Une seule santé

Une approche plus globale de la santé | Thierry Payet

On estime qu’au moins 60% des maladies humaines infectieuses dans le monde ont une origine animale. Mais saviez-vous que la santé des êtres humains, la santé des animaux et la santé des écosystèmes étaient étroitement liées ? C’est la thèse du concept « One Health » (« Une seule santé ») qui promeut une approche pluridisciplinaire et globale des enjeux sanitaires.

Une seule santé

La santé humaine n’est pas un sujet isolé

D’après l’OMS, la santé se définit comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Mais force est de constater que cette définition de la santé reste uniquement centrée sur l’être humain et ne fait pas état de la santé animale ni de la santé environnementale.

Ou, près de 60 % des maladies infectieuses apparues dans le monde proviennent d’animaux sauvages ou domestiques. Depuis 30 ans, plus de 30 nouveaux agents pathogènes humains ont été détectés, dont 75 % sont d’origine animale.

Il faut dire que la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale sont étroitement liées : la santé des uns dépend de celle des autres. Tout déséquilibre dans cette interdépendance risque donc provoquer l’apparition et la propagation de nouvelles maladies humaines et animales. Preuves en sont les nombreuses épidémies survenues ces dernières années, comme celles causées par les virus de la Covid-19, Zika ou Ebola.

Par ailleurs, les activités humaines, l’urbanisation, l’accroissement de la population mondiale et l’intensification des transports constituent autant d’exemples de facteurs fragilisant les écosystèmes. Quant au changement climatique, il atteste d’une dégradation durable de la santé environnementale. Ce terrain favorise ainsi l’émergence de nouveaux agents pathogènes dans des zones géographiques jusque-là épargnées.

« One Health » : une approche plus globale de la santé

Dans ce contexte, l’OMS plaide pour une approche visant à optimiser la santé des êtres humains, des animaux et des écosystèmes en les faisant coexister, plutôt qu’en les considérant de façon séparée. L’idée est d’appréhender la santé de tous les organismes vivants dans un écosystème donné. Intitulée « One Health » (« Une seule santé »), cette approche sanitaire globale tient compte des liens complexes et interdépendants qui les unissent ainsi que des perturbations de l’environnement générées par l’activité humaine.

Dans cette optique, l’approche « One Health » favorise la collaboration entre les acteurs de la santé publique, de la santé animale et de la santé végétale et environnementale. Des experts en sciences humaines et sociales, ainsi que des économistes, apportent également leur contribution pour avoir une vision globale des problématiques.

Grâce à cette réflexion multidisciplinaire, « One Health » ambitionne de développer de nouvelles méthodes de suivi et de lutte contre les maladies émergentes à travers le monde. La pandémie de COVID-19 survenue en 2020 a en effet provoqué une nette prise de conscience quant à la nécessité de mettre en place un système de surveillance plus global et intégré.

À savoir ! Conçue dans les années 2000, l’approche « One Health » a fait l’objet en 2010 d’un accord tripartite entre l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).

« One Health » : des applications concrètes

L’approche « One Health » s’applique à une large diversité de sujets sanitaires et environnementaux tels que la sécurité sanitaire des aliments, les maladies d’origine alimentaire (salmonellose, listeriose), les maladies à transmission vectorielle (dengue, paludisme, les zoonoses, la pollution de l’eau, la pollution de l’air etc…

À savoir ! Les zoonoses désignent des maladies infectieuses causées par des germes qui se propagent entre les animaux et l’Homme, comme par exemple Ebola, la grippe aviaire ou la rage.

En France, l’ANSES, l’agence en charge de la sécurité sanitaire environnementale et alimentaire, travaille déjà sur de nombreuses thématiques à l’échelle de notre pays. Tout l’enjeu des années à venir consistera à renforcer la collaboration entre les différents pays pour espérer réduire le risque de pandémies futures.

Mais le challenge s’annonce de taille car il nécessite des changements structurels majeurs pour faciliter la communication, la collaboration et la coordination à l’échelle mondiale. A cela s’ajoutent les lacunes en termes de bases de données, de ressources informatives, de surveillance et de prévention des risques. Pour parer ces difficultés, l’OMS a dévoilé en octobre 2022 un Plan d’action en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Destiné aux dirigeants politiques, ce plan d’action détaille les infrastructures et les financements nécessaires à la mise en application de l’approche « One Health ». En parallèle, un groupe d’experts dispensera des conseils scientifiques à ces organisations pour les accompagner et les aider à faire des choix éclairés en termes de bonnes pratiques, de système de surveillance et de prévention des risques de zoonoses.

Gageons que dans les prochaines années, la mise en pratique de l’approche « One Health » permettra de limiter l’apparition de nouvelles maladies et de trouver des solutions durables aux problématiques sanitaires et environnementales actuelles !

Rédiger par Déborah L., le 31 Janvier 2024, Dr en Pharmacie

Sources

– Une seule santé. www.who.int. Consulté le 31 Janvier 2024.
– One Health : une seule santé pour les êtres vivants et les écosystèmes.www.anses.fr. Consulté le 31 Janvier 2024.
– « One Health » – Une seule sante. sante.gouv.fr. Consulté le 31 Janvier 2024.
– Lancement du Plan d’action conjoint « Une seule santé » pour répondre aux menaces sanitaires touchant les êtres humains, les animaux, les végétaux et l’environnement (who.int): www.who.int. Consulté le 31 Janvier 2024.
Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

Quelle est la voiture idéale pour une infirmière libérale ? | Thierry Payet

Nombre de vues sur l’article : 4

Mise à jour: 25 janvier 2024

L’exercice de la profession d’infirmier libéral implique une grande mobilité et l’utilisation d’une voiture pour répondre aux besoins de vos patients. Votre mode de déplacement est crucial, car il impacte directement votre confort, votre sécurité et votre efficacité au travail.

Dans cet article, allons explorer les différents modes de déplacement et nous ferons un focus sur la voiture qui reste le mode de transport plébiscité par les infirmiers libéraux.



JE- Les moyens de mobilité pour les infirmières libérales

Les infirmières libérales ont plusieurs options de mobilité à leur disposition en fonction de leur localisation et de leurs préférences personnelles. Voici quelques-unes des solutions couramment envisagées :

UN- Voiture

La voiture est souvent le moyen de mobilité privilégié pour de nombreux infirmières libérales en raison de sa polyvalence et de sa capacité à transporter tout l’équipement médical nécessaire.

En milieu urbain, une voiture compacte, maniable et facile à garer est essentielle. Optez pour un modèle à faible consommation d’essence ou électrique pour réduire les coûts de carburant et minimiser l’impact environnemental.

En zone rurale, les distances à parcourir pour rejoindre les patients peuvent être beaucoup plus importantes, souvent plus de 100km par jour. Dans ce cas, une voiture plus robuste, dotée de bonnes capacités de conduite tout-terrain, pourrait être nécessaire. Une voiture thermique avec une autonomie de carburant étendue peut être un choix judicieux, car les bornes de recharge électrique peuvent être rares dans les zones rurales.

Que vous soyez en zone urbaine ou rurale, le confort de votre voiture est indispensable et doit être un critère important dans votre choix du modèle, car ne l’oublions pas, votre véhicule sera votre deuxième bureau. En effet, vous passerez énormément de temps dans celui-ci au cours de votre tournée.

Renseignez-vous auprès de votre commune pour connaitre les dispositifs d’aides aux stationnements qui peuvent parfois exister pour les infirmiers libéraux.

B- Trottinettes électriques

En milieu urbain, les trottinettes électriques partagées ou personnelles peuvent être une option rapide et économique pour se déplacer sur de courtes distances. Elles sont particulièrement utiles pour se rendre rapidement d’un patient à l’autre en évitant les embouteillages et les complications de stationnement.

C- À Pied

Pour les infirmiers libéraux qui exercent dans des quartiers urbains denses, se déplacer à pied peut être une solution pratique, en particulier pour les visites à domicile à proximité. Cela favorise également la santé et le bien-être en intégrant une activité physique dans votre routine quotidienne.

D – Vélo

Le vélo peut être une option idéale pour les infirmiers libéraux qui exercent en ville ou dans des zones urbaines bien aménagées. Il combine la rapidité de déplacement avec les avantages d’une activité physique régulière, tout en réduisant l’empreinte carbone.


II- Quels critères pour choisir votre voiture en libéral ?

UN– Confort et équipement

Le confort à bord de votre véhicule est essentiel pour vos longues journées. Optez pour un véhicule offrant suffisamment d’espace, des sièges de qualité, une climatisation efficace, un GPS intégré et des aides à la conduite telles que l’assistance au freinage d’urgence ou les alertes de collision.

B– Fiabilité et sécurité

La fiabilité de votre voiture minimise les risques de panne et les coûts de maintenance, vous assurant ainsi une plus grande tranquillité d’esprit. Recherchez des véhicules bien notés en matière de sécurité, équipés de systèmes modernes pour assurer la sécurité de vos déplacements.

CAdaptation à votre activité et environnement

Votre voiture doit être adaptée à votre pratique. Privilégiez un modèle surélevé, avec 5 portes, une boîte automatique, et adapté à votre zone de tournée, qu’elle soit urbaine ou rurale.


A- Pour des tournées en centre-ville

En milieu urbain, les tournées d’une infirmière libérale impliquent souvent de courts trajets et de multiples arrêts. Dans ce contexte, un véhicule citadin économique est généralement plus adapté. Optez pour un modèle à moteur essence, hybride ou électrique, pour des économies de carburant significatives et des avantages fiscaux.

B- Pour des tournées à la campagne

En zone rurale, il est essentiel que votre voiture soit adaptée aux routes sinueuses et aux distances plus longues. Cherchez des modèles avec un espace de coffre plus important pour transporter aisément tout le matériel nécessaire lors de vos tournées.


Chez Medicalib, nous comprenons l’importance des moyens de déplacement pour les infirmières libérales (IDEL). La considération d’une voiture électrique, avec ses avantages économiques et écologiques, ainsi que ses options de chargement flexibles, est un aspect important, surtout en termes d’autonomie pour répondre aux exigences des tournées.

Le choix entre l’achat direct, neuf ou d’occasion, et les options de location telles que la Location avec Option d’Achat (LOA) ou la Location Longue Durée (LLD), a un impact significatif sur la pratique quotidienne des IDEL. Chaque option a ses avantages, qu’il s’agisse de la liberté de kilométrage et des bénéfices fiscaux de l’achat, ou de la flexibilité et des faibles mensualités de la LOA et de la LLD.

Dans ce contexte, le choix d’un partenaire fiable pour l’acquisition de votre véhicule devient crucial. C’est là qu’Agilauto se distingue en tant que partenaire de confiance pour les professionnels de santé. Compréhensif face aux défis spécifiques auxquels les infirmiers libéraux sont confrontés, Agilauto propose une gamme variée de véhicules adaptés à vos besoins. Que ce soit pour l’économie de carburant, la capacité de stockage ou la facilité de stationnement, leurs solutions personnalisées vous permettent de choisir le véhicule le plus adapté à votre style de tournée.

En offrant des options de financement flexibles telles que la LOA et la LLD, Agilauto prend soin de vous comme vous prenez soin de vos patients. Ainsi, vous pouvez rester concentré sur votre mission principale : fournir des soins de qualité à vos patients. Avec Agilauto, votre véhicule ne sera plus jamais une source d’inquiétude. Ils vous proposeront toujours une solution simple et rapide en cas de souci avec votre véhicule.


Aménager votre voiture de manière efficace est essentiel pour votre pratique quotidienne. Voici quelques accessoires qui peuvent vous aider à optimiser l’espace et le confort dans votre véhicule :

  • Bacs de rangement pour un coffre bien organisé.
  • Diffuseur de voiture pour une ambiance agréable.
  • Organisateurs de siège pour optimiser l’espace.
  • Poubelle de voiture pour maintenir la propreté.
  • Support d’accroche pour lunettes de soleil pour plus de commodité.
  • Coussin de nuque pour un meilleur confort.
  • Support de téléphone pour une navigation pratique.
  • Crochet appuie-tête pour accrocher vos sacs.
  • Câble chargeur USB pour rester connecté.
  • Tapis de tableau de bord anti-dérapant pour une meilleure stabilité.

Votre voiture est un outil indispensable dans votre activité d’infirmière libérale. Prendre le temps de bien choisir et d’organiser votre véhicule selon vos besoins accroît efficacité et sérénité sur la route. Cela contribue à offrir les meilleurs soins à vos patients.


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Pilule du lendemain

La pilule du lendemain désormais gratuite pour les femmes | Thierry Payet

L’accès gratuit à la contraception d’urgence, également connue sous le nom de pilule du lendemain, constitue une avancée significative. Cette initiative vise à prévenir les grossesses non planifiées, offrant ainsi une plus grande autonomie aux femmes et jeunes filles confrontées à des situations d’urgence. Cette disposition facilite encore plus la prise en charge des grossesses non désirées, contribuant ainsi à renforcer les droits des femmes.

Pilule du lendemain

La contraception d’urgence est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie

Jusqu’au 1er janvier 2023, la pilule du lendemain n’était prise en charge à 100 % uniquement pour les femmes de moins de 26 ans sous présentation d’une ordonnance. Au-delà, elle n’était remboursée qu’à 65 % par l’Assurance Maladie. Ces conditions peuvent parfois rendre difficile la décision d’une interruption de grossesse d’urgence.

Dorénavant, la pilule du lendemain est totalement gratuite pour toutes les femmes. Ce  comprimé permet de mettre un terme à une éventuelle grossesse en cas de rapport non protégé ou d’accident de contraception. Cette mesure permet de respecter le choix de la femme, faire valoir ses droits et d’agir de manière concrète pour lutter contre les inégalités financières et sanitaires.

La contraception d’urgence hormonale doit se prendre le plus rapidement possible. Il existe deux types de pilules en fonction du délai : celle à base levonorgestrel à prendre dans les 3 jours après le rapport et celle à base d’ulipristal acétate dans les 5 jours maximum.

Comment obtenir la pilule du lendemain ?

La pilule du lendemain est accessible directement en pharmacieen utilisant la carte vitale ou la carte AME (Aide Médicale d’État). Le pharmacien doit accueillir la personne concernée dans un espace confidentiel et lui fournir toutes les informations nécessaires sur l’utilisation de cette méthode contraceptive.

Il est possible d’obtenir la pilule du lendemain en dehors des officines :

  • Les centres de santé sexuelleanciennement appelés les centres de planification et d’éducation familiale. Toutes les femmes majeures sans couverture sociale ont la possibilité d’obtenir les médicaments de contraception d’urgence.
  • Les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic des virus tels que le VIH, les hépatites et les infections sexuellement transmissibles (CeGIDD), la contraception d’urgence pourra également y être délivrés de manière anonyme.
  • Les infirmières scolaires dans les établissements d’enseignement du second degré et universitaires sont aussi habilitées à délivrer la pilule du lendemain aux élèves, qu’elles soient majeures ou mineures.

Rappel des précautions à prendre

L’accès facilité à la contraception d’urgence renforce la liberté de choix des femmes, leur permettant de prendre en charge leur santé de manière proactive. Toutefois, il est crucial de noter que la pilule du lendemain ne doit pas être perçue comme une méthode contraceptive régulière, mais plutôt comme une solution de dernier recours.

La prévention sexuelle joue un rôle crucial dans la préservation de la santé et la réduction des risques associés aux rapports sexuels. Il est important de se protéger lors des rapports sexuels pour lutter aussi bien contre les risques de grossesse non désirée que les infections sexuellement transmissibles (IST).

L’ancien ministre de la Santé François Braun, a souligné l’importance du dépistage des IST qui s’étend à toutes formes d’affections. Cette mesure vise à intervenir de manière précoce contre la recrudescence des infections et à renforcer les efforts de prévention.

Le constat du ministre met en lumière une augmentation notable des ISTen particulier les chlamydia et le gonocoque. Dans ce contexte, François Braun souligne l’urgence d’améliorer tous les axes de prévention. Cette mise en perspective souligne l’importance de redoubler d’efforts pour sensibiliser, éduquer et fournir des services de prévention accessibles afin de préserver la santé sexuelle de la population et des jeunes adultes.

Pour finir, il existe de nombreuses formes de contraceptions pour limiter les risques de grossesse non désirée. Il est possible de consulter un professionnel de santé afin de déterminer la contraception la plus adaptée à chaque femme, en fonction de son contexte sanitaire et personnel.

Rédigé par Camille V.

Sources

– La « pilule du lendemain » est prise en charge à 100 % sans ordonnance. www.service-public.fr. Consulté le 15 janvier 2024.
– La pilule du lendemain va devenir gratuite pour toutes les Françaises. www.france24.com. Consulté le 15 janvier 2024.
– Vidal La contraception d’urgence www.vidal.fr. Consulté le 15 janvier 2024.
Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

une hygiène de vie et de peau | Thierry Payet

Mise à jour: 18 décembre 2023

Touchant principalement les adolescents, mais pas uniquement, l’acné est un problème de peau fréquent qui peut se manifester sous différentes formes, allant de légères à sévères. Caractérisée par des éruptions de boutons sur des zones telles que le visage, le cou, le thorax, et parfois le dos, elle soulève de nombreuses questions.

Dans cet article, nous aborderons les causes hormonales de l’acné, explorons les options de traitements disponibles, ainsi que des conseils pratiques.


JE- Qu’est-ce que l’Acné ?

L’acné, une affection cutanée fréquente, se caractérise par des boutons, points noirs et kystes, apparaissant surtout sur le visage, le dos et la poitrine.

Elle résulte d’une combinaison de plusieurs éléments, incluant la surproduction de sébum et le blocage des pores. Par ailleurs, la prolifération de bactéries et les fluctuations hormonales jouent également un rôle important.

L’acné débute généralement à la puberté principalement sous l’influence des hormones sexuelles. Elle est la maladie de la peau qui a les répercussions psychologiques les plus importantes chez les patients. Elle interfère alors dans la relation avec les autres.

Les femmes adultes peuvent également développer de l’acné, souvent avant leurs règles ou au début d’un traitement contraceptif oral. Ce phénomène peut aussi se manifester pendant la grossesse ou autour de la ménopause.


II- Causes et Facteurs de Risque

Les causes de l’acné sont multiples et varient d’une personne à l’autre.

La génétique joue un rôle dans l’acné. Il existe en effet des formes familiales, donc s’il y a un antécédent familial d’acné, il y a plus de risque d’avoir de l’acné. Les facteurs hormonaux, en particulier pendant l’adolescence, la grossesse, ou certaines périodes du cycle menstruel, jouent un rôle significatif.

En outre, le stress, certains médicaments, l’alimentation et l’usage de produits cosmétiques inappropriés peuvent aussi favoriser l’apparition de l’acné.


III- Traitement et prévention

Il est essentiel de consulter un professionnel de santé, tel qu’un médecin généraliste ou un dermatologue, spécialisé dans les soins de la peau. L’acné, étant une affection chronique, nécessite souvent des traitements prolongés, pouvant s’étendre sur plusieurs mois ou années. Les médecins peuvent recommander différents traitements pour l’acné. Ces options varient entre traitements locaux, oraux, ou une combinaison des deux.

Des options comme le traitement au laser peuvent aussi être suggérées par le dermatologue.

Les traitements contre l’acné peuvent parfois fragiliser la peau, provoquant sécheresse, rougeurs et inconfort. Pour atténuer ces effets secondaires, des produits dermo- cosmétiques anti-acné, comme des crèmes, lotions ou sticks correcteurs, peuvent être prescrits.

Il faut de la patience et suivre attentivement les prescriptions médicales pour traiter l’acné et minimiser les cicatrices.


IV- L’impact psychologique de l’acné

  • Estime de soi et image corporelle : L’acné, peut entraîner une diminution de l’estime de soi et une image corporelle négative.
  • Anxiété et stress : la présence d’acné peut provoquer de l’anxiété et du stress. En particulier en raison de la peur du jugement ou de la stigmatisation sociale.
  • Dépression : l’acné peut contribuer à des sentiments de tristesse ou de désespoir prolongés, voire à une dépression clinique. Cette situation est particulièrement grave et nécessite une attention médicale immédiate.
  • Comportement d’évitement : La gêne ou la honte liée à l’apparence peut conduire à des comportements d’évitement : le refus de participer à certaines activités sociales ou même le désir d’éviter de se regarder dans un miroir.

l’impact psychologique de l’acné ne doit pas être négligé. Une approche globale, traitant à la fois les aspects physiques et mentaux, est essentielle pour une gestion efficace de cette condition.


V- Les principaux conseils de base contre l’acné

Conseil de base Pourquoi ?
Ne pas utiliser de savons dégraissants, type savon de Marseille Ils stimulent la sécrétion de sébum et favorise l’apparition ou l’aggravation de l’acné.
Pas de lavages draconiens ou trop fréquents Un lavage quotidien avec un gel nettoyant spécifique ou un pain dermatologique est largement suffisant
Ne pas appliquer trop souvent d’antiseptiques Un déséquilibre de la flore bactérienne cutanée favorisera le développement des bactéries pathogènes. De plus, un contact fréquent avec certains produits peut entraîner un eczéma.
Ne pas « tripoter » ses boutons Il y a un risque de surinfection bactérienne et un bouton éclaté laissera la place à un beau « trou » en guise de cicatrice.
Attention aux maquillages ! Certains favorisent parfois la formation des boutons et points noirs. Se maquiller avec des produits adaptés et portant la mention « non-comédogène ».
Ne pas copier le traitement d’un(e) ami(e) Chaque type d’acné a son traitement et ceux-ci ne sont pas dénués de risque.
Eviter le soleil Ne pas s’exposer au soleil sans protection solaire adaptée car le soleil est un faux ami de l’acné : il fait disparaître l’acné le temps de l’exposition mais entraine un rebond des boutons une fois l’exposition solaire terminée.
Roaccutane : Attention à la grossesse ! Ce médicament est dit tératogène : il peut provoquer des anomalies ou des déformations du fœtus. Sa prise nécessite donc une contraception efficace.

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reprise de poids

Médicament contre l’obésité, reprise de poids à l’arrêt ? | Thierry Payet

Fin novembre 2023, l’agence américaine du médicament a autorisé la mise sur le marché américain d’un nouvel analogue du GLP-1 contre l’obésité, le tirzépatide, suivi le 11 décembre 2023 par l’agence européenne du médicament. Moins d’un mois plus tard, des chercheurs viennent de publier une étude dans la revue scientifique JAMA sur l’évolution du poids suite à l’arrêt du traitement. Que faut-il en conclure ?

reprise de poids

Les analogues du GLP-1, médicaments contre le diabète de type 2 et l’obésité

Les analogues du GLP-1 (Peptide de type glucagon -1) ont initialement été développés pour le traitement du diabète de type 2. Mais rapidement, leur mode d’action a suscité l’intérêt des chercheurs tentant de développer de nouvelles solutions thérapeutiques contre l’obésité.

En effet, si les analogues du GLP-1 permettent de mieux réguler l’équilibre glycémique des patients diabétiques, en agissant sur les sécrétions de l’insuline et du glucagon, ils exercent également deux effets intéressants dans le contrôle du poids corporel :

  • Ils ralentissent la vidange gastrique, c’est-à-dire le fait que l’estomac se vide de son contenu après le repas. La sensation de satiété est ainsi maintenue plus longtemps ;
  • Ils diminuent les prises alimentaires en réduisant les sensations de faim.

Testés dans les essais cliniques, plusieurs analogues du GLP-1 ont permis d’obtenir une perte de poids significative chez les patients en surpoids ou obèsesqu’ils soient diabétiques ou non.

Comment évolue le poids corporel à l’arrêt du traitement contre l’obésité ?

Actuellement, en France, seul un analogue du GLP-1, le liraglutide, est disponible dans le traitement de l’obésité. Il est réservé à certaines formes sévères d’obésité, lorsque les mesures hygiéno-diététiques ne permettent pas de réduire suffisamment le poids corporel. L’efficacité du traitement est évaluée 12 semaines après sa mise en place. Si la perte de poids est au minimum de 5 % du poids corporel initial, le traitement est considéré comme efficace et poursuivi. Dans le cas contraire, il est stoppé.

Aux USA, en novembre 2023, l’agence américaine du médicament a autorisé un nouvel analogue du GLP-1, également analogue du GIP (Peptide insulinotrope de glucose), le tirzépatidepour le traitement de l’obésité. Et le 11 décembre 2023, l’Agence européenne du médicament a accordé une autorisation de mise sur le marché européen pour ce médicament. Alors que l’agence européenne du médicament est en train d’étudier la demande de mise sur le marché européen, des chercheurs viennent de publier de nouvelles données sur ce médicament.

Dans un essai clinique de phase 3 mené dans 70 sites de 4 pays différents, 783 participants obèses ont été recrutés. A leur inclusion, ils présentaient un IMC supérieur à 30 kg/m² ou supérieur à 27 kg/m² avec une comorbidité associée. Pendant les 36 premières semaines, tous les participants ont reçu du tirzépatide. Puis ils ont été aléatoirement répartis en deux groupes :

  • Un groupe a reçu un placebo pendant les 52 semaines suivantes (groupe placebo) ;
  • Un groupe a continué à recevoir du tirzépatide sur la même durée (groupe tirzépatide).

Poursuivre le traitement pour maintenir la perte de poids !

A l’issue de la première période de l’étude, les participants avaient perdu en moyenne 20,9 % de leur poids corporel initial, confirmant une efficacité importante du tirzépatide. Sur les 52 semaines suivantes, les participants du groupe placebo ont repris en moyenne 14 % de leur poids initial, alors que les participants du groupe tirzépatide ont continué à perdre du poids, en moyenne 5,5 % de leur poids initial.

Avec le respect des mesures hygiéno-diététiques, à savoir une alimentation saine et équilibrée et une activité physique régulière et adaptée, le tirzépatide permet, non seulement de maintenir la perte de poids, mais aussi de l’augmenter. Ainsi, près de 90 % des participants du groupe tirzépatide avaient maintenu au moins 80 % de leur perte de poids initiale, contre seulement 16,6 % dans le groupe placebo.

De telles données suggèrent qu’il faut poursuivre le traitement par analogue du GLP-1 pour maintenir la perte de poids. L’arrêt du traitement est au contraire associé à un risque de reprise de poids. Mais alors sur quelle durée faudra-t-il maintenir le traitement pour éviter une reprise de poids ?

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Poursuite du traitement par tirzépatide pour le maintien de la perte de poids chez les adultes obèsesjamanetwork.com. Consulté le 15 décmbre 2023.
Kinésithérapie et l’activité physique adaptée dans les EHPAD

tout ce que vous devez savoir | Thierry Payet

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En réponse à la pénurie de médecins sur le territoire français, une expérimentation est actuellement menée, permettant aux infirmiers de constater le décès d’une personne majeure ayant eu lieu à domicile ou dans un EHPAD et de signer des certificats de décès.

On vous en dit plus dans cet article.

JE- Certificat de décès : de quoi parle-t-on ?

Le certificat de décès est le document officiel émis par un professionnel de la santé ou par un médecin pour confirmer le décès d’une personne. Ce document contient des informations telles que la date, l’heure et la cause du décès.

En règle générale, le certificat de décès est nécessaire pour effectuer des procédures administratives telles que l’enregistrement du décès auprès des autorités civiles, la planification des funérailles et la gestion des successions.

II- Contexte du déploiement de l’expérimentation

Afin de pallier à la pénurie de médecins, et de réduire les longs délais d’attente pour l’obtention des certificats de décès,  » à titre expérimental, pour une durée d’un an, l’Etat peut autoriser les infirmières et les infirmiers à signer les certificats de décès. » (article 36)

Cette initiative, introduite dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2023 va être expérimentée pendant 1 an dans 6 régions : Auvergne-Rhône Alpes, Centre Val de Loire, Ile de France, Hauts de France, La réunion, Occitanie.

Cette expérimentation vise à évaluer l’efficacité et la faisabilité de cette mesure avant une éventuelle généralisation.

Au terme de l’expérimentation, un rapport sera soumis au Parlement, qui décidera ou non de la généralisation de cette mesure.


III- Conditions pour participer à l’expérimentation

Les infirmiers volontaires souhaitant participer à l’expérimentation devront justifier de :

  • une inscription au tableau de l’ordre
  • l’obtention de leur diplôme depuis au moins 3 ans
  • l’accord de leur employeur s’ils exercent en tant que salariés
  • une formation spécifique de 12h avec évaluation finale (cette formation couvre des aspects tels que l’épidémiologie, l’examen clinique du processus mortel, et les aspects administratifs et juridiques).

IV- Modalités et restrictions

Les infirmiers volontaires souhaitant participer à l’expérimentation devront respecter certaines conditions de mise en œuvre, à savoir :

  • intervenir uniquement en cas dindisponibilité d’un médeciny compris retraité inscrit à l’ordre, ou du service d’aide médicale urgente (SAMU) pour établir le certificat de décès dans un délai raisonnable.
  • ne pas rédiger un certificat de décès lorsque le caractère violent de la mort est manifeste. Dans ce cas, il contacte le médecin traitant de la personne décédée ou, à défaut, le SAMU.
  • intervenir pendant son temps de travail, s’il est infirmier au sein d’un EHPAD et, inscrit sur la liste des volontaires, pour constater et certifier le décès d’un résident de l’établissement.
  • informer le médecin traitant du décès de la personne et des causes. Lorsque le décès survient en EHPAD, il en informe le médecin coordinateur ainsi que le directeur de l’établissement.
  • informer chaque semaine l’ARS territorialement compétente du nombre de certificats de décès établis.

V- Rémunération de l’acte

La prise en charge forfaitaire de ces actes et définie dans l’article 1 de l’arrêté du 6 décembre 2023.


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Amnésie souvenirs d'enfance

Amnésie infantile – santé sur le Net | Thierry Payet

On a coutume de dire qu’on oublie tout ce qui se passe avant l’âge de 4 à 5 ans. Ce phénomène est appelé par les spécialistes l’amnésie infantile. Pour l’Observatoire B2V des mémoiresla neuropsychologue Bérengère Guillery revient sur ce phénomène qui a récemment fait l’objet d’une étude en lien avec l’autisme. Eclairage.

Amnésie souvenirs d'enfance

Qu’est-ce que l’amnésie infantile ?

Les enfants ne conservent généralement pas de souvenirs de ce qu’ils vivent avant l’âge de 4 ou 5 ans. Par ce phénomène appelé l’amnésie infantilel’histoire de nos premières années de vie ne se retrace que dans les albums photos ou les récits de nos parents. Comment expliquer ce phénomène ? Pourquoi la mémoire ne conserve les souvenirs qu’à partir d’un certain âge ? Si les enfants sont capables de se souvenir de certains détails du passé, une odeur, une chanson, ils oublient rapidement le contexte et le déroulé des événements du passé.

Biologiquement et physiologiquement, cette amnésie infantile s’explique par plusieurs phénomènes :

  • Le développement structurel et fonctionnel du cerveau et donc de la mémoire qui se poursuit après la naissance et jusqu’à l’âge adulte
  • Le développement des capacités cognitivesdes compétences essentielles pour forger et conserver les souvenirs
  • Les différences de perception sensorielle entre l’enfant et l’adulte, ce qui est important pour un adulte ne l’est pas forcément pour un enfant et vice versa.

La lumière pour retrouver ses souvenirs d’enfance

Au cours des premières années de vie, les enfants acquièrent ainsi progressivement l’ensemble des compétences qui leur permettront de créer et de conserver des souvenirs jusqu’à l’âge adulte. Parmi les compétences nécessaires, l’enfant doit pouvoir se situer précisément dans l’espace et dans le temps et se reconnaître comme une identité propre. Dans la petite enfance, l’enfant perço

it mal la frontière entre lui et les autres, entre lui et son environnement. Avoir des souvenirs, c’est aussi avoir la capacité de se projeter dans le futur et de regarder le souvenir comme un élément du passé.

Au final, l’amnésie infantile apparait être le témoin du développement progressif des capacités cérébrales et cognitives de l’enfant. Pour autant, différentes études ont examiné s’il était possible d’éviter cette étape et de se souvenir de tous les événements survenus depuis la naissance. Il y a quelques années, des chercheurs s’étaient notamment intéressés à l’effet de la lumière sur l’amnésie infantile. Plus récemment, une étude s’est penchée les liens entre l’amnésie infantile et le développement cérébral des enfants atteints d’autisme ou de troubles du spectre autistique.

L’amnésie infantile influencée par l’immunité et l’autisme ?

Dans cette étude, des chercheurs irlandais ont travaillé sur un modèle de souris. Ils ont montré que l’activation du système immunitaire de la mère au cours de la grossesse pouvait modifier le développement cérébral des enfants et agir comme une protection par rapport à la perte de mémoire. Ils ont également montré que les souvenirs d’enfance oubliés pouvaient être remis à jour chez l’adulte, en utilisant la lumière pour activer des voies neuronales spécifiques. Ainsi, les souvenirs d’enfance ne seraient pas totalement oubliés, mais seulement enfouis quelque part au fond de notre mémoire.

Pour les chercheurs, l’amnésie infantile serait due à un défaut de récupération des souvenirsles voies neuronales pour y accéder n’étant pas naturellement stimulées. De plus, les premières étapes de développement du cerveau au cours de l’enfance pourraient déterminer cette amnésie infantile, d’une manière différente chez les enfants autistes et chez les enfants sans troubles autistiques. Ces étapes seraient conditionnées – au moins en partie – par l’environnement immunitaire maternel pendant la grossesse, et donc potentiellement par la survenue d’infections.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Pourquoi n’arrivons-nous pas à nous souvenir de notre enfance ? 4 Questions à Bérengère Guillery. presse.signesetsens.com. Consulté le 20 novembre 2023.
– Les états cérébraux autistiques détiennent la clé pour déverrouiller les souvenirs d’enfance. www.tcd.ie. Consulté le 20 novembre 2023.
Importance de la posture • Blogue santé • 8 novembre 2023

Importance de la posture • Blogue santé • 8 novembre 2023 | Thierry Payet

Une bonne posture n’est pas seulement esthétique, mais elle est également cruciale pour notre santé et notre bien-être. Mais dans le monde d’aujourd’hui, où de nombreuses personnes passent de longues heures au bureau ou à regarder des écrans, de plus en plus de personnes souffrent de problèmes de posture. Une mauvaise posture peut avoir des effets considérables sur le corps, allant des douleurs musculaires aux problèmes digestifs. Dans cet article, nous examinerons les effets d’une mauvaise posture sur la santé et comment l’ostéopathie peut aider à améliorer la posture.

Les conséquences d’une mauvaise posture

Une mauvaise posture peut avoir des effets considérables sur le corps, qui vont au-delà de la simple apparence physique. Voici quelques-uns des problèmes les plus courants pouvant être causés par une mauvaise posture :

1. Maux de dos : Une mauvaise posture peut provoquer un stress excessif sur la colonne vertébrale, ce qui peut entraîner des maux de dos.

2. Douleurs au cou et aux épaules : Les personnes qui passent beaucoup de temps devant l’ordinateur ont tendance à pencher la tête vers l’avant, ce qui peut entraîner des douleurs au cou et aux épaules.

3. Faiblesse musculaire : Une mauvaise posture peut entraîner une répartition inégale du poids corporel, ce qui peut affaiblir certains groupes musculaires.

4. Problèmes digestifs : Une mauvaise posture peut affecter le fonctionnement des organes internes et entraîner des problèmes digestifs.

5. Problèmes respiratoires : Une posture affaissée peut affecter la respiration et conduire à une respiration superficielle.

Approches ostéopathiques pour améliorer la posture

L’ostéopathie considère le corps comme une unité de structure et de fonction. Les ostéopathes estiment qu’une bonne posture affecte non seulement l’apparence physique, mais affecte également la santé et le bien-être de l’ensemble du corps. Voici quelques-unes des approches proposées par l’ostéopathie pour améliorer la posture :

1. Identification des dysfonctionnements : Grâce à un examen complet, l’ostéopathe peut identifier les restrictions, blocages et déséquilibres du corps qui contribuent à une mauvaise posture.

2. Manipulations douces : Les techniques ostéopathiques impliquent une manipulation douce des muscles, des articulations et des tissus pour améliorer la mobilité et soulager les blocages.

3. Améliorer l’équilibre musculaire : L’ostéopathie peut aider à rétablir l’équilibre entre les différents groupes musculaires pour favoriser une posture uniforme.

4. Considérer le corps dans son ensemble : Les traitements ostéopathiques prennent en compte le corps dans son ensemble et visent à traiter non seulement les symptômes mais également les causes sous-jacentes.

Conclusion

Une bonne posture est d’une grande importance pour notre santé et notre bien-être. Une mauvaise posture peut entraîner divers problèmes allant des maux de dos aux problèmes digestifs. L’ostéopathie propose une approche holistique pour améliorer la posture en libérant les blocages, en favorisant la mobilité et en rétablissant l’équilibre musculaire. Si vous souffrez de problèmes de posture, consulter un ostéopathe qualifié peut être un soutien précieux sur le chemin d’une meilleure posture.

Traitement viscéral du mal de dos• Ostéosanté • 15 novembre 2023

Traitement viscéral du mal de dos• Ostéosanté • 15 novembre 2023 | Thierry Payet

10h30

En tant qu’ostéopathe expérimenté à Hambourg, j’ai souvent observé des athlètes et des passionnés de fitness venir dans mon cabinet avec différents types de blessures. Les blessures sportives sont malheureusement un problème courant, mais la bonne nouvelle est que l’ostéopathie est une méthode extrêmement efficace pour traiter les blessures sportives et peut aider à prévenir de futures blessures.

accident du travail et maladie professionnelle

Prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles | Thierry Payet

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Les accidents du travail comme les maladies professionnelles sont une réalité dans le monde professionnel. L’un comme l’autre peuvent impacter lourdement les travailleurs comme les employeurs.

En France, on comptabilise en 2021 une moyenne de 31 accidents pour 1 000 salariés.

Commentaire limiter les risques professionnels ? Qu’entend-on exactement par accident du travail ou maladie professionnelle ?  Comment reconnaître le caractère professionnel d’une maladie ?

Médicalib vous en dit plus à ce sujet.


JE – Accidents du travail : de quoi parle-t-on ?

UN – Accidents du travail : définition1

Pour qu’un accident soit reconnu comme accident du travail, l’employé devra justifier :

  • d’et fait accidentel, soudain et imprévu dans le cadre de son travail.
  • d’et dommage physique ou psychologique attaché à un ou plusieurs événements survenus pendant que le salarié était sous l’autorité de son employeur.
  • d’une date certaine de survenue de l’accident.
Bon à savoir En 2021, 604 565 accidents du travail ont été recensés, contre 655 715 en 2019 soit une baisse de 7,8 %. Le nombre des accidents de travail mortels (645 en 2021) est également en recul par rapport à 2019 (-88). Les malaises représentent 56 % des décès. 12 % résultent d’accidents de la route.
– Lorsque l’état de la victime résulte d’un état pathologique antérieur, ou que l’exposition au risque par le salarié s’avère délibérée, l’accident ne pourra pas être qualifié d’accident du travail.

B – Accidents du travail : les causes

La plupart des accidents du travail sont imputables à :

  • un manque de formation des employés. En effet, les travailleurs peu ou mal formés sont plus susceptibles de commettre des erreurs et ainsi de provoquer des accidents.
  • de mauvaises conditions de travail. Sol glissant, espace encombré, équipements défectueux… : l’environnement de travail doit être bien entretenu pour limiter le risque d’accidents.
  • une négligence des règles et des protocoles de sécurité.
  • un stress ou de la fatigue. Réduction de la vigilance, baisse de la concentration,.. ces phénomènes favorisent le risque d’accidents.

C – Accidents de trajets

Un accident de trajet se définit comme un accident soudain et imprévu s’étant produit entre la résidence du salarié et son lieu de travail ou, entre le lieu de travail du salarié et son lieu de restauration (pause repas). Cet accident doit par ailleurs avoir eu lieu sur une plage horaire en lien avec les heures de travail du collaborateur (en tenant compte de la longueur du trajet et des moyens de transport utilisés).

Bon à savoir En 2021, on relève une augmentation de 12.4% des accidents de trajet (89 278) par rapport à 2020. A ce jour, les accidents de trajet comportent de plus en plus d’accidents de bicyclettes et de patinettes.

D – Accidents du travail : types de dommages

Les accidents du travail sont variés. On recense notamment les affections suivantes : coupure, brûlure, douleur musculaire à la suite d’un port de charge, fracture à la suite d’une chute ou d’un choc, malaise cardiaque, choc émotionnel en lien avec une agression commise au sein de l’entreprise.

II – Maladies professionnelles : de quoi parle-t-on ?2

A – Maladies professionnelles : définition

Les maladies professionnelles sont un problème de santé majeur dans le monde du travail. Une maladie peut être considérée comme professionnelle lorsqu’elle est contractée du fait de son travail. C’est une affection qui résulte d’une exposition à un risque (substances toxiques, vibrations, nuisances sonores, mouvements répétitifs,…) lors de l’exercice de la profession. Elle se développe progressivement et s’avère responsable de troubles physiologiques ou psychiques.

Parmi les pathologies les plus courantes, on retrouve :

  • les troubles musculosquelettiques ou TMS (syndrome du canal carpien,…).
  • les affections hors amiante (cancers, …)
  • les affections liées à une exposition à l’amiante
  • les pathologies fréquentes (surdité, allergies, asthme, eczéma, dépression…)
Bon à savoir En 2021, 46 448 maladies professionnelles ont été recensées. Les troubles musculosquelettiques représentent à eux seuls 86 % des maladies professionnelles reconnues.

B – Maladies professionnelles : les causes

Différents facteurs peuvent être à l’origine du développement de maladies professionnelles, à savoir :

  • une exposition à des substances dangereuses (produits chimiques, poussières, gaz toxiques,…)
  • des mouvements répétitifs.
  • des nuisances sonores.
  • un stress et une pression.

III – Déclarer un accident du travail ou une maladie professionnelle

A – Déclaration accident du travail

Si vous êtes salarié, l’accident de trajet doit être déclaré dans les 24 heures à votre employeur.

B – Déclaration maladie professionnelle

Pour être reconnue comme professionnelle, une maladie doit remplir l’une des conditions suivantes :

  • cas 1 : être répertoriée dans le tableau des maladies professionnelles et, être contractée par le collaborateur dans les conditions exposées dans ce tableau
  • cas 2 : être répertoriée dans le tableau des maladies professionnelles sans avoir été contractée dans les conditions exposées dans ce tableau. Dans ce cas, la maladie doit cependant justifier d’un lien réel avec le travail du salarié.
  • cas 3 : être en lien direct avec le travail du salarié et être à l’origine d’une incapacité de travail d’au minimum 25%, sans pour autant être répertoriée dans le tableau des maladies professionnelles.

Pour les cas 2 et 3, ce sera au Comité Régional de Reconnaissance des Maladies Professionnelles (CRRMP) que reviendra la charge de reconnaître la caractère professionnel d’une maladie.

Bon à savoir La reconnaissance d’une maladie professionnelle permet au salarié de bénéficier d’une prise en charge à 100% pour les soins liés à la maladie ainsi que de percevoir des indemnités journalières.

IV – Obligations, répercussions et coût pour l’employeur

A – Obligations de l’employeur

L’entreprise est responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés sur leur lieu de travail. En effet, la loi française oblige les employeurs à respecter des mesures de prévention (Code du travail).

La prévention des accidents du travail passe par différentes actions, à savoir :

  • une formation et une sensibilisation des employés aux risques potentiels présents sur leur lieu de travail et aux mesures à déployer pour plus de sécurité.
  • une évaluation des risques potentiels.
  • la fourniture, si nécessaire, d’équipements de protection individuels (casques, gants, chaussures et lunettes de sécurité…)
  • une surveillance continue (audits réguliers réalisés auprès des salariés).
  • une rotation des tâches et la mise en place de pauses régulières.

B – Répercussions et coût pour l’employeur

Les accidents du travail, comme les maladies professionnelles ont un coût certain pour l’entreprise. D’après les chiffres de l’Assurance Maladie, chaque année, près de 50 millions de journées de travail sont perdues à ce titre. Les employeurs doivent en effet faire face à un absentéisme, un turn over, des incapacités fonctionnelles… Ceux-ci engendrent un coût non négligeable pour l’entreprise.

La prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles est donc une préoccupation essentielle pour toute entreprise. C’est la clé pour protéger la santé et la sécurité de tous les travailleurs.