Personne atteinte alcoolodépendance

Quel rôle joue la dopamine ? | Thierry Payet

Selon les données de l’INSERM, environ 90 % des Français sont régulièrement amenés à consommer de l’alcool, et 10 % en consomment quotidiennement. Une habitude qui peut conduire à la dépendance à l’alcool, sans compter les effets néfastes de l’alcool sur la santé. Dans une récente étude, des chercheurs français ont mis le doigt sur une nouvelle piste thérapeutique contre l’alcoolodépendance, impliquant la dopamine. Explications.

Personne atteinte alcoolodépendance

De la consommation d’alcool à l’alcoolodépendance

La consommation fréquente voire quotidienne, en quantités supérieures aux recommandations (plus de deux verres par jour), est un facteur de risque connu d’alcoolodépendance ou dépendance à l’alcool. La dépendance à l’alcool se matérialise par deux phénomènes complémentaires :

  • Un besoin compulsif de boiremalgré les effets négatifs de la consommation d’alcool ;
  • Des signes de manque en cas d’abstinence.

Si l’alcoolodépendance est bien décrite, les chercheurs continuent à s’interroger : pourquoi certains gros buveurs ne deviennent pas dépendants à l’alcool ? En creusant cette question, les chercheurs se sont intéressés aux circuits cérébraux de la récompense, qui impliquent un neurotransmetteur particulier, la dopamine. La libération de ce neurotransmetteur tend à procurer une sensation de plaisir au consommateur d’alcool, qui consomme à nouveau de l’alcool pour revivre ce sentiment de plaisir, etc. C’est ce que les chercheurs appellent le circuit de la récompense.

La dopamine impliquée dans l’alcoolodépendance

Si l’activation du circuit de la récompense associé à la dopamine entre en jeu dans le comportement de consommation d’alcool, le rôle de la dopamine dans l’alcoolodépendance reste flou, malgré plusieurs études sur le sujet. Les médicaments qui inhibent l’action de la dopamine ne permettent par exemple pas de réduire la dépendance à l’alcool. Pour en savoir plus, les chercheurs ont mené de nouveaux travaux chez le rat.

Ils ont exposé des rats plusieurs fois à l’alcool et comme chez l’homme, une partie des rats a développé une dépendance à l’alcool. En analysant le taux de dopamine au niveau d’une région impliquée dans la motivation. La voie nigro-striée, les chercheurs ont observé que les rats devenus dépendants à l’alcool présentaient un déficit en dopamine dans la région nigro-striée. Chez les rats qui n’étaient pas devenus dépendants à l’alcool, les chercheurs ont réduit le taux de dopamine dans la région nigro-striée pour atteindre le niveau observé chez les rats alcoolodépendants. Une telle réduction du taux de dopamine entraînait une alcoolodépendance des rats, qui n’étaient pourtant pas devenus dépendants à l’alcool en le consommant !

Réduire ou supprimer sa consommation, meilleur rempart contre la dépendance à l’alcool

Ces nouvelles données permettent aux chercheurs de conclure que la dopamine est bien impliquée dans les mécanismes de dépendance à l’alcoolune implication qui était jusque-là controversée au sein de la communauté scientifique. En allant plus loin, les chercheurs ont voulu tester une nouvelle piste thérapeutique. Ils ont administré aux rats une substance capable de stimuler la production de dopamine au niveau cérébral. Cette administration entraînait une diminution de la dépendance à l’alcool des rats.

Ces nouvelles données, observées uniquement chez les rats, ouvrent de nouvelles perspectives pour mieux comprendre l’alcoolodépendance et la traiter. Mais beaucoup de chemin reste encore à parcourir, d’abord pour transposer de telles données à l’homme, mais aussi pour étudier le rôle d’autres facteurs que la dopamine sur le développement du comportement addictif. D’ici là, la prévention de l’alcoolodépendance reste la solution la plus sûre et la plus efficace. En limitant autant que possible sa consommation d’alcool !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Alcoolodépendance : la dopamine comme piste thérapeutique. inserm.fr. Consulté le 11 janvier 2023.
PLFSS 2023, quel impact pour les infirmiers ?

Actualités Covid-19 : nouvelles recommandations | Thierry Payet

Alors qu’on observe une forte hausse des contaminations depuis le milieu du mois de novembre, le gouvernement incite les Français à se protéger, notamment en portant le masque dans les transports en commun.

Malgré les grèves des biologistes en novembre et en décembre, Santé publique France indique que les données récoltées sur l’épidémie sont cohérentes et que d’autres indicateurs existent, en particulier le passage aux urgences et les nouvelles hospitalisations.

Médicalib vous propose ici de faire le point sur la situation.


JE – Situation décembre 2022

Alors qu’on observe une forte hausse des contaminations depuis le milieu du mois de novembre, le gouvernement incite les Français à se protéger, notamment en portant le masque dans les transports en commun.

Malgré les grèves des biologistes en novembre et en décembre, Santé publique France indique que les données récoltées sur l’épidémie sont cohérentes et que d’autres indicateurs existent, en particulier le passage aux urgences et les nouvelles hospitalisations.


Point sur la situation en France

D’après le dernier rapport (en date du 08 décembre 2022 [1]) publié par Santé Publique France :

  • le nombre de patients positifs à la Covid-19 augmente (+27%)
  • le nombre de nouvelles admissions à l’hôpital augmente (+7%)
  • le nombre d’admissions en services de soins critiques augmente(+6%)
  • le nombre de décès liés à l’infection à la covid-19 augmente (+9%)

C’est le variante omicron qui revient à la charge et contamine les Français. Dans un contexte où ce virus cohabite avec les virus hivernaux, il est recommandé de prendre des précautions en réalisant une dose de rappel adaptée contre le variant Omicron du Covid ainsi que la vaccination contre les virus grippaux.

A ce jour, seulement 14,4% des 80 ans et plus et 32% des 60-79 ans sont considérés protégés par la vaccination.

Au vu de ces chiffres, aucun doute qu’il est nécessaire de se protéger. Cependant, le gouvernement semble avoir adopté une position de recul, laissant chacun prendre ses responsabilités. Le port du masque a seulement été recommandé, et non contraint, dans les transports en commun, qui sont pourtant un lieu important de la transmission.

La campagne de vaccination est ouverte à toute la population. Toutes les personnes de plus de 12 ans, dont la dernière injection date de plus de 6 mois (3 mois pour les personnes de 80 ans et plus) sont éligibles, avec priorité pour les personnes fragiles.


II- Vaccination par les infirmiers et infirmières

Depuis le 26 mars 2021 (décret n°2021-325),  » les infirmiers peuvent prescrire les vaccins dont la liste figure aux I et II de l’annexe 4 à toute personne, à l’exception des femmes enceintes, des personnes présentant un trouble de l’hémostase et des personnes ayant des antécédents de réaction anaphylactique à un des composants de ces vaccins ou ayant présenté une réaction anaphylactique lors de la première injection. »

Dans le but de faciliter l’accès à la vaccination aux plus fragiles, Médicalib organise des campagnes de rappels contre le Covid au sein des Ehpad et des entreprises.


Notre mission : faciliter votre quotidien de professionnel de santé libéral en vous proposant des solutions adaptées et des articles utiles à l’exercice de votre pratique professionnelle.

Le site internet de Medicalib permet aux patients de prendre facilement rendez-vous avec une infirmière à domicile.

Grace à notre plateforme nous pouvons vous accompagner dans le développement de votre patientèle et dans l’optimisation de votre tournée.


Sources :

  • [1] Covid-19 – Point épidémiologique n°145 – Santé Publique France- 2022
PLFSS 2023, quel impact pour les infirmiers ?

PLFSS 2023, quel impact pour les infirmiers ? | Thierry Payet

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 (PLFSS) a été adopté par l’assemblée nationale le vendredi 2 décembre via un cinquième usage du 49.3. Chaque année, le gouvernement présente un nouveau texte devant le parlement pour anticiper et organiser les dépenses de la sécurité sociale ainsi que les dépenses de santé de l’année. Ce texte est également le moyen privilégié pour décider de réformes en santé.

Nous vous proposons de revenir sur les mesures qui concernent les infirmiers libéraux, les kinésithérapeutes et les sages-femmes.


I- Récapitulatif des principales mesures mises en place

Tout d’abord, grâce à l’article 33 du PLFSS, les infirmiers vont bénéficier d’une nouvelle compétence. Ils vont pouvoir faire des prescriptions vaccinales. De plus, la liste des vaccins qu’ils vont pouvoir administrer est élargie, au même titre que les sages-femmes. Ces listes seront publiées dans un arrêté du ministre de la santé après consultation de la haute autorité de santé.

Pour pallier le manque de médecins de garde les soirs et les week-end, les infirmiers, les sages-femmes et les dentistes pourront participer aux permanences de soins au même titre que les médecins. Cela permettra un partage des tâches et un meilleur accès à des soins non programmés plus adaptés aux patients.

A titre expérimental, pour une durée de 1 an, les infirmiers pourront également signer les certificats de décès.

L’une des grandes nouveautés sera l’accélération du développement de la pratique avancée. Les API pourront désormais prendre directement des patients en ville“dans le cadre des structures d’exercice coordonnées”. Il ne sera plus nécessaire, de passer par un médecin qui prescrit les services de l’IPA. Cependant, patience, car cela sera mis en place dans un décret qui pourrait tarder à arriver.

Une autre mesure est la fin de l’intérim en sortie de formation. Les missions ponctuelles seront réservées aux professionnels ayant déjà exercé pendant une durée minimale, dans un cadre autre qu’une mission temporaire. Reste à connaître cette durée minimale qui sera fixée par un décret, à la suite d’une consultation des parties prenantes.

Enfin, le gouvernement prolonge, jusqu’en 2035, la permission pour les infirmiers de travailler à l’hôpital jusqu’à 72 ans sous un statut de contractuel avec le cumul emploi-retraite.



II- Article 44 : recouvrements des indus par l’assurance maladie

Dans sa volonté de lutter contre les fraudes, le PLFSS 2023 prend de nouvelles mesures dont l’Article 44 qui durcit les possibilités de recouvrement des indus par les caisses primaires d’assurance maladie.

Pour tous les professionnels libéraux, lors d’un contrôle de l’activité, si des pratiques non conformes sont constatées, la sécurité sociale peut réclamer des indus sur l’ensemble de l’activité par extrapolation des résultats de contrôle sur un échantillon de factures limité.

Cet article qui a un objectif louable (lutter contre la fraude), créé un soupçon de culpabilité sur les professionnels de santé et peut avoir un préjudice financier important en cas d’erreur non intentionnelle.

De nombreuses professions se sont déjà indignées devant cet article via des pétitions, et plusieurs grèves ont déjà été organisées notamment par les infirmiers libéraux pour le contester.



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Homme avec une fatigue mentale

Fatigue mentale découverte d’un mécanisme cérébral en cause | Thierry Payet

D’où vient la fatigue mentale, un symptôme décrit par un nombre croissant de Français depuis la crise sanitaire ? Pour la première fois, des chercheurs français ont mis en évidence un mécanisme capable d’expliquer le développement de la fatigue mentale, l’accumulation d’un neurotransmetteur, le glutamate, dans une région spécifique du cerveau. Explications.

Homme avec une fatigue mentale

Qu’est-ce que la fatigue mentale ?

La fatigue mentale est à distinguer de la fatigue physique, associée par exemple à une infection grippale ou à une pathologie chronique, comme la fibromyalgie. La fatigue mentale, encore appelée la fatigue nerveuse, la fatigue intellectuelle ou la fatigue psychique. Elle désigne un sentiment d’épuisement général, de fatigue intense et un état de somnolence persistant, y compris au cours de la journée.

Plusieurs conditions peuvent amener à un état de fatigue mentale. Le le stress, le surmenage ou des conditions de vie perturbées en sont les principaux facteurs. Cette fatigue se développe souvent sur plusieurs semaines ou mois. Elle nécessite d’être repérée et prise en charge, pour ne pas conduire à :

  • Une fatigue chronique ;
  • Un burn-out ;
  • Une dépression.

Fatigue mentale et cerveau

En pratique, la fatigue mentale se traduit par un sentiment de saturation. On se sent en incapacité à réfléchir et de prendre des décisions. Comment expliquer sur le plan physiologique le développement de la fatigue mentale ? Des chercheurs français de l’Institut du Cerveau travaillent depuis plusieurs années sur les mécanismes biologiques à l’origine de la fatigue nerveuse. Dès 2016, ils avaient mis en évidence que la fatigue mentale était liée à une baisse d’activité du cortex préfrontal latéral gauche au cours de la journée.

Récemment, ces chercheurs ont publié de nouveaux résultats qui aident à mieux comprendre la fatigue mentale. Leurs travaux ont consisté à utiliser une technique d’imagerie par spectroscopie par résonance magnétique, capable de quantifier différentes substances dans le cerveau. Ils ont alors analysé la quantité de différentes substances dans le cerveau, et plus particulièrement dans le cortex préfrontal latéral gauche, de personnes soumises à deux types de stimulation :

  • Des tâches avec un haut degré d’attention et de concentration, propices à entraîner de la fatigue nerveuse ;
  • Des tâches simples, peu mobilisatrices des fonctions cognitives.

Une accumulation de glutamate dans le cortex préfrontal latéral gauche

L’analyse des données obtenues a révélé que le glutamate, un neurotransmetteur de type excitateur, s’accumulait dans le cortex préfrontal latéral gauche uniquement chez les personnes soumises à des tâches complexes, nécessitant une grande attention. En temps normal, le glutamate libéré au niveau cérébral est éliminé par un mécanisme de régulation physiologique. Si le glutamate s’accumule anormalement entre les neurones, il bloque l’activation normale des neurones et donc le bon fonctionnement de la région cérébrale.

Ainsi, la répétition de tâches complexes au cours de la journée conduit à une accumulation de glutamate dans cette région du cerveau, qui, incapable d’éliminer le surplus du neurotransmetteur excitateur, finit par se bloquer. Le cerveau est alors incapable d’accepter de nouvelles tâches à effectuer, c’est la fatigue mentale. Des résultats similaires ont été observés chez des sportifs de haut-niveau soumis à un surentraînement, preuve que la saturation cérébrale n’est pas uniquement liée à des tâches intellectuelles. La surstimulation cérébrale impliquerait l’accumulation du glutamate, et le blocage des régions cérébrales surstimulées. La mise en évidence pour la première fois de ce mécanisme pourrait expliquer l’impulsivité des sujets surmenés et le développement de pathologies comme le burn-out.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

Journée mondiale de la BPCO

Journée mondiale de la BPCO | Thierry Payet

En France, 3,5 millions de personnes vivent avec une Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO), et plus de 15 000 personnes en décèdent chaque année. Une pathologie respiratoire évolutive dont la première cause est le tabac, mais aussi l’exposition à certaines substances. Le 21 novembre est la journée mondiale consacrée à la lutte de la BPCO, pour sensibiliser le grand public et les acteurs.

Journée mondiale de la BPCO

De la BPCO vers l’insuffisance respiratoire

La BPCO est une pathologie respiratoire chronique, caractérisée par :

  • Une inflammation des bronches ;
  • Un rétrécissement progressif du diamètre des voies respiratoires ;
  • Des troubles respiratoires, marqués par un essoufflement pendant l’effort puis au repos et des sifflements respiratoires.

L’évolution de la maladie conduit progressivement vers l’emphysème pulmonaire, puis vers l’insuffisance respiratoire.

Actuellement aucun traitement ne permet de guérir la maladie. L’objectif des traitements est double, d’une part réduire les symptômes respiratoires et d’autre part ralentir l’évolution vers l’insuffisance respiratoire, qui nécessite une oxygénothérapie. Il est capital de diagnostiquer précocement la maladie, pour prévenir son évolution. Actuellement, selon les estimations, entre 67 et 90 % des cas ne sont pas diagnostiqués.

Le tabac, première cause de BPCO

D’après les chercheurs et les spécialistes, l’incidence de la BPCO devrait augmenter dans les années qui viennentavec potentiellement une mortalité en hausse de plus de 30 % dans les dix prochaines années. Cette évolution est liée aux causes environnementales de la BPCO, au premier rang desquelles le tabac. Le tabagisme, actif mais aussi passif, est la première cause de BPCO. Mais il ne faut pas oublier que d’autres facteurs sont également responsables de cette pathologie, comme :

  • La pollution atmosphérique et la pollution de l’air intérieur ;
  • La poussière ;
  • L’exposition professionnelle à certains produits chimiques ;
  • Des infections fréquentes des voies respiratoires au cours de l’enfance.

Sensibiliser le grand public sur ces causes constitue un axe majeur de lutte contre la maladie. Une bonne hygiène de vie peut non seulement prévenir l’apparition de la maladie, mais aussi ralentir voire arrêter sa progression et réduire les symptômes. Elle impose notamment :

  • Un arrêt total du tabac ;
  • Une alimentation saine et équilibrée ;
  • Un traitement précoce et adapté des infections pulmonaires ;
  • Le respect des recommandations vaccinales, notamment en termes de prévention des infections à pneumocoques.

La BPCO et ses comorbidités

Les populations sensibles, fumeurs, travailleurs dans certains milieux exposés, … font l’objet d’une vaste campagne de sensibilisation et de dépistagepour repérer et diagnostiquer les patients atteints de formes légères ou modérées de BPCO. Plus largement, l’existence d’un essoufflement inhabituel doit amener à consulter pour évaluer la fonction respiratoire.

Du côté de la recherche, les scientifiques tentent de mieux décrypter les mécanismes physiopathologiques de la BPCO, pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. La question d’une éventuelle prédisposition génétique est également évaluée, pour comprendre pourquoi certains fumeurs développent une BPCO et d’autres non. Enfin, les études révèlent de plus en plus que la BPCO n’est pas uniquement une maladie respiratoire et pulmonaire. Elle s’associe à d’autres pathologies, avec pour point commun des mécanismes inflammatoires. Le lien entre BPCO et santé musculaire fait notamment l’objet de multiples interrogations. La BPCO est une pathologie qui conduit inéluctablement vers l’insuffisance respiratoire. Diagnostiquée tôt, les traitements peuvent stopper son évolution et préserver la qualité de vie du patient.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). inserm.fr. Consulté le 17 novembre 2022.
Grossesse & Ostéopathie

Grossesse et ostéopathie – Clinique d’ostéopathie East Gippsland | Thierry Payet

Grossesse & Ostéopathie

Grossesse & Ostéopathie

Récemment, deux de nos ostéopathes, le Dr Steph Rohde et le Dr Michelle Derrick, ont participé à une journée de développement professionnel en petit groupe sur le thème de l’ostéopathie et de la grossesse. Ils ont appris comment l’ostéopathie peut aider à toutes les étapes de la grossesse et ont appris quelques techniques qui peuvent être utilisées pour aider et soutenir les femmes tout au long de la grossesse.

La grossesse est un voyage extraordinaire qui montre vraiment les capacités physiques, mentales et émotionnelles du corps de la femme alors qu’elles soutiennent la croissance d’un autre petit être humain. Cela devrait être un moment où une femme rayonne et où l’amour s’épanouit. Grâce au traitement et à la gestion ostéopathiques, nous voulons soutenir ce voyage pour qu’il soit aussi sûr et confortable que possible.

Comment l’ostéopathie peut-elle aider pendant la grossesse ?

L’ostéopathie peut accompagner les femmes tout au long de leur parcours, depuis avant la conception, tout au long de chacun des différents trimestres et se poursuit jusqu’à la récupération de leur santé et de leur fonction musculo-squelettique. Il peut également aider à soutenir le corps à travers les changements biomécaniques associés à la grossesse et à la naissance via un traitement pratique, une éducation et des exercices.

Quels ostéopathes peuvent traiter la grossesse environnante ?

Les ostéopathes peuvent aider et traiter une gamme de facteurs liés au parcours de grossesse, notamment :

  • Douleurs lombaires et pelviennes
  • Préparation avant la naissance
  • Positionnement fœtal optimal
  • Équilibre pelvien
  • Problèmes posturaux, en particulier pendant la grossesse et l’alimentation
  • Maux de tête
  • Sciatique
  • Douleur au talon et au pied
  • Syndrome du canal carpien
  • Soins postnatals et rétablissement
  • Douleur au genou
  • Mastite
  • Soins du plancher pelvien
  • De plus, toute plainte musculo-squelettique générale

Avec qui travaillons-nous ?

Nous pouvons également travailler en collaboration avec :

  • GPS
  • Infirmière en santé maternelle et infantile
  • Physiothérapeutes du plancher pelvien
  • Praticiens en médecine chinoise
  • Herboristes
  • Spécialistes FIV

…et de nombreux autres professionnels de la santé pour vous aider à prendre soin de chaque aspect de votre santé tout au long de ce parcours.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la façon dont l’ostéopathie peut vous aider, parlez à l’un de nos ostéopathes en prenant rendez-vous dès aujourd’hui.

Sinon, si vous avez des questions, veuillez appeler notre sympathique équipe de réception pour obtenir de l’aide.

Novembre mois sans tabac

Se lancer dans le sevrage tabagique | Thierry Payet

Depuis la première édition de l’opération « mois sans tabac » en novembre 2016, plus d’un million de Français ont tenté l’expérience et ont débuté un sevrage tabagique à cette occasion. Une opération de santé publique majeure qui permet chaque année à des fumeuses et des fumeurs d’arrêter le tabac provisoirement … ou définitivement !

Novembre mois sans tabac

Le tabac, première cause évitable de mortalité

En France, le tabac est encore et toujours la première cause évitable de décèspuisque le tabac est un facteur de risque de nombreuses maladies chroniques, telles que :

  • Les cancers, un cancer sur trois est lié au tabac, et pas seulement le cancer du poumon ;
  • Les maladies et accidents cardiovasculaires ;
  • La BPCO (BronchoPneumopathie Chronique Obstructive), dont 80 % des cas sont directement liés au tabagisme ;
  • L’aggravation de nombreuses pathologies, comme le diabète, des maladies digestives, des infections ORL ou encore des problèmes oculaires (cataracte ou DMLA).

L’arrêt du tabac ou sevrage tabagique est donc un enjeu majeur de santé publique. L’opération se déroule tous les mois de novembre et propose tout au long du mois au grand public de s’informer sur le tabac et ses dangers, mais aussi et surtout aux fumeuses et aux fumeurs d’arrêter de fumer.

Novembre le « Mois sans tabac », un mois pour se lancer dans le sevrage tabagique

L’objectif de l’opération est de convaincre le plus grand nombre de fumeurs de s’arrêter de fumer, au moins pendant le mois de l’opération, voire définitivement. En 2021, 110 000 Français avaient participé à l’opération. A la date du 7 novembre 2022, le score est largement dépassé, avec déjà plus de 150 000 inscrits. L’intérêt est de ne pas se lancer seul, mais de profiter d’un élan collectif national suscité par l’opération et de l’accompagnement personnalisé de tabacologues.

Cet accompagnement se matérialise par la remise d’un kit complet d’aide au sevrage tabagiqueque le fumeur peut retirer gratuitement dans l’une des nombreuses pharmacies partenaires sur le territoire. Après un premier entretien avec un professionnel tabacologue, le fumeur trouve dans le kit :

  • Le livret « Programme 40 jours » qui propose des conseils et défis quotidiens pour préparer son arrêt pendant 10 jours et maintenir son arrêt pendant 30 jours ;
  • La « roue des économies » qui permet de simuler les économies réalisées lors de l’arrêt du tabac ;
  • Un dépliant « Outils » qui présente l’interface Tabac info service ;
  • Le dépliant « Professionnels de santé », qui informe sur les possibilités d’accompagnement par les différents professionnels.

Cinq fois plus de chances d’arrêter définitivement de fumer

Parallèlement, le fumeur est invité à se faire accompagner pendant et après le mois de l’opération par un tabacologue. Le site internet Tabac-info-service dispose également d’un onglet questions/réponses et une application d’e-coaching. Des professionnels sont disponibles au 39 89 pour une aide et un soutien à distance. L’accompagnement au sevrage tabagique constitue une chance supplémentaire de réussir à arrêter de fumer.

Des substituts nicotiniques sont proposés en fonction du profil du fumeur et de ses habitudes. Ces substituts peuvent être prescrits par différents professionnels de santé (médecins, sage-femmes, kinésithérapeutes, infirmiers) et pris en charge par l’Assurance Maladie. L’accompagnement et le suivi régulier par un tabacologue permettent aussi de gérer la dépendance comportementale et psychologique au tabac, parfois plus difficile à gérer que la dépendance physique à la nicotine. L’opération propose d’arrêter de fumer pendant 30 jourspériode au bout de laquelle les symptômes du manque s’estompent. Et cette durée d’arrêt multiplie par cinq les chances de parvenir à un arrêt définitif. Il ne reste donc plus qu’à s’inscrire !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

produits de défrisage et le risque de cancer

Produits de défrisage et risque de cancer : ce qu’il faut savoir | Thierry Payet

Le cancer de l’endomètre, ou cancer de l’utérus, est le second cancer gynécologique le plus fréquent, après le cancer du sein. En 2018, l’Institut National du Cancer estimait à plus de 8 200 le nombre de nouveaux cas de ce cancer en France. Selon une récente étude, publiée dans la revue scientifique Le Journal de l’Institut national du canceril existerait un lien entre la survenue de ce cancer et l’utilisation de produits de défrisage capillaire. Explications sur le lien entre produits de défrisage et risque de cancer.

produits de défrisage et le risque de cancer

Cancer de l’endomètre et facteurs environnementaux

Plusieurs facteurs de risque ont d’ores et déjà été identifiés pour le cancer de l’endomètre :

  • Le surpoids et l’obésité ;
  • Le diabète ;
  • Des antécédents de traitement par le tamoxifènemédicament classiquement utilisé dans le cancer du sein ;
  • Le syndrome de Lynch ou syndrome HNPCC (maladie héréditaire rare qui augmente le risque de développer certains cancers, en particulier le cancer colorectal et le cancer de l’endomètre).

Ce cancer survient généralement après la ménopause, avec un âge moyen au diagnostic de 68 ans.

A savoir ! Il ne faut pas confondre le cancer de l’endomètre ou cancer de la paroi utérine avec le cancer du col de l’utérus. Ces deux cancers ne touchent pas la même zone, ni les mêmes tissus. Leurs causes, leur épidémiologie, leur pronostic et leur prise en charge sont différents.

En dehors des facteurs de risque identifiés, quel est l’impact de certains facteurs environnementaux ? Récemment, des chercheurs se sont intéressés de plus près à des produits du quotidien, les produits de défrisage capillaires.

Produits capillaires et risque de cancer de l’utérus

Pourquoi porter leur attention sur des produits capillaires ? De nombreux produits capillaires renferment des produits chimiques, dont certains sont reconnus comme des agents carcinogènes ou des perturbateurs endocriniens. Des études antérieures ont montré que l’utilisation de certains produits capillaires était associée à un risque majoré de cancers hormono-dépendants, parmi lesquels le cancer du sein ou le cancer de l’ovaire. Mais qu’en est-il pour le cancer de l’endomètre ?

Afin de répondre à cette question, les chercheurs ont étudié les relations entre l’utilisation de produits capillaires et l’incidence du cancer de l’endomètre parmi 33 947 femmes américaines, âgées de 35 à 74 ans. Ils s’intéressaient de près à l’utilisation des produits capillaires au cours des 12 derniers mois, en particulier :

  • Les teintures capillaires ;
  • Les fers à lisser ;
  • Les produits de défrisage ;
  • Les permanentes.

Le défrisage, pratique à risque de cancer de l’endomètre ?!

Après une période moyenne de suivi de 10,9 ans, 378 cas de cancer utérin ont été recensés. L’utilisation de produits de défrisage au cours des 12 derniers mois était significativement associée avec un risque plus élevé de cancer de l’endomètre. L’augmentation du risque était plus marquée en cas d’utilisation supérieure à 4 fois sur les 12 derniers mois. En revanche, l’utilisation des autres produits capillaires évalués dans l’étude n’était reliée à aucun impact significatif sur l’incidence du cancer utérin.

Ces nouvelles données fournissent la première preuve épidémiologique d’un lien entre l’usage des produits de défrisage et le risque de cancer de l’endomètre. Des études complémentaires sont attendues pour identifier les substances chimiques en cause dans cette relation. Le lien de causalité entre ces substances et la survenue d’un cancer utérin doit également être exploré. En attendant, une telle étude pourrait faire hésiter les habituées du défrisage !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Utilisation de fers à lisser et autres produits capillaires et cancer de l’utérus en cas d’incident. académique.oup.com. Consulté le 20 octobre 2022.
épidémie de bronchiolite de l'hiver

Épidémie de bronchiolite de grande ampleur cet hiver | Thierry Payet

Chaque année en France, près d’un tiers des nourrissons de moins de deux ans sont touchés par la bronchiolite, une infection respiratoire d’origine virale. La maladie se développe sous la forme d’épidémies hivernales. Et l’épidémie de bronchiolite de l’hiver 2022/2023 s’annonce d’ores et déjà précoce, avec déjà quatre régions de France passées en phase épidémique. Explications.

épidémie de bronchiolite de l'hiver

Épidémie de bronchiolite de grande ampleur cet hiver

La bronchiolite touche majoritairement les enfants de moins de deux ans. Provoquée par un virus, le plus souvent le VRS (Virus Respiratoire Syncitial), la maladie reste généralement bénigne et guérit spontanément en quelques jours. Cependant, pour 1 à 3 % des enfants touchés, une hospitalisation devient nécessaire, en cas de forme sévère de la maladie. Exceptionnellement, une admission en réanimation pédiatrique peut s’avérer nécessaire. Les décès restent exceptionnels.

Compte-tenu de la contagiosité et de la saisonnalité de l’infection virale, la bronchiolite donne lieu chaque année à des épidémies hivernales, qui régulièrement provoquent une saturation des consultations pédiatriques et des services d’urgence pédiatrique. Habituellement, l’épidémie se manifeste plus tardivement. ais depuis la pandémie de la Covid-19, l’évolution de la bronchiolite semble modifiée, notamment avec des épidémies plus précoces.

Quatre régions en phase épidémique au 12 octobre 2022

La précocité de l’épidémie de bronchiolite se vérifie pour cette saison 2022/2023, avec déjà quatre régions de France passées au-dessus du seuil épidémiqueselon le dernier bulletin hebdomadaire de Santé Publique France : L’Ile-de-France, Les Hauts-de-France, La Nouvelle-Aquitaine, L’Occitanie.

Parallèlement, 10 régions de France métropolitaine ou des DOM-TOM sont actuellement en phase pré-épidémique, témoignant de l’essor de l’épidémie en France. Au cours de la semaine 40, 2 058 enfants de moins de deux ans ont été reçus aux urgences pour une bronchiolite sur le territoire métropolitain, parmi lesquels 92 % étaient âgés de moins d’un an. Près d’un tiers de ces enfants ont du être hospitalisés pour une forme sévère de bronchiolite, majoritairement des nourrissons de moins d’un an.

Six mesures d’hygiène pour prévenir la bronchiolite

Pour les parents et les professionnels de la petite enfance, quelques règles d’hygiène sont nécessaires au quotidien pour limiter la propagation de la bronchiolite :

  • Se laver les mains avec de l’eau ou du savon, ou en cas d’impossibilité avec du gel hydroalcoolique ;
  • Eviter les lieux publics confinés, comme les transports en commun, les centres commerciaux ou les salles de spectacle ;
  • Ne pas partager les biberons, les sucettes ou les couverts ;
  • Nettoyer aussi souvent que possible les objets en contact avec l’enfant, comme les jouets, les doudous ou les tétines ;
  • Aérer la chambre et les lieux de vie au moins 10 minutes par jour ;
  • Ne pas fumer à proximité des enfants.

Actuellement, un candidat vaccin contre le VRS est à l’étude. Un vaccin qui pourrait protéger les nourrissons de moins de deux ans contre les formes sévères de bronchiolite. En attendant l’arrivée d’un tel vaccin, les mesures d’hygiène restent la meilleure prévention contre la bronchiolite et l’essor de l’épidémie hivernale.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

Topiramate et grossesse

Topiramate et grossesse : attention | Thierry Payet

Selon les estimations, environ 100 000 femmes en âge de procréer en France sont épileptiques. En cas de grossesse, certains traitements antiépileptiques ne peuvent plus être prescrits, en raison du risque de malformations congénitales. Après le valproate de sodium, qui depuis juin 2018 ne peut plus être prescrit chez les femmes en âge de procréer, un autre antiépileptique fait l’objet d’une attention particulière des autorités de santé publique, le topiramate. Topiramate et grossesse quelques explications.

Topiramate et grossesse

Topiramate et grossesse

Les traitements prescrits contre les épilepsies présentent pour certains des risques de malformations congénitales, en cas de prise pendant la grossesse. Le cas du valproate de sodium a été fortement médiatisé il y a quelques années. Les autorités de santé publique on finit par l’interdire aux femmes en âge de procréer. Mais d’autres médicaments antiépileptiques pourraient présenter des risques, notamment le topiramate.

Le topiramate est indiqué dans le traitement des épilepsies, généralisées ou partielles, seul ou en association avec d’autres antiépileptiques. Il peut également être prescrit dans le traitement de fond de la migraine chez l’adulte. Plusieurs études ont mis en évidence que l’utilisation du topiramate pendant la grossesse exposait les enfants à plusieurs risques majeurs :
– Des malformations congénitales. (fentes des lèvres et du palais (fentes labio-palatines), atteintes des organes génitaux, diminution de la taille de la tête et du cerveau (microcéphalie)) ;
– Un petit poids de naissance ;
– Des troubles neuro-développementaux, comme des troubles du spectre de l’autisme (TSA) ou une déficience intellectuelle.

Une prescription plus encadrée chez les femmes en âge de procréer

Face à de telles données, l’ANSM a demandé aux autorités de santé européennes de se pencher sur l’ensemble des données disponibles concernant le topiramate utilisé pendant la grossesse. Cet examen des connaissances actuelles pourra permettre de réévaluer le rapport bénéfice/risque du topiramate chez la femme en âge de procréer, à la fois pour traiter l’épilepsie et la migraine.

Dans l’intervalle, l’ANSM a décidé de modifier les conditions de prescription et de délivrance du topiramate (et donc de toutes les spécialités médicamenteuses qui en contiennent) chez les femmes, de la puberté à la ménopause. A compter du 2 novembre 2022, le topiramate ne pourra être prescrit la première fois à une jeune fille ou une femme en âge de procréer que par un neurologue ou un pédiatre. Cette initiation de traitement ne pourra avoir lieu qu’après la signature d’un accord de soins, attestant que la femme a bien reçu l’ensemble des informations concernant les risques encourus par le fœtus en cas d’exposition pendant la grossesse.

Anticiper le projet de grossesse avec le neurologue

Puis à compter du 2 mai 2023, cette restriction de prescription s’étendra aux femmes déjà sous traitement par le topiramate. Chaque année, les femmes devront signer un nouvel accord de soins au moment de la prescription par le médecin spécialiste. L’ANSM rappelle par ailleurs que le topiramate est déjà contre-indiqué chez les femmes enceintes ou les femmes en âge de procréer n’ayant pas de méthode de contraception efficace. Seules les femmes enceintes épileptiques dont l’épilepsie ne peut être traitée par un autre médicament peuvent se voir prescrire du topiramate, en l’absence d’alternative thérapeutique.

Pour obtenir le médicament à base de topiramate en pharmacie, les femmes en âge de procréer devront présenter la prescription annuelle du neurologue ou du pédiatre, ainsi que l’accord de soin signé. En cas de projet de grossesse, il est conseillé aux femmes de s’adresser à leur neurologue pour faire le point sur leur traitement et évaluer les alternatives thérapeutiques possibles. Aucun traitement antiépileptique ne doit être arrêté sans avis médical.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Topiramate et risques chez les enfants exposés pendant la grossesse. Modification des conditions de prescription et de délivrance aux femmes concernées. ansm.sante.fr. Consulté le 10 octobre 2022.
– Épilepsie et grossesse. epibretagne.org. Consulté le 10 octobre 2022.