thyroïde grossesse

Perturbateurs endocriniens et grossesse : Quels risques ? | Thierry Payet

Pendant la grossesse, la thyroïde joue un rôle essentiel dans le développement du fœtus. L’exposition à certains perturbateurs endocriniens peut cependant affecter le bon fonctionnement de cette glande. Mais de quelle façon ? Des travaux menés sur des femmes enceintes viennent de mettre à jour un lien entre l’exposition à trois polluants chimiques et des taux anormaux d’hormones thyroïdiennes. Santé sur le net fait le point sur les perturbateurs endocriniens et la grossesse.

thyroïde grossesse

La thyroïde : une petite glande au grand rôle

Glande de petite taille située à la base du cou, la thyroïde a en charge la production de deux hormones appelées triiodothyronine (T3) et thyroxine (T4). Une autre hormone, la thyréostimuline (ou TSH), elle-même produite par l’hypophyse dans le cerveau, contrôle leur sécrétion. Pendant la grossesse, ces hormones thyroïdiennes jouent un rôle essentiel dans le bon développement du fœtus.

À savoir ! Un dysfonctionnement thyroïdien chez la femme enceinte est susceptible d’avoir des conséquences importantes sur la santé de l’enfant.

L’exposition à certains polluants chimiques comme les perturbateurs endocriniens peut cependant affecter le bon fonctionnement de la glande thyroïde. Mais de quelle façon? C’est ce qu’ont cherché à savoir plusieurs équipes de scientifiques internationaux coordonnées par des chercheurs français de l’Inserm, du CNRS et de l’Université Grenoble Alpes. L’objectif de ces travaux ? Etudier l’impact de l’exposition à des polluants chimiques sur les concentrations en hormones thyroïdiennes chez la femme enceinte.

À savoir ! Un perturbateur endocrinien est une substance chimique responsable d’un trouble du fonctionnement des glandes endocrines (lieu de production des hormones). Les perturbateurs endocriniens peuvent agir à différents niveaux en empêchant une hormone de se fixer sur son organe cible ou en perturbant sa production ou sa régulation. C’est donc leur capacité à perturber le système hormonal qui rend ces substances dangereuses pour la santé

Perturbateurs endocriniens et grossesse : un impact négatif sur la fonction thyroïdienne

Pour mener à bien leurs recherches, les scientifiques ont procédé par étapes :

  1. Identification de plusieurs polluants chimiques susceptibles d’affecter la fonction thyroïdienne grâce à l’utilisation d’une base de données recensant des résultats de tests toxicologiques in vitro.
  2. Analyse des échantillons biologiques de plus de 400 femmes enceintes.
  3. Etude du lien potentiel entre la présence des polluants chimiques dans les urines et les concentrations sanguines en hormones thyroïdiennes.

S’agissant des polluants chimiques, plusieurs d’entre eux ont été repérés dans la plupart des échantillons d’urine recueillis. Ils appartiennent à la famille des phénols, des parabènes et des phtalates. Cette présence signe l’exposition des femmes enceintes à ces trois polluants chimiques.

Les résultats de cette étude démontrent par ailleurs l’impact négatif de ces polluants chimiques sur la fonction thyroïdienne pendant la grossesse :

  • Diminution des concentrations de T3 dans le cas d’une exposition au propyl-parabène (un composé utilisé comme conservateur dans l’industrie pharmaceutique, cosmétique et agroalimentaire).
  • Augmentation des concentrations de T4 dans le cas d’une exposition au butyl-benzyl phtalate (utilisé dans les plastiques de type PVC).
  • Diminution de la concentration en TSH avec le bisphénol A (utilisé dans la fabrication de plastiques).

Prochainement publiés dans la revue Perspectives de la santé environnementaleles résultats de ces travaux attirent l’attention sur la présence de ces perturbateurs endocriniens chez une majorité des femmes enceintes de la cohorte et soulignent les effets délétères de l’exposition à certains polluants chimiques sur leur fonction thyroïdienne. Pour l’une des chercheuses de l’équipe, ces polluants chimiques pourraient en effet affecter les mécanismes de production et dégradation des hormones thyroïdiennes. Le risque étant d’empêcher l’incorporation de l’iode (indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes) dans les cellules thyroïdiennes.

Prochaine étape pour les chercheurs ? Identifier l’impact de ces altérations de la fonction thyroïdienne sur le développement neurologique et la croissance des enfants à naître.

Déborah L., Docteur en Pharmacie

Sources

-Des molécules couramment utilisées pourraient perturber la fonction thyroïdienne de la femme enceinte. presse.inserm.fr. Consulté le 17 novembre 2022.
How Long Will It Take for Me to Get Better? Healing Times Explained

Combien de temps me faudra-t-il pour aller mieux ? Les temps de guérison expliqués – East Gippsland Osteopathic Clinic | Thierry Payet

L’une des questions les plus fréquemment posées par nos patients est “Combien de temps cela prendra-t-il jusqu’à ce que ça aille mieux?” et la réponse est que les temps de guérison varient considérablement selon le type de blessure, les structures qui ont été endommagées, le temps qui s’est écoulé depuis le début de la blessure ainsi que votre âge, votre état de santé général et d’autres facteurs liés au mode de vie.

Souvent, nous constatons que plus vous avez eu une blessure longtemps, plus il faut de temps pour qu’elle se résorbe complètement, c’est parce qu’il y a généralement quelque chose qui empêche la guérison, par exemple – une nouvelle blessure ou des déséquilibres musculaires et une mauvaise posture, ce qui signifie que le reste de votre corps a essayé de le compenser d’une manière ou d’une autre.

Les ostéopathes traitent tout le corps et pas seulement le site de la blessure, nous essaierons donc de nous assurer que la blessure ne se reproduira pas et qu’elle ne se transformera pas en d’autres problèmes en conséquence.

Dans le cas de blessures aiguës, les temps de guérison des différents tissus (muscle, os, tendon, ligament, etc.) sont expliqués en plusieurs étapes, chaque phase se déroulant sur une durée différente.

1 – Hémostase (Des secondes à des heures)

C’est la première étape qui se produit immédiatement après la blessure. Les vaisseaux sanguins sont endommagés lorsque les tissus sont blessés et que des fluides tels que le sang et le plasma pénètrent dans le site de la plaie. Des caillots sanguins se forment pour prévenir d’autres saignements autour de la blessure et des signaux vont au cerveau pour stimuler l’envoi de cellules inflammatoires dans la région.

2 – Inflammation (Heures à Jours)

Les cellules inflammatoires arrivent au site de la blessure et commencent à agir sur les tissus endommagés et le sang coagulé. Ce processus commence à se décomposer et à éliminer tout tissu endommagé, à nettoyer la zone et à protéger contre d’autres blessures. Cette étape est ce qui rend la blessure agrandie, rouge ou enflée et peut être douloureuse pour bouger les articulations.

3 – Réparation (jours à semaines)

Les cellules s’accumulent autour du site de la blessure et commencent à produire du collagène, qui est un type de protéine. Ces protéines sont les éléments constitutifs de la croissance de nouveaux tissus. Au cours de la phase de réparation, le collagène est disposé de manière aléatoire et désorganisée, ce qui signifie qu’il n’a pas beaucoup d’intégrité structurelle et qu’il est plus faible que lorsque le tissu est complètement guéri et peut encore être endommagé ou blessé à nouveau facilement.

4 – Remodelage (semaines à mois à années)

Au cours de la phase de remodelage, les fibres de collagène commencent à s’aligner et à se contracter, permettant au tissu précédemment endommagé de devenir plus stable et d’établir plus de force. Cela peut prendre plus de 12 mois selon le type de blessure, car votre corps continue de se réparer et de se renforcer même après que la blessure ait l’air et se sente mieux.

Le tableau ci-dessous donne une idée du temps que chaque type de blessure peut prendre pour guérir complètement, notez que les os prennent généralement moins de temps à guérir que les blessures aux tendons ou aux ligaments !

N’oubliez pas que ce n’est pas parce que vous ne souffrez plus que votre corps est complètement guéri !

Il est important de suivre votre plan de traitement pour assurer la récupération la plus rapide possible et pour éviter une nouvelle blessure ou une compensation dans d’autres parties du corps.

Nos ostéopathes et physiothérapeutes sont formés pour diagnostiquer avec précision le problème et décider quels tissus sont blessés, élaborer un plan individuel pour vous qui facilitera la récupération et aidera votre corps à guérir.

Consultez le blog PEACE & LOVE du Dr Mitchell Evans pour en savoir plus sur la façon de gérer votre blessure aiguë ➞

References
Elnaggar, S. (2020). What You Need To Know About Tissue Healing. [P]REHAB. https://theprehabguys.com/tissue-healing-timelines/
Stroncek, J. D., & Reichert, W. M. (2008). Overview of Wound Healing in Different Tissue Types. In W. M. Reichert (Ed.), Indwelling Neural Implants: Strategies for Contending with the In Vivo Environment. Taylor & Francis. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK3938/
Wallace, H. A., Basehore, B. M., & Zito, P. M. (2021). Wound Healing Phases. StatPearls. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK470443/ 
Prise en charge et suivi des enfants diabétiques à l’école

Prise en charge et suivi des enfants diabétiques à l’école | Thierry Payet

Maladie chronique, le diabète nécessite une prise en charge continue et un accompagnement spécifique.

Quels sont les aménagements et suivis possibles en milieu scolaire ? Comment bien accueillir les élèves souffrant de cette pathologie ?

Médicalib vous en dit plus à ce sujet.

Cet article, destiné au grand public, s’appuie sur les données scientifiques disponibles sur le sujet traité, à sa date de mise à jour.


JE – Diabète de type 1 et diabète de type 2 : rappelumeurs cérébrales : de quoi parle-t-on ?

UN – Diabète de type 1

Ce type de diabète est le plus répandu chez les enfants. Il peut apparaître à n’importe quel âge mais se déclare généralement entre 4 et 6 ans ou entre 10 et 14 ans. Sa caractéristique principale est l’absence de sécrétion d’insuline.


B- Diabète de type 2

Ce type de diabète augmente en parallèle avec l’augmentation de l’obésité infantile. Il est notamment souvent lié à une mauvaise hygiène de vie (alimentation déséquilibrée, sédentarité, surpoids, hypertension, taux élevés de cholestérol …).

Il peut généralement “être traité grâce à une alimentation adaptée, à une activité physique régulière voire à la prise d’antidiabétiques oraux, sans nécessairement avoir recours à une prise récurrente d’insuline.” [1]


II- Diabète et scolarité : quelles incidences ?

UN – Sensibilisation et information du personnel scolaire (enseignants, personnel administratif…)

Si l’enfant et sa famille l’acceptent et le souhaitentla sensibilisation du personnel scolaire au diabète favorise une meilleure intégration de l’élève.

Ainsi, un accompagnement spécifique peut être envisagé au travers de l’établissement d’un PAI (Projet d’Accueil Individualisé) précisant les adaptations nécessaires pour l’inclusion et la scolarité de l’enfant.

Ce “document écrit, élaboré à la demande de la famille ou avec la participation de celle-ci et toujours en accord avec cette dernière, est théoriquement rédigé par le médecin de l‘Éducation nationale avec les éléments fournis par le diabétologue de l‘enfant.” [2]


Source : Diabète de type 1 à l’école – Favoriser la réussite scolaire pour tous les enfants – Aide aux jeunes diabétiques


B- Prise en charge et suivi

Dans la mesure où le taux de glycémie peut varier très rapidement, il est important que l’enfant comme le personnel scolaire soit bien conscient de la situation. Il sera donc nécessaire qu’un contrôle régulier de la glycémie soit réalisé au cours de la journée. Ce dernier pourra être effectué par l’enfant (s’il est en âge et en mesure de le faire) ou par un référent scolaire.


C- Incidence sur les apprentissages et activités scolaires ou périscolaires

Le diabète peut avoir une incidence sur les capacités d’apprentissage de l’enfant.  Il est donc primordial de bien veiller à contrôler régulièrement la glycémie afin de pouvoir la maintenir aux valeurs souhaitées.

Grâce au déploiement d’un protocole, et à la mise en place d’un accompagnement spécifique, les élèves atteints de diabète sont normalement en mesure de participer à toutes les activités scolaires.

Bon à savoir Il est important d’informer les parents de tout changement de programme (sortie scolaire…). En effet, certaines activités comme le sport ont une incidence sur la glycémie. Il est donc important de pouvoir anticiper les variations qui pourraient survenir et ainsi permettre aux parents de prévoir une collation supplémentaire pour leur enfant.


III- Contrôle de la glycémie et suivi du traitement

UN – Contrôle de la glycémie

Et contrôle régulier (plusieurs fois par jour) du taux de sucre dans le sang est indispensable afin de pouvoir adapter la dose d’insuline à injecter.

Cette surveillance peut être réalisée soit grâce au prélèvement d’une goutte de sang au niveau du bout d’un doigt, soit à l’aide d’un capteur spécifique qui mesure en continu le taux de glucose.


B- Administration d’insuline

L’insulinothérapie consiste à réaliser une injection sous-cutanée d’insuline. Trois procédés d’administration sont possibles :

  • Injection à l’aide d’un stylo injecteur
  • injection à l’aide d’une seringue
  • Injection à l’aide d’une pompe externe : sorte de boîtier programmable que l’enfant porte sur lui et qui administre directement l’insuline en petites doses.
Bon à savoir “Un apprentissage de l’utilisation de la pompe est indispensable. Les enfants, à partir de 7 ou 8 ans, sont généralement capables d’en maîtriser les aspects techniques. Cependant, ils ont souvent besoin d’être aidés par des adultes pour calculer leurs besoins en insuline.” [3]

Sachez que vous pouvez prendre rendez-vous en ligne avec une infirmière ou un kinésithérapeute à domicile. Pour cela, n’hésitez pas à nous contacter via notre plateforme. Nous vous mettrons en relation avec un professionnel de santé à proximité de votre domicile en moins d’une heure !


Sources :

  • [1] Diabète de type 1 ou de type 2, quelles sont les différences? – Harmonium Pharma
  • [2] Diabète de type 1 à l’école – Favoriser la réussite scolaire pour tous les enfants – Aide aux jeunes diabétiques
  • [3] Le traitement du diabète de type 1 de l’enfant et l’adolescent – Amélie – MAI 1er avril 2022
  • L’insuline – Enfance, adolescence et diabète – MAJ 1er décembre 2021
  • Le diabète sucré chez les enfants et les adolescents – Le Manuel MSD – MAJ août 2022
journée mondiale de la ménopause

prendre soin de sa santé | Thierry Payet

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, en 2030, 1,2 milliards de femmes dans le monde seront âgées d’au moins 50 ans, un âge aux alentours duquel survient la ménopause. La ménopause est un état physiologique, qui fait partie de la vie des femmes. Mais cette étape marque un tournant dans leur vie, avec un rôle majeur sur leur santé, au cours de la seconde partie de leur vie. Le 18 octobre est la journée mondiale de la ménopause, l’occasion d’informer et de sensibiliser les femmes, leur entourage et les professionnels.

journée mondiale de la ménopause

Journée mondiale de la ménopause

Avec l’augmentation de l’espérance de vie, les femmes vivent plus longtemps après la ménopause et donc sans l’influence des hormones œstrogènes. Si la ménopause est une étape naturelle dans la vie des femmes, elle est associée à une augmentation du risque de certaines pathologiesen particulier :

Parallèlement, il n’est pas simple pour les femmes de vivre ce changement important qu’est la ménopause et un accompagnement adapté par des professionnels constitue un appui important. Chaque 18 octobre est la journée mondiale de la ménopause, organisée au niveau mondial par l’International Société de la ménopause (IMS). Une occasion d’informer et de sensibiliser les femmes sur la ménopause et les conséquences qu’elle peut avoir sur leur santé.

Qu’est-ce que la ménopause ?

La ménopause correspond à la période de la vie des femmes, en général aux alentours de la cinquantaine, où les règles disparaissent. Cet arrêt des règles est le résultat de la fin de la sécrétion d’hormones par les ovaires. En pratique, les femmes sont dites ménopausées, lorsqu’elles n’ont plus de règles depuis une année. Et cette étape de leur vie est marquée par l’apparition de symptômes souvent peu agréables :

  • Des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes ;
  • Des troubles du sommeil ;
  • Des changements d’humeur, avec une irritabilité.

Parallèlement, la fin de l’imprégnation œstrogénique est associée à une augmentation du risque de certaines pathologies. Selon les situations, un traitement hormonal de substitution peut être prescrit aux femmes, pour soulager les symptômes ressentis ou prévenir les maladies associées.

À savoir ! Certaines femmes peuvent être tentées de se tourner vers les phytoœstrogènes (substances végétales proches des œstrogènes que l’on retrouve par exemple dans le soja) pour compenser la fin de la sécrétion d’hormones ovariennes. A ce jour, ces substances ne sont pas recommandées par la Haute Autorité de Santé et sont même déconseillées chez les femmes ayant un antécédent de cancer du sein.

Si la ménopause n’est pas une maladie, il est néanmoins capital d’accompagner les femmes dans ce cap important de leur vie, à la fois sur le plan de la santé physique et mentale.

Prendre soin de sa santé après la ménopause

Avec la ménopause, une bonne hygiène de vie devient plus que jamais capitale pour les femmes, à la fois pour limiter les symptômes liés à la ménopause, mais aussi pour prévenir les maladies associées. Une bonne hygiène de vie repose sur :

  • Une alimentation saine, diversifiée et équilibrée ;
  • Une activité physique régulière et adaptée ;
  • Un stress réduit au minimum en chassant les sources de stress et en se tournant vers les techniques de relaxation ;
  • Une consommation d’alcool aussi basse que possible ;
  • Un arrêt du tabac si besoin.

Aujourd’hui, les femmes vivent plus longtemps après la ménopause et doivent donc mieux aborder cette nouvelle étape de leur vie. Avec quelques bons réflexes et un accompagnement adapté, elles peuvent continuer à prendre soin de leur santé et ainsi préserver leur qualité de vie.

Lire aussi – Un risque accru de maladie cardiaque à la ménopause – https://www.sante-sur-le-net.com/un-risque-accru-de-maladie-cardiaque-a-la-menopause/

Publié le 18 octobre 2018 par Alexana. A, Journaliste Scientifique. Mis à jour par Estelle B., Docteur en Pharmacie, le 18 octobre 2022.

Sources

– Ménopause : définition, symptômes et diagnostic. ameli.fr. Consulté le 17 octobre 2022.
épidémie de bronchiolite de l'hiver

Épidémie de bronchiolite de grande ampleur cet hiver | Thierry Payet

Chaque année en France, près d’un tiers des nourrissons de moins de deux ans sont touchés par la bronchiolite, une infection respiratoire d’origine virale. La maladie se développe sous la forme d’épidémies hivernales. Et l’épidémie de bronchiolite de l’hiver 2022/2023 s’annonce d’ores et déjà précoce, avec déjà quatre régions de France passées en phase épidémique. Explications.

épidémie de bronchiolite de l'hiver

Épidémie de bronchiolite de grande ampleur cet hiver

La bronchiolite touche majoritairement les enfants de moins de deux ans. Provoquée par un virus, le plus souvent le VRS (Virus Respiratoire Syncitial), la maladie reste généralement bénigne et guérit spontanément en quelques jours. Cependant, pour 1 à 3 % des enfants touchés, une hospitalisation devient nécessaire, en cas de forme sévère de la maladie. Exceptionnellement, une admission en réanimation pédiatrique peut s’avérer nécessaire. Les décès restent exceptionnels.

Compte-tenu de la contagiosité et de la saisonnalité de l’infection virale, la bronchiolite donne lieu chaque année à des épidémies hivernales, qui régulièrement provoquent une saturation des consultations pédiatriques et des services d’urgence pédiatrique. Habituellement, l’épidémie se manifeste plus tardivement. ais depuis la pandémie de la Covid-19, l’évolution de la bronchiolite semble modifiée, notamment avec des épidémies plus précoces.

Quatre régions en phase épidémique au 12 octobre 2022

La précocité de l’épidémie de bronchiolite se vérifie pour cette saison 2022/2023, avec déjà quatre régions de France passées au-dessus du seuil épidémiqueselon le dernier bulletin hebdomadaire de Santé Publique France : L’Ile-de-France, Les Hauts-de-France, La Nouvelle-Aquitaine, L’Occitanie.

Parallèlement, 10 régions de France métropolitaine ou des DOM-TOM sont actuellement en phase pré-épidémique, témoignant de l’essor de l’épidémie en France. Au cours de la semaine 40, 2 058 enfants de moins de deux ans ont été reçus aux urgences pour une bronchiolite sur le territoire métropolitain, parmi lesquels 92 % étaient âgés de moins d’un an. Près d’un tiers de ces enfants ont du être hospitalisés pour une forme sévère de bronchiolite, majoritairement des nourrissons de moins d’un an.

Six mesures d’hygiène pour prévenir la bronchiolite

Pour les parents et les professionnels de la petite enfance, quelques règles d’hygiène sont nécessaires au quotidien pour limiter la propagation de la bronchiolite :

  • Se laver les mains avec de l’eau ou du savon, ou en cas d’impossibilité avec du gel hydroalcoolique ;
  • Eviter les lieux publics confinés, comme les transports en commun, les centres commerciaux ou les salles de spectacle ;
  • Ne pas partager les biberons, les sucettes ou les couverts ;
  • Nettoyer aussi souvent que possible les objets en contact avec l’enfant, comme les jouets, les doudous ou les tétines ;
  • Aérer la chambre et les lieux de vie au moins 10 minutes par jour ;
  • Ne pas fumer à proximité des enfants.

Actuellement, un candidat vaccin contre le VRS est à l’étude. Un vaccin qui pourrait protéger les nourrissons de moins de deux ans contre les formes sévères de bronchiolite. En attendant l’arrivée d’un tel vaccin, les mesures d’hygiène restent la meilleure prévention contre la bronchiolite et l’essor de l’épidémie hivernale.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

une fille avec sa mère et sa grand-mère en train de jouer du piano

Apprendre à jouer du piano, un bon moyen de préserver sa mémoire | Thierry Payet

La musique adoucit les mœurs… mais pas seulement ! En effet, apprendre à jouer du piano protègerait de la perte de mémoire liée à l’âge. C’est ce que démontre une étude publiée dans la revue Frontières Vieillissement Neurosciences. Après un entrainement de 6 mois, les participants qui ont appris à jouer du piano présentent une stabilisation d’une structure cérébrale impliquée dans la mémoire et ainsi une préservation de leur mémoire. Explications.

une fille avec sa mère et sa grand-mère en train de jouer du piano

La musique comme thérapie

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la prochaine décennie doit être dédiée au mieux vieillir. Avec une population vieillissante, un enjeu de plus en plus important réside dans l’accompagnement au vieillissement. Dans ce cadre, la musique a sa partition à jouer. En se basant sur des études antérieures montrant que la pratique musicale pouvait induire des modifications cérébrales, des chercheurs se sont demandé comment la pratique musicale pouvait modifier la structure du cerveau de personnes âgées.

Pour cela, les scientifiques ont recruté 155 personnes, âgées de 60 à 70 ans, sans maladie et n’ayant jamais joué de la musique. Ils leur ont proposé deux types de musicothérapie, pendant 6 mois :

  • Une reposant sur de la pratique musicale. Les participants ont appris à jouer du piano. Concrètement, les sujets apprenaient à jouer du piano avec les deux mains, à lire des partitions et à jouer différents styles musicaux. Ils pouvaient également chanter en même temps. Les cours duraient 1h par semaine. De plus, les participants devaient s’entraîner 30 minutes par jour ;
  • Une se basant sur l’écoute et l’apprentissage de la culture musicale. Les séances duraient également 1h par semaine. Elles étaient organisées en groupe de 4 ou 6 personnes. Pendant les séances, les participants écoutaient de la musique et apprenaient des informations sur différents instruments et sur les différents styles musicaux. Aucun mouvement lié à la musique était initié.

En parallèle, les chercheurs ont observé les modifications de la matière blanche composant une structure particulière du cerveau, appelée fornix. La matière blanche, aussi appelée substance blanche, est composée des fibres nerveuses. Elle assure la transmission des messages nerveux entre les différentes régions du cerveau. Ainsi, elle occupe un rôle primordial dans le bon fonctionnement du cerveau. Parmi les structures de matière blanche composant le cerveau, le fornix occupe un rôle particulier. Situé en profondeur, il assure la liaison entre l’hippocampe et d’autre régions cérébrales. Ainsi, le fornix contribue au bon fonctionnement de la mémoire, entre autres. A savoir que la densité du fornix décline naturellement avec l’âge, entraînant un déclin cognitif.

Apprendre à jouer du piano préserverait la mémoire des personnes âgées

Ainsi, pour étudier les modifications du fornix en lien avec les entraînements, les participants ont bénéficié de deux IRM : une avant les séances, une après 6 mois d’entrainement. Les personnes entraînées effectuaient également des tests visant à évaluer leurs capacités en mémoire épisodique.

A savoir : Il existe différents types de mémoire. Parmi eux, la mémoire épisodique correspond à la mémoire des moments personnellement vécus. Elle nous permet de nous repérer dans le temps et l’espace et de nous projeter dans le futur. La plupart des souvenirs épisodiques se transforment, avec le temps, en connaissances générales.

Les résultats de l’étude montrent une diminution significative de la densité des fibres nerveuses du fornix dans le groupe qui a suivi la thérapie d’écoute et de culture musicale. Cette réduction n’était pas retrouvée chez les participants qui ont joué du piano pendant 6 mois. Les chercheurs ont également établi une corrélation entre les changements de densité du fornix et les performances dans les tâches de mémoire des participants. En effet, les participants qui ont préservé la densité en matière blanche du fornix présentaient de meilleurs résultats dans les tests de mémoire. De plus, l’intensité de l’entraînement au piano est corrélée à la taille des effets observés. En clair, plus il y a de séances, plus les performances sont préservées.

Ainsi, apprendre à jouer du piano a stabilisé la matière blanche du fornix et préservé les capacités mnésiques des participants. Il s’agit d’une piste intéressante à mettre en place auprès de nos aînés. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, apprendre à jouer d’un instrument, même à 60 ans, peut présenter un réel avantage pour notre cerveau.

Alexia F., Docteure en Neurosciences

Sources

– Six mois d’entraînement au piano chez des personnes âgées en bonne santé stabilisent la microstructure de la substance blanche dans le fornix, par rapport à un groupe témoin actif. frontiersin.org. Consulté le 11 avril 2022.
Runner's Knee, à quoi sert toute cette douleur ?

Runner’s Knee, à quoi sert toute cette douleur ? | Thierry Payet

Qu’est-ce que c’est?

Le genou des coureurs, plus scientifiquement connu sous le nom de syndrome de douleur fémoro-patellaire (PFPS), est une affection qui affecte le cartilage sous la rotule (patella) et les structures qui le soutiennent, lorsqu’il se déplace de haut en bas et au-dessus de la rainure sur le fémur (os de la cuisse) lorsque vous pliez et redressez votre genou. La blessure survient à la fois chez les amateurs et les coureurs professionnels, certaines statistiques montrant qu’elle représente 50% de toutes les blessures de course.

Quels sont les symptômes?

  • Douleur autour ou sous la rotule
  • Douleur qui s’aggrave principalement lors de la descente d’une colline
  • Douleur sourde lors de la course sur un terrain accidenté.
  • Douleur lorsque vous poussez sur votre rotule

Quelles sont les causes?

Une blessure survient lorsqu’il y a un « mal suivi » de la rotule dans la rainure fémorale et une stimulation chronique des nerfs de la douleur dans la zone environnante. Le “Mal-Tracking” peut être dû à un certain nombre de facteurs tels que ; l’alignement de votre jambe et des forces musculaires anormales. Il a été démontré que le manque de force et de flexibilité des hanches, des ischio-jambiers et des quadriceps contribue à ce problème. Cependant, les erreurs de formation sont le principal coupable. Cela peut inclure une accumulation accélérée de kilométrage, ainsi que des courses à haute intensité excessives ou des travaux en côte. Des chaussures usées et inappropriées sont également citées comme cause possible.

Comment je le répare?

La première chose à faire est de se reposer, ainsi que l’utilisation de glace et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), cela aidera à réduire la douleur et l’enflure à court terme. Le bandage kinésiologique peut également aider à améliorer le mouvement de la rotule et à réduire la douleur. Encore une fois, ce n’est qu’un effet à court terme, mais il vous aidera à poursuivre votre rééducation.

La recherche montre que le renforcement des muscles de la hanche/fessier, en particulier les adducteurs de la hanche et les fessiers, peut réduire la douleur dans le syndrome fémoro-patellaire douloureux. Les exercices pour cela peuvent inclure; squats, promenades en crabe et ponts. Améliorer la souplesse de la jambe, en particulier les fléchisseurs de la hanche, est essentiel. Consulter un professionnel tel qu’un ostéopathe ou un physio est également un élément important pour réduire la douleur autour du genou et mobiliser les articulations et les structures des tissus mous. N’oubliez pas qu’il est important de réduire le kilométrage ou même de faire une pause complète dans la course. Une progression progressive vers la formation peut être discutée avec votre ostéopathe au fur et à mesure que vous progressez dans votre programme de réadaptation. Certains coureurs trouvent que courir en montée ou simuler des collines sur des tapis roulants est moins douloureux. La course en montée a la valeur ajoutée de travailler vos fessiers. Des muscles fessiers forts aident à contrôler le mouvement de la hanche et de la cuisse, empêchant le genou de se tourner vers l’intérieur. Le cyclisme et la natation sont d’autres activités «Knee Friendly» pour l’entraînement croisé.

Comment puis-je l’empêcher?

Il est également important d’être proactif avec les mesures de prévention, surtout si vous avez déjà souffert du genou du coureur. La mise en œuvre d’une routine régulière de force et de flexibilité, elle sera au centre de l’attention. Le renforcement des hanches, des fessiers, des quadriceps et des ischio-jambiers améliore la stabilité globale et aide la chaîne cinétique à mieux fonctionner – réduisant la charge sur l’articulation du genou et facilitant le soutien de l’articulation. Écoutez votre corps et réagissez au premier signe d’inconfort. Le genou du coureur est une blessure qui s’aggrave si vous continuez à courir dessus. Construire lentement du kilométrage vous aidera à rester en bonne santé. N’augmentez pas votre kilométrage de plus de 5 à 10 % d’une semaine à l’autre. Éviter les descentes excessives est également une bonne chose à faire si vous espérez éviter les blessures.

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opioïdes et surconsommation

la HAS alerte sur leur surconsommation | Thierry Payet

Dans une note publiée hier, la Haute Autorité de Santé (HAS) souligne la nécessité de prévenir la surconsommation d’opioïdes. A l’étranger, notamment aux Etats-Unis, une crise sanitaire induite par la surconsommation de ces médicaments est en cours. Ainsi, la HAS expose les stratégies thérapeutiques précises et encadrées destinées à l’usage de ces médicaments. Explications.

opioïdes et surconsommation

Quelle utilisation médicale pour les opioïdes ?

Eviter tout risque de mésusage des opioïdes et l’addiction chez les patients. C’est l’objectif fixé par la HAS. En effet, en 2015, près de 10 millions de Français ont eu une prescription d’antalgiques opioïdes. Un chiffre qui est en hausse depuis les dernières années. D’ailleurs, aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, une crise sanitaire marquée par le nombre important de décès imputables à la surconsommation d’opioïdes est en cours.

Le terme « opioïdes » regroupe les composés extraits de la graine de pavot, semi-synthétiques et synthétiques, qui possèdent les mêmes propriétés. Les opioïdes comprennent l’héroïne, la morphine, la codéine, le fentanyl, la méthadone, le tramadol et d’autres substances similaires. En raison de leurs effets pharmacologiques, ils peuvent provoquer des difficultés respiratoires. Une surdose peut entraîner la mort.

Dans le cadre médical, certains d’entre eux peuvent être inclus dans une prise en charge de la douleur. Ils ont alors le rôle d’antalgique, c’est-à-dire qu’ils sont utilisés pour atténuer ou supprimer la douleur, mais sans en traiter la cause. Parmi les dérivés des opioïdes, certains font partie des antalgiques de niveau II. Ils sont utilisés pour traiter les douleurs modérées à intenses. D’autres peuvent être prescrits en cas de douleurs intenses. Etant donné qu’ils agissent directement sur le cerveau, ils peuvent entraîner un phénomène d’accoutumance et de dépendance. C’est pourquoi leur utilisation est strictement encadrée.

Renforcer les recommandations pour lutter contre la surconsommation d’opioïdes

En France, l’enjeu est de sécuriser davantage l’usage des opioïdes sans en restreindre l’accès pour les patients qui en ont besoin. Il s’agit d’un enjeu majeur dans un contexte de vieillissement de la population et d’augmentation des maladies chroniques qui favorisent la multiplication des symptômes douloureux. Face à l’augmentation de la consommation d’antalgiques opioïdes, la HAS insiste sur deux points :

  • Le maintien de la mobilisation des professionnels de santé autour d’une juste prescription;
  • La non-banalisation du recours à ces médicaments. En effet, cette précaution s’impose quelle que soit la puissance de l’opioïde. Les risques de développer un trouble de l’usage ou de surdose sont communs à tous les opioïdes. L’important réside donc dans la durée de la prescription et la quantité. Qu’importe le type de médicament opioïde, une quantité prescrite trop importante peut s‘avérer rapidement problématique.

La HAS a également produit des recommandations détaillées pour chaque situation où des opioïdes peuvent être prescrits : traitement de la douleur chronique non cancéreuse, de la douleur aigue, de celle liée à un cancer ou chez la femme enceinte et allaitante.

Une personnalisation des prescriptions

Dans son rapport, la HAS précise l’usage des opioïdes en fonction de chaque situation :

  • Dans le cadre d’un traitement de la douleur chronique non cancéreuse, elle précise que les antalgiques opioïdes ne sont à envisager qu’en dernier recours. Par exemple, ils ne peuvent pas être prescrits dans le cas de douleurs pelviennes chroniques ou de migraines;
  • Quand la prescription d’opioïdes est nécessaire, elle recommande d’instaurer le traitement de façon progressive. Des réévaluations quotidiennes sont prévues en début de traitement pour ajuster la posologie et surveiller l’apparition d’effets indésirables ;
  • Au-delà de 6 mois de traitement en continu, la HAS conseille de diminuer progressivement le traitement, voire le stopper. Cela permet de vérifier la justification du traitement et d’éventuellement réduire la dose.

Avec la mise à jour des recommandations dans la prescription des antalgiques opioïdes, la HAS ambitionne de contenir l’augmentation de leur consommation afin de ne pas basculer dans une crise sanitaire.

Alexia F., Docteure en Neurosciences

Sources

– Opioïdes : éviter leur banalisation pour limiter les risques. has-sante.fr. Consulté le 25 mars 2022.
– Bien utiliser les médicaments antalgiques contre la douleur. ameli.fr. Consulté le 25 mars 2022.
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Enceinte et constipée comment l’ostéopathie peut m’aider ? | Thierry Payet

En dehors de l’état de grossesse, certaines personnes sont plus susceptibles d’être constipées.

La constipation ne se définit pas par la fréquence des selles, une personne peut aller aux toilettes une fois toutes les 48 heures sans en être incommodée. Le ralentissement du transit est physiologique en cas de grossesse, il n’y a rien d’alarmant à aller sans difficulté particulière à la selle deux à trois fois par semaine, si on y allait toutes les 48 heures hors état de grossesse.
La constipation survient lorsqu’il est difficile d’évacuer les selles, que cela occasionne des douleurs abdominales, des gênes, voire des hémorroïdes.

 

Pourquoi la grossesse augmente la constipation ?

 

Et oui être enceinte augmente les chances d’être constipée et la principale raison est hormonale : la progestérone, qui est l’hormone qui va favoriser le développement de l’ oeuf primordial par le maintien de l’endomètre, entraîne une diminution du péristaltisme intestinal. Les viscères vont donc être plus paresseux et les selles vont être amenées plus lentement vers le rectum.

Il existe aussi d’autres facteurs :

  • Mécaniques : Le poids du bébé et de l’utérus peuvent exercer une pression sur le plancher pelvien trop importante (selon la tonicité et la posture individuelle de la femme), ce qui majore la faiblesse des sphincters et la « paresse » des organes. La position du bébé et le développement de l’utérus peuvent aussi entraîner des compressions de certaines parties du gros intestin.

 

  • Les habitudes de vie : l’apport de fibres peut être insuffisant, l’hydratation globale également. L’installation aux toilettes en position assise, nous le verrons après, n’est pas physiologique, tout comme le fait de pousser pour aller à la selle. Enfin, le fait de maintenir une activité physique ou non va influer sur la motricité intestinale.

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Enceinte et constipée… L’ostéopathie peut m’aider ?

Tout d’abord, comme nous l’avons vu plus haut, il convient de faire un distingo entre être constipée et ralentissement du transit.
Ensuite, l’examen ostéopathique révèle bien des choses quant à l’adaptation du corps de la femme à l’état de grossesse : cambrure du bas du dos exagérée, respiration devenue difficile car trop de pression abdominale ou thoracique sur le diaphragme, stress, pression périnéale importante car bébé « bas », entre autres, vont être des facteurs mécaniques sur lesquels votre ostéopathe va travailler.
En état de grossesse et à l’accouchement, le maintien de la position debout entraîne naturellement liquides et organes à aller vers le bas, et pour contrecarrer ce phénomène et éviter les descentes d’organes, il faut apprendre à éviter les poussées inutiles. Le fait de pousser pour aller à la selle est un exemple fréquent de mauvaise habitude qui va être accentuée par les selles dures.

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Naturellement, les femmes sont aussi plus disposées anatomiquement à pousser, ce qui est aussi induit par la position assise de nos toilettes européennes.
L’anatomie du rectum est la même chez l’homme et la femme mais les hommes n’ont pas l’idée de pousser et restent souvent plus longtemps.
L’anatomie féminine nous montre que le rectum est juste à l’arrière du vide vaginal et aura tendance, comme la nature n’aime pas le vide, à se répandre dans ce vide, ce qui distend ses parois qui deviennent moins efficaces à vider leur contenu. Si l’axe de sortie n’est pas le bon, si la sensation du premier besoin n’est pas respectée, si la femme pousse trop, les selles vont en direction du vagin et non du canal anal. Chez l’homme, il n’y a pas de vide, les selles sortent même sans poussée sauf cas graves.

On comprend donc que si la sensation du premier besoin n’est pas respectée, les selles vont avoir tendance à s’accumuler en direction du vagin, au deuxième besoin, la sensation sera moins forte, les selles stockées vont avoir tendance à s’accumuler, à fermenter, se dessécher, produire des gaz, générer des douleurs.

Être constipée pendant la grossesse envoie des signaux neurologiques se référant aux vertèbres lombaires, causant des douleurs, et entraînant des contraintes mécaniques à la bonne croissance du bébé et de l’utérus. Ainsi, une constipation enceinte n’est pas à prendre à la légère, et aura toujours une influence sur la posture, la respiration, la position de l’utérus et du bébé.

Ainsi, si vous êtes constipée, son origine est certes hormonale mais peut aussi être liée à des causes mécaniques ou viscérales. Ce n’est pas une fatalité et cela peut être vite résolu !

>> Vous souhaitez préparer au mieux votre accouchement avec votre ostéopathe ?  N’hésitez pas à consulter notre super article sur le sujet <<

 

En dehors de l’ostéopathie, quelle routine employer au quotidien contre la constipation  ?

Rien de mieux qu’une vidéo pour vous apporter rapidement les clefs contre la constipation >> VOIR LA VIDÉO <<

Migräne • Liem Health Blog • 17. März 2022

Migräne • Liem Health Blog • 17. März 2022 | Thierry Payet

Migräneartige Kopfschmerzen sind auf ein multifaktorielles Geschehen zurückzuführen. An dieser Stelle können die unterschiedlichen Formen von Kopfschmerzen, die vielfältigen Ursachen, die zugrunde liegenden strukturellen Veränderungen und die entsprechenden Therapiemöglichkeiten nur andeutungsweise und sehr unvollständig behandelt werden. Aus osteopathischer Sicht können folgende Strukturen beteiligt sein:

 

  • Spannungen der Dura, die sich auf die venösen Blutleiter und die arteriellen Blutgefäße auswirken, z.B. die A. meningea media. Die Folgen sind u.a. zerebrale Ödeme, Entzündungen, reflektorische Muskelspannungen im Nacken usw.
  • SSB-Dysfunktionen mit Blockierungen der Suturae sphenosquamosa, occipitomastoidea, petrojugularis, petrosphenoidalis
  • Os occipitale und Os temporale: Am Foramen jugulare kann der Vagusnerv Spannungen der Duralmembran ausgesetzt sein und der venöse Rückfluss behindert werden, mit der Folge von Übelkeit, Schwindel, Erbrechen. An der Vorderwand der Felsenbeinspitze des Os temporale befindet sich eine flache Mulde für das Ganglion trigeminale. Der N. trigeminus versorgt sensibel das Gesicht, die Stirn sowie die intrakraniale Dura.
  • Obere HWS und Spannungen der Nackenmuskulatur: Die sensible Innervation eines Teils des Schädels und der Dura verläuft über die ersten 3 zervikalen Nerven.
  • Restriktionen am Sakrum und an den oberen Rippen
  • Spannungen der Kaumuskulatur: Vor allem der M. temporalis ist in der Lage, Schmerzen zu verursachen, indem er die Sutura sphenosquamosa komprimiert.
  • die hyoidale Muskulatur mit ihrem Einfluss auf die V. jugularis (Kap. 16.3.6.14)
  • Von den Gefäßen sind die Arterien am schmerzempfindlichsten, dann kommen die großen Sinus und am geringsten sind die kleinen Sinus und die Venen schmerzempfindlich. Die Blutgefäße des Kopfes werden präganglionär von C8–Th3, vom Ganglion stellatum (über die A. vertebralis) und vom Ganglion cervicale superius (über die A. carotis interna und externa) versorgt. Auch parasympathische Innervationen sind unregelmäßig anzutreffen, z.B. über den N. facialis. Nicht selten ist die A. meningea media an der Sutura sphenosquamosa Spannungen ausgesetzt, die zu Kopfschmerzen führen können.
  • viszerale Strukturen des Thorax oder des Verdauungsapparates (über die faszialen Verbindungen zum Tuberculum pharyngeum des Os occipitale)
  • vaskuläre Dynamiken: A. vertebralis, Äste der A. carotis interna, A. carotis externa, Abflusstörungen der V. jugularis interna
  • N. trigeminus und seine Äste und insbesondere das spinale Kerngebiet
  • somatische Nerven, z.B. N. occipitalis major, N. occipitalis minor, N. auricularis magnus etc.

 

Die Behandlung dieser Strukturen und aller anderen zugrunde liegenden Dysfunktionen können die Migräne und Kopfschmerzen sehr positiv beeinflussen. Selbstverständlich sollten alle weiteren möglichen Ursachen abgeklärt, psychische Anspannungen reguliert, Herde ausgeschaltet und ggf. eine Ernährungsberatung durchgeführt werden.

Mögliche Techniken: CV-4, atlantookzipitale Entspannung, Behandlung der SSB, Befreiung der Sutura occipitomastoidea, intrakraniale Duralentspannungstechniken, Lösung von Verspannungen der Nackenmuskulatur und der hyoidalen Muskulatur (s. a. Liem T: Praxis der kraniosakralen Osteopathie. 3. Aufl. Stuttgart: Haug; 2010).

Laut einer systematischen Literaturarbeit von 2011 sind bisherige zur Behandlung der Migräne, Spannungskopfschmerzen und zervikogen bedingten Kopfschmerzen bei Kinder und Jugendlichen mit unzureichender Validität durchgeführt worden [39].

Vor allem Stress, Schlaf und Ernährungsfaktoren können als Triggerfaktor des primären Kopfschmerzes wirken [40].

Im Rahmen einer kontrollierten klinischen Studie mit Quasi-Randomisierung mit 19 Migränepatienten konnte ein deutlicher Verbesserungseffekt der Erkrankungssymptomatik bei Migränepatienten durch eine befundorientierte osteopathische Behandlung aufgezeigt werden. Insgesamt zeigten die Patienten multiple Dysfunktionsmuster in allen Körpersystemen [41].

Laut einer Studie aus dem Jahr 2012 gibt es Hinweise, dass Migräne, Kopfschmerzen und assoziierte Symptome durch die osteopathische manuelle Therapie verbessert werden können. Bei 28 Patienten (76%) wurde eine Dysfunktion im Bereich des Atlantookzipitalgelenke, bei 21 (57%) im Bereich von C7–Th1 und bei 14 (38%) in der Region der Sakroiliakalgelenke diagnostiziert. Es fand sich bei jedem Patienten mindestens eine viszerale Dysfunktion, meist der Leber. Durchschnittlich wurden 2 kraniale Dysfunktionen pro Patient lokalisiert (am häufigsten der Dura mater cranialis und SSB) [42].