception. Cette mesure permet de respecter le choix de la femme, faire valoir ses droits et d’agir de manière concrète pour lutter contre les inégalités financières et sanitaires.

La contraception d’urgence hormonale doit se prendre le plus rapidement possible. Il existe deux types de pilules en fonction du délai : celle à base levonorgestrel à prendre dans les 3 jours après le rapport et celle à base d’ulipristal acétate dans les 5 jours maximum.

Comment obtenir la pilule du lendemain ?

La pilule du lendemain est accessible directement en pharmacieen utilisant la carte vitale ou la carte AME (Aide Médicale d’État). Le pharmacien doit accueillir la personne concernée dans un espace confidentiel et lui fournir toutes les informations nécessaires sur l’utilisation de cette méthode contraceptive.

Il est possible d’obtenir la pilule du lendemain en dehors des officines :

  • Les centres de santé sexuelleanciennement appelés les centres de planification et d’éducation familiale. Toutes les femmes majeures sans couverture sociale ont la possibilité d’obtenir les médicaments de contraception d’urgence.
  • Les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic des virus tels que le VIH, les hépatites et les infections sexuellement transmissibles (CeGIDD), la contraception d’urgence pourra également y être délivrés de manière anonyme.
  • Les infirmières scolaires dans les établissements d’enseignement du second degré et universitaires sont aussi habilitées à délivrer la pilule du lendemain aux élèves, qu’elles soient majeures ou mineures.

Rappel des précautions à prendre

L’accès facilité à la contraception d’urgence renforce la liberté de choix des femmes, leur permettant de prendre en charge leur santé de manière proactive. Toutefois, il est crucial de noter que la pilule du lendemain ne doit pas être perçue comme une méthode contraceptive régulière, mais plutôt comme une solution de dernier recours.

La prévention sexuelle joue un rôle crucial dans la préservation de la santé et la réduction des risques associés aux rapports sexuels. Il est important de se protéger lors des rapports sexuels pour lutter aussi bien contre les risques de grossesse non désirée que les infections sexuellement transmissibles (IST).

L’ancien ministre de la Santé François Braun, a souligné l’importance du dépistage des IST qui s’étend à toutes formes d’affections. Cette mesure vise à intervenir de manière précoce contre la recrudescence des infections et à renforcer les efforts de prévention.

Le constat du ministre met en lumière une augmentation notable des ISTen particulier les chlamydia et le gonocoque. Dans ce contexte, François Braun souligne l’urgence d’améliorer tous les axes de prévention. Cette mise en perspective souligne l’importance de redoubler d’efforts pour sensibiliser, éduquer et fournir des services de prévention accessibles afin de préserver la santé sexuelle de la population et des jeunes adultes.

Pour finir, il existe de nombreuses formes de contraceptions pour limiter les risques de grossesse non désirée. Il est possible de consulter un professionnel de santé afin de déterminer la contraception la plus adaptée à chaque femme, en fonction de son contexte sanitaire et personnel.

Rédigé par Camille V.

Sources

– La « pilule du lendemain » est prise en charge à 100 % sans ordonnance. www.service-public.fr. Consulté le 15 janvier 2024.
– La pilule du lendemain va devenir gratuite pour toutes les Françaises. www.france24.com. Consulté le 15 janvier 2024.
– Vidal La contraception d’urgence www.vidal.fr. Consulté le 15 janvier 2024.
kiné parkinson

une consultation de prévention par les kinés ? | Thierry Payet

Une fois leur maladie de Parkinson diagnostiquée, beaucoup de patients se retrouvent seuls et mal informés sur cette pathologie. De plus, la prise en charge kinésithérapique, nécessaire pour ralentir l’évolution de la maladie, est loin d’être proposée de façon systématique. C’est pourquoi l’association France Parkinson et la Fédération française des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs plaident pour la mise en place pour tous les patients d’une consultation post-diagnostic de prévention, assurée par un kinésithérapeute.  On fait le point.

kiné parkinson

Maladie de Parkinson et symptômes moteurs

Touchant plus de 10 millions de personnes à travers le monde, la maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative. Elle se caractérise par la destruction progressive de certains neurones du cerveau chargés de produire la dopamine. En l’absence de dopamine, le patient ressent alors des symptômes moteurs comme une lenteur à initier les mouvements, une raideur musculaire ou encore des tremblements au repos.

À savoir ! La dopamine est un neurotransmetteur indispensable au contrôle des mouvements du corps.

Même si la maladie de Parkinson est répandue, cette pathologie neurodégénérative reste encore difficile à déceler et son diagnostic est plutôt tardif. A cela s’ajoute le fait que cette pathologie ne fait l’objet d’aucun traitement curatif à ce jour.

Des patients parkinsoniens en manque d’informations

Dans ce contexte, et une fois leur maladie de Parkinson diagnostiquée, beaucoup de patients se retrouvent alors seuls et mal renseignés sur cette pathologie. S’ensuivent de longs mois de vide informatif avant le rendez-vous suivant avec le neurologue.

De plus, en cabinet libéral, les patients se voient rarement proposer une consultation d’accompagnement post-diagnostic. Ils n’ont pas non plus accès à l’éducation thérapeutique du patient s’ils ne sont pas suivis par les centres hospitaliers.

Quant à la prise en charge kinésithérapique de la maladie de Parkinson, elle est loin d’être proposée de façon systématique. Elle est pourtant essentielle pour ralentir l’évolution de la maladie. Et lorsqu’elle est mise en place, elle ne répond pas aux recommandations de la Haute Autorité de Santé. En effet, elle débute souvent longtemps après que le diagnostic ait été posé et la nature et la fréquence des soins dispensés ne correspondent pas aux véritables besoins des patients.

Vers une consultation de prévention assurée par les kinésithérapeutes ?

Dans ce contexte, l’association France Parkinson et la Fédération française des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs plaident pour la mise en place d’une consultation post-diagnostic de prévention assurée par un kinésithérapeute. Cette consultation serait réalisée de manière systématique pour tout patient ayant reçu un diagnostic de maladie Parkinson. Elle ne nécessiterait pas de prescription médicale. L’idée est d’assurer l’éducation thérapeutique du patient dès l’annonce du diagnostic de la maladie de Parkinson.

Cette consultation poursuit deux objectifs :

  • Evaluer les capacités physiques du patient ainsi que ses troubles moteurs.
  • Expliquer en quoi l’activité physique et la rééducation sont essentielles dans la prise en charge de la maladie de Parkinson.

Au-delà de l’analyse des capacités physiques, cette consultation serait également l’occasion pour le kinésithérapeute de proposer un accompagnement plus global du patient  avec :

  • Délivrance d’informations fiables pour une meilleure compréhension de sa maladie.
  • Orientation vers d’autres professionnels.
  • Encouragements à l’autonomie.

Bien entendu, en fin de consultation (d’une durée estimée à 45 minutes), le kinésithérapeute rédigerait obligatoirement un compte-rendu à adresser au neurologue et au médecin traitant. L’objectif étant d’assurer une prise en charge optimale du patient parkinsonien.

En assurant la promotion de l’activité physique et de sa pratique régulière, nul doute que ce nouvel acte de soin pourrait jouer un rôle essentiel dans la prévention de l’évolution de la maladie de Parkinson !

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Accès direct : les kinés à la manœuvre pour une nouvelle consultation de préventionwww.lequotidiendumedecin.fr. Consulté le 9 janvier 2024.
Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

tout ce que vous devez savoir | Thierry Payet

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Mise à jour: 3 janvier 2024

L’infirmier joue un rôle clé dans l’organisation du système de santé. Un nouveau statut octroyé à ces professionnels vient confirmer l’importance de leur rôle dans le domaine des soins. Il s’agit du statut d’infirmier référent (loi du 27 décembre 2023).

Medicalib vous en dit plus à ce sujet.

I- Infirmier référent : de quoi parle-t-on?

« L’infirmier référent assure une mission de prévention, de suivi et de recours aux soins, en lien étroit avec le médecin traitant et le pharmacien correspondant. » Il joue donc un rôle clé dans la coordination des soins et le renforcement de l’accès aux soins. Ceci, tout en veillant à l’efficacité et à la qualité des soins dispensés.

L’article 15 de la loi du 27 décembre 2023 précise également que :

  • l’assuré ou l’ayant droit âgé de seize ans ou plus atteint d’une affection longue durée nécessitant des soins infirmiers peut déclarer à son organisme gestionnaire de régime de base d’assurance maladie le nom de l’infirmier référent qu’il a choisi, avec l’accord de celui-ci. Le choix de l’infirmier référent suppose, pour les ayants droit mineurs, l’accord de l’un au moins des deux parents ou du titulaire de l’autorité parentale.
  • plusieurs infirmiers exerçant au sein d’un cabinet situé dans les mêmes locaux, au sein d’un même centre de santé ou au sein d’une même maison de santé peuvent être conjointement désignés infirmiers référents.

II- Infirmier référent : compétences et qualifications nécessaires


III- Infirmier référent : responsabilités et tâches journalières

Parmi les tâches, essentielles au bon déroulements des soins, qui incombent à l’infirmier référent, on retrouve :

  • la coordination et la surveillance des soins aux patients : le plan de soin sera adapté aux besoins spécifiques de chaque individu.
  • une collaboration étroite avec les médecins, les spécialistes, ainsi que les autres professionnels de santé en vue d’élaborer des stratégies de soins optimales.
  • et suivi des dossiers médicaux des patients : l’infirmier référent veillera à s’assurer de leur conformité par rapport aux règlementations en vigueur.
  • et rôle éducatif auprès des patients et de leur famille : notamment conseils et éclairages concernant les processus de soins complexes.
  • des tâches administratives liées à l’organisation des soins : plannings, aspects logistiques liés aux soins…

jeV- Infirmier référent : opportunités et défis

Le statut d’infirmier référent offre de nouvelles perspectives et de nouvelles responsabilités aux infirmières. Ces professionnels de santé peuvent alors approcher des fonctions plus élevées, telles que la direction de services infirmiers ou la gestion de départements de soins de santé.

Cependant l’accès à ces nouvelles responsabilités requiert une excellente organisation dans la mesure où la charge de travail est souvent considérable, le temps compté et où une mise à jour régulière des connaissances s’impose.


Notre mission : faciliter votre quotidien de professionnel de santé libéral en vous proposant des solutions adaptées et des articles utiles à l’exercice de votre pratique professionnelle.

Le site internet de Medicalib permet aux patients de prendre facilement rendez-vous avec une infirmière à domicile.

Grace à notre plateforme nous pouvons vous accompagner dans le développement de votre patientèle et dans l’optimisation de votre tournée.

Préparez-vous à la déclaration 2035 : les 5 questions incontournables avant la fin de l’année

Préparez-vous à la déclaration 2035 : les 5 questions incontournables avant la fin de l’année | Thierry Payet

Mise à jour: 20 décembre 2023 La déclaration 2035 est un document crucial pour les infirmiers et infirmières exerçant en libéral en France. Elle sert à déclarer les revenus et accéder aux avantages fiscaux spécifiques à ce métier. Néanmoins, remplir ce formulaire peut être délicat et sujet à des erreurs. Dans cet article, Medicalib vous …

Préparez-vous à la déclaration 2035 : les 5 questions incontournables avant la fin de l’année Lire la suite »

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Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

une hygiène de vie et de peau | Thierry Payet

Mise à jour: 18 décembre 2023

Touchant principalement les adolescents, mais pas uniquement, l’acné est un problème de peau fréquent qui peut se manifester sous différentes formes, allant de légères à sévères. Caractérisée par des éruptions de boutons sur des zones telles que le visage, le cou, le thorax, et parfois le dos, elle soulève de nombreuses questions.

Dans cet article, nous aborderons les causes hormonales de l’acné, explorons les options de traitements disponibles, ainsi que des conseils pratiques.


JE- Qu’est-ce que l’Acné ?

L’acné, une affection cutanée fréquente, se caractérise par des boutons, points noirs et kystes, apparaissant surtout sur le visage, le dos et la poitrine.

Elle résulte d’une combinaison de plusieurs éléments, incluant la surproduction de sébum et le blocage des pores. Par ailleurs, la prolifération de bactéries et les fluctuations hormonales jouent également un rôle important.

L’acné débute généralement à la puberté principalement sous l’influence des hormones sexuelles. Elle est la maladie de la peau qui a les répercussions psychologiques les plus importantes chez les patients. Elle interfère alors dans la relation avec les autres.

Les femmes adultes peuvent également développer de l’acné, souvent avant leurs règles ou au début d’un traitement contraceptif oral. Ce phénomène peut aussi se manifester pendant la grossesse ou autour de la ménopause.


II- Causes et Facteurs de Risque

Les causes de l’acné sont multiples et varient d’une personne à l’autre.

La génétique joue un rôle dans l’acné. Il existe en effet des formes familiales, donc s’il y a un antécédent familial d’acné, il y a plus de risque d’avoir de l’acné. Les facteurs hormonaux, en particulier pendant l’adolescence, la grossesse, ou certaines périodes du cycle menstruel, jouent un rôle significatif.

En outre, le stress, certains médicaments, l’alimentation et l’usage de produits cosmétiques inappropriés peuvent aussi favoriser l’apparition de l’acné.


III- Traitement et prévention

Il est essentiel de consulter un professionnel de santé, tel qu’un médecin généraliste ou un dermatologue, spécialisé dans les soins de la peau. L’acné, étant une affection chronique, nécessite souvent des traitements prolongés, pouvant s’étendre sur plusieurs mois ou années. Les médecins peuvent recommander différents traitements pour l’acné. Ces options varient entre traitements locaux, oraux, ou une combinaison des deux.

Des options comme le traitement au laser peuvent aussi être suggérées par le dermatologue.

Les traitements contre l’acné peuvent parfois fragiliser la peau, provoquant sécheresse, rougeurs et inconfort. Pour atténuer ces effets secondaires, des produits dermo- cosmétiques anti-acné, comme des crèmes, lotions ou sticks correcteurs, peuvent être prescrits.

Il faut de la patience et suivre attentivement les prescriptions médicales pour traiter l’acné et minimiser les cicatrices.


IV- L’impact psychologique de l’acné

  • Estime de soi et image corporelle : L’acné, peut entraîner une diminution de l’estime de soi et une image corporelle négative.
  • Anxiété et stress : la présence d’acné peut provoquer de l’anxiété et du stress. En particulier en raison de la peur du jugement ou de la stigmatisation sociale.
  • Dépression : l’acné peut contribuer à des sentiments de tristesse ou de désespoir prolongés, voire à une dépression clinique. Cette situation est particulièrement grave et nécessite une attention médicale immédiate.
  • Comportement d’évitement : La gêne ou la honte liée à l’apparence peut conduire à des comportements d’évitement : le refus de participer à certaines activités sociales ou même le désir d’éviter de se regarder dans un miroir.

l’impact psychologique de l’acné ne doit pas être négligé. Une approche globale, traitant à la fois les aspects physiques et mentaux, est essentielle pour une gestion efficace de cette condition.


V- Les principaux conseils de base contre l’acné

Conseil de base Pourquoi ?
Ne pas utiliser de savons dégraissants, type savon de Marseille Ils stimulent la sécrétion de sébum et favorise l’apparition ou l’aggravation de l’acné.
Pas de lavages draconiens ou trop fréquents Un lavage quotidien avec un gel nettoyant spécifique ou un pain dermatologique est largement suffisant
Ne pas appliquer trop souvent d’antiseptiques Un déséquilibre de la flore bactérienne cutanée favorisera le développement des bactéries pathogènes. De plus, un contact fréquent avec certains produits peut entraîner un eczéma.
Ne pas « tripoter » ses boutons Il y a un risque de surinfection bactérienne et un bouton éclaté laissera la place à un beau « trou » en guise de cicatrice.
Attention aux maquillages ! Certains favorisent parfois la formation des boutons et points noirs. Se maquiller avec des produits adaptés et portant la mention « non-comédogène ».
Ne pas copier le traitement d’un(e) ami(e) Chaque type d’acné a son traitement et ceux-ci ne sont pas dénués de risque.
Eviter le soleil Ne pas s’exposer au soleil sans protection solaire adaptée car le soleil est un faux ami de l’acné : il fait disparaître l’acné le temps de l’exposition mais entraine un rebond des boutons une fois l’exposition solaire terminée.
Roaccutane : Attention à la grossesse ! Ce médicament est dit tératogène : il peut provoquer des anomalies ou des déformations du fœtus. Sa prise nécessite donc une contraception efficace.

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Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

comprendre, prévenir et soutenir les professionnels à risque | Thierry Payet

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Nombre de professionnels de santé sont régulièrement confrontés à des situations complexes. Riches en émotions, ces situations peuvent être à l’origine de cicatrices invisibles. Dans ce contexte, le traumatisme vicariant ou la fatigue compassionnelle émerge donc comme une réalité souvent méconnue mais profondément impactante.

Qu’entend-on par traumatisme vicariant ou fatigue compassionnelle ? Quels sont les signaux d’alerte ? Quels sont les symptômes physiques et psychiques qui peuvent en découler ? Comment prévenir ce traumatisme ?

Medicalib vous en dit plus à ce sujet.

I- Traumatisme vicariant ou fatigue compassionnelle : de quoi parle-t-on?

Le traumatisme vicariant est un traumatisme indirect, un « traumatisme par procuration » subit par des professionnels exposés quotidiennement à des situations émotionnellement chargées. Il est une conséquence de l’écoute et de l’empathie nécessaire au travail de la relation d’aide. Il se distingue du traumatisme direct par le fait qu’il n’est pas vécu directement, mais découle d’une réaction empathique et émotionnelle profonde du professionnel face au traumatisme vécu par un tiers.


II- Traumatisme vicariant : professions à risque

Les professions les plus exposées au traumatisme vicariant sont des professions confrontées à la souffrance humaine. On retrouve donc ce phénomène dans des secteurs comme la santé (premiers secours, aidants et soignants, …) ou dans les services sociaux.

Soignants, travailleurs sociaux, personnes participant à des interventions d’urgence… : tous ces métiers impliquent un contact direct avec des situations traumatisantes, faisant des professionnels des témoins empathiques des expériences difficiles vécues par autrui.

Reconnaître ces facteurs de risque spécifiques à chaque profession est crucial pour anticiper et prévenir les effets du traumatisme vicariant.


III- Traumatisme vicariant : symptômes

Les professionnels exposés au traumatisme vicariant sont susceptibles de développer des symptômes physiques, émotionnels et comportementaux qui peuvent avoir un impact sur leur bien-être, leur quotidien et leur activité professionnelle.


jeV- Fatigue compassionnelle : les 4 phases1

UN – Phase du zèle

« Le soignant ou le professionnel des soins est engagé et totalement investi ; il travaille de longues heures et se porte volontaire pour donner son soutien. »

B- Phase d’irritabilité

« Le soignant ou le professionnel des soins devient moins consciencieux ou évite le contact avec la personne malade. Il peut sembler distrait, préoccupé ou distant. »

C- Phase de retrait

« Le soignant ou le professionnel des soins ressent un manque d’enthousiasme ; il « s’endurcit » et peut se plaindre de stress ou de fatigue. Le soignant et la personne atteinte semblent désormais évoluer en parallèle. »

D – Phase « zombi »

« Le désespoir se transforme en rage et la personne perçoit les autres comme des « incompétents ». Elle manifeste du dédain envers la personne atteinte et les proches. La personne devient distante et impatiente. Elle ne prend plus plaisir aux activités qu’elle appréciait auparavant.


V- Comment préserver la santé mentale des professionnels ?

UN – Sensibiliser les professionnels

Préserver la santé mentale des professionnels pouvant être confrontés à une fatigue compassionnelle passe notamment par des actions de sensibilisation. Il est important d’informer les soignants de ce type de tourment qui nécessite d’être rapidement pris en charge.

Les institutions et les employeurs doivent intégrer des programmes éducatifs sur les risques associés à ces professions afin d’armer les professionnels contre les impacts émotionnels de leur travail. Des ateliers de sensibilisation et des sessions de formation peuvent aider les professionnels à reconnaître et à comprendre les signes du traumatisme vicariant ou de la fatigue compassionnelle.

B- Accompagner les professionnels dans la gestion de leur stress

Et environnement de travail propicedisposant d’espaces de détente contribue à prévenir le traumatisme vicariant. Par ailleurs, proposer une pratique de gestion du stress comme la méditation ou le yoga peut aider les professionnels exposés à des situations traumatiques. Par ailleurs,

C- Proposer un soutien psychologique

Il apparaît important que les professionnels puissent avoir accès à des psychologues, des conseillers ou des thérapeutes spécialisés dans le traumatisme vicariant.

D – Promouvoir un équilibre de vie

Il est fondamental que les professionnels parviennent à trouver un juste équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Les professionnels doivent pouvoir se reposer et se ressourcer pour être à même d’affronter les situations complexes auquel leur activité professionnelle les soumet.

Certaines mesures simples peuvent permettre de soulager la fatigue qui s’installe, comme par exemple :

  • se changer les idées en pratiquant des activités ludiques ou sportives permettant de se détacher des situations complexes vécues dans le cadre professionnel
  • se reposer et prendre soin de soi
  • passer du temps avec ses amis et sa famille
  • veiller à avoir une alimentation équilibrée et une bonne hygiène de vie, …

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OMT chez les nourrissons • Ostéosanté • 30 novembre 2023

OMT chez les nourrissons • Ostéosanté • 30 novembre 2023 | Thierry Payet

L’article est une revue systématique et une méta-analyse évaluant l’efficacité du traitement de manipulation ostéopathique (OMT) pour les troubles gastro-intestinaux chez les nourrissons à terme et prématurés. Neuf études répondaient aux critères d’inclusion, dont cinq traitaient des nourrissons à terme et les autres traitaient des nourrissons prématurés. Les principaux critères de jugement concernaient la fonction gastro-intestinale ainsi que des critères d’évaluation secondaires tels que la durée du séjour à l’hôpital, la satisfaction des parents et les éventuels événements indésirables (EI)..

Le tractus gastro-intestinal joue un rôle essentiel dans le développement du nourrisson, mais des troubles tels que des problèmes de succion et de déglutition, des coliques infantiles, une diarrhée fonctionnelle et un syndrome de vomissements cycliques peuvent affecter la santé du nourrisson. L’OMT est une thérapie complémentaire non invasive qui utilise diverses approches manuelles pour améliorer la réponse physiologique et soutenir l’homéostasie physique. Cette thérapie se concentre particulièrement sur la manipulation et le mouvement du fascia viscéral.

La recherche documentaire a inclus diverses bases de données telles que PubMed, Scopus, Embase, Cochrane, Cinahl et PEDro. Les études incluses ont utilisé diverses techniques ostéopathiques, notamment la thérapie cranio-sacrale (CST), la libération myofasciale, la tension ligamentaire/membraneuse équilibrée, la thérapie fluidique indirecte et la propagation en V, le traitement viscéral, les sutures crâniennes, l’articulation et le traitement musculaire et osseux, en fonction de ceux associés. avec les zones dysfonctionnelles des Structures. Le nombre de séances d’OMT variait entre 1 et 2 par semaine, et une étude a mené trois séances au cours de la première semaine de vie. La durée de chaque séance variait de 20 à 60 minutes.

Les résultats ont montré que l’OMT était efficace dans certains cas, en particulier pour réduire les cris de coliques au fil du temps, et dans une étude, une réduction significative des crachats/vomissements a également été observée après cinq mois. Lors de l’alimentation des nourrissons prématurés, une étude a montré une amélioration statistiquement significative de l’obtention d’une nutrition orale complète dans le groupe OMT. Il n’y a pas eu de résultats statistiquement significatifs concernant la prise de poids et l’allaitement maternel. Les résultats ont été mitigés concernant la durée du séjour à l’hôpital, certaines études montrant une réduction dans le groupe OMT tandis que d’autres n’ont trouvé aucune différence significative. Concernant l’allaitement, une étude a montré une amélioration significative de la capacité des nourrissons à téter le sein et de la perception qu’ont les mères de l’allaitement. Dans l’ensemble, l’OMT était considérée comme généralement sûre, une seule étude rapportant des événements indésirables transitoires..

L’étude conclut que l’OMT est efficace dans certains cas, mais la généralisation n’est pas possible en raison de preuves contradictoires et du manque d’études de réplication de haute qualité. Il est recommandé de mener des essais contrôlés randomisés de haute qualité pour fournir de meilleures preuves.

Les interventions et les principales conclusions décrites dans le tableau 2 de l’article sont résumées comme suit :

Hayden et coll. (2009), Cerritelli et al. (2013, 2015) – Essais contrôlés randomisés (ECR) : Ces études ont mis en œuvre la thérapie manipulatrice ostéopathique (OMT) en utilisant diverses techniques telles que la thérapie cranio-sacrale (CST), la libération myofasciale, la tension ligamentaire/membraneuse équilibrée, la thérapie fluidique indirecte et la propagation en V. Les groupes témoins n’ont reçu aucune intervention ou des soins médicaux standards avec évaluation ostéopathique. Les séances avaient lieu une à deux fois par semaine et duraient entre 20 et 30 minutes.

Résultats sur les cris de coliques et la prise de poids : Certaines études ont montré une augmentation significative du nombre moyen d’heures de pleurs contre les coliques par jour en faveur du groupe OMT. Cependant, il n’y avait pas de différence significative entre les groupes OMT et témoins en termes de gain de poids quotidien moyen..

Herzaft-Le Roy et al. (2017): Cet ECR s’est concentré sur l’OMT combinée à des conseils en matière d’allaitement. L’OMT comprenait une tension membraneuse équilibrée, des sutures crâniennes et une libération myofasciale. Les résultats ont montré des différences statistiquement significatives dans la capacité des nourrissons à saisir le sein et dans les perceptions des mères sur l’allaitement en faveur du groupe OMT..

Castejón-Castejón et al. (2019), Vismara et coll. (2019) – Études randomisées randomisées et rétrospectives : Ces études comprenaient des techniques OMT pour traiter les tissus myofasciaux et conjonctifs et CST pour traiter les symptômes des coliques. Les résultats ont montré des différences significatives en faveur du groupe OMT en termes de gravité des coliques et de délai avant une nutrition orale complète..

Mills et coll. (2021) – Étude cas-témoins : Dans cette étude, l’OMT a été utilisée pour traiter les nourrissons, avec des techniques comprenant des traitements articulaires directs et indirects, une tension membraneuse et ligamentaire équilibrée. Il y avait des différences statistiquement significatives entre les groupes OMT et les groupes témoins en ce qui concerne les symptômes de crachats/vomissements et de coliques, mais elles ne sont pas significatives. Différences de prise de poids ou d’allaitement.

Techniques utilisées

En résumé, les techniques OMT suivantes ont été utilisées dans les études :

  • Thérapie craniosacralthérapie (CST)
  • Relaxation myofasciale
  • Tension ligamentaire/membraneuse équilibrée
  • Thérapie fluidique indirecte et V-Spread
  • Traitement du tissu myofascial et conjonctif
  • Traitement de zones spécifiques du corps (par exemple thorax, clavicule, diaphragme)
  • Auscultation globale et locale de l’abdomen
  • Traitement de la valvule iléo-caecale et du côlon
  • Conseils d’allaitement en association avec l’OMT

Ces techniques ont été utilisées dans diverses combinaisons et fréquences pour traiter divers symptômes et affections chez les nourrissons, en particulier les pleurs provoqués par les coliques et les difficultés d’allaitement.

Lié à Article original

Formation en ostéopathie pédiatrique -> Ecole d’Ostéopathie Allemagne