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Qu’est-ce qu’un électrocardiogramme ou ECG ? | Thierry Payet

Tracé de l’activité électrique du cœur, obtenu grâce à une électrocardiographie (ECG), l’électrocardiogramme permet “de détecter des anomalies de rythme, de la conduction de l’influx nerveux, ou certaines maladies cardiaques”. [1]

Dans quels cas cet examen est-il indiqué ? Comment se déroule l’examen ? Comment interpréter un électrocardiogramme ?

Medicalib vous en dit plus à ce sujet.

Cet article, destiné au grand public, s’appuie sur les données scientifiques disponibles sur le sujet traité, à sa date de mise à jour.
Il n’a pas vocation à se substituer aux recommandations et préconisations de votre médecin.


I – ECG : dans quel cas cet examen est-il prescrit ? 

La réalisation d’un ECG peut avoir lieu :

  • ECG au repos : le patient est en position allongée et l’examen dure 5 minutes en moyenne. C’est l’examen le plus courant.
  • ECG d’effort : le patient est installé sur un vélo ergonomique ou sur un tapis roulant et l’examen dure environ 30 minutes. Ce dernier permet d’évaluer la résistance du cœur à l’effort.
  • ECG ambulatoire les arythmies ne se manifestent que pendant quelques minutes par jour, aussi un ECG de longue durée (24 à 48h) peut être préconisé dans certains cas.

II – Les différents types d’ECG ?

Il existe différents types d’ECG :

  • lors d’un examen clinique de routine chez des patients d’âge moyen et chez des personnes âgées afin d’avoir des valeurs de référence.
  • en cas de suspicion d’une maladie cardiaque
  • pour vérifier l’état du cœur en amont d’une chirurgie ou d’un traitement
  • pour surveiller les effets d’un traitement sur le cœur
  • pour surveiller certaines maladies : insuffisance cardiaque, insuffisance coronaire…

III – ECG : déroulement de l’examen

L’examen réalisé est indolore. Il peut se faire à l’hôpital, à la clinique ou au cabinet du médecin.

Des capteurs (électrodes) autocollants sont placés sur les poignets, les chevilles et le thorax du patient. Des fils électriques sont fixés sur les électrodes et reliés à un électrocardiographe.  Cet appareil enregistre l’information et la transpose sous forme de représentations graphiques. Chaque tracé montre l’activité électrique du cœur sous différents angles.

Afin que l’impression de l’électrocardiogramme soit précise et que les résultats soient facilement interprétables, il est essentiel que les électrodes soient rigoureusement positionnées sur le patient. 

  • Vérification de la date de péremption des électrodes
  • Vérification de la peau du patient : la zone doit être propre, nettoyée avec de l’alcool et sans poils afin de garantir une parfaite adhésion des électrodes et de garantir un signal optimal
  • Demander au patient de mettre de côté montre, bijoux, objets métalliques, téléphone portable…
  • Demander au patient de se détendre, de respirer normalement, de ne pas bouger ni parler

Rigueur et méthode sont indispensables pour une bonne analyse des résultats. Avant tout, il s’impose donc de :

  • rassembler toutes les informations concernant la personne sur qui est pratiqué l’ECG : antécédents, âges, sexes, origine ethnique, médication…
  • déterminer si l’examen s’est déroulé dans les meilleures conditions (vérification des valeurs de la vitesse de déroulement du papier – 25mm/s -, de l’amplitude -mV/10 mm, ainsi que de la présence de 12 dérivations)

Une fois ces éléments considérés, l’analyse des résultats consiste à vérifier :

  • la fréquence cardiaque : recherche d’une éventuelle tachycardie (battements trop rapides) ou d’une bradycardie (battements trop lents).
  • le rythme cardiaque : contrôle du rythme sinusal.
  • l’intervalle PR : donne une indication sur une éventuelle présence d’un “trouble de la conduction au niveau du nœud atrio-ventriculaire et dans de rares cas, au niveau du système His-Purkinje”[3].
  • l’intervalle QT : contrôle de son caractère. Une valeur supérieure à 440 ms chez les hommes et 460 ms chez les femmes peut être révélatrice d’une pathologie de type : syndrome de Romano-Ward, syndrome de Jervell, Hypertrophie du ventricule gauche, acidocétose diabétique, maladie liée à la Thyroïde…
  • Axe électrique cardiaque : les dérivations D1 et aVF doivent normalement être positives.
  • Altération du segment ST : “permet de déterminer la présence d’une cardiopathie ischémique.  L’altération se manifestera par une élévation ou une dépression de ce segment.”
  • Évaluation de toutes les ondes et de tous les intervalles : dernière étape de lecture.
Bon à savoir L’électrocardiogramme doit généralement être associé à des examens cliniques et biologiques pour permettre de confirmer ou infirmer un diagnostic.

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Sources :

  • [1] Électrocardiogramme (ECG) – Centre Cardiologique de l’Ouest Lyonnais
  • [2] Électrodes de l’électrocardiogramme – My EKG – le site web de l’électrocardiogramme
  • [3] Comment lire un ECG ? – MediProStore by Schiller
  • Électrocardiographie (ECG) – Le Manuel MSD – MAJ juillet 2021
  • Électrocardiogramme (ECG) – Société canadienne du cancer
  • Électrocardiogramme (ECG) – Fondation suisse de cardiologie

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