Après le cancer du sein

Après le cancer du sein – East Gippsland Osteopathic Clinic | Thierry Payet

Après le cancer du sein

Après le cancer du sein

Actuellement, les statistiques australiennes montrent qu’1 femme sur 7 connaîtra un cancer du sein au cours de sa vie. Avec une détection précoce et des traitements en constante évolution, les résultats du cancer du sein sont extrêmement favorables.

Ce qui n’est souvent pas discuté, c’est comment ces traitements médicaux nécessaires – qui peuvent inclure plusieurs interventions chirurgicales et radiothérapie – peuvent avoir un impact profond sur le corps des femmes. Il est courant que les femmes ressentent de la douleur et de l’enflure associées à ces traitements.

L’ostéopathie est bien placée pour pouvoir accompagner les femmes souffrant de douleurs musculo-squelettiques associées à un traitement médical – après tout, nous ne voulons pas que les femmes survivent simplement au cancer du sein, nous voulons une qualité de vie qui ne soit pas affectée par la douleur. Les ostéopathes sont des praticiens paramédicaux fondés sur des données probantes avec des compétences palpatoires de haut niveau et utilisent des techniques de tissus mous efficaces et établies, y compris la mobilisation des cicatrices, et peuvent traiter les présentations courantes, y compris les tissus cicatriciels, les cordons et le ventre chimio.

Le tissu cicatriciel est moins élastique et plus serré que le tissu « normal », ce qui peut restreindre l’amplitude des mouvements et peut être une cause de douleur. Pour de meilleurs résultats, le traitement de mobilisation des cicatrices peut commencer dès 4 semaines après la chirurgie (avec l’autorisation de votre chirurgien). Une combinaison de traitement pratique de votre ostéopathe et de conseils d’autogestion pouvant être poursuivis à domicile donnera souvent les meilleurs résultats.

Le «cordage» est une présentation courante qui peut être la cause d’un mouvement limité du bras. Il survient le plus souvent dans l’aisselle, le bras médial et la paroi thoracique après l’ablation des ganglions lymphatiques. Le cordage doit être traité rapidement pour éviter une restriction continue de l’épaule (surtout si cela a un impact sur le positionnement pour la radiothérapie).

Pendant la chimiothérapie, un traitement ostéopathique dans la semaine précédant votre prochaine dose pourrait aider à soulager les symptômes du «ventre chimio». Cela implique généralement un massage abdominal (viscéral) doux.

Si vous souhaitez plus d’informations ou discuter davantage de votre cas pour voir si un traitement ostéopathique pourrait être bénéfique, veuillez appelez notre sympathique équipe d’administration ou parlez à l’un de nos ostéopathes au votre prochain rendez-vous.

Personne atteinte alcoolodépendance

Quel rôle joue la dopamine ? | Thierry Payet

Selon les données de l’INSERM, environ 90 % des Français sont régulièrement amenés à consommer de l’alcool, et 10 % en consomment quotidiennement. Une habitude qui peut conduire à la dépendance à l’alcool, sans compter les effets néfastes de l’alcool sur la santé. Dans une récente étude, des chercheurs français ont mis le doigt sur une nouvelle piste thérapeutique contre l’alcoolodépendance, impliquant la dopamine. Explications.

Personne atteinte alcoolodépendance

De la consommation d’alcool à l’alcoolodépendance

La consommation fréquente voire quotidienne, en quantités supérieures aux recommandations (plus de deux verres par jour), est un facteur de risque connu d’alcoolodépendance ou dépendance à l’alcool. La dépendance à l’alcool se matérialise par deux phénomènes complémentaires :

  • Un besoin compulsif de boiremalgré les effets négatifs de la consommation d’alcool ;
  • Des signes de manque en cas d’abstinence.

Si l’alcoolodépendance est bien décrite, les chercheurs continuent à s’interroger : pourquoi certains gros buveurs ne deviennent pas dépendants à l’alcool ? En creusant cette question, les chercheurs se sont intéressés aux circuits cérébraux de la récompense, qui impliquent un neurotransmetteur particulier, la dopamine. La libération de ce neurotransmetteur tend à procurer une sensation de plaisir au consommateur d’alcool, qui consomme à nouveau de l’alcool pour revivre ce sentiment de plaisir, etc. C’est ce que les chercheurs appellent le circuit de la récompense.

La dopamine impliquée dans l’alcoolodépendance

Si l’activation du circuit de la récompense associé à la dopamine entre en jeu dans le comportement de consommation d’alcool, le rôle de la dopamine dans l’alcoolodépendance reste flou, malgré plusieurs études sur le sujet. Les médicaments qui inhibent l’action de la dopamine ne permettent par exemple pas de réduire la dépendance à l’alcool. Pour en savoir plus, les chercheurs ont mené de nouveaux travaux chez le rat.

Ils ont exposé des rats plusieurs fois à l’alcool et comme chez l’homme, une partie des rats a développé une dépendance à l’alcool. En analysant le taux de dopamine au niveau d’une région impliquée dans la motivation. La voie nigro-striée, les chercheurs ont observé que les rats devenus dépendants à l’alcool présentaient un déficit en dopamine dans la région nigro-striée. Chez les rats qui n’étaient pas devenus dépendants à l’alcool, les chercheurs ont réduit le taux de dopamine dans la région nigro-striée pour atteindre le niveau observé chez les rats alcoolodépendants. Une telle réduction du taux de dopamine entraînait une alcoolodépendance des rats, qui n’étaient pourtant pas devenus dépendants à l’alcool en le consommant !

Réduire ou supprimer sa consommation, meilleur rempart contre la dépendance à l’alcool

Ces nouvelles données permettent aux chercheurs de conclure que la dopamine est bien impliquée dans les mécanismes de dépendance à l’alcoolune implication qui était jusque-là controversée au sein de la communauté scientifique. En allant plus loin, les chercheurs ont voulu tester une nouvelle piste thérapeutique. Ils ont administré aux rats une substance capable de stimuler la production de dopamine au niveau cérébral. Cette administration entraînait une diminution de la dépendance à l’alcool des rats.

Ces nouvelles données, observées uniquement chez les rats, ouvrent de nouvelles perspectives pour mieux comprendre l’alcoolodépendance et la traiter. Mais beaucoup de chemin reste encore à parcourir, d’abord pour transposer de telles données à l’homme, mais aussi pour étudier le rôle d’autres facteurs que la dopamine sur le développement du comportement addictif. D’ici là, la prévention de l’alcoolodépendance reste la solution la plus sûre et la plus efficace. En limitant autant que possible sa consommation d’alcool !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Alcoolodépendance : la dopamine comme piste thérapeutique. inserm.fr. Consulté le 11 janvier 2023.
Protégez votre swing et votre dos

Protégez votre swing et votre dos | Thierry Payet

Une mobilité optimale au-dessus et au-dessous du bas du dos est essentielle pour un swing de golf “sûr” qui ne surchargera pas le bas du dos. Cela comprend des exercices de mobilité pour la colonne vertébrale thoracique et les hanches. La force de base est également cruciale pour protéger la colonne vertébrale pendant les mouvements de rotation comme le swing de golf ainsi que pour maintenir une bonne posture de golf tout au long du swing. VOTRE PROGRAMME DE RÉADAPTATION Ce programme d’exercices contient des exercices spécifiques pour renforcer les muscles autour du bas du dos et du tronc. Il est important de s’assurer que les exercices sont exécutés avec une bonne technique. Une mauvaise pratique peut exercer une pression potentielle sur votre dos. Le dépliant suivant comprend quelques exercices pour vous aider dans votre rééducation. VITESSE DE PROGRESSION Votre thérapeute vous conseillera sur la vitesse à laquelle vous devez progresser. La progression ne consiste pas seulement à être capable de faire l’exercice mais à le faire correctement, avec un contrôle approprié. Si à tout moment vous ressentez une douleur ou une gêne, arrêtez les exercices et consultez votre thérapeute.

ROTATION DES CLUB DE GOLF

Asseyez-vous bien droit sur une chaise, les pieds à plat sur le sol. Placez un club de golf ou un balai au-dessus de votre tête, en le reposant confortablement sur vos épaules, tenez la barre à deux mains. Tournez d’un côté aussi loin que vous pouvez aller. Gardez vos hanches immobiles et votre colonne vertébrale droite. Répétez de l’autre côté. Cet exercice est un exercice de mobilité pour la colonne vertébrale, et particulièrement utile comme échauffement avant les sports de rotation comme le golf. est un exercice de mobilité pour la colonne vertébrale, et particulièrement utile comme échauffement avant les sports de rotation comme le golf.

http://youtu.be/8qSSzsQ1RI0

PLANCHE

Reposez-vous sur vos avant-bras et vos orteils. Maintenez cette position. Gardez une bonne posture droite et ne laissez pas votre dos trop cambré. Il s’agit d’un exercice de renforcement de base.

http://youtu.be/noeBz0JoW-4

PLANCHE DE CÔTÉ

Allongez-vous sur le côté et formez un pont entre vos pieds et vos avant-bras (en soulevant votre bassin). Cet exercice fait travailler les muscles abdominaux et obliques.

http://youtu.be/vQKLvMTYA9Q

MOBILISATION DE LA HANCHE

Allongez-vous face contre terre et pliez les genoux pour

90 degrés. Gardez vos pieds ensemble,

et laissez tomber vos pieds vers l’extérieur, puis

croisez-les vers l’intérieur, autant que vous le sentez

confortable. Répétez au besoin. Cette

est un exercice de mobilité pour vos articulations de la hanche

http://youtu.be/RAMZ0Q_wF5s

POSITION DE CHEVAL HORIZONTALE

Mettez-vous à quatre pattes et gardez une bonne posture. Tirez votre ventre vers l’intérieur (vers le plafond). Tendez votre bras devant vous et votre jambe opposée derrière vous. Répétez chaque côté. Il s’agit d’un excellent exercice de stabilité et de contrôle du tronc pour travailler les muscles abdominaux profonds. L’exercice renforcera également les muscles érecteurs lombaires et fessiers.

http://youtu.be/BTaCXKy53wc

CRUNCH OBLIQUE

Allongez-vous sur le dos, les genoux pliés, et effectuez un crunch en vous asseyant et en atteignant la partie extérieure de votre genou. Vous devez vous assurer que vos omoplates se soulèvent juste du sol. Cet exercice permet de renforcer les muscles abdominaux et obliques.

http://youtu.be/98eX0ndm7Z4

traitement centré sur la personne

L’ostéopathie comme méthode de traitement centrée sur la personne • Liem Blog | Thierry Payet

résumé

Après que la partie 1 de l’article du numéro précédent ait démontré un besoin clair d’un cadre cohérent, interprofessionnel et méta-conceptuel pour les soins ostéopathiques, la deuxième partie de l’article d’hypothèse présente la théorie intégrale (TI) comme une théorie holistique, fondée sur des preuves, clinique multimodale et autoréflexive Proposition d’un processus d’argumentation et montré comment les différents modèles de soins ostéopathiques peuvent être intégrés dans le modèle à quatre quadrants de l’informatique. La théorie intégrale est utilisée, par exemple, dans le cadre de l’ostéopathie psychosomatique, dans laquelle la composante spirituelle de l’être est également éclairée afin de traiter les patients dans l’ensemble de leur contexte de vie. Chez l’homme, à chacune de ces étapes de développement et de morphodynamique – allant de la fécondation à la mort – des influences externes ou internes potentiellement nocives ou stressantes peuvent survenir, pouvant entraîner des troubles du bien-être, des symptômes et des schémas de dysfonctionnement somatique-énergétique-psychique.

mots clés
Interprofessionnalisme, théorie intégrale, intégration bifocale multimodale, modèle biopsychosocial, modèle biomécanique, modèle à quatre quadrants, thérapie manuelle ostéopathique (OMT), ostéopathie psychosomatique, schéma de dysfonctionnement somatique-énergétique-psychique

Résumé
Après avoir démontré un besoin clair d’un cadre cohérent, interprofessionnel et métaconceptuel pour les soins ostéopathiques dans la partie 1 du numéro précédent, la partie 2 de cet article d’hypothèse propose la théorie intégrale (TI) comme une approche holistique, factuelle, multimodale et autoréflexive. processus de raisonnement clinique et montre comment les différents modèles de soins ostéopathiques peuvent être intégrés dans le modèle informatique à 4 quadrants. Ceci est utilisé, par exemple, dans le cadre de l’ostéopathie psychosomatique, où la composante spirituelle de l’être est également prise en compte afin de traiter les patients dans leur contexte de vie. Ainsi, chez l’homme, à chacune de ces étapes de développement et de morphodynamique – de la conception à la mort – des influences externes ou internes éventuellement nocives ou stressantes peuvent survenir, pouvant entraîner des troubles du bien-être, des symptômes et des schémas dysfonctionnels somatiques-énergétiques-psychiques. .

Mots clés
interprofessionnalité, théorie intégrale, intégration bifocale multimodale, modèle biopsychosocial, modèle biomécanique, modèle à quatre quadrants, traitement manipulatif ostéopathique (OMT), ostéopathie psychosomatique, schémas de dysfonctionnement somatique-énergétique-psychique

La théorie intégrale (IT)
Dans le débat sur les méta-concepts possibles en ostéopathie, une orientation vers d’autres professions de santé, comme les soins infirmiers, qui utilisent déjà un méta-cadre, semble judicieuse. Cela pourrait aider à inclure les nombreux points de vue apparemment incompatibles dans une intervention ostéopathique sur le patient et ainsi créer un consensus entre les différents points de vue. Le publiciste et philosophe Ken Wilber a développé, entre autres, la soi-disant théorie intégrale (IT), qui est une tentative d’unir les approches scientifiques, humaines et humanistes avec des visions du monde rationnelles et spirituelles. Il est destiné à fournir un cadre organisationnel pour organiser diverses théories et philosophies inter et intra-conceptuelles. Sur cette base, Liem en 2006 et Van den Heede en 2017 ont développé des approches pratiques pour le diagnostic et le traitement ostéopathiques, et Shea et al. Développé en 2019 pour les soins infirmiers [31], [36], [61].

L’informatique a le potentiel d’harmoniser les soins ostéopathiques (CO) avec d’autres professions de la santé en termes d’interprofessionnalisme en intégrant les cadres ostéopathiques traditionnels et nouveaux [61]. Pour que ce potentiel se développe, il faut que l’informatique soit ancrée dans la pratique des professions de santé en général et dans celle du CO en particulier.

Dans cet article d’hypothèse, des arguments pour la mise en œuvre d’un modèle intégratif de soins ostéopathiques centrés sur la personne sont présentés et stimulent un débat constructif. Une telle méta-théorie pourrait émerger comme une interprétation de l’informatique et créer le cadre d’un partenariat thérapeutique basé sur des principes empathiques [36] et répondre au besoin de jeter les bases d’une pratique ostéopathique centrée sur la personne [16], [61], [73]en incluant l’individu avec son historicité et ses contextes [18].

En raison de sa structure systémique et cohérente, l’informatique permet une synthèse interdisciplinaire des hiérarchies de croissance naturelles [6], [61]. Pour son modèle, Ken Wilber a décrit cinq domaines de l’expérience humaine – à savoir les quadrants, les niveaux, les lignes, les états et les types. Ces domaines sont ensuite résumés dans un cadre à quatre perspectives (modèle à quatre quadrants ; 4QM) pour refléter la complexité des processus de santé, de maladie et de traitement. [75]. De cette manière, les perspectives sur le monde, composées d’aspects intérieurs et extérieurs, ainsi que les perceptions du monde tant au niveau individuel que collectif sont intégrées. [31], [61], [75].

Dans le modèle à quatre quadrants (4QM), les aspects intérieurs individuels, extérieurs individuels, intérieurs collectifs et extérieurs collectifs sont pris en compte.

Chacun des quadrants montre une dynamique de développement phylo- et ontogénétique. Ce modèle est étendu et modifié en ostéopathie psychosomatique (voir Fig. 1). Chez l’homme, à chacune de ces étapes de développement et de morphodynamique – allant de la fécondation à la mort – d’éventuelles influences externes ou internes dysfonctionnelles peuvent survenir, pouvant entraîner des troubles du bien-être, des symptômes ou des schémas de dysfonctionnement somatique-énergétique-psychique et, si nécessaire, l’intégration par des interventions ostéopathiques adaptées individuellement est prise en charge [37], [38]. Un aperçu de l’informatique est présenté dans le tableau 1.

Fig.1 : Aspects à considérer dans le traitement de l’ostéopathie psychosomatique dans le cadre du modèle à quatre quadrants

traitement centré sur la personne

L’informatique fournit le cadre organisationnel pour organiser les informations personnelles dans la relation dyadique et avec l’environnement. Deux canaux différents sont disponibles pour cela : le canal ordinaire et le canal non ordinaire. Par exemple, les découvertes tactiles ainsi que les données biomédicales peuvent être vues thérapeutiquement de différentes manières [61], [75]. Par exemple, la relation du patient à son monde intérieur et extérieur peut être évaluée en termes d’autonomie relative (la tendance d’un holon à l’auto-préservation, à l’affirmation de soi et à l’assimilation et à l’expression de sa totalité) et d’adaptabilité (une tendance à se relier et à s’intégrer et expression de la partialité d’un holon). holons) [31].

Le concept holon a été développé à l’origine par Koestler et affiné par Wilber. Selon cela, la réalité n’est composée ni de tout ni de partie, mais de tout/partie appelés holons [31].

  • Est le relatif autonomee, affirmation de soi dysfonctionnelle vis-à-vis du monde extérieur élevé, l’aspect partiel chez le patient a diminué de façon dysfonctionnelle au profit de l’aspect entier. Le constat énergétique se caractérise généralement par le fait que l’organisme absorbe plus d’énergie qu’il n’en libère. L’augmentation de l’autonomie relative ne repose pas ici, comme dans un développement sain, sur l’intériorisation et l’accueil de plus en plus de niveaux d’être, mais sur la séparation et l’éloignement d’eux.
  • perte d’autonomie relative, dans le sens d’affaiblir la démarcation naturelle. Il y a ici une diminution de l’autonomie relative, c’est-à-dire que tout l’aspect de la personne diminue et que son aspect partiel, sa susceptibilité ou sa réception augmente de manière dysfonctionnelle. Vos frontières avec le monde extérieur sont réduites ou la démarcation avec le monde extérieur est affaiblie. La diminution de la démarcation n’est pas ici, comme dans le développement sain, une diminution de l’égocentrisme, mais un affaiblissement de la capacité d’une personne à maintenir son intégrité par rapport au monde extérieur. Leur intégrité s’est déplacée de manière dysfonctionnelle en faveur de leur aspect de parties. Le constat énergétique se caractérise généralement par le fait que l’organisme libère plus d’énergie qu’il n’en absorbe.

La relation entre l’auto-immanence (enveloppement de l’inférieur par le supérieur, par exemple relativisation des impulsions limbiques par le cortex préfrontal) et l’auto-transcendance (pulsion évolutive vers un niveau supérieur, dans lequel de nouveaux holons émergent et transcendent l’existant) peut être évaluée . Dysfonctionnellement, l’auto-immanence peut apparaître comme une dissociation et l’auto-transcendance comme une auto-dissolution partielle, chacune avec un symptôme associé [31]:

  • auto-dissolution: Une régression se produit, c’est-à-dire que certaines parties somatiques/mentales d’une personne ne sont plus intégrées de manière optimale, mais désintégrées. Par exemple, des schémas réflexes ou réactionnels de la petite enfance déjà inhibés, comme le réflexe tonique asymétrique du cou, peuvent partiellement réapparaître, ou des régulations déjà acquises, comme la continence urinaire, peuvent se désagréger et apparaître comme une énurésie nocturne, etc. , des phénomènes de régression peuvent se produire au cours du processus de guérison, tels que des troubles précédemment supprimés, des émotions ou des symptômes chroniques qui redeviennent aigus.
  • Dissociation: Ici, par exemple, une dissociation dysfonctionnelle du psychologique au niveau biologique peut survenir, par exemple comme l’anorexie mentale.

La théorie intégrale offre un moyen de percevoir la réactivité biologique, psychosociale et spirituelle d’une personne aux défis environnementaux et d’identifier et de traiter les troubles dans l’organisme ou dans le contexte de vie global d’une personne. Ici, il est important de trouver l’équilibre entre l’approche perceptivo-cognitive-symbolique et l’approche directe intuitive non locale dans le sens de l’unité du corps, de l’esprit et de l’âme. En particulier, il est essentiel d’impliquer plus activement le patient dans le cadre du traitement [39] et pour soutenir la proactivité dans le contexte de vie du patient [27], [43]. Ceux-ci inclus:

  • pleine conscience et respiration consciente [47], [85]
  • vibration myofasciale intrinsèque [3],
  • Méditation [33],
  • stratégies de gestion du stress [74],
  • des approches cognitivo-comportementales pour intégrer les croyances liées à la douleur,
  • Approche thérapeutique en 15 étapes d’intégration bifocale multimodale © selon Liem [37], [38]; cela a montré, par exemple, des résultats significatifs dans l’amélioration des céphalées de tension [83],
  • 6-Étape de palpation cardiaque ostéopathique selon Liem ; une réduction significative de l’anxiété et du stress pourrait être enregistrée [84],
  • Promotion d’un comportement proactif de la part du patient au moyen de conseils ostéopathiques selon les cinq modèles ostéopathiques [39],
  • pratique spirituelle personnelle.

Présente un aperçu des approches intégrales en soins ostéopathiques

Bienvenue 'Votre scan de la peau'!

Bienvenue ‘Votre scan de la peau’! – Clinique Ostéopathique East Gippsland | Thierry Payet

Bienvenue 'Votre scan de la peau'!

Bienvenue ‘Votre scan de la peau’!

L’Australie a l’un des taux de cancer de la peau les plus élevés au monde. Avec une surveillance constante de vos grains de beauté, des changements précoces ou de nouvelles lésions sont détectables par un praticien qualifié.

C’est avec cette connaissance à l’esprit que nous sommes très heureux d’accueillir Sharon Hudson de Your Skin Scan dans nos 5 sites EGOC ! Sharon est une infirmière clinicienne consultante avec plus de 10 ans d’expérience dans l’évaluation et la surveillance du cancer de la peau.

Basée à Melbourne, elle se rendra dans chacune de nos cliniques tous les 3 mois pour surveiller à la fois nos patients et toute autre personne de la région qui pourrait avoir besoin de ses services !

Pour prendre rendez-vous avec Sharon, vous devez l’appeler directement au 0455 337 882 ou réservez en ligne sur son site.

Dates de visite prévues :

Clinique Bairnsdale

  • 9 décembre 2022
  • 28 mars 2023
  • 27 juin 2023
  • 26 septembre 2023
  • 12 décembre 2023

Clinique Orbost

  • 27 mars 2023
  • 26 juin 2023
  • 25 septembre 2023
  • 11 décembre 2023

Clinique de vente

  • 29 mars 2023
  • 28 juin 2023
  • 27 septembre 2023
  • 13 décembre 2023

Clinique Yarram

  • 30 mars 2023
  • 29 juin 2023
  • 28 septembre 2023
  • 14 décembre 2023

Clinique Traralgon

  • 31 mars 2023
  • 30 juin 2023
  • 29 septembre 2023
  • 15 décembre 2023

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à parler avec notre équipe de réception amicale ou votre praticien à votre prochain rendez-vous.

Références
Hudson, S. (2022). Votre analyse de la peau. Récupéré le 25 novembre 2022 sur https://www.yourskinscan.com.au/

Santé mentale du père boosté après avoir obtenu son congé paternité

l’impact bénéfique du congé paternité | Thierry Payet

Ces dernières années, le congé paternité des Français a évolué pour leur permettre de passer plus de temps auprès de leur bébé, et ce très rapidement après la naissance. Quel impact a ce congé paternité sur la santé mentale des jeunes pères ? Une récente étude française s’est penchée sur cette question. Explications.

Santé mentale du père boosté après avoir obtenu son congé paternité

Congé paternité et santé mentale

En France, le congé paternité et d’accueil de l’enfant est désormais un droit ouvert à tous les salariésquelle que soit l’ancienneté et la nature de leur contrat avec leur employeur. Actuellement, ce congé paternité est d’une durée maximale de 25 jours consécutifs (samedi, dimanche et jours fériés compris) pour la naissance d’un enfant, une durée allongée à 32 jours en cas de naissance multiple. Ce congé paternité fait suite au congé de naissance de trois jours déclenché au moment de la naissance de l’enfant.

Les hommes peuvent faire le choix de prendre ce congé paternité en une seule fois, ou de le fractionner au cours des six premiers mois de la vie de l’enfant. Une équipe de recherche de l’INSERM s’est récemment intéressée à l’impact de ce congé paternité sur la santé mentale des hommes. Les chercheurs ont pris en compte les données de plus de 10 000 couples hétérosexuels (10 975 pères et 13 075 mères) participant à l’étude de cohorte ELFE (Etude Longitudinale Française depuis l’Enfance). Les mères avaient accouché en 2011 dans l’une des 320 maternités participant à l’étude en France métropolitaine.

Le congé paternité réduit le risque de dépression post-natale chez les pères

Les chercheurs ont cherché à évaluer si la prise d’un congé paternité de deux semaines après la naissance de leur enfant avait des effets positifs deux mois après la naissance, d’une part sur la santé mentale des pères et, d’autre part sur celle des mères. Les données collectées ont révélé que les hommes qui prenaient un congé paternité de deux semaines après la naissance de leur enfant étaient moins exposés au risque de dépression du post-partum que les hommes qui ne le prenaient pas. Rien que l’intention de prendre ce congé paternité, sans même le faire, avait un effet positif sur leur santé mentale.

Les hommes sont en effet exposés comme les femmes au risque de dépression post-natale. Selon les estimations, 17 % des femmes et 10 % des hommes développent cette forme spécifique de dépression. Dans l’étude plus de 64 % des pères avaient déjà pris un congé paternité, 17 % avaient envisagé de le faire et près de 19 % ne l’envisageaient pas. Les données mettent en évidence une réduction de 26 % du risque de dépression post-partum chez les pères prenant un congé paternité.

Allonger le congé paternité pour un bénéfice sur la santé mentale des mères ?

Le second résultat marquant de l’étude est plus surprenant, puisque les données montrent que la santé mentale des femmes est potentiellement impactée négativement par la prise du congé paternité par leur conjoint. Les femmes dont le conjoint avait pris un congé paternité présentaient un risque majoré de développer une dépression du post-partum, par rapport aux femmes dont le conjoint continuait à travailler. Pour les chercheurs, ce résultat pourrait indiquer qu’une durée de 15 jours pour le congé paternité n’est pas suffisante pour impacter positivement le risque de dépression post-natale chez la mère.

De plus, l’analyse fine des données révèle l’influence des facteurs démographiques et socio-économiques sur le lien entre congé paternité et santé mentale. Ces résultats ont été collectés avant les changements de durée du congé paternité. Les chercheurs souhaitent désormais évaluer l’impact sur la santé mentale du nouveau congé paternité, dont la durée a doublé. Dans une récente revue de littérature, des chercheurs suédois avaient mis en évidence que l’allongement du congé maternité était associé à une amélioration de la santé mentale des mères. La même évaluation reste à réaliser pour l’effet de l’allongement de la durée du congé paternité sur la santé mentale des pères et des mères.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Prise de congé paternité et dépression parentale post-partum : résultats de l’étude de cohorte ELFE. thelancet.com. Consulté le 6 janvier 2023.
– Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant. AMELI Santé. ameli.fr. Consulté le 6 janvier 2023.
PLFSS 2023, quel impact pour les infirmiers ?

Vers une officialisation du statut d’infirmier référent? | Thierry Payet

Dans une proposition de loi visant à améliorer l’accès au soin pour tous, le groupe parlementaire Horizons a proposé la création, dans les textes, du rôle d’infirmier référent. Cela représente une grande avancée pour la profession.

Le Président de la République a également partagé cette idée lors de ses voeux au monde de la santé . Elle s’inscrit dans la volonté de renforcer les soins coordonnés autour du patient pour améliorer la qualité de la prise en charge.

Qui est l’infirmier référent?

L’infirmier référent existe déjà au sein des EHPAD et d’autres établissements.  Au sein de ces structures, sa mission principale est de garantir la coordination de la prise en charge des patients. Il assure aussi le rôle de cadre intermédiaire auprès des équipes de soins. Une formation spécifique est nécessaire dans l’exercice de cette fonction. Ce métier diffère du statut d’infirmier référent pour les assurés dont parle la proposition de loi n°657.

Tout comme le médecin traitant, l’infirmier référent est un infirmier libéral. Chaque patient pourra désigner son infirmier référent auprès de son organisme gestionnaire d’assurance maladie, avec l’accord de l’IDEL. L’accord de l’autorité parentale est également requis pour les assurés de moins de 16 ans.



Quelles sont ses missions?

En étroite collaboration avec le médecin traitant et le pharmacien correspondant, l’infirmier référent jouera un rôle clé dans la coordination des parcours de soins. Il sera aussi chargé des missions d’information, de prévention et de suivi auprès du patient.

Cette proposition de loi  présentée comporte des zones floues. C’est la Commission des Affaires sociales qui l’examinera. Si elle  est retenue puis adoptée, elle sera complétée par un décret. Celui-ci fixera les conditions d’application, précisera les missions et indiquera la valorisation liés à ce rôle.



Notre mission : faciliter votre quotidien de professionnel de santé libéral en vous proposant des solutions adaptées et des articles utiles à l’exercice de votre pratique professionnelle.

Le site internet de Medicalib permet aux patients de prendre facilement rendez-vous avec une infirmière à domicile.

Grace à notre plateforme nous pouvons vous accompagner dans le développement de votre patientèle et dans l’optimisation de votre tournée.

Obésité masculine et risque cardiovasculaire

Obésité masculine et risque cardiovasculaire | Thierry Payet

L’obésité est connue pour être un facteur de risque cardiovasculaire, en particulier chez l’homme. Mais quel mécanisme permet d’expliquer ce constat ? Une récente étude menée sur des souris et publiée dans la revue scientifique iScience, vient apporter quelques éléments d’explications.

Obésité et risque cardiovasculaire

En cas d’obésité, le risque cardiovasculaire augmente, et de manière plus marquée chez les hommes que chez les femmes. Mais pour quelle raison ? Quels mécanismes physiologiques permettent d’expliquer une telle différence entre les deux sexes ? Récemment, des chercheurs ont tenté de répondre à ces questions en travaillant sur des modèles de souris.

Ils ont nourri pendant 7 semaines des souris mâles et femelles avec une nourriture à haute teneur en graisses. Puis ils ont analysé l’expression des gènes au niveau des cellules endothéliales du tissu adipeux. Ces cellules sont très impliquées dans le contrôle des échanges de nutriments, d’hormones, d’oxygène et de cellules immunitaires et inflammatoires. Ces fonctions participent directement et fortement au statut métabolique du tissu adipeux.

Des différences significatives entre les souris mâles et femelles

Dans cette étude, les chercheurs ont mis en évidence plusieurs différences notables entre les souris mâles et les souris femelles :
– Des différences de profil d’expression des gènes ;
– Des différences dans la prolifération des cellules endothéliales au niveau du tissu graisseux ;
– Des différences au niveau de l’état inflammatoire dans les cellules endothéliales.

Les souris femelles présentent ainsi une angiogenèse (formation de nouveaux vaisseaux sanguins) supérieure à celle des souris mâles. Le tissu adipeux des souris femelles est ainsi plus sain que celui des mâles, même lorsque l’ensemble des souris sont nourries avec un régime riche en graisses. Chez les souris femelles, certains gènes étaient plus exprimés que chez les souris mâles, notamment les gènes associés à la prolifération des cellules endothéliales, les gènes de la phosphorylation oxydative (dernière étape de la respiration cellulaire) et les gènes du remodelage de la chromatine.

Les souris femelles, mieux armées face à l’obésité ?

A l’inverse, certains gènes étaient plus exprimés chez les souris mâles que chez les souris femelles, entre autres les gènes de l’inflammation et du vieillissement cellulaire. Que faut-il retenir de ces données ? Face à un régime trop riche, les souris femelles réagissent, au niveau de l’expression des gènes, en stimulant l’expansion des vaisseaux sanguins et en développant une meilleure santé métabolique que les souris mâles.

Ces mécanismes pourraient expliquer le risque majoré de complications notamment cardiovasculaires liées à l’obésité chez les hommes. En décryptant comment les souris femelles s’adaptent face au régime riche en graisses, les chercheurs pourraient développer de nouveaux traitements pour améliorer la santé des vaisseaux sanguins chez les sujets obèses, masculins comme féminins. La distribution du tissu graisseux et la qualité de sa vascularisation seraient des composantes essentielles du risque de complications cardiovasculaires. Reste dans un premier temps à transposer ces observations chez l’Homme.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Le profilage transcriptomique révèle des signatures moléculaires spécifiques au sexe des cellules endothéliales adipeuses dans des conditions obésogènes. Martina Rudnicki et al. 2023. iScience 26(1) : 105811. ScienceDirect
qu'est ce qu'une vertèbre déplacée

On me dit que j’ai une vertèbre déplacée, que faire ? | Thierry Payet

D’accord mais comment savoir si ma vertèbre est déplacée ou non ?

Après avoir lu cet article avec passion et attention, vous suspectez un déplacement réel de l’une de vos vertèbres ?
A moins que vous soyez sur une civière à la suite d’un accident de voiture avec une douleur horrible dans le dos (dans ce cas on laisse gérer les secours !) on vous conseille de vous rendre chez votre médecin traitant pour que ce dernier vous apporte son expertise médicale.
Peut-être que ce dernier préconisera des clichés qui permettront de mettre en évidence ou non un déplacement.
Attention, l’aspect irrégulier de votre colonne ne constitue pas un élément suffisant pour
« diagnostiquer » un déplacement vertébral.
Les colonnes sont parfois différentes avec des apophyses postérieures plus ou moins longues (les petits os que vous sentez/voyez le long de la colonne), des muscles dorsaux plus ou moins tendus, etc.
(Comme disait Pierre Perret y’en a des gros, des p’tis, …. Mais on s’égare !)

Quels sont les traitements pour les vertèbres déplacées ?

En cas de diagnostic médical avéré de déplacement vertébral, la prise en charge dépendra de sa localisation et de son stade évolutif.
Le début du traitement est à voir avec votre médecin (décidément central dans la santé, à vous de bien vous entendre avec le vôtre !

Parfois une prise en charge en kinésithérapie peut être préconisée afin de réaliser une rééducation adaptée.

Et c’est là qu’entre en jeu votre ostéopathe ! (Entrée fracassante et trompette s’il vous plait)
Alors évidement la prise en charge de votre ostéopathe ne permettra pas de guérir le glissement vertébral, toutefois votre ostéopathe peut vous aider à soulager les douleurs liées à ce dernier !
Plus haut, nous parlions de troubles posturaux pouvant être lié aux glissements, dans certains cas, l’ostéopathie peut aider à améliorer la posture et donc, pourquoi pas, limiter le glissement et/ou son évolution.

Et pour le bassin, nerfs, muscles déplacés c’est pareil ?

Impossible de vous quitter sans vous faire un petit mot sur ces autres expressions souvent entendues « J’ai le bassin déplacé/ décalé », « j’ai un nerf qui a bougé », etc.
Là aussi ces « diagnostiques » existent mais sont secondaires à des traumatismes, malformations, pathologies, etc.
Une asymétrie visuelle ne constitue pas un « diagnostic » en soit.
D’autres éléments doivent évidemment être pris en compte.
Je pense que ce genre de conclusions (souvent hâtives) sont en réalité des raccourcis, des images que l’on donne pour faciliter la compréhension.
Toutefois même si elles sont parlantes, elles peuvent inquiéter les personnes et donc les pousser à consulter sans que cela soit forcément nécessaire.

J’ai une vertèbre déplacée, ce qu’il faut retenir

  • Oui c’est possible et cela existe, même si c’est plutôt peu fréquent.
  • Il en existe plusieurs types avec plusieurs stades d’évolution
  • Attention aux « diagnostics » trop hâtifs !
    – Assurez-vous de prendre un maximum d’informations et de préférence sur des sites sérieux et sourcés (le mieux étant d’aller rendre visite à votre médecin pour que ce
    dernier vous conseille).
    – Attentions aux raccourcis et images parfois utilisées pour trouver l’origine d’une douleur, vous risqueriez d’avoir un « diagnostic déplacé »
  • Vertèbre déplacée ne rime pas forcément avec douleur et sensation de blocage
    Tout dépend du stade, de la localisation, des individus, etc.
  • Douleur et sensation de blocage ne riment pas forcément avec vertèbre déplacée !
    Il existe de très nombreuses étiologies pour un mal de dos et pas que les déplacements vertébraux.
  • Une prise en charge est possible par de nombreux professionnels dont votre ostéopathe
femme qui maintient son poids avec un régime

comment maintenir son poids de forme | Thierry Payet

Les résolutions de début d’année vont inciter plus d’un Français à faire un régime pour perdre le poids pris pendant les fêtes. Mais comment s’assurer de ne pas reprendre le poids perdu dès la fin du régime ? Une récente étude donne quelques indices pour mieux comprendre la reprise de poids après un régime. Explications.

femme qui maintient son poids avec un régime

Après un régime, quelle est la reprise de poids ?

Face à l’épidémie de surpoids et d’obésité qui frappe le monde, avec une prévalence qui a triplé depuis les années 1970, la question de la perte de poids constitue un enjeu majeur de santé publique. Pour parvenir à perdre du poids, l’une des principales solutions proposées est la restriction alimentaire, c’est-à-dire un régime hypocalorique. Mais ce régime est-il vraiment une bonne solution ?

Les études scientifiques sont nombreuses dans le monde à évaluer l’efficacité relative des différents régimes restrictifs, mais aussi à montrer que les régimes ne sont pas toujours une solution à moyen-long terme. En effet, nombreuses sont les personnes à reprendre du poids quelques semaines ou quelques mois après un régime. Dans une nouvelle étude, des chercheurs se sont intéressés aux mécanismes physiologiques impliqués dans la reprise de poids après un régime.

Une reprise de masse grasse après un régime restrictif

Les régimes hypocaloriques et le jeûne intermittent se révèlent efficaces pour réduire la masse corporelle chez les sujets maigres ou en léger surpoids, en induisant une perte de graisse. Chez les sujets sans problème de poids initialement, les études montrent que le poids revient à son niveau initial après une perte de poids induite par le régime restrictif. Mais chez les sujets obèses, le retour à une alimentation normale après un régime restrictif pose souvent problème.

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont exposé des souris à dix types de régimes restrictifs différents pour étudier l’effet du retour à l’alimentation normale après un régime sur la masse grasse corporelle. Par ailleurs, ils ont étudié l’effet du retour à l’alimentation avec un régime riche en protéines sur la reprise de poids. Ils ont pris en compte différents paramètres :

  • L’absorption intestinale des lipides (graisses) ;
  • Le métabolisme des lipides dans le tissu adipeux blanc ;
  • Le microbiote intestinal et ses substances dérivées.

Une modification du microbiote qui facilite l’assimilation des graisses

Les résultats mettent en évidence que le retour à une alimentation normale après différents types de régimes alimentaires provoque une accumulation rapide de graisses. Parallèlement, la réalimentation s’accompagne d’une meilleure absorption des lipides au niveau intestinalqui contribue à une augmentation de la masse grasse après le régime, et donc à une reprise de poids. Au niveau du microbiote intestinal, le retour à une alimentation normale après un régime se traduit par une augmentation des lactobacilles intestinaux et de leurs métabolites. Cette modification du microbiote explique la meilleure absorption des lipides et l’augmentation de la masse grasse après le régime.

Le recours à un régime riche en protéines, pour faire suite au régime hypocalorique, empêche la croissance des lactobacilles, et atténue ainsi l’absorption des lipides intestinaux et l’augmentation de la masse grasse. Ces travaux révèlent que la reprise de poids après un régime serait lié à des modifications du microbiote intestinal, facilitant l’augmentation de la masse grasse et donc la prise de poids. Ce phénomène pourrait être contré par un régime riche en protéines, mais aussi par un traitement – par exemple antibiotique – ciblant les lactobacilles. Une belle avancée pour réduire la reprise de poids après un régime !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Un régime riche en protéines empêche l’augmentation de la masse grasse après un régime en contrecarrant l’absorption des lipides renforcée par Lactobacillus. nature.com. Consulté le 29 décembre 2022