How Long Will It Take for Me to Get Better? Healing Times Explained

Combien de temps me faudra-t-il pour aller mieux ? Les temps de guérison expliqués – East Gippsland Osteopathic Clinic | Thierry Payet

L’une des questions les plus fréquemment posées par nos patients est “Combien de temps cela prendra-t-il jusqu’à ce que ça aille mieux?” et la réponse est que les temps de guérison varient considérablement selon le type de blessure, les structures qui ont été endommagées, le temps qui s’est écoulé depuis le début de la blessure ainsi que votre âge, votre état de santé général et d’autres facteurs liés au mode de vie.

Souvent, nous constatons que plus vous avez eu une blessure longtemps, plus il faut de temps pour qu’elle se résorbe complètement, c’est parce qu’il y a généralement quelque chose qui empêche la guérison, par exemple – une nouvelle blessure ou des déséquilibres musculaires et une mauvaise posture, ce qui signifie que le reste de votre corps a essayé de le compenser d’une manière ou d’une autre.

Les ostéopathes traitent tout le corps et pas seulement le site de la blessure, nous essaierons donc de nous assurer que la blessure ne se reproduira pas et qu’elle ne se transformera pas en d’autres problèmes en conséquence.

Dans le cas de blessures aiguës, les temps de guérison des différents tissus (muscle, os, tendon, ligament, etc.) sont expliqués en plusieurs étapes, chaque phase se déroulant sur une durée différente.

1 – Hémostase (Des secondes à des heures)

C’est la première étape qui se produit immédiatement après la blessure. Les vaisseaux sanguins sont endommagés lorsque les tissus sont blessés et que des fluides tels que le sang et le plasma pénètrent dans le site de la plaie. Des caillots sanguins se forment pour prévenir d’autres saignements autour de la blessure et des signaux vont au cerveau pour stimuler l’envoi de cellules inflammatoires dans la région.

2 – Inflammation (Heures à Jours)

Les cellules inflammatoires arrivent au site de la blessure et commencent à agir sur les tissus endommagés et le sang coagulé. Ce processus commence à se décomposer et à éliminer tout tissu endommagé, à nettoyer la zone et à protéger contre d’autres blessures. Cette étape est ce qui rend la blessure agrandie, rouge ou enflée et peut être douloureuse pour bouger les articulations.

3 – Réparation (jours à semaines)

Les cellules s’accumulent autour du site de la blessure et commencent à produire du collagène, qui est un type de protéine. Ces protéines sont les éléments constitutifs de la croissance de nouveaux tissus. Au cours de la phase de réparation, le collagène est disposé de manière aléatoire et désorganisée, ce qui signifie qu’il n’a pas beaucoup d’intégrité structurelle et qu’il est plus faible que lorsque le tissu est complètement guéri et peut encore être endommagé ou blessé à nouveau facilement.

4 – Remodelage (semaines à mois à années)

Au cours de la phase de remodelage, les fibres de collagène commencent à s’aligner et à se contracter, permettant au tissu précédemment endommagé de devenir plus stable et d’établir plus de force. Cela peut prendre plus de 12 mois selon le type de blessure, car votre corps continue de se réparer et de se renforcer même après que la blessure ait l’air et se sente mieux.

Le tableau ci-dessous donne une idée du temps que chaque type de blessure peut prendre pour guérir complètement, notez que les os prennent généralement moins de temps à guérir que les blessures aux tendons ou aux ligaments !

N’oubliez pas que ce n’est pas parce que vous ne souffrez plus que votre corps est complètement guéri !

Il est important de suivre votre plan de traitement pour assurer la récupération la plus rapide possible et pour éviter une nouvelle blessure ou une compensation dans d’autres parties du corps.

Nos ostéopathes et physiothérapeutes sont formés pour diagnostiquer avec précision le problème et décider quels tissus sont blessés, élaborer un plan individuel pour vous qui facilitera la récupération et aidera votre corps à guérir.

Consultez le blog PEACE & LOVE du Dr Mitchell Evans pour en savoir plus sur la façon de gérer votre blessure aiguë ➞

References
Elnaggar, S. (2020). What You Need To Know About Tissue Healing. [P]REHAB. https://theprehabguys.com/tissue-healing-timelines/
Stroncek, J. D., & Reichert, W. M. (2008). Overview of Wound Healing in Different Tissue Types. In W. M. Reichert (Ed.), Indwelling Neural Implants: Strategies for Contending with the In Vivo Environment. Taylor & Francis. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK3938/
Wallace, H. A., Basehore, B. M., & Zito, P. M. (2021). Wound Healing Phases. StatPearls. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK470443/ 
Covid longtemps

Information sur la durée et les symptômes ? | Thierry Payet

Selon les estimations de Santé Publique France publiées en juillet 2022, 30 % des personnes infectées par le SARS-CoV2 présenteraient un Covid long ou des symptômes prolongés à la suite d’une Covid-19. Si deux facteurs de risque ont été identifiés, une hospitalisation et une infection très symptomatique, il reste encore beaucoup à découvrir sur cette forme particulière. Une récente étude vient apporter de nouveaux éléments. Explications.

Covid longtemps

Le Covid long, enfin reconnu ?

Il a fallu de longs mois pour qu’il soit reconnu, une expression d’abord utilisée par les patients se plaignant de multiples symptômes persistants plusieurs semaines voire plusieurs mois après une infection par le SARS-CoV2. Aujourd’hui, le Covid long, encore appelé des symptômes prolongés de la Covid-19fait l’objet de premières recommandations de la part de la Haute Autorité de santé (HAS) pour guider les professionnels de santé dans le repérage, le diagnostic et la prise en charge de ces patients.

Progressivement, au fil des études, les scientifiques et les médecins en apprennent de plus en plus sur ces formes prolongées de la Covid-19. Du brouillard mental et de la perte de goût évoqués par les premiers patients, le panel de symptômes concernés s’est aujourd’hui considérablement élargi : une fatigue pouvant être sévère, des troubles neurologiques (cognitifs, sensoriels, céphalées), des troubles cardio-thoraciques (douleurs et oppressions thoraciques, tachycardie, dyspnée, toux), des troubles de l’odorat et du goût, des douleurs, des troubles digestifs et cutanés.

Quelle est la durée ?

Deux facteurs de risque ont également été identifiés, une hospitalisation et une Covid-19 initiale particulièrement symptomatique. Mais beaucoup de zones d’ombre planent encore le Covid long. Récemment, des chercheurs israéliens se sont penchés sur la question de la durée des symptômes prolongés de la Covid-19. Ils ont analysé les données de 1 913 234 personnes de tous âges, testés positifs à la Covid-19 entre le 1est mars 2020 et le 1est octobre 2021 et ayant développé une Covid-19 bénigne. L’objectif de cette étude rétrospective était de déterminer les conséquences cliniques du Covid long un an après l’infection, en fonction de l’âge, du sexe, de l’infection et du statut vaccinal.

Les chercheurs ont considéré deux périodes de suivi post-infection, une phase précoce (de 3 à 180 jours) et une phase tardive (de 180 à 360 jours). Les résultats ont révélé que l’infection par le SARS-CoV2 était liée à des risques accrus de plusieurs symptômes au cours des deux périodesc’est-à-dire sur une année entière :

  • L’anosmie (perte d’odorat) ;
  • La dysgueusie (troubles du goût) ;
  • Des troubles cognitifs ;
  • Des troubles respiratoires ;
  • Une faiblesse ;
  • Des palpitations ;
  • Une surinfection bactérienne des amygdales ;
  • Des étourdissements.

La majorité des symptômes disparaissent en un an

En revanche, certains symptômes n’étaient associés qu’à la première période de suivi (période précoce), notamment la perte de cheveux, les douleurs thoraciques, la toux, les douleurs musculaires et les troubles respiratoires. Peu de différences ont été observées en fonction du sexe. Au niveau de l’âge, les enfants étaient d’une manière générale moins symptomatiques durant la phase précoce que les adultes. Enfin, le statut vaccinal semblait impacter le risque de troubles respiratoires.

D’une manière générale, la quasi-totalité des symptômes avaient disparu à l’issue de la première année après l’infection. Cette nouvelle étude suggère que les sujets atteints d’une forme légère de la Covid-19 ne présentent qu’un nombre réduit de symptômes prolongés après 6 mois et que la majorité de ces symptômes ont disparu après une année. Ces données se révèlent rassurantes sur l’évolution du Covid long, qui ne deviendrait pas une pathologie chronique évolutive, voire grave. En tout cas lorsque l’infection initiale est restée bénigne !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Longs résultats covid à un an après une infection légère par le SRAS-CoV-2 : étude de cohorte à l’échelle nationale. Barak Mizrahi et al. bmj.com. Consulté le 16 janvier 2023.
– Symptômes prolongés suite à une Covid-19 de l’adulte. has-sante.fr. Consulté le 16 janvier 2023.
Vous tenir à l'écart du bunker des maux de dos au golf

Vous tenir à l’écart du bunker des maux de dos au golf | Thierry Payet

Environ 60 millions de personnes dans le monde jouent au golf, parfois entre 80 et 90 ans. C’est une excellente nouvelle, car le sport a de nombreux avantages pour la santé et le bien-être. Le problème, cependant, c’est que malgré sa perception comme un sport à faible impact, le golf peut être très exigeant. Il faut de la force, de l’endurance, de la puissance explosive, de la flexibilité et des capacités athlétiques pour effectuer un mouvement qui produit certaines des vitesses de tête et de balle les plus rapides de tous les sports. Le swing de golf produit des charges de compression moyennes sur le dos équivalentes à 8 fois votre poids corporel ; en comparaison, la course à pied produit des forces de compression de la colonne vertébrale égales à environ 3 fois votre poids corporel. L’effet de ces grandes forces répétées sur votre corps peut entraîner des douleurs et des blessures.

La lombalgie est de loin le problème le plus courant chez les golfeurs. Il représente plus d’un tiers de toutes les blessures au golf et touche les joueurs, quel que soit leur âge ou leurs capacités. Le bas du dos est souvent la source de la douleur, mais rarement la cause de la douleur. La principale cause de douleur est une mauvaise mécanique du swing associée à un manque de mobilité des chevilles, des hanches, de la colonne thoracique et des épaules. Ces problèmes entraînent une surcharge du bas du dos et finissent par se décomposer.

Lorsque votre dos se décompose, vous pourriez subir l’une des blessures suivantes :

1. Foulure musculaire ou entorse ligamentaire – Une foulure musculaire, ou « muscle tiré », et un ligament blessé se résorbent généralement en 2 à 4 semaines. Les symptômes peuvent aller d’une douleur mineure à une douleur aiguë débilitante. La plupart des entorses et des foulures sont localisées dans la région du bas du dos, ce qui signifie que la douleur n’irradie pas dans les fesses ou la jambe.

2. Blessure au disque – Le disque intervertébral lombaire agit comme une entretoise entre les vertèbres adjacentes et agit comme un amortisseur. Si des facteurs de stress excessifs ou anormaux sont placés sur le disque, des déchirures peuvent se produire et la substance interne semblable à de la gelée peut sortir du disque ou même le rompre. Les disques dégénèrent avec l’âge et perdent leur capacité d’absorption des chocs. Les problèmes de disque peuvent irriter ou comprimer les nerfs rachidiens, causant de la douleur, irradiant souvent la douleur dans les fesses ou la jambe (sciatique).

3. Mécanique articulaire altérée ou contrôle moteur – Le cerveau peut modifier complètement la capacité de mouvement de la colonne lombaire simplement en modifiant les muscles qui se déclenchent et dans quel ordre. Cela peut se produire en l’absence de toute blessure visible. Ces altérations du contrôle moteur ou de la mécanique articulaire peuvent commencer comme un mécanisme de protection, mais peuvent entraîner des problèmes chroniques au fil du temps.

4. Arthrite dégénérative – En cas de surutilisation, d’abus ou de vieillissement, les articulations de la colonne vertébrale peuvent devenir arthritiques. Des éperons osseux et des ostéophytes peuvent se développer. La sténose, le rétrécissement du canal qui abrite les nerfs rachidiens, est un problème très courant avec les changements arthritiques.

5. Fracture osseuse – Les fractures de stress et les fractures pédiculaires (spondylolyse) sont des problèmes courants observés dans les vertèbres lombaires des athlètes en rotation.

Pour éviter ces blessures, une bonne mécanique corporelle devrait être l’une de vos principales priorités lorsque vous jouez au golf. Une bonne posture, l’équilibre, la flexibilité et la force travaillent ensemble pour soutenir un bon swing et une position de golf correcte. Ci-dessous, nous discuterons plus de détails pour vous aider à protéger le bas de votre dos.

QUE PEUT-ON FAIRE POUR GÉRER CES PROBLÈMES DE DOS ?

Si vous ressentez actuellement une douleur ou même une blessure, vous pouvez la gérer de plusieurs façons.

1. Les traitements de physiothérapie pratiques peuvent aider à mobiliser les articulations et les tissus mous autour du bas du dos.

2. La massothérapie peut soulager les structures tendues et les spasmes musculaires.

3. L’électrothérapie et/ou l’aiguilletage à sec peuvent soulager les douleurs lombaires.

4. Le kinésio-taping et la thérapie par le froid peuvent également être efficaces pour soulager la douleur.

5. La thérapie par l’exercice peut améliorer la flexibilité et renforcer les faiblesses musculaires.

Il y a quelques choses que vous devez garder à l’esprit lorsque vous faites face à une douleur ou à une blessure. Premièrement, continuer à jouer au golf pendant un épisode de lombalgie peut stresser davantage les muscles et les articulations enflammés. Prendre du temps permettra à votre dos de guérir plus rapidement. Deuxièmement, vous devez continuer à étirer et à renforcer votre dos entre les séances de golf, ainsi qu’un programme d’exercices aérobiques à faible impact, comme la marche ou le vélo. Enfin, une fois que la lombalgie s’est atténuée, reprenez lentement le golf et appliquez les conseils de prévention ci-dessous pour éviter de futurs événements.

Comme pour de nombreux problèmes de santé, un petit effort pour prévenir les blessures fait beaucoup de chemin. Abordez ces trois domaines clés pour rester en dehors du « bunker du mal de dos » : votre corps, votre technique, votre sac.

TON CORPS

Le premier domaine que vous pouvez aborder pour prévenir les blessures est votre corps. Ces trois recommandations clés sont un excellent point de départ. Hanches et colonne vertébrale thoracique : Le swing de golf nécessite une grande mobilité de rotation pour développer et transférer de l’énergie au club. Cette mobilité devrait provenir des articulations du corps conçues pour tourner : les hanches et la colonne vertébrale thoracique. Créer un mouvement optimal dans ces zones, qui sont directement au-dessus et en dessous de votre colonne lombaire, devrait être votre première ligne de défense contre les douleurs lombaires. Si le bas du dos est forcé de tourner à plusieurs reprises, ce n’est qu’une question de temps avant qu’une blessure ne se produise. Il est important de se rappeler que les hanches et la colonne thoracique ne fonctionnent pas de manière isolée. La mobilité de la cheville peut affecter l’articulation de la hanche et les épaules travaillent avec la colonne vertébrale thoracique en rotation – vous ne pouvez donc pas non plus négliger ces articulations.

La force de base: Les muscles abdominaux peuvent être à la fois les muscles les plus importants et les plus négligés pour les golfeurs. Ces muscles favorisent la posture et l’équilibre et fournissent un soutien à la colonne vertébrale. La faiblesse de base entraîne une tension accrue sur le bas du dos pendant les mouvements de rotation associés au swing de golf, et peut également rendre difficile le maintien d’une bonne posture tout au long du swing. L’augmentation de la pression dans les abdominaux aide à protéger le dos des blessures. Votre thérapeute peut évaluer votre flexibilité articulaire et votre force musculaire et vous proposer des exercices pour améliorer les deux.

Échauffement: Aller directement au tee à 7h00, retirer le driver, puis essayer de frapper le couvercle de la balle est probablement le moyen le plus rapide de vous fatiguer le dos. Au lieu de cela, un échauffement complet avant de commencer à frapper des balles – y compris des étirements et des swings faciles – est essentiel pour que vos muscles se préparent pour le match.

Dans l’ensemble, les muscles qui ont été étirés et chargés progressivement sont beaucoup moins susceptibles d’être blessés et peuvent supporter plus de stress avant d’être tendus.

VOTRE TECHNIQUE

Perfectionner votre technique n’améliorera pas seulement votre jeu ; cela aidera également à prévenir les blessures. L’objectif d’un swing de golf est de développer une vitesse de tête de club significative, et pour ce faire, beaucoup de couple (force) et de torsion (torsion) sont appliqués dans le bas du dos. Un swing doux et rythmé produit moins de stress sur le bas du dos, minimisant l’effort musculaire et la charge sur la colonne vertébrale.

Avec un bon swing, les segments épaule, bassin (hanche) et thoraco-lombaire (poitrine et colonne vertébrale inférieure) tournent pour partager la charge du swing. Vous pouvez atteindre un bon équilibre lorsque vous jouez au golf en pliant légèrement vos genoux et en gardant vos pieds à peu près à la largeur des épaules. Votre colonne vertébrale doit être droite et vous devez vous pencher en avant à partir des hanches avec votre poids uniformément réparti sur la plante de vos pieds.

Comme la plupart des golfeurs en conviendront, développer un swing facile et fluide est souvent plus facile à dire qu’à faire. Travailler avec un professionnel du golf pendant quelques séances est un excellent moyen d’améliorer votre swing et d’éviter les blessures au bas du dos, d’autant plus que la plupart des aspects d’un swing de golf ne sont ni naturels ni intuitifs.

TON SAC

Se pencher à plusieurs reprises pour ramasser votre sac de golf peut stresser le bas du dos, c’est pourquoi nous avons dressé une liste de recommandations pour votre sac qui vous aideront à prévenir les blessures au bas du dos.

1. Investissez dans un support de sac de golf intégré qui s’ouvre lorsque le sac est posé au sol. Cela peut éliminer le besoin de se pencher.

2. Utilisez des sangles doubles (comme un sac à dos) sur le sac de golf pour répartir uniformément le poids sur votre dos. Les bretelles de sac qui exercent toute la pression sur une épaule peuvent être dures pour votre dos. Encore mieux, ajoutez des roues.

3. Si votre sac est à roulettes, poussez plutôt que tirez votre sac. Pousser votre chariot permet un meilleur alignement et moins de charge en rotation sur votre dos par rapport à tirer votre chariot avec une main derrière vous.

4. Marchez un peu entre les trous. Rouler sur une voiturette de golf motorisée peut vous aider à ne pas avoir à porter physiquement le poids de vos clubs ; cependant, s’asseoir et conduire sur un terrain accidenté peut augmenter les forces de compression de la colonne vertébrale dans le dos et aggraver la douleur.

5. Lorsque vous vous penchez pour placer ou récupérer une balle de golf, il est important de :

Pliez les genoux et les hanches. Ne jamais se pencher à la taille avec les jambes droites.

EN RÉSUMÉ

Vous pouvez toujours profiter du golf même si vous souffrez de douleurs chroniques au bas du dos. N’oubliez pas que le golf nécessite beaucoup plus de capacité athlétique que beaucoup de gens ne l’imaginent, et ignorer les exigences physiques du sport conduit souvent de nombreuses personnes à souffrir de blessures en raison d’un mauvais conditionnement général, d’un manque d’échauffement, d’une mauvaise technique et d’une pratique limitée. Avec des exercices réguliers, y compris des renforcements et des étirements spécifiques, et une meilleure technique de swing, vous pouvez constater une amélioration significative des performances et une réduction des blessures. Votre physiothérapeute et votre massothérapeute peuvent vous aider à traiter les blessures et les douleurs actuelles et soutenir vos efforts de prévention à l’avenir.

13 janvier, journée nationale de l’hypersensibilité

13 janvier, journée nationale de l’hypersensibilité | Thierry Payet

Selon les estimations, environ 20 % de la population mondiale serait hypersensible émotionnellement. Que se cache-t-il derrière cette hypersensibilité émotionnelle ? Une fragilité ou une sensibilité différente aux émotions ? Pour mieux sensibiliser sur cette question, chaque 13 janvier est consacré en France à la journée nationale de l’hypersensibilité.

Qu’est-ce que l’hypersensibilité ?

L’hypersensibilité émotionnelle, encore appelée le haut potentiel émotionnel (HPE), concernerait une personne sur cinq dans le monde. Autant dire que le phénomène est loin d’être rare. Mais de quoi s’agit-il ? L’hypersensibilité n’est pas une maladie, pas un problème de santé, pas un trouble psychologique. Elle définit un tempérament marqué par :

  • Une sensibilité accrue aux bruits et à la lumière ;
  • Une forte réactivité aux émotions positives, comme négatives ;
  • Un traitement cognitif des données sensorielles plus profond.

Selon les cultures et les sociétés, l’hypersensibilité est décrite comme un atout ou comme un défaut. Pourtant, l’hypersensibilité ne doit pas être perçue comme une faiblesse, mais plutôt comme une force. En tout cas, les personnes concernées doivent accepter leur tempérament et l’intégrer à leur fonctionnement quotidien.

Du Haut Potentiel Emotionnel (HPE) au Haut Potentiel Intellectuel (HPI)

Dans la vie quotidienne, le sujet hypersensible peut avoir tendance à se montrer plus indécis que les autres. Il évalue toutes les possibilités d’une situation avant de réussir à prendre une décision. Il se pose beaucoup de questions sur différents sujets, et peut avoir du mal à évoluer dans des environnements très stimulants sur le plan sensoriel : environnements bruyants, avec des lumières vives, ou des stimulations multiples.

L’hypersensibilité n’apparaît pas toujours dans les premières années de la vie, mais peut survenir plus tardsouvent après un événement particulier. Il est aussi possible que l’hypersensibilité disparaisse au fur et à mesure des années, notamment en fonction des expériences de vie vécues. Les spécialistes distinguent deux types d’hypersensibilité :

  • L’hypersensibilité classique qui peut évoluer vers une forme d’isolement
  • L’hypersensibilité empathique marquée par une empathie exacerbée et une grande sociabilité.

Dans certains cas, l’hypersensibilité est associée au Haut Potentiel Intellectuel (HPI).

Une journée nationale consacrée à l’hypersensibilité

La journée nationale de l’hypersensibilité est née en France en 2019suite à la pétition lancée par Saverio Tomasella et adressée à Madame Brigitte Macron. L’objectif de cette journée est de sensibiliser les professionnels de l’éducation, du secteur médico-social et les professionnels de santé sur l’hypersensibilité, ses caractéristiques et ses conséquences. Il est en effet capital que les hypersensibles trouvent leur place à l’école, au lycée, dans les universités et dans l’entreprise.

Si l’hypersensibilité n’est pas une maladie, des solutions peuvent être apportées lorsque l’hypersensibilité impacte trop fortement le quotidien dans les difficultés à gérer les émotions. La thérapie cognitivo-comportementale ou la thérapie interpersonnelle peuvent fournir des clés aux hypersensibles pour mieux gérer différentes situations de la vie quotidienne et évoluer ainsi plus sereinement dans leur environnement personnel et professionnel. Les techniques de relaxation (yoga, sophrologie, hypnose) peuvent également être un plus.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Tout savoir sur l’hypersensibilité émotionnelle. livi.fr. Dernière mise à jour le: 24 déc. 2021. Consulté le 4 janvier 2023.
Gastro-entérite du nourrisson

Gastro-entérite du nourrisson et vaccination | Thierry Payet

Chaque année en France, on compte près de 20 000 enfants de moins de 3 ans hospitalisés pour gastro-entérite aiguë. Les infections à rotavirus en sont la cause. Fréquentes et généralement bénignes, elles peuvent néanmoins se révéler dangereuses dans le cas de formes graves nécessitant une hospitalisation. D’où l’intérêt de vacciner les nourrissons au moyen de l’un des deux vaccins désormais pris en charge par l’Assurance Maladie.

Gastro-entérite du nourrisson

Infections à rotavirus : souvent bénignes mais parfois graves

Survenant essentiellement sous forme d’épidémies hivernales, les infections à rotavirus représentent la cause principale des gastro-entérites aiguës virales chez les nourrissons et les enfants de moins de 5 ans. Le virus étant très contagieux, on estime que tous les enfants le rencontrent avant l’âge de 3 ans.

Les infections à rotavirus sont généralement bénignes et se soignent en quelques jours au moyen de solutés de réhydratation orale (SRO). Exception faite pour les formes graves avec déshydratation sévère provoquée par les diarrhées, les vomissements et la fièvre liés à la gastro-entérite. Cet état nécessite une hospitalisation et s’avère particulièrement dangereux pour les nourrissons de moins d’un an.

Chaque année en France, on compte près de 20 000 hospitalisations d’enfants de moins de 3 ans pour gastro-entérite aiguë. Or, en plus des gestes d’hygiène, la vaccination contre les rotavirus représente le moyen le plus efficace pour prévenir ces infections chez les nourrissons et les jeunes enfants.

À savoir ! Les vaccins contre les rotavirus diminuent d’environ 80 % les gastro-entérites et les hospitalisations liées aux infections à rotavirus.

De l’importance de la vaccination contre la gastro-entérite du nourrisson

Pour éviter les formes graves de gastro-entérite aiguë, il est donc recommandé de vacciner contre les rotavirus les nourrissons âgés de 6 semaines à 6 mois. D’autant que deux vaccins sont désormais pris en charge par l’Assurance Maladie à hauteur de 65 % : le vaccin Rotarix® et le vaccin RotaTeq®.

À savoir ! Cette vaccination est recommandée mais non obligatoire.

Ces vaccins ne nécessitent pas d’injection. Il s’agit de vaccins « à boire » et administrés par un professionnel de santé à raison de :

  • Une dose à l’âge de 2 mois et une dose à l’âge de 3 mois pour le vaccin Rotarix®
  • Une dose à l’âge de 2 mois, une dose à l’âge de 3 mois et une dose à l’âge de 4 mois pour le vaccin RotaTeq®

L’âge limite de cette vaccination est de 6 mois pour le vaccin Rotarix® et 8 mois pour RotaTeq®. Cette vaccination peut tout à fait être réalisée en même temps que les autres vaccins prévus dans le calendrier vaccinal de l’enfant.

Avant de procéder à la vaccination du nourrisson, le professionnel de santé devra vérifier l’absence de contre-indication et informer les parents sur le risque potentiel d’invagination intestinale aigüe (IIA). Ce phénomène, qui peut survenir dans les 3 à 7 jours après la vaccination de l’enfant, désigne le repliement sur lui-même d’un morceau d’intestin et  nécessite une prise en charge rapide. Les parents devront surveiller les signes évocateurs éventuels comme des pleurs inhabituels, un refus de s’alimenter ou de boire, des vomissements etc…

Des gestes simples pour prévenir la gastro-entérite du nourrisson

Prévenir la gastro-entérite aiguë du nourrisson implique de bloquer la transmission des rotavirus. Or, les mains en sont le vecteur principal. Les nettoyer soigneusement plusieurs fois par jour au savon ou à l’aide d’une solution hydro-alcoolique permettra ainsi de limiter les risques de transmission.

À savoir ! Transmis par les selles, les rotavirus peuvent se retrouver sur les mains et se montrer très résistants dans l’environnement grâce leur capacité à persister plusieurs jours sur les surfaces.

De même, les lieux à risque élevé de transmission tels que les collectivités accueillant des enfants devront s’assurer d’une hygiène irréprochable des différentes surfaces accessibles.

Déborah L., Docteur en Pharmacie

Sources

– Gastro-entérite chez le nourrisson : 2 vaccins désormais pris en charge par l’Assurance Maladie. ameli.fr. Consulté le 21 décembre 2022.
– Gastro-entérite aqueuse à rotavirus. solidarites-sante.gouv.fr. Consulté le 21 décembre 2022.
Soulager l'inconfort gynécologique • Liem Health Blog 15 décembre 2022

Soulager l’inconfort gynécologique • Liem Health Blog 15 décembre 2022 | Thierry Payet

Une méta-analyse mise à jour a examiné l’efficacité et la sécurité de l’ostéopathie en gynécologie. Cela vient compléter une revue qui avait déjà été publiée en 2016. Des effets positifs ont été trouvés dans divers tableaux cliniques, qui sont décrits plus en détail ci-dessous.

Qui est intéressé par les dates exactes :

Méthodes :

Pour cette méta-analyse, les bases de données pertinentes ont été recherchées pour des essais contrôlés randomisés, des études contrôlées avant/après, des études cas-témoins, des rapports de cas et des séries, et des études observationnelles. Aucune distinction n’a été faite entre le type de traitement (standardisé, semi-standardisé ou traitement adapté aux besoins du patient). La thérapie par manipulation ostéopathique (OMT) a été utilisée seule ou en combinaison avec d’autres thérapies. Les critères d’inclusion pour la sélection de l’échantillon étaient les femmes souffrant de troubles gynécologiques et obstétricaux, y compris la grossesse, le travail, l’infertilité, la dysménorrhée, les douleurs pelviennes et la ménopause. De plus, un contrôle de la qualité des études non randomisées a été effectué.

Résultats:

Un total de 35 études ont été incluses dans la méta-analyse, avec un échantillon total de 2632 participants. L’âge moyen était de 28,9 ± 10,5 ans.

Les résultats suggèrent que l’OMT peut contribuer au soulagement de la douleur et à l’amélioration de la fonction dorsale pendant la grossesse. Deux rapports de cas ont rapporté que l’OMT peut être utilisé en toute sécurité dans les grossesses gémellaires à haut risque et les polyhydramnios, et pour améliorer l’acuité visuelle après la grossesse.

De plus, des effets positifs de la TMO lors de l’accouchement ont été trouvés. Par exemple, la TMO au cours du troisième trimestre pourrait réduire la probabilité d’une grossesse à haut risque. Dans une étude ECR, le traitement par compression du quatrième ventricule n’a montré aucune différence statistiquement significative dans le développement d’un statut à haut risque ou d’une naissance prématurée. Une étude pilote a conclu que les soins obstétricaux ostéopathiques peuvent aider à réduire la durée du travail (11,34 heures) par rapport aux soins médicaux généraux (16,57 heures).

Une autre étude ECR a examiné l’efficacité et l’innocuité de la TMO après l’accouchement, en particulier dans le traitement des lombalgies post-partum et des limitations fonctionnelles associées et des douleurs de la ceinture pelvienne.

Quatre sessions avec OMT ont été réalisées, qui ont été adaptées individuellement aux besoins des participants. D’autres traitements pour le soulagement de la douleur n’ont pas été effectués. Il y avait une amélioration significative de l’intensité de la douleur (mesurée sur l’échelle visuelle analogique) et une amélioration fonctionnelle dans le groupe OMT. Seule la fatigue a été rapportée comme effet secondaire.

L’OMT individualisé a également pu soulager les douleurs pelviennes, l’endométriose, la dysménorrhée et la vulvodynie.

Une étude a conclu que le traitement des points de Chapman et des réflexes viscérosomatiques améliorait significativement le syndrome des ovaires polykystiques.

conclusion:

L’hétérogénéité des études incluses n’a pas permis une analyse quantitative des données, c’est pourquoi aucune recommandation clinique n’a pu être faite. Néanmoins, les résultats démontrent le potentiel de l’OMT pour soulager efficacement et en toute sécurité l’inconfort gynécologique lorsqu’il est utilisé en complément (Ruffini et al. 2022).

Dépistage à la naissance sur les pieds d'un bébé

Dépistage à la naissance : quelles nouveautés en 2023 | Thierry Payet

C’est lors de la Journée nationale du cinquantenaire du dépistage néonatal, le 18 novembre dernier, que le ministère de la Santé a annoncé des changements pour l’an prochain. A partir du 1est janvier 2023, le dépistage à la naissance concernera en effet sept maladies supplémentaires. On fait le point.

Dépistage à la naissance sur les pieds d'un bébé

Un dépistage néonatal dans l’intérêt de la santé du nouveau-né

Le dépistage à la naissance désigne un programme national qui concerne tous les nouveau-nés ayant vu le jour en France. Son objectif ? Détecter et prendre en charge le plus tôt possible des maladies rares et graves. A l’heure actuelle, le dépistage à la naissance permet de dépister six maladies rares :

  • La phénylcétonurie
  • L’hypothyroïdie congénitale
  • L’hyperplasie congénitale des surrénales
  • La mucoviscidose
  • Le déficit en MCAD (Medium-Chain-Acyl-CoA Déshydrogènase)
  • La drépanocytose (si l’enfant fait partie des populations exposées à cette maladie)

À savoir ! La Haute autorité de santé a récemment recommandé que le dépistage néonatal de la drépanocytose soit désormais étendu à l’ensemble des nouveau-nés.

En pratique, ce dépistage se fait au moyen de tests biologiques réalisés sur un prélèvement de gouttes de sang au niveau du talon du nouveau-né. Systématiquement proposé, ce dépistage nécessite cependant obligatoirement l’accord des parents pour pouvoir être réalisé.

À savoir ! Le dépistage néonatal est pris en charge à 100% par l’Assurance maladie. Le prélèvement est le plus souvent réalisé au sein de la maternité (parfois à domicile). Au plus tôt 48 heures après la naissance, au mieux 72 heures après.

A quoi sert ce prélèvement ?

L’analyse du prélèvement permet d’identifier les enfants probablement atteints par l’une des maladies recherchées.  Des examens approfondis sont ensuite réalisés pour confirmer ou non la présence de telle ou telle maladie. Les résultats ne sont communiqués aux parents qu’en cas de problème. L’intérêt d’un tel dépistage ? Pouvoir mettre en place dans un laps de temps très court après la naissance, un traitement adapté pour éviter au bébé de graves répercussions sur sa santé et améliorer à terme sa qualité de vie. La mise en place d’un régime et d’un suivi permettent par exemple d’éviter l’apparition d’un handicap dans le cas du dépistage de la phénylcétonurie.

À savoir ! Le dépistage de ces six maladies rares est complété par le dépistage de la surdité permanente néonatale.

Depuis sa mise en place il y a 50 ans, le dépistage néonatal a permis de dépister en France 37 millions d’enfants. Ce qui a permis de prendre en charge rapidement près de 30 000 d’entre eux. C’est lors de la Journée nationale du cinquantenaire du dépistage néonatal, le 18 novembre dernier, que le ministère de la Santé a annoncé des changements pour l’an prochain.

Un dépistage à la naissance élargi dès janvier 2023

A partir du 1est janvier 2023, sept nouvelles maladies seront en effet intégrées à ce programme de dépistage néonatal. Il s’agit de sept maladies rares pour lesquelles des traitements efficaces existent :

  • L’homocystinurie : il s’agit d’une anomalie concernant la vitamine B12 qui se manifeste par une anémie, une atteinte neurologique cérébrale voire un retard de développement.
  • La leucinose : elle se manifeste par des difficultés à s’alimenter, un temps de sommeil trop prolongé, des vomissements puis des troubles neurologiques cérébraux et une insuffisance respiratoire en l’absence de traitement.
  • La tyrosinémie de type 1 : elle se manifeste par une atteinte des reins et du foie.
  • L’acidurie isovalérique : cette maladie se caractérise par des troubles aigus à la naissance (comme des vomissements et des convulsions) ou de troubles d’apparition plus tardive (comme un retard de croissance et/ou du développement).
  • L’acidurie glutarique de type 1 : elle se manifeste par des troubles neurologiques aigus chez les nourrissons.
  • Le déficit en 3-hydroxyacyl-coenzyme A déshydrogénase des acides gras à chaîne longue : survenue dans la petite enfance d’une hypoglycémie pouvant affecter le foie et le cœur.
  • Le déficit en captation de carnitine : à l’origine d’une atteinte cardiaque au début de l’enfance, souvent associée à une hypotonie, un retard de croissance, des crises hypoglycémiques récurrentes et/ou un coma.

La décision d’élargir le programme de dépistage néonatal à ces sept maladies s’appuie sur les recommandations émises en 2020 par la Haute Autorité de santé. Prochaine étape ? Préparer la mise en œuvre prochaine de ce dépistage en concertation avec les acteurs de la périnatalité et de la pédiatrie.

Déborah L., Docteur en Pharmacie

Sources

– Dépistage chez le nouveau-né : l’examen va s’élargir à 7 nouvelles maladies. ameli.fr. Consulté le 28 novembre 2022.
– Le programme national de dépistage néonatal élargi à partir du 1er janvier 2023. service-public.fr. Consulté le 28 novembre 2022.
neurones et axones

Sclérose en plaques (SEP) : causes, symptômes et traitements | Thierry Payet

La sclérose en plaques (ou SEP) est une maladie auto-immune [1] du système nerveux central qui s’attaque au cerveau et à la moelle épinière. Cette pathologie inflammatoire chronique touche près de 110 000 français. Son évolution varie d’un individu à l’autre et peut être responsable de l’installation d’un handicap sévère.

Quelles en sont les causes ? Quels sont les traitements possibles ?

Médicalib vous en dit plus à ce sujet.

Cet article, destiné au grand public, s’appuie sur les données scientifiques disponibles sur le sujet traité, à sa date de mise à jour.
Il n’a pas vocation à se substituer aux recommandations et préconisations de votre médecin.


JE – Sclérose en plaques : de quoi parle-t-on ?

UN- Rappel

Le système nerveux central est constitué du cerveau et de la moelle épinière. Son rôle “est d’organiser, de contrôler et de réguler des fonctions essentielles de l’organisme comme la motricité, l’équilibre, la perception (sensibilité, vision, audition, odorat…), les fonctions intellectuelles, les émotions, le comportement, ainsi que le fonctionnement de certains organes comme l’intestin ou la vessie…” [2]

neurones et axones

L’axone est un prolongement du neurone qui conduit l’influx nerveux.

“La myéline est une membrane biologique qui s’enroule autour des axones pour constituer une gaine. […] La gaine de myéline sert à isoler et à protéger les fibres nerveuses […]. Elle joue aussi un rôle d’accélérateur de la vitesse de propagation de l’influx nerveux transportant l’information le long de l’axone.” [3]


B- Définition

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire auto-immune qui affecte le système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Cette pathologie chronique se caractérise par le développement d’une réaction inflammatoire contre la myéline qui ralentit alors la transmission des influx nerveux.

En effet, “la disparition de la myéline […] entraîne une impossibilité pour le signal nerveux d’atteindre les organes périphériques et en particulier les muscles” [4]. Un handicap plus ou moins sévère peut alors progressivement s’installer.

La maladie évolue par poussées plus ou moins longues et plus ou moins espacées dans le temps. Son évolution est très variable d’un patient à l’autre.

Dans la majeure partie des cas (85%), des symptômes apparaissent au cours de poussées (forme récurrente-rémittente). Ces derniers disparaissent ensuite partiellement ou totalement dans les semaines qui suivent (notamment dans les premières années de la maladie).

En revanche, 10 ou 20 ans après l’apparition des premières poussées et des premiers symptômes, une aggravation lente et continue du handicap (forme secondairement progressive) peut s’observer chez certains patients (50%).

Par ailleurs, chez certains patients (principalement âgés de plus de 40 ans), la maladie peut directement se manifester sans épisodes de poussées (forme primaire progressive) et directement évoluer vers l’installation définitive d’un handicap plus ou moins sévère.


II- Sclérose en plaques : facteurs de risque

SEXE affection 3 fois plus fréquente chez les femmes
ÂGE le plus souvent entre 25 et 35 ans
ANTÉCÉDENTS *facteurs génétiques : risque supérieur d’être atteint si un parent en est atteint.
*obésité
*infection par le virus Epstein-Barr (mononucléose)
HABITUDES DE VIE *tabagisme actif ou passif au cours de l’enfance
*polluants respiratoires
FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX *climat : “une exposition régulière au soleil pendant l’enfance pourrait protéger contre le développement de la SEP.” [5]

III- Sclérose en plaques : symptômes

Les symptômes de la sclérose en plaques sont variés. Parmi les principaux symptômes on recense :

  • des troubles moteurs et oculomoteurs
  • une fatigue intense
  • une perte de la coordination musculaire
  • des troubles de l’équilibre
  • des vertiges
  • une altération de la vision : vision double ou baisse d’acuité visuelle au niveau d’un œil
  • des troubles de la sensibilité : sensations d’engourdissement ou fourmillements dans les bras ou les jambes…
  • des troubles cognitifs : altération de la mémoire, troubles de l’attention…
  • des troubles de l’élocution
  • une incontinence urinaire et fécale


IV- Sclérose en plaques : diagnostic

INTERROGATOIRE ET EXAMEN CLINIQUE Évaluation des symptômes, de leur durée, de leur apparition…
IMAGERIE IRM : examen de référence qui permet l’observation des lésions (plaques au niveau du cerveau, du tronc cérébral et de la moelle épinière) et l’étude de leur évolution dans le temps
L’IRM est un outil indispensable tant pour le diagnostic que pour le suivi de l’efficacité du traitement.
PONCTION LOMBAIRE Etude du liquide céphalo-rachidien qui permet de confirmer la présence d’une inflammation.
FOND D’OEIL Permet de confirmer une baisse d’acuité visuelle en l’absence d’une cause ophtalmologique (glaucome, cataracte…).


V- Sclérose en plaques : traitement

Aucun traitement curatif n’existe à ce jour mais des traitements de fond (immunomodulateurs et immunosuppresseurs) permettent de “prévenir la survenue de nouvelles poussées et de réduire le risque de séquelles”. [6]


UN – Les traitements de fond

Les traitements de fond permettent d’agir directement sur le système immunitaire, de diminuer l’inflammation et de réduire d’environ 30% la fréquence des poussées.

Cependant le choix de la mise en place d’un tel traitement va reposer sur différents paramètres comme le profil de la maladie, les traitements antérieurs, l’efficacité de ces derniers, le profil de tolérance du patient…


B- Le traitement des poussées

Le traitement des poussées repose sur la corticothérapie (administration de corticoïdes) nécessitant en règle générale une courte hospitalisation.

Bon à savoir “Le traitement des poussées repose sur la corticothérapie (administration de corticoïdes) nécessitant en règle générale une courte hospitalisation .” [7]

C- Les traitements symptomatiques

En dehors des poussées, il est indispensable de soulager les symptômes de la sclérose en plaques et d’améliorer la qualité de vie des patients.

FATIGUE *prise en charge des troubles du sommeil éventuels
*aménagement de l’activité professionnelle.
*…
DOULEURS prescription d’un traitement adapté pour les soulager
TROUBLES MOTEURS mise en place d’une rééducation adaptée aux besoins de la personne : kinésithérapie, ergothérapie, cryothérapie (traitement par le froid), préconisation d’aides techniques (attelles, cannes…).
SPASTICITÉ *séances de kinésithérapie
*traitement médicamenteux destiné à favoriser le relâchement musculaire
Bon à savoir De nombreux médicaments sont disponibles pour améliorer les symptômes résiduels comme les douleurs, la spasticité, les troubles urinaires, la fatigue, les troubles de la marche, les troubles sexuels, les troubles anxiodépressifs, ou les troubles de la sensibilité.

Sachez que vous pouvez prendre rendez-vous en ligne avec une infirmière ou un kinésithérapeute à domicile. Pour cela, n’hésitez pas à nous contacter via notre plateforme. Nous vous mettrons en relation avec un professionnel de santé à proximité de votre domicile en moins d’une heure !


Sources :

  • [1] Agression de l’organisme par son propre système immunitaire.
  • [2] Mieux comprendre le système nerveux central – SeP ensemble – Sanofi – MAJ 18 avril 2019
  • [3] Sclérose en plaques (SEP) – Une recherche active pour améliorer la prise en charge des patientsInserm – MAI 17 Septembre 2020
  • [4] La sclérose en plaques (SEP) : causes, mécanismes, symptômes et traitements – ICM – Institut du Cerveau – MAJ mai 2022
  • [5] Les causes de la sclérose en plaques – Vidal – MAJ 15 avril 2021
  • [6] Evolution de la sclérose en plaques- Ligue française contre la sclérose en plaques (LFSEP)
  • [7] Les traitements – Teva – Mieux vivre avec la SEP
Homme malvoyant atteint de DMLA. Lisant les recommandations de la HAS

DMLA recommandations en 2022 | Thierry Payet

Principale cause de malvoyance après 50 ans dans les pays industrialisés, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie particulièrement invalidante. Elle peut mener à la cécité (perte de la vue). D’où la nécessité d’un suivi régulier sur le long terme comme le stipule la Haute Autorité de Santé dans ses nouvelles recommandations. On fait le point sur les recommandations de la DMLA en 2022.

Homme malvoyant atteint de DMLA. Lisant les recommandations de la HAS

Recommandation DMLA et handicap visuel

Principale cause de handicap visuel chez les personnes de plus de 50 ans, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) se caractérise par une dégradation progressive de la zone centrale de la rétine. Constituée de cellules sensibles à la lumière, la rétine a pour rôle de transformer les signaux lumineux reçus par l’œil en signaux électriques destinés au cerveau. Au stade initial, la DMLA ne provoque pas de déficience visuelle. Malheureusement, son évolution peut conduire à une altération sévère de la vue voire à une perte de la vision.

À savoir ! Touchant près de 8% de la population française, la DMLA voit sa fréquence augmenter avec l’âge pour toucher 25 à 30 % des personnes de plus de 75 ans.

La Haute Autorité de Santé (HAS) rappelle pourtant qu’un repérage précoce de la DMLA  peut limiter le handicap visuel et les conséquences sur le quotidien du patient. D’où la nécessité d’un suivi régulier sur le long terme comme le stipule l’instance à travers ses nouvelles recommandations.

Vision : une surveillance régulière nécessaire

Pour pouvoir repérer précocement une DMLA, encore faut-il en connaître les facteurs de risque. Obésité, tabagisme, antécédents familiaux ou régime alimentaire (pauvre en oméga 3 ou riche en graisses saturées) constituent ainsi autant de paramètres à prendre en compte dans le repérage de la maladie. La HAS conseille donc aux personnes de plus de 50 ans et présentant un ou plusieurs de ces facteurs de risque de procéder à une surveillance régulière de leur vision.

En pratique, chacun peut procéder à une auto-surveillance régulière de sa vision à l’aide d’un outil appelé « la grille d’Amsler ». Disponible sur internet, ce système d’auto-évaluation permet au patient de détecter une éventuelle déformation des lignes ou une tache sombre au centre de la vision. Qui dit auto-surveillance implique également une vigilance quotidienne de la part du patient face à la survenue d’éventuels troubles de la vision comme :

  • Une déformation des objets observés
  • Une modification de la vision des couleurs
  • Une moindre perception des contrastes
  • Des difficultés à lire malgré une correction adaptée
  • Une gêne en vision nocturne

À savoir ! Si l’un de ces signes apparaît, il est recommandé de consulter rapidement un ophtalmologiste.

Cette auto-surveillance de la vision doit être complétée par une visite chez un ophtalmologiste. A réaliser tous les ans ou tous les deux ans.

Une stratégie thérapeutique adaptée au type de DMLA

Les nouvelles recommandations pour la DMLA de la HAS sont également l’occasion de faire le point sur les méthodes diagnostiques et des traitements existants. Face à des symptômes évoquant une DMLA, l’ophtalmologiste devra procéder à un examen clinique complet.

Des examens complémentaires sont également essentiels comme :

  • Un examen approfondi du fond d’œil
  • Une tomographie par cohérence optique (OCT)
  • Voire une angiographie

L’objectif de ces examens ? Confirmer le diagnostic de DMLA et identifier sa forme (sèche ou humide). Car la stratégie thérapeutique adoptée différera en fonction de la forme de DMLA du patient.

À savoir ! Il existe deux types de DMLA : la DMLA sèche (ou atrophique) et la DMLA humide (ou exsudative). La DMLA sèche correspond à un amincissement anormal de la zone centrale de la rétine. Entrainant une disparition progressive des cellules spécialisée équipées de photorécepteurs. Elle provoque une altération lente et progressive de la vision centrale (en 5 à 10 ans). Quant à la DMLA humide (ou exsudative), elle se caractérise par le développement anormal de vaisseaux sanguins dans la zone centrale de la rétine. D’évolution rapide, elle peut conduire à une perte de la vision centrale en quelques semaines ou même quelques jours.

Pour une DMLA humide par exemple, le traitement de première intention consistera en l’injection dans l’œil d’un inhibiteur du facteur de croissance de l’endothélium vasculaire. Quant aux formes sèches de DMLA, elles devront faire l’objet d’une rééducation personnalisée afin de favoriser l’autonomie du patient et l’aider à développer des stratégies compensatrices de la perte de vision. Dans tous les cas, le patient se verra conseiller d’arrêter de fumer.

Déborah L., Docteur en Pharmacie

Sources

– Dégénérescence maculaire liée à l’âge.Haute Autorité de Santé. . Consulté le 15 novembre 2022.
– Comprendre la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Amélie. . Consulté le 16 novembre 2022.
How Long Will It Take for Me to Get Better? Healing Times Explained

Combien de temps me faudra-t-il pour aller mieux ? Les temps de guérison expliqués – East Gippsland Osteopathic Clinic | Thierry Payet

L’une des questions les plus fréquemment posées par nos patients est “Combien de temps cela prendra-t-il jusqu’à ce que ça aille mieux?” et la réponse est que les temps de guérison varient considérablement selon le type de blessure, les structures qui ont été endommagées, le temps qui s’est écoulé depuis le début de la blessure ainsi que votre âge, votre état de santé général et d’autres facteurs liés au mode de vie.

Souvent, nous constatons que plus vous avez eu une blessure longtemps, plus il faut de temps pour qu’elle se résorbe complètement, c’est parce qu’il y a généralement quelque chose qui empêche la guérison, par exemple – une nouvelle blessure ou des déséquilibres musculaires et une mauvaise posture, ce qui signifie que le reste de votre corps a essayé de le compenser d’une manière ou d’une autre.

Les ostéopathes traitent tout le corps et pas seulement le site de la blessure, nous essaierons donc de nous assurer que la blessure ne se reproduira pas et qu’elle ne se transformera pas en d’autres problèmes en conséquence.

Dans le cas de blessures aiguës, les temps de guérison des différents tissus (muscle, os, tendon, ligament, etc.) sont expliqués en plusieurs étapes, chaque phase se déroulant sur une durée différente.

1 – Hémostase (Des secondes à des heures)

C’est la première étape qui se produit immédiatement après la blessure. Les vaisseaux sanguins sont endommagés lorsque les tissus sont blessés et que des fluides tels que le sang et le plasma pénètrent dans le site de la plaie. Des caillots sanguins se forment pour prévenir d’autres saignements autour de la blessure et des signaux vont au cerveau pour stimuler l’envoi de cellules inflammatoires dans la région.

2 – Inflammation (Heures à Jours)

Les cellules inflammatoires arrivent au site de la blessure et commencent à agir sur les tissus endommagés et le sang coagulé. Ce processus commence à se décomposer et à éliminer tout tissu endommagé, à nettoyer la zone et à protéger contre d’autres blessures. Cette étape est ce qui rend la blessure agrandie, rouge ou enflée et peut être douloureuse pour bouger les articulations.

3 – Réparation (jours à semaines)

Les cellules s’accumulent autour du site de la blessure et commencent à produire du collagène, qui est un type de protéine. Ces protéines sont les éléments constitutifs de la croissance de nouveaux tissus. Au cours de la phase de réparation, le collagène est disposé de manière aléatoire et désorganisée, ce qui signifie qu’il n’a pas beaucoup d’intégrité structurelle et qu’il est plus faible que lorsque le tissu est complètement guéri et peut encore être endommagé ou blessé à nouveau facilement.

4 – Remodelage (semaines à mois à années)

Au cours de la phase de remodelage, les fibres de collagène commencent à s’aligner et à se contracter, permettant au tissu précédemment endommagé de devenir plus stable et d’établir plus de force. Cela peut prendre plus de 12 mois selon le type de blessure, car votre corps continue de se réparer et de se renforcer même après que la blessure ait l’air et se sente mieux.

Le tableau ci-dessous donne une idée du temps que chaque type de blessure peut prendre pour guérir complètement, notez que les os prennent généralement moins de temps à guérir que les blessures aux tendons ou aux ligaments !

N’oubliez pas que ce n’est pas parce que vous ne souffrez plus que votre corps est complètement guéri !

Il est important de suivre votre plan de traitement pour assurer la récupération la plus rapide possible et pour éviter une nouvelle blessure ou une compensation dans d’autres parties du corps.

Nos ostéopathes et physiothérapeutes sont formés pour diagnostiquer avec précision le problème et décider quels tissus sont blessés, élaborer un plan individuel pour vous qui facilitera la récupération et aidera votre corps à guérir.

Consultez le blog PEACE & LOVE du Dr Mitchell Evans pour en savoir plus sur la façon de gérer votre blessure aiguë ➞

References
Elnaggar, S. (2020). What You Need To Know About Tissue Healing. [P]REHAB. https://theprehabguys.com/tissue-healing-timelines/
Stroncek, J. D., & Reichert, W. M. (2008). Overview of Wound Healing in Different Tissue Types. In W. M. Reichert (Ed.), Indwelling Neural Implants: Strategies for Contending with the In Vivo Environment. Taylor & Francis. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK3938/
Wallace, H. A., Basehore, B. M., & Zito, P. M. (2021). Wound Healing Phases. StatPearls. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK470443/