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L’importance de la solidarité dans la lutte contre Parkinson | Thierry Payet

À l’occasion de la journée mondiale contre la maladie de Parkinson, les organisateurs démontrent l’importance de la solidarité dans la lutte contre Parkinson. Ce moment de soutien permet d’avancer dans la recherche des soins et l’accompagnement des personnes touchées : patients et proches aidants.

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Les actions prévues pour la journée mondiale de la maladie de Parkinson

À l’occasion de la journée internationale de la maladie de Parkinson, chaque année des rencontres et activités sont organisées à travers la France. Grâce aux Comités France Parkinson, beaucoup d’événements sont programmés pour sensibiliser et informer sur cette pathologie. Ces initiatives visent à approfondir la compréhension de la maladie, de ses traitements et des soutiens disponibles. Les participants peuvent ainsi découvrir les bonnes pratiques pour améliorer le parcours de soins et la vie des personnes atteintes par la maladie. Mais cette journée ne se limite pas à la seule dimension médicale ; elle offre également des occasions d’échanges entre individus touchés par la maladie, favorisant ainsi la solidarité et la convivialité. Conférences, tables rondes et collectes de dons rythment cette journée dédiée à la lutte contre la maladie de Parkinson. Le champ d’action s’étend au niveau mondial dans plus de 80 pays et les dates des événements autour de la maladie de Parkinson peuvent être programmés tout au long du mois d’avril.

La maladie de Parkinson : un défi croissant pour la santé publique

La maladie de Parkinson démontre une réalité préoccupante en France. Elle touche environ 200 000 personnes, soit 1 adulte sur 250. Chaque année, 25 000 nouveaux cas sont diagnostiqués, représentant un nouveau cas toutes les 2h30 selon France Parkinson. Elle constitue la deuxième cause de handicap moteur après l’AVC. Cette maladie connaît une croissance alarmante à l’échelle mondiale, passant de 2,6 millions de patients en 1990 à 6,3 millions en 2015. Elle devrait atteindre 12,9 millions en 2040, selon les estimations de France Parkinson. La Journée mondiale du Parkinson, instaurée en 1997 par l’European Parkinsons Disease Association (EPDA), rappelle chaque 11 avril la découverte de cette maladie en 1817 par James Parkinson, médecin britannique.

Comprendre la maladie de Parkinson : symptômes et mécanismes

La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative progressive qui altère le système nerveux central. Elle se manifeste principalement par des symptômes moteurs comme la rigidité musculaire, les tremblements, la bradykinésie (lenteur des mouvements volontaires). Dans les cas les plus atteints, elle peut entraîner la perte d’équilibre et des chutes répétées. Ces manifestations découlent de la perte de neurones dopaminergiques dans le cerveau. cela perturbe les voies de signalisation responsables des mouvements volontaires. Outre les symptômes moteurs, cette maladie peut induire d’autres troubles. La dépression, l’anxiété, les problèmes de sommeil et les difficultés cognitives en sont des exemples. Mais bien que sa cause exacte demeure inconnue, des facteurs génétiques, environnementaux dont les perturbateurs endocriniens et produits chimiques pourraient être davantage impliqués qu’une cause naturelle de vieillissement.

Les avancées et les défis à venir dans la prise en charge de la maladie

Les avancées récentes dans la recherche sur la maladie de Parkinson suscitent un optimisme croissant. Des développements prometteurs, tels que l’immunothérapie avec UB312 de Vaxxinity qui cible la réduction des niveaux d’alpha-synucléine. Et récemment, des chercheurs du CNRS et de l’université de Bordeaux ont mis au point une neuroprothèse conçue par des neuroscientifiques français et suisses pour corriger les troubles de la marche, ouvrant de nouvelles perspectives de traitement. En effet, ces innovations présentent un espoir pour les patients atteints de la maladie et soulignent l’importance de l’investissement continu dans la recherche pour trouver des solutions plus efficaces.

Rédigé par Camille V.

Sources

– 11 avril : Journée mondiale de la maladie de Parkinson www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr. Consulté le 3 avril 2024.
– France Parkinson : – Campagne de sensibilisation 2022www.youtube.com. Consulté le 3 avril 2024.
– Le vaccin contre la maladie de Parkinson cible l’alpha-synucléine toxique dans un essai de phase 1 parkinsonsnewstoday.com. Consulté le 3 avril 2024.
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Mieux comprendre et traiter le coma avec l’inflammation cérébrale | Thierry Payet

A l’heure actuelle, le corps médical ne dispose d’aucun médicament pour aider à améliorer l’état des patients se trouvant dans le coma. Publiée dans la revue Cerveauune récente étude toulousaine est néanmoins porteuse d’espoir. Elle est en effet parvenue à mettre en évidence chez des patients dans le coma des zones du cerveau touchées par des inflammations. Cette étude inédite est ainsi porteuse d’espoir pour la prise en charge des patients dans le coma. On fait le point.

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Une prise en charge « passive » des patients dans le coma

Le coma désigne la perte rapide et complète de la conscience d’un individu provoquée par une agression cérébrale sévère. Il peut s’agir :

  • D’une agression cérébrale traumatique (comme un traumatisme crânien).
  • Ou d’une agression cérébrale anoxique (suite à un arrêt cardiaque par exemple le cerveau n’est plus alimenté en oxygène et cesse son activité).

Associé à une mortalité significative, le coma fait l’objet d’une récupération variable et peut être à l’origine d’handicaps neurologiques considérables.

A l’heure actuelle, le corps médical ne dispose d’aucun médicament efficace pour faciliter le retour à la conscience des patients se trouvant dans le coma. Les médecins réanimateurs s’en tiennent donc à une prise en charge qu’ils qualifient de « passive ». Ils font en sorte de maintenir les fonctions vitales du patient dans le coma et de l’accompagner en attendant une récupération neurologique spontanée.

La communauté scientifique sait que la conscience n’est pas localisée dans une zone précise du cerveau mais qu’elle se distribue à travers un large réseau de communication entre neurones. Or, ce réseau de communication neuronale ne fonctionne plus chez les patients dans le coma. Il semble dès lors essentiel de comprendre les raisons de ce dysfonctionnement. Des équipes de médecins du CHU de Toulouse et de chercheurs Inserm ont suggéré que les mécanismes de l’inflammation cérébrale chez les patients dans le coma pourraient être en cause. Ils ont ainsi mis sur pied une étude inédite pour le vérifier.

Lien entre inflammation cérébrale et coma

Pour mener à bien cette étude inédite, les scientifiques ont constitué une cohorte en y incluant dix-sept patients entre 2018 et 2022. Onze d’entre eux se trouvaient dans le coma suite à un accident traumatique, et six d’entre eux se trouvaient dans le coma après une anoxie. Tous hospitalisés en réanimation au CHU de Toulouse, ils ont passé un examen d’imagerie TEP-scan.

À savoir ! Le TEP Scan désigne une technique innovante d’imagerie moléculaire in vivo réalisée par émission de positons.

Cet examen d’imagerie moléculaire a consisté à utiliser un radiotraceur (18F-DPA 714) se fixant sur des cellules immunitaires spécifiques du cerveau appelées « cellules microgliales ». Dans des conditions inflammatoires, ces cellules se modifient et le radiotraceur permet donc de localiser l’inflammation et d’en mesurer l’intensité.

Pour la première fois, les scientifiques ont pu observer par imagerie les niveaux d’inflammation du cerveau des patients dans le coma. En les comparant aux clichés de personnes en bonne santé, ils ont pu dresser les constats suivants :

  • Présence d’une inflammation cérébrale significative au niveau des zones du cerveau impliquées dans le traitement des informations conscientes.
  • Selon l’origine du coma (traumatisme ou anoxie), les zones d’inflammation sont différentes en termes d’intensité et de localisation.

Vers une meilleure prise en charge des patients dans le coma ?

Publiés dans la revue Cerveauces résultats inédits sont une première in vivo et apportent un nouvel éclairage quant au rôle de l’inflammation cérébrale dans le coma. Ils livrent ainsi au monde scientifique des renseignements précieux pour mieux comprendre la grande hétérogénéité des profils de récupération des patients dans le coma. Ces résultats sont également porteurs d’espoir car ils ouvrent la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques et d’évaluation pronostique de la récupération des patients.

Forte de ces premiers résultats, l’équipe de scientifiques envisage de mener une étude de phase 2 sur un panel plus important de patients. Cette étude serait plus complète car elle associerait des mesures biologiques aux résultats d’imagerie avec pour objectif final de tester des médicaments contre l’inflammation. Nul doute que ces travaux permettront une avancée majeure dans la stratégie de prise en charge des patients dans le coma. Affaire à suivre !

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Une nouvelle étude révèle des perspectives prometteuses pour comprendre et traiter le coma.www.chu-toulouse.fr. Consulté le 19 mars 2024.
– Coma : une étude en réanimation sur l’inflammation cérébrale ouvre des perspectives prometteuses.www.lequotidiendumedecin.fr. Consulté le 19 mars 2024.
Person macht Crunches auf einer Yogamatte in einem Raum mit modernem Dekor.

Renforcez votre noyau tout en travaillant en 2024 | Thierry Payet

À l’ère du numérique, où l’on passe de nombreuses heures assis, il est crucial de permettre à notre corps de faire suffisamment d’exercice. Nos vidéos d’exercices hebdomadaires vous offrent un moyen simple mais efficace de relancer votre circulation et de prévenir les plaintes typiques. Cette semaine, nous nous concentrons sur un exercice qui non seulement profite à votre dos, mais renforce également vos muscles abdominaux : les redressements assis.

Congé maternité infirmière libérale : Comment se préparer ?

Congé maternité infirmière libérale : Comment se préparer ? | Thierry Payet

Mise à jour: 27 mars 2024

La grossesse est un moment exceptionnel dans la vie d’une femme. Lorsqu’elle exerce en tant qu’infirmière libérale (IDEL), elle doit anticiper et s’organiser différemment par rapport à une salariée.

Entre démarches administratives spécifiques et organisation du remplacement, découvrez comment naviguer au mieux cette période. Cela vous permettra de combiner l’arrivée de votre enfant avec la continuité de votre activité professionnelle.

JE- Comment Déclarer Votre Grossesse en tant qu’IDEL ?

Le premier pas vers un congé maternité serein est la déclaration officielle de votre grossesse. Cette démarche est cruciale car elle ouvre les droits aux différentes aides et indemnisations prévues pour les infirmières libérales. Le formulaire « Premier examen médical prénatal » est le sésame pour cette déclaration. Il doit être rempli par un professionnel de santé et envoyé à votre CPAM ainsi qu’à la CAF.

La spécificité du statut d’IDEL implique que cette déclaration soit faite dans les délais impartis pour assurer l’activation de vos droits sans accroc.
Le soin apporté à cette étape précoce reflète l’importance de se préparer à une transition professionnelle temporaire. Cela permet également d’anticiper les besoins de votre future famille.

II- Quelles aides financières sont disponibles pour les IDEL pendant le congé maternité ?

UN- Allocation forfaitaire de repos maternel

Cette allocation est une aide financière vitale, permettant aux infirmières libérales de pallier partiellement la baisse d’activité liée à la maternité. En 2024, son montant s’élève à 3 864 €, ce qui représente un soutien significatif. Son versement en deux phases (ou en une seule en cas d’accouchement prématuré) nécessite une attention particulière aux démarches administratives post-naissance pour en bénéficier pleinement.

B- Indemnité journalière forfaitaire

L’indemnité journalière forfaitaire est conçue pour compenser chaque jour de cessation d’activité. Son calcul, basé sur les revenus antérieurs, avec un plafonnement précis, souligne l’importance d’une tenue de comptes rigoureuse pour les IDEL. Les contributions sociales prélevées sur ces indemnités rappellent la nécessité d’une gestion financière avisée pendant cette période.

III- Comment percevoir la prime à la naissance ?

Le remboursement intégral des frais médicaux liés à la grossesse et à l’accouchement aligne les IDEL sur les droits des salariées, assurant une prise en charge complète de ces dépenses essentielles.

La prime à la naissance, ajustée aux ressources, constitue une aide bienvenue pour préparer l’arrivée de l’enfant. Cette aide ponctuelle, spécifiquement conçue pour alléger les premières dépenses liées à la maternité, incarne l’engagement de l’État à soutenir les familles à ce moment clé.

IV- Quelle est la durée du congé maternité pour les infirmières libérales ?

Les infirmières libérales bénéficient désormais des mêmes droits que les salariées en ce qui concerne la durée du congé maternité. Pour être éligibles aux indemnités, elles doivent cesser leur activité :

  • Pour une durée minimale de 8 semaines;
  • En commençant au moins 14 jours avant la date présumée de l’accouchement.

La période de congé peut s’étendre jusqu’à 112 jours pour la naissance d’un enfant, et peut aller jusqu’à 182 jours en cas de troisième enfant ou plus.

En outre, les infirmières libérales ont également droit à un congé spécifique en cas de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement.

Dans la pratique, l’organisation du congé varie grandement parmi les infirmières libérales. Certaines choisissent de ne s’arrêter que deux semaines avant la naissance, poursuivant leurs visites à domicile presque sans changement. D’autres, en revanche, optent pour un arrêt plus précoce, parfois dès le troisième ou quatrième mois de grossesse, et peuvent se voir prescrire un arrêt maladie avant le début officiel de leur congé maternité.

Les droits au congé maternité sont identiques pour toutes les infirmières libérales, qu’elles soient titulaires, collaboratrices ou remplaçantes. L’élément déterminant est d’avoir contribué aux cotisations pendant au moins 10 mois, y compris en tant que remplaçante.

Bien que l’organisation du congé puisse varier pour une remplaçante, les droits auxquels elle peut prétendre restent inchangés.

Notre mission : faciliter votre quotidien de professionnel de santé libéral en vous proposant des solutions adaptées et des articles utiles à l’exercice de votre pratique professionnelle.

Le site internet de Medicalib permet aux patients de prendre facilement rendez-vous avec une infirmière à domicile.

Grace à notre plateforme nous pouvons vous accompagner dans le développement de votre patientèle et dans l’optimisation de votre tournée.

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Le chat, un danger pendant la grossesse ? | Thierry Payet

Toxoplasmose, allergie, maladie, vivre sa grossesse avec un chat à la maison inquiète souvent les femmes enceintes. Est-ce à tort ou à raison ? Santé Sur le Net fait le point sur la question.

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Chat, grossesse et toxoplasmose

Avoir un chat à la maison quand on est enceinte fait souvent immédiatement penser au risque de toxoplasmose. La toxoplasmose est une maladie liée à un parasite, Toxoplasma gondii. La toxoplasmose est une pathologie bénigne qui passe généralement inaperçue, mais qui peut provoquer des complications, lorsqu’elle survient :

  • Au cours de la grossesse, car elle peut entraîner une toxoplasmose congénitale chez le fœtus ;
  • Chez les sujets immunodéprimés.

Dès la première consultation de suivi de la grossesse, le médecin ou la sage-femme prescrit une sérologie de la toxoplasmose aux femmes enceintes, afin de déterminer si elle est immunisée (la femme enceinte a déjà eu l’infection) ou non (la femme enceinte n’a jamais rencontré le parasite). Si elles sont immunisées contre l’infection, aucun problème si un chat vit à la maison. Si elles ne sont pas immunisées, quelques précautions s’imposent avec le chat pour prévenir le risque d’infection :

  • Laver le bac à litière tous les jours avec de l’eau à plus de 70 °C en utilisant des gants ;
  • Si possible demander à une autre personne de changer la litière ;
  • Ne pas utiliser d’eau de Javel.

À savoir ! Contrairement aux idées reçues, le fait de vivre avec un chat n’est pas une garantie d’être immunisée contre la toxoplasmose. Certaines femmes enceintes ont vécu depuis leur enfance avec un chart et ne sont pourtant pas immunisées.

A noter que ces précautions sont inutiles avec les chats qui vivent en appartement et qui sont nourris exclusivement avec des aliments pour les chats.

Enceinte et allergique, vais-je supporter mon chat ?

Pendant la grossesse, les allergies peuvent s’aggraver, s’améliorer ou rester identiques. Parfois, certaines femmes enceintes, qui n’étaient pas allergiques avant la grossesse, peuvent devenir sensibles à certains allergènes.

Le chat ne représente pas de risque allergique plus élevé qu’un autre animal. Si vous n’étiez pas allergique avant la grossesse, pas de raison que vous deveniez allergique en étant enceinte. Toutefois, si des symptômes allergiques apparaissent, comme des démangeaisons, des éternuements, un écoulement nasal, des yeux qui piquent, … pensez à en parler au médecin ou à la sage-femme et à leur indiquer que vous avez un chat à la maison. Si besoin, un traitement spécifique pourra vous être prescrit. Si vous étiez déjà allergique avant la grossesse, le médecin pourra adapter votre traitement si nécessaire. Dans tous les cas, ne commencez pas ou n’arrêtez pas un traitement médical sans l’avis du médecin.

Les maladies du chat, un risque chez la femme enceinte

Les chats sont exposés à différentes maladies, mais seulement certaines présentent un risque de transmission à l’être humain et donc à la femme enceinte. Parmi ces maladies figurent :

  • La maladie des griffes du chattransmise par les griffures. Elle guérit spontanément dans la majorité des cas ;
  • La pasteurellose est une infection bactérienne qui peut toucher le nourrisson et les personnes immunodéprimées. Même si elle est plus rare, elle peut représenter un danger au cours de la grossesse, mais aussi et surtout après l’arrivée du bébé ;
  • La teigne ;
  • La toxoplasmoseévoquée plus haut ;
  • La rage félineles chats devant être vaccinés à partir de 3 mois ;
  • L’échinococcose est une maladie grave, qui peut affecter le foie, les poumons et engager le pronostic vital. Pour prévenir ce risque, il faut absolument vermifuger régulièrement le chat.

La plupart des maladies du chat ne présentent pas de danger pour la femme enceinte, si le chat est vacciné, vermifugé et régulièrement suivi par un vétérinaire. Inutile donc de fuir son chat pendant 9 mois !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

Eine Person, die ein Übungstief ausführt, steht auf einer violetten Matte in einem Raum mit einem Bücherregal, einer Pflanze und einem Porträt an der Wand.

Égayez votre vie quotidienne au bureau avec le « Tiefen Stand » | Thierry Payet

2 février 2024

22h47

Dans notre dernier article de blog, découvrez des exercices d’équilibre simples mais efficaces, spécialement conçus pour la vie quotidienne au bureau. Découvrez comment vous pouvez prévenir les problèmes de dos, stimuler votre métabolisme et améliorer votre concentration grâce à de courtes pauses sportives, sans avoir à quitter votre lieu de travail. Ces conseils pratiques vous aideront à rester actif et en bonne santé malgré un travail sédentaire.

examen dentaire femme enceinte

Examen bucco-dentaire de maternité : prise en charge | Thierry Payet

La grossesse est une période de grands bouleversements y compris pour l’équilibre bucco-dentaire. La santé bucco-dentaire de la femme enceinte doit donc faire l’objet d’une surveillance rapprochée. Pour cela, l’Assurance Maladie propose à chaque femme enceinte et dès le 4e mois de grossesse, un examen bucco-dentaire de maternité entièrement pris en charge. En 2024, la gratuité de cet examen est désormais prolongée jusqu’au 6e mois après l’accouchement. On fait le point.

examen dentaire femme enceinte

Grossesse et modifications de l’équilibre bucco-dentaire

La grossesse est une période de grands bouleversements physiologiques et hormonaux y compris pour l’équilibre bucco-dentaire de la femme enceinte :

  • Modification salivaire : avec une fabrication excessive de salive et un pH acide.
  • Modifications hormonales : pouvant provoquer une inflammation des gencives.
  • Modification du système digestif : avec survenue de vomissements, de nausées et de reflux gastro-œsophagiens.
  • Modification des habitudes alimentaires avec une appétence particulière pour les aliments sucrés et acides ainsi qu’une tendance au grignotage.
  • Adaptation du système cardiovasculaire avec des saignements accrus.
  • Congestion des muqueuses nasales provoquant une respiration par la bouche.
  • Baisse de l’immunité avec augmentation du risque d’infections.

Du fait de ces modifications liées à la grossesse fragilisant les gencives et les dentsla femme enceinte est ainsi davantage exposée que la population générale aux pathologies bucco-dentaires comme l’érosion dentaire, les caries ou les maladies parodontales (gingivite gravidique, parodontite). Par ailleurs, des complications obstétricales peuvent également survenir.

À savoir ! Pendant la grossesse, la prévention des pathologies bucco-dentaires s’appuie sur des règles hygiéno-diététiques essentielles : une bonne hygiène bucco-dentaire (au minimum 2 brossages quotidiens), une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, l’absence de consommation de substances à risque comme le tabac ou l’alcool. En cas de nausées matinales ou de vomissements fréquents, il conviendra rincer la bouche immédiatement à l’eau et de se brosser les dents à distance des vomissements.

Une surveillance bucco-dentaire essentielle pendant la grossesse

D’où l’importance d’une surveillance bucco-dentaire rapprochée tout au long de la grossesse. Pour cela, l’Assurance Maladie propose à chaque femme enceinte dès le 4e mois de grossesse, un examen bucco-dentaire de maternité entièrement pris en charge.

Cet examen de prévention bucco-dentaire de maternité est réalisé par un chirurgien-dentiste. Au cours de cet examen, le praticien fait le point sur la santé bucco-dentaire de la femme enceinte, dépiste les éventuelles pathologies bucco-dentaires, prévient les éventuelles complications de grossesse de la patiente et lui rappelle ou enseigne les techniques d’hygiène bucco-dentaire de base.

À savoir ! Pendant la période de grossesse et à l’exclusion des situations d’urgence, le moment à privilégier pour effectuer des soins bucco-dentaires est défini comme étant le 2e trimestre de grossesse, puis la première moitié du 3e trimestre de grossesse. Par principe, la femme enceinte devra donc éviter de faire des soins dentaires au cours du 1est trimestre et pendant la période précédant l’accouchement.

Au cours de cette consultation, la santé bucco-dentaire de l’enfant à naître peut également être abordée, de même que les bons gestes à adopter à l’apparition des premières dents.

Une prise en charge prolongée jusqu’au 6e mois après l’accouchement

En pratique, le jour de la consultation avec son dentiste, la femme enceinte devra présenter sa carte Vitale à jour ainsi que le bon de prise en charge envoyé par sa caisse d’Assurance Maladie.

Jusqu’à présent, l’examen de prévention bucco-dentaire de maternité était pris en charge par l’Assurance Maladie depuis le 4e mois de grossesse jusqu’au douzième jour après l’accouchement. En 2024, la gratuité de cet examen est désormais prolongée jusqu’au 6e mois suivant l’accouchement. Une raison supplémentaire de ne pas passer à côté de cet examen essentiel !

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Maternité : l’examen bucco-dentaire désormais pris en charge jusqu’au 6e mois après l’accouchement. www.ameli.fr. Consulté le 3 mars 2024.
– La santé bucco-dentaire de la femme enceinte. www.urps-chirurgiensdentistes-na.fr. Consulté le 3 mars 2024.
Ein Mann führt unter Einbeziehung einer Armbewegung eine Yoga-Übung in einem Wohnzimmer durch.

Des mouvements de bras pour plus d’énergie • Blogue santé • 14 mars 2024 | Thierry Payet

2 février 2024

22h47

Dans notre dernier article de blog, découvrez des exercices d’équilibre simples mais efficaces, spécialement conçus pour la vie quotidienne au bureau. Découvrez comment vous pouvez prévenir les problèmes de dos, stimuler votre métabolisme et améliorer votre concentration grâce à de courtes pauses sportives, sans avoir à quitter votre lieu de travail. Ces conseils pratiques vous aideront à rester actif et en bonne santé malgré un travail sédentaire.

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Perturbateurs endocriniens et risques de prématurité | Thierry Payet

La journée de la prématurité qui s’est tenue en novembre dernier a été l’occasion pour le Sénat d’organiser un colloque sur le thème du risque de prématurité induit par l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Il faut dire que de nombreuses études ont pointé ces substances comme des facteurs de risque de prématurité et de maladies infantiles. On fait le point.

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Perturbateurs endocriniens : une exposition généralisée

Les perturbateurs endocriniens désignent des substances chimiques perturbant les fonctions hormonales de l’organisme comme la croissance, les fonctions reproductrices ou les fonctions thyroïdiennes. Ces substances dangereuses peuvent être présentes dans l’environnement ou entrer dans la composition de divers objets du quotidien.

À savoir ! Les perturbateurs endocriniens peuvent agir à différents niveaux en empêchant une hormone de se fixer sur son organe cible ou en perturbant sa production ou sa régulation. Ils participent ainsi au développement ou à l’évolution de nombreuses maladies.

Le bisphénol-A, le glyphosate ou encore les parabènes figurent parmi les perturbateurs endocriniens les plus connus. Mais il en existe bien d’autres et les études scientifiques sont de plus en plus nombreuses à étudier leur impact sur la santé, notamment sur la santé de l’enfant. Selon le Haut Conseil de santé publique (HCSP) et le Haut Conseil de l’enfance, de la famille et de l’âge (HCEFA), les effets des perturbateurs endocriniens représentent une véritable « épidémie silencieuse » sur l’organisme et le cerveau des enfants.

Entre 2014 et 2016, une enquête française nationale intitulée Estéban a suivi l’exposition à six familles de polluants dans les objets du quotidien de 1 104 enfants de 6 à 18 ans et de 2 500 adultes. Il en ressort que l’exposition aux perturbateurs endocriniens est généralisée en France avec un niveau d’imprégnation accru chez les enfants de 6 à 17 ans.

Exposition aux phtalates et risques de prématurité

Récemment, plusieurs travaux se sont intéressés aux effets des phtalatesune famille de perturbateurs endocriniens fréquemment retrouvés dans les produits cosmétiques, les plastiques ou les aliments utra-transformés. Un lien a ainsi été démontré entre les phtalates et un taux accru de naissances avant terme. En 2022, une synthèse de 16 études américaines menées entre 1983 et 2018 a été publiée dans la revue JAMA Pédiatrie. Elle a établi un lien entre prématurité et 11 métabolites urinaires de phtalates pendant la grossesse. Selon les auteurs de cette synthèse, la réduction de l’exposition aux phtalates permettrait donc de réduire le nombre de naissances prématurées :

  • De 6 % pour une réduction de 30 % de l’exposition aux phtalates.
  • De 12% pour une réduction de 50 % de l’exposition aux phtalates.
  • Et de 32% pour une réduction de 90 % de l’exposition aux phtalates.

À savoir ! On dénombre près de 55 000 cas de bébés prématurés chaque année en France.

Une autre étude, européenne cette fois-ci et intitulée « Génération R », a démontré que le taux de phtalates pendant la grossesse était lié à des risques de retard de croissance in utero et de prématurité.

Par ailleurs, l’analyse de liquide amniotique révélait dans une étude de 2011 la présence de phtalates, de pesticides et autres substances dangereuses. Et c’est une revue de plusieurs articles qui a permis en 2022 de synthétiser les effets du passage transplacentaire des perturbateurs endocriniens. Avec, pour les phtalates, des altérations placentaires au niveau de la morphologie, de la production hormonale ou de l’expression des gènes. Or, il faut savoir qu’avant la 20e semaine de grossesse, le neurodéveloppement précoce de l’embryon se fait essentiellement grâce aux taux en iode et en hormone thyroïdienne de la mère.

L’imprégnation du fœtus en perturbateurs endocriniens durant la grossesse crée ainsi un environnement favorable au développement ultérieur de pathologies comme les cancers du sein hormonodépendants, des testicules, de la prostatel’endométriose, diabète, obésité etc.

Vers une réévaluation des perturbateurs endocriniens ?

Dans ce contexte, la Société française d’endocrinologie exhorte à la réévaluation des substances reconnues comme perturbateurs endocriniens. Protéger la période de conception est également le fer de lance de la troisième Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens qui milite pour une politique nationale. De son côté, le Haut Conseil de santé publique a fait le choix d’intégrer un chapitre « environnement » au carnet de santé actuel. Quant à la Stratégie nationale de santé (2023-2033), elle inclura un volet « santé de l’enfant » pour protéger la période de la conception.

A l’échelle européenne, 28 pays ont d’ores et déjà intégré le partenariat de biosurveillance PARC (Partnership for the Assessment of Risks from Chemicals) jusqu’en 2027. Gageons que ces initiatives permettront de mieux documenter les risques liés à l’exposition aux perturbateurs endocriniens et de protéger davantage la santé des populations.

Déborah L., Dr en Pharmacie

Sources

– Moins de perturbateurs endocriniens : une voie efficace pour réduire la prématurité et les maladies infantiles. www.lequotidiendumedecin.fr. Consulté le 29 février 2024.